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Obsidia Corporation est un laboratoire scientifique qui travaille anonymement et en toute discrétion sur la modification du génome humain.
Néanmoins, aux yeux du monde, OC est un laboratoire de recherches dans le génie génétique qui prétend pouvoir trouver un remède à toutes les maladies. Lorsqu'un médecin prend en charge un patient dans un hôpital en Ohio, il découvre curieusement un virus encore inconnu à ce jour. Mais très rapidement, alors que le monde est en train de changer, le Dr Hasting fait une découverte surprenante sur l'origine du virus, ainsi que sur le laboratoire OC...

Thalia Vane
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Thalia Vane
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Dim 20 Mai 2018 - 16:13
Nevada - Route 375




Un nouveau jour se lève. Encore. Tout semblait si répétitif. Les nuages, le soleil tapant sur le goudron, la pluie qui ne devrait pas tarder à arriver, les contaminés qui gémissaient de tout les cotés, les voitures abandonnées dans la précipitation. J'avais cessé de compter les jours depuis bien longtemps. Il s'était écoulé une semaine, peut-être même deux depuis que j'errais sans repère sur cette portion de route. Cette fameuse route connu de tout les amateurs d’ovni. On restait dans le thème “monstrueux” cela dit, passant d’aliens à des zombies. Il était célèbre dans le temps, ce petit bout de goudron. "Dans le temps", voilà que je me mets à parler comme une vieille. Je voulais dire "à une époque où tout était normal". Cette douce période où les autoroutes étaient remplit de voitures, d'enfants criant et chantant à l'arrière, de parents exténués, de travailleur rêvant de retrouver la chaleur de leur foyer. Mais rien n'est plus pareil. Rien ne sera plus jamais pareil. J'étais une survivante.

Alors je survivais. Plongée dans mes pensées, j'arpentais la route en quête de voiture à fouiller. La plupart avait les vitres cassées, ce qui me facilitais l'accès. J'étais assez fière de ma récolte depuis ce matin. Une ou deux conserves, quelques rations d'eau et même un nouveau pantalon ! Ce n'était bien sûr pas le dernier truc à la mode, mais on ça fera l'affaire. Par contre, pas la moindre trace de civilisation. Uniquement les contaminés pour me tenir compagnie. Et à force d'en voir, je n'y faisais même plus attention. Lorsque tout ça a commencé, j'avais uniquement un petit canif sur moi. Depuis, j'ai réussi à me dégoter une sorte de machette. Elle faisait l'affaire, et me permettait de fouiller les lieux en toute tranquillité. A condition bien sur, que je ne tombe que sur un ou deux contaminés à la fois.

J'errais avec le seul but de survivre. J'avais tout perdu. Seule. Loin de tout. Dans ce tas de ferraille. Je n’avais aucune idée d’où était ma famille. Je ne les supposais ni mort ni vivant. Je ne voulais pas espérer pour rien, ni même tuer cette dernière lueur d’humanité en moi. Alors je les cherchais. Peut-être avaient-ils quitté la maison pour un lieu plus sur. Peut-être se reposaient-ils dans un camp de réfugiés. Je n’en avais aucune idée, mais cela me donnait un but dans tout ça. J’avançais. Et les voitures que je fouillais avaient de moins en moins de trace de poussières...Quelqu’un était déjà passé par là. Sur cette portion de route, les véhicules semblaient avoir déjà été fouillés. Un groupe ou un solitaire ? Dangereux ou pas ?

Mais je n'avais pas le temps de réfléchir ni même de penser à tout ça. Ma fidèle machette et moi avions du travail : un groupe de contaminés semblaient m'avoir remarquée au loin...
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Thalia Vane
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Aimé Lusignan
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Aimé Lusignan
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Lun 21 Mai 2018 - 23:46

Un voyage qui n'en finit pas

Aimé Lusignan & @Thalia Vane

Aimé était debout depuis les premières lueurs du jour, le ciel semblait tâché de sang, il aurait sans doute trouvé cela beau il y a quelques années, dorénavant ça ne faisait remonter à la surface que d'horribles flashs. Le soleil ne se faisait pas attendre pour frapper fort au Nevada, région connu pour ses grands plateaux désertiques. Le jeune homme tentait d'observer les alentours tant bien que mal mais un vent c'était levé et il sifflait, secouait le sable, rendant la visibilité presque nulle. Ça n'était pas pratique mais il ne pouvait qu'apprécier le vent qui atténuait la chaleur oppressante de l'astre dans les cieux.

Le garçon devait se déplacer, il fallait qu'il trouve une route afin de se situer. Malgré l'aide de sa carte, il s'était perdu, ça pouvait arriver même aux meilleurs. Dans ce désert, pas la moindre trace d'un mort-vivant. À cet instant précis, ça n'était pas le virus qui causerait sa perte mais bel et bien le milieu qui l'entourait. Le brun économisait l'eau depuis 48h, il ne pensait pas s'être déjà senti aussi faible, il n'avait plus aucun ration de disponible dans son sac à dos, qui devenait de plus en plus pénible à porter.

Au bout de quelques heures de marche, il aperçut la bordure d'une route au loin, un sourire se dessina sur ses lèvres, son heure n'était pas encore sonné. Aimé se vantait d'être quelqu'un de chanceux et ceux, déjà bien avant le cataclysme qui s'était abattue sur le monde, ce point n'avait pas changé. Dorénavant il fallait se tenir sur ses gardes, malgré la probabilité assez faible de croiser quelqu'un aux environs, le jeune homme refusait de relâcher la bride. Non loin de lui, un panneau tendait encore vers le ciel. Il s'en approcha pour pouvoir en lire l'écriteau.

Route 375, balbutiait-il. Merde..je suis allé trop loin.



En s'aidant du point kilométrique, le jeune homme prit la direction pour sortir de cet état le plus rapidement possible. Fouillant toutes les voitures qui avaient été abandonnées, où dont les propriétaires n'étaient plus assez eux-même pour conduire. Il n'en tirait pas grand chose, le plus important étant de trouver de l'eau mais dans un milieu aussi hostile que celui-ci, rien ne se conservait. Le vent s'était arrêté de souffler et il avait l'impression que le soleil lui-même donnait des coups de massue sur son crâne. Son regard fixait l'horizon, la chance souriait encore une fois. Un diner-motel ! Plusieurs abordaient les routes du Nevada, mais ils étaient placé de façon stratégique pour les voitures et non pas les piétons.

Aimé s'approchait doucement du diner-motel, et dire que ces lieux étaient fréquentés auparavant par pas mal de touriste chasseur de surnaturels. Maintenant, la bâtisse avait l'air insalubre, des guirlandes représentant des soucoupes volantes clignotaient encore. Le brun tendait l'oreille, des geignements. Il était temps de débarrasser les lieux des rapaces, il croisait les doigts pour qu'ils ne soient pas trop nombreux. Dès qu'il appuya sur la poignet un groupe de mordeur poussa la porte pour se ruer sur lui, certainement les propriétaires des lieux, sur l'un des zombies on pouvait lire "Jessie" sur la plaque qui ornait un tablier rose, tâché par du gras. Triste destin. Il reculait rapidement afin de compter le nombre de cadavre ambulant auquel il avait à faire : 7. Trois s'avançaient vers lui, d'autres dévièrent pour s'intéresser à autre chose sur la route mais il n'avait pas le temps de s'en soucier et à l'aide de son fusil à harpon modifié il commençait à tirer des projectiles dans le crâne des rôdeurs, qui s'effondraient un à un.

Il s'intéressa à ce qui avait attiré l'attention des zombies, une femme armé d'une machette les hachaient menus. Aimé n'avait pas le temps d'être surprit et quand bien même l'inconnue n'avait pas l'air d'avoir besoin de son aide, il tira un projectile dans le dernier zombie encore debout afin qu'elle ne s'épuise pas trop, dans un tel désert il valait mieux économiser ses ressources. Vous vous jaugiez l'un l'autre du regard. Il ne savait pas à qui il avait à faire mais il ne pensait pas que le désert du Nevada était le meilleur endroit pour un guet apens, ou du moins les victimes devaient être rares. Il inspirait profondément avant de briser le silence qui c'était installé entre vous.

Tu es seule ? Demandait-il.


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Aimé Lusignan
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Thalia Vane
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Thalia Vane
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Mer 23 Mai 2018 - 13:52
L'étranger



Il ne fallait pas qu’ils gagnent du terrain, je n’avais pas finis de fouiller les lieux. Je m’avançais donc vers eux, ma machette à la main et mon canif dans la poche. Au début de ce foutoir, j’avais pensé à prendre une arme à feu. Mais le bruit les attire comme des mouches et les munitions étaient limitées. Avec une arme blanche c’est beaucoup plus simple. Bien sûr, il fallait les approcher aux corps à corps et cela engendrait plus de risque qu’avec un pistolet. D’un autre côté j’avais appris à me débrouiller bien que je n’avais aucune notion de combat ou quoi que ce soit d’utile dans ce genre de situation. C’est à croire que la survie nous fait nous dépasser, on donne le meilleur de nous même pour rester en vie.

Aller, c’était parti. Quatre zombies me faisaient face. Je m’approchais du premier et commençait à faire tournoyer ma machette. Hop. Et d’un. Ça a eu tendance à énerver les trois qui restaient. Re-hop. Deux en moins, plus que le dernier. Alors que j’allais terminer le travail, quelque chose attira mon regard en arrière plan des morts : un homme, à l’entrée d’un diner-motel, était en train de s’occuper d’un autre petit groupe de zombies avec une sorte de fusil à harpon un peu étrange. Je n’osais pas m’avancer, au cas-où il ne serait pas seul. Cette situation a rendu les gens fous, certains en ont même oublié leur humanité et s’attaquent aux vivants. J’analysais la situation quand tout à coup :

- Tu es seule ? Me demanda-t-il.

Bon, à quoi bon bluffer et lui mentir. Après tout il doit se douter qu’il n’y a personne aux alentours. Et s’il coopère, il y a peut-être de quoi se ravitailler dans le diner-motel derrière lui.

- Oui, depuis tellement longtemps que j’ai arrêté de compter les jours, répondis-je.

Je laissais un petit silence s’installer, le temps qu’il puisse juger la situation et réfléchir à son prochain mouvement.

- Et toi, que fais-tu ici ? Les visiteurs sont rares sur cette route, ajoutais-je, je m’appelle Thalia au fait.
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Thalia Vane
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Aimé Lusignan
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Aimé Lusignan
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Mer 23 Mai 2018 - 18:41

Un voyage qui n'en finit pas

Aimé Lusignan & @Thalia Vane

Le garçon ne décelait aucune trace de mensonge, ni dans le ton de ta phrase ni dans ton attitude. Cela faisait même bien longtemps qu'il n'avait pas entendu quelqu'un s'exprimer de façon si sincère. Il se retrouvait dans les paroles que tu avais prononcé ce qui l'encourageait à s'approcher de toi. Il fit quelque pas dans ta direction, ni trop proche, ni trop loin par mesure de sécurité.

Compter les jours je faisais ça avant noël ou mon anniversaire avant, disait-il, d'une voix enroué.



Le brun baissait la tête, le soleil dans ton dos lui brulait la rétine. Il se penchait pour attraper le projectile enfoncé dans le crâne du rôdeur à tes pieds et le retira d'un coup sec pour ravitailler son arme. Il valait mieux recycler les projectiles, dans le coin, il n'y avait presque rien de récupérable. Aimé déglutissait, parler c'était user sa salive. Il était déshydraté et il avait remarqué à l'aspect de tes lèvres que tu l'étais aussi. D'un signe de tête, il te fit signe de le suivre jusqu'au diner-motel, maintenant qu'il était vide, il était temps de le fouiller de fond en comble.

Je me suis perdu, j'ai dévié de ma trajectoire, affirmait-il.
La tournure de ta phrase le fit sourire :
Des visiteurs ? Tu vis le long de cette route alors ? Demandait-il d'un air taquin.



Les dernières bribes de conversations qu'il avait eu était bien lointaine mais ça avait toujours été un garçon sociable, il aimait rire et taquiner. Surtout taquiner. Il ne lui fallait jamais un temps d'adaptation très long avant de construire un rapport social. Après tout, il avait toujours détesté la solitude. Ta présence ne faisait que le rassurer, il avait enfin droit à une accalmie. Être seul avec lui-même s'avérait plus difficile. Arrivé à la hauteur de la porte du diner-motel, il te tendait sa main pour se présenter à son tour.

Aimé. Soufflait-il.



Il observait sa main un instant, le geste semblait bête, il n'était plus vraiment question de savoir vivre de nos jours. Il se ravisa alors rapidement, pénétrant dans le diner-motel, le lieu était sombre. Les morts-vivants, du temps où ils étaient survivants avaient placardé les fenêtres. Le brun se dirigea instantanément au fond du diner, c'est la que devait être la réserve, bingo. À l'intérieur de celle-ci, il y avait même un frigo, bien sûr il n'était plus en marche et en ouvrant la porte, une odeur de viande avarié s'infiltra dans les narines du brun. Aimé s'y infiltra quand même, ça n'était pas les produits frais qui l'intéressait mais bel et bien les conserves et l'eau. Haricot vert, flocons de pomme de terre et morceaux de pommes, sucre. Cela faisait longtemps qu'il n'était pas tombé sur un butin pareil.

Tu as trouvé quelque chose ? S'exclamait-il.



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Aimé Lusignan
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Thalia Vane
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Thalia Vane
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Jeu 24 Mai 2018 - 15:29
L'étranger




Il ne semblait pas méfiant, pas le moins du monde. Au contraire, il était calme, amical même. Ca me rassurais un peu, ça change des tarés que l’on peut croiser en ces temps sombres. Mais je restais quand même sur mes gardes, après tout, je ne le connais pas ce Aimé. Par contre, je n’avais pas trouvé grand-chose sur cette route, un peu d’aide ne serais pas de refus. L’eau se faisait rare, la nourriture aussi. J’aimais bien être seule mais bon un peu de compagnie agayerait un peu mon périple. En plus son arme était un réel atout contre ces monstres. Silencieuse et rapide, le seul problème semblait être ses munitions vu qu’il s’évertuait à les récupérer sur tout les morts qu’il avait touché.

Nous nous sommes avancés vers le diner-motel dont il sortait quelques minutes auparavant. Il n’avait pas encore eu le temps de fouillé les lieux, peut-être y trouveront-on quelques choses à se mettre sous la dent, de l’eau en priorité s’il vous plaît !

- Tu allais vers où avant de dévier de ta trajectoire ? Lançais-je.

Quitte à être ici, autant faire la conversation. Je ne suis pas quelqu’un de très sociable. Les gens étaient mes clients. Je les analyse, j’observe leur comportement, les failles dans leur discours. Mais je ne fais pas ami-ami avec eux. Les temps ont changés, je m’adapte. Et puis ça fait un bien fou de parler à quelqu’un d’humain, de vivant. A force de me parler à moi-même je vais finir par devenir dingue.

Une fois dans le diner-motel je m’affairais à trouver des ressources. Pendant qu’Aimé fouillait un frigo, je distinguais l’entrée d’une cave et m’y engoufra. Après une rapide analyse, j’étais seule, pas de morts à l’horizon. J’avais laissé la porte grande ouverte pour que le soleil s’y engouffre et me serve de lumière. Il y avait un paquet d’étagères, vides pour la plupart. Certaines étaient remplis de légumes qui avait flétri et étaient prêt à tomber en poussière depuis le temps qu’ils trainaient ici. Mais le lieu avait tout de même l’air intact, comme si il avait été préservé de l’apocalypse. Une sorte de pause dans ce monde de dingue.

Je m’enfonçais donc un peu plus vers le fond de la pièce, pour fouiller les dernières étagères. Jusqu’à présent, rien, nada. Je tournais la tête et vers la gauche, il me semblait voir quelques choses briller légèrement à cause des rayons du soleil. Une conserve ? Non, ça serait trop beau ! Je m’approchais, pris l’objet. Et si, chanceuse ! Une conserve ! Bon de légumes certes mais c’est déjà ça, je n’allais pas faire la fine bouche. Il y en avait largement assez pour deux. J’entendis Aimé m’appeler.

- Eh ! Viens voir par ici, j’ai trouvé un truc ! Criais-je.
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Aimé Lusignan
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Aimé Lusignan
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Dim 27 Mai 2018 - 20:50

Un voyage qui n'en finit pas

Aimé Lusignan & @Thalia Vane

Il avait bien entendu ta question mais il n'y répondit pas directement, il se donnait le temps de réfléchir. En fouillant cet endroit, il trouverait sans doute quoi te dire. Il n'était pas du genre à mentir et cela faisait tellement longtemps qu'il était en quête de sa destination qu'il ne savait pas vraiment comment expliquer cela. Allais-tu le décourager s'il se confiait ? Ça ne l'étonnerait pas, la plupart des personnes restantes étaient pessimistes à croire que tout les optimistes de la terre étaient plus vulnérables. Combien d'optimistes zombifiés avait-il dut tuer ? Il n'en savait rien. De toute façon ces vies là étaient finis. Du moins c'est ce qu'il espérait.

Aimé s'affaira à ta rencontre après t'avoir entendu, claquant la porte du frigo derrière lui, lui-même les bras pleins de ses découvertes. Un sourire aux lèvres, il observa la conserve de légumes. Il déposait toute les conserves sur l'étagère en face de vous. Vous alliez devoir rationner la nourriture si vous vouliez continuer de suivre la route même si l'idée de goinfrer était terriblement tentante. C'était ça d'être Nomade, se priver, tout le temps.

En jetant un coup d'oeil sur la gauche, il observait une dizaine de jerrican remplit de liquide, il s'agenouillait pour les examiner. Du sirop d'érable, du chocolat liquide et de la crème vanillé. Enfin, ce qu'il en restait. Des moisissures avaient commencé à proliférer. Il pensait un moment au dernier dessert auquel il avait eu droit, il aurait du le savourer plus patiemment. Les deux derniers étaient remplis d'eau, un sourire étira ses lèvres, il tournait son visage vers toi très communicatif.

On va pouvoir s'hydrater un bon coup, s'extasiait le garçon, Avant tout, je dois désinfecter l'eau.



L'homme faisait passer son sac à dos devant lui, poussant la tirette pour ainsi l'ouvrir. Il était très organisé, séquelle d'un scientifique. Il dénichait plusieurs petites pastilles qu'il fit plonger dans l'eau, il mélangeait l'eau à l'aide d'une tige en métal vérifiant que les pastilles se dissolvaient bien. En traversant le pays il avait prit soin de fouiller les ONG autrefois salvatrice pour les plus pauvres. Les pastilles étaient manufacturé ici avant d'être distribué en Afrique. Aimé te fit signe de lui donner ta gourde. Il remplissait la tienne ainsi que la sienne avant d'y mettre une petite quantité de sucre, celle qu'il avait trouvé auparavant. Avant que tu ne trouves cette astuce étrange il rétorqua :

Du sucre dans l'eau, un moyen précaire de battre la déshydratation. Plus tard on pourra la boire pure.



Le brun se redressait et buvait plusieurs gorgées d'eau, ça faisait un bien fou. Parfois il se maudissait de ne pas être un cyborg, trouver les ressources nécessaire pour survivre était l'une des choses les plus difficiles dans ce nouveau monde. Après quoi, il t'observa. Peut-être était-il temps de faire plus ample connaissance.

J'étais en chemin pour retrouver un ami, se livrait le jeune homme. Tu faisais quoi, avant tout ça ? Demandait-il franchement.




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Aimé Lusignan
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Thalia Vane
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Thalia Vane
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Lun 28 Mai 2018 - 19:02
L'étranger



Les recherches avaient été fructueuses. Avec mon talent d’observatrice et les connaissances scientifiques d’Aimé, les choses étaient beaucoup plus facile. Il devait travailler dans ce domaine là, avant. Avant tout ce bordel. Par contre il avait l’air de vouloir éviter ma question. Peut-être qu’elle le ramenait vers de mauvais souvenirs. Et après tout, je ne vais pas faire confiance à n’importe qui. Je ne pense pas qu’il va me trahir mais tout de même, il me faut en savoir un peu plus sur lui. On a tous un passé difficile vu la tournure des évènements (et encore, je ne parle même pas de notre futur). Quitte à être dans la mouise jusqu’au cou, avec des morts à tout les coins de rues, autant en profiter pour sympathiser un peu avec le reste des vivants. Pour ce qu’il nous reste à vivre l’effort est minime vous me direz.

« J'étais en chemin pour retrouver un ami, se livrait le jeune homme. Tu faisais quoi, avant tout ça ? »

Ah ! Une réponse. Enfin. Je lui dis de suite ou pas que son « ami » doit être en train d’errer sans but dans les rues, zombifiés, comme tout les « amis » des vivants ? Bon allez, on va pas faire la pessimiste, le monde est déjà assez pourrit comme ça et je ne vais pas casser son élan de sociabilité.

« Avant tout ça ? Oh tu sais rien de bien fou. La routine d’une nana de mon âge j’imagine. J’étais détective privée. Rien de bien folichon ni de bien passionnant tu sais, pas comme ceux qu’on voit dans les séries. Non, moi j’m’occupais des affaires de trahison. Les divorces, les tromperies, parfois quelques affaires d’argents aussi. C’était la belle vie. J’arrivais, j’observais, en moins de cinq minutes l’affaire était réglée et j’empochais le chèque. Ne crois pas que je faisais ça pour l’argent hein, moi, j’aurais adoré résoudre des crimes et travailler pour la police. Mais il fallait que je me fasse un nom dans le métier d’abord. Tu vois, avant que tout ça n’arrive, j’avais été repéré par la criminelle justement, j’allais enfin faire comme dans les jolies séries qu’on regarde à la télé…Et comme d’habitude, il y a toujours un truc qui gâche tout. Là, c’est cette putain d’apocalypse. Du coup j’ai quitté ma ville pour retrouver ma famille. Si je suis là, seule sur cette route, c’est que je la cherche toujours. Je n’ai qu’eux et j’ai toujours eu qu’eux d’ailleurs. Du coup, je veux les retrouver, il faut que je les retrouve. C’est essentiel. L’idée qu’ils soient là quelque part à m’attendre me permet de tenir. De ne pas devenir totalement cinglée si tu préfère. »

Bon, je vais éviter de l’assommer avec de long discours. Je vais surtout boire un peu, évitons de mourir déshydrater. Mais ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas parler à quelqu’un…

« Enfin bref. Continuons à fouiller. Je vais arrêter de te bassiner avec ma vie. C’est juste que ça fait longtemps que j’ai pas croisé quelqu’un de vivant. Et toi, il est où ton ami du coup ? »
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Aimé Lusignan
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Aimé Lusignan
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Mar 29 Mai 2018 - 23:53

Un voyage qui n'en finit pas

Aimé Lusignan & @Thalia Vane

Le brun n'en attendait pas tant de ta part, il avait cru comprendre que tu étais plus observatrice que bavarde, peut-être c'était-il trompé ? Où peut-être que tu profitais de pouvoir enfin te livrer à quelqu'un. Nous avions tous besoin de nous raccrocher à quelque chose pour continuer à vivre dans ce monde, l'exprimer à haute voix avait quelque chose de rassurant. Il souriait, cela lui faisait plaisir d'être tombé sur quelqu'un avec ce profil. Détective privé, tu avais des qualités qui pouvait lui être utile. Aimé n'avait jamais été opportuniste, l'apocalypse changeait la donne, il fallait apprécier les petit coup de pouce comme celui-là et d'ailleurs il estimait être tout aussi précieux pour toi.

Tu touchais ton but du bout des doigts, c'est dommage, affirmait-il.



D'un mouvement de tête, il refusa ton offre de poursuivre la fouille des lieux, pas avant d'avoir repris du poil de la bête. Les conserves étaient face à vous et c'était bien trop difficile de se résoudre à manger plus tard. Bien organisé, il sortait deux petites assiettes en inox de son sac, elles ne prenaient pas trop de place, tout comme les deux cuillères qui les accompagnaient. Il l'es avait extirpé d'un set de camping ou d'un sac militaire, il ne savait plus vraiment. Le plus choquant pour n'importe quel individus étant plutôt qu'Aimé en avait deux. C'était au cas où, il tenait cette version. En réalité, c'était une façon de se dire qu'il pourrait partager un bout de chemin avec quelqu'un, c'était très difficile pour le jeune homme d'être seul.

Après avoir attrapé la conserve de légume sur l'étagère, il s'asseyait sur un établi et partageait la conserve pour vous deux. Vous alliez pouvoir faire le pleins d'énergie avant de recommencer les recherches. Il buvait encore quelques gorgées d'eau avant de s'attaquer à son assiette, cela aurait semblé maigre il y a quelques années auparavant et pourtant à ce moment même, le simple fait de manger le rendait heureux. Moralement, il sentait déjà ses forces le regagner.


Et, ça ne me dérange pas du tout que tu parles, tu peux faire autant de monologue que tu veux. Dit-il, entre deux mastications.



Il prit une grande inspiration, c'était à son tour de se présenter. Il réfléchissait un moment, pouvait-il vraiment te dire où il se rendait ? Son ami lui avait fortement déconseillé de le faire..mais ça serait totalement égoïste de sa part de te priver de sécurité.


Avant j'étais océanologue ou scientifique marin si tu préfères, mais j'ai appris à manipuler toutes sortes de cellules et génomes. Ce qui m'a pousser à choisir l'océan c'est parce que c'était le rêve de mes parents, ils sont morts bien avant tout ça. C'est aussi parce que l'océan m'apaise de manière générale et à ce moment, je pensais que protéger l'océan de la pollution était l'une des choses les plus importantes à faire, déclarait-il. Je ne me serais peut-être pas autant cassé le cul si j'avais su que la civilisation s'arrêterais de tourner, continuait le brun d'un air cynique.




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Aimé Lusignan
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Thalia Vane
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Thalia Vane
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Mer 30 Mai 2018 - 18:46
L'étranger



Enfin un vrai repas. Et il y a même des assiettes ! Je ne me souviens plus depuis combien de temps je n’ai pas mangé dans de la vaisselle. La plupart du temps je me contente de me ravitailler à même la conserve. Moi qui préfère la solitude, la compagnie d’Aimé n’est pas à rejetter. Il a l’air d’avoir plus d’un tour dans son sac et son aide dans ce genre de situation devrait être plus qu’utile.  J’avais donc décidé de le laisser parler pendant que je m’empiffrais du peu qu’on avait trouvé. Maigre récolte, certes mais il n’y avait vraiment pas de quoi se plaindre. Je buvais mon eau à grande gorgée et mangeais mon assiette sans interruption. Je ne voulais pas en laisser une miette. Le voyage et la fouille du bâtiment m’avais épuisé. Si le coin ne craignait pas autant j’aurais même fait une petite sieste…

J’aurais pu l’écouter parler pendant des heures. Cela faisait une éternité que je n’avais pas eu une conversation avec quelqu’un. Et puis j’en avais marre aussi d’être seule avec mes pensées. Avant tout ça, j’étais plutôt seule comme fille, mais si j’avais besoin de me « sociabiliser » un peu, il y avait toujours des gens autour. Maintenant, la solitude a tendance à m’ennuyer parfois. Et surtout, j’ai peur de devenir folle à m’avoir comme seule compagnie. Par contre, il fallait que je sache. Il fallait absolument qu’il me dise si oui ou non il y avait un camp de réfugiés dans les parages. En plus c’est moi ou il a l’air d’éviter ma question sur son ami ? Bon, j’aimerais bien en savoir un peu plus sur lui mais il faut que je me lance.

« Tu sais, tu ne m’as toujours pas dit vers où tu allais avant de te perdre,» relançais-je une fois qu’il eu finit de se présenter.

Je n’aime pas remuer le couteau dans la plaie. Son ami doit certainement être mort à l’heure qu’il est. Mais j’ai besoin de savoir où il va. Je ne lui demande pas ça pour le trahir. Juste pour voir s’il ne connaîtrait pas un camp de réfugiés pas loin. Peut-être que son ami s’y trouve et peut-être même que ma famille s’y trouve aussi…

« Je ne veux pas t’obliger à répondre, hein, ajoutais-je. Je te demande ça pour savoir quel est le plan. Pour l’instant on a trouvé des ressources, on a pu se remplir un peu l’estomac. Mais il faut envisager la suite, je n’aime pas vivre au jour le jour même si les conditions actuelles nous y oblige un peu. Où veux-tu aller ensuite ? Je suis sûre qu’on peut faire un bout de route ensemble. C’est beaucoup plus drôle de tenter de survivre à deux que seul dans ce monde. »
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Thalia Vane
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