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Obsidia Corporation est un laboratoire scientifique qui travaille anonymement et en toute discrétion sur la modification du génome humain.
Néanmoins, aux yeux du monde, OC est un laboratoire de recherches dans le génie génétique qui prétend pouvoir trouver un remède à toutes les maladies. Lorsqu'un médecin prend en charge un patient dans un hôpital en Ohio, il découvre curieusement un virus encore inconnu à ce jour. Mais très rapidement, alors que le monde est en train de changer, le Dr Hasting fait une découverte surprenante sur l'origine du virus, ainsi que sur le laboratoire OC...

Jameson Arkeley
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Jameson Arkeley
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Mer 16 Mai 2018 - 11:37
Qui de la machette ou du flingue ?
La folie chevauche le vent céleste… des griffes et des dents effilées sur les cadavres séculaires… la mort dégouttante à cheval sur une bacchanale de chauves-souris sort des ruines obscurcies par la nuit des temples ensoleillés de Bélial…
Une première détonation. Elle résonnait dans l’intégralité de ce petit HLM abandonné, aucuns meubles n’étaient présents pour venir absorber la nuisance sonore. A vrai dire, Jameson doutait qu’il n’y ait jamais eu de résidents dans cette ruine, c’était un chantier que les ouvriers n’avaient pas eu le temps de finir et qu’ils ne finiraient jamais. Aucunes fenêtres – Juste des trous béants dans les murs, des murs gris humides de l’eau de pluie en raison d’une isolation inexistante, et un filet de sang d’un rouge très foncé se mélangeant à l’eau et glissant vers un petit trou dans le sol qui descendait probablement au rez-de-chaussée. La source de cette couleur singulière était un cadavre encore chaud, les mains liées et un trou béant au niveau du front. Deux autres gaillards les mains liées, à genoux, étaient à côtés du cadavre. Bien vivant eux.

-Fils de pute ! Hurla l’un deux.

Jameson rangeait son glock dans sa poche sans même prendre la peine de remettre la sécurité et dévisagea d’un air mauvais celui qui venait de l’insulter. Il y avait de la défiance dans le regard de son otage. Jameson n’aimait pas ça. Oh non !

-Tu peux répéter ? S’il te plait ? je n’ai pas bien entendu.

Il rapprochait son visage très près de l’homme. Il aurait presque pu l’embrasser. Sa main gauche se perdit un instant dans la poche de son costard éliminé et il en ressortait un petit couteau automatique dont il dirigeait la pointe vers la gorge de sa victime

-Va niquer ta mère ! fût sa réponse.

Le courage, la fierté… De biens belles choses. Vous pensez peut-être que cet homme qui a le courage de tenir tête à Jameson est quelqu’un de respectable mais tout ce qu’il récolte c’est un coup de couteau dans l’œsophage. Le dît homme, plein de défiance il n’y avait même pas dix secondes auparavant, avait à présent un air stupéfait sur le visage accentué par ses yeux rond d’ahuri. Il tombait en arrière, toussotait, tentait de dire des trucs qui ne ressemblait finalement qu’à des petits bruits gutturaux. Dans peu de temps son propre sang allait remplir ses poumons et il mourra noyé. Une mort pitoyable pour une réponse pitoyable. Jameson tapait du pied et menaçait l’agonisant de la pointe de son couteau. La colère était visible sur son visage. Une colère pure, profonde… Une colère qu’il portait en lui depuis bientôt 20 ans sans être capable de décoller cette dernière de son esprit. Cette colère qui avait fait de lui un animal.

-C’est arrivé qu’une seule fois ok ?! je n’avais même pas envie putain ! C’est maman… C’est maman qui m’a obligé ! Elle disait qu’elle m’aimait beaucoup ! Alors… Alors… Moi je ne voulais pas ! Alors TOI va niquer ta mère !

Mais l’homme n’était déjà plus en état de répondre. Jameson se calmait et se tournait vers le dernier survivant… Enfin à bien y voir ce n’était même pas un survivant mais une survivante aussi plate qu’un livre de E.L James. Elle était tétanisée et pleurait à chaude larmes. Jameson répéta le même schéma : tête et couteau près du visage de l’infortunée sauf que cette dernière fixait le sol.

-Alors ? Qu’est-ce qu’il y a mademoiselle ? Je peux faire quelque chose pour toi ? Hein ?
-S’il… S’il vous plait… Pitié… Je faisais que suivre… Je…
-Permet moi de te couper. Moi… Moi… Je faisais que me balader. Tranquille tu vois. Je n’avais rien contre vous… Mais vous rappliquez avec vos machettes à la cons là et vous me menacez en me demandant tous mes vivres…

Un instant de silence. La femme ne savait pas quoi dire. Elle balbutiait des mots incompréhensibles mêlant terreur et incompréhension. Elle avait fait une connerie. Elle le savait. Jameson reprenait la parole

-Faut vraiment être CONS ! Pour vouloir piller quelqu’un avec des armes blanches alors qu’il a un putain de FLINGUE ! Putain ! Vous êtes trop cons ! Maintenant je suis obligé de te buter ! Tu comprends ? Ce n’est pas contre toi ! Puis des vivres j’en n’ai même pas bordel ! C’est vous mes vivres !

L’otage explosa en sanglot dans un hurlement de désespoir en profitant au passage de s’uriner dessus. Jameson s’éloignait d’un pas, sortait son glock pour achever sa dernière victime et se faire un festin (5 jours qu’il n’avait rien avalé. Il le fallait s’il voulait survivre.) quand il relevait un point intriguant : quelqu’un marchait dans les flaques au même étage que lui.

-Qui va là ? Hurla-t-il
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Jameson Arkeley
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Thalia Vane
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Thalia Vane
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Lun 21 Mai 2018 - 22:26
Welcome to Hell
C’était un dimanche midi. Le soleil éclairait et réchauffait la tablée. C’était comme une tradition. Une fois par an ils se retrouvaient tous là. Cousins, cousines, oncles, tantes. C’était une sorte de pacte, un contrat qui, même avec les aléas de la vie, les obligeait à reprendre contact une fois par an. Et comme à chaque fois, la nourriture ne manquait pas. Chacun avait ramené de quoi se ravitailler. Du poulet, du poisson, des pommes de terre, du bœuf, de la salade, des fraises, du pain...Tout était entassé sur la table et on ne savait plus où donner de la tête. Les assiettes défilaient, se remplissaient, se vidaient. Les verres aussi d’ailleurs. Ah ! C’était le bon temps ! Le temps où l’on vivait encore ! Où l’on croquait tout ça à pleine dents sans se soucier du lendemain ! Où sont-ils tous maintenant ? Sont-ils vivants encore ? Ou bien sont-ils devenus comme ces cadavres que l’on voit déambuler un peu partout dans des rues qui nous étaient si familière à l’époque. Tout est tellement différent maintenant...

Les routes étaient de plus en plus désertes. Et de plus en plus lassantes. Thalia n’en pouvait plus. Ce paysage apocalyptique la déprimait au plus au point. Si ça continuait elle allait devenir folle...En plus de ça, cela faisait des jours qu’elle n’avait pas mangé un seul truc. Même pas une brindille. Elle allait mourir, c’était certain. Mais elle voulait juste éviter que ce soit par ces choses horribles qui traînent dehors. Si elle devait rendre l’âme, mieux valait être à l’abri donc, pour éviter de ce faire grignoter par les morts-vivants. Au loin, elle pouvait deviner une sorte d’HLM. C’est un bien triste endroit pour mourir mais bon, elle n’allait pas faire la fine bouche. Au moins, elle passerait ses dernières nuits au chaud entre quatre murs. Tout semblait finit et elle s’y était faîtes à l’idée. Pourtant, au fond d’elle, elle gardait encore une lueur d’espoir, comme une toute petite flamme qui refusait de s’éteindre malgré la fatalité de sa situation.

« Peut-être y trouverais-je quelques conserves, se disait-elle, ou des traces de vies... »

Tout était contre elle et, même si elle était persuadée qu’elle passait ici ses derniers instants, elle refusait quand même de baisser les bras totalement. Elle fouillerait d’abord le bâtiment et se reposerait. Et si la famine l’emporte, alors ça ne sera pas sans se battre. Elle s’approchait du bâtiment, il avait l’air désert. Quelques zombies traînaient aux alentours mais quelques coups de machette les ferait partir. Cependant, en analysant les rues qui entouraient l’immeuble, elle ne put s’empêcher de remarquer des indices.

«Des indices de vie » pensa-t-elle.

Certains zombies avaient les jambes coupées, comme sectionnées. D’autre avaient été achevés. Quelqu’un traînait par ici. En s’approchant d’un des morts amputés, elle observa sa blessure. Coupé, net. Comme avec une machette. Elle ne pouvait pas savoir depuis combien de temps bien sûr. Mais une chose était certaine : une ou plusieurs personnes étaient venues ici.

Alors qu’elle était là, perplexe devant ses preuves, elle entendit des coups de feu. Il venait du HLM.  Un survivant ? Après tant de recherches, elle avait enfin trouvé une trace de vie ! Sans trop réfléchir, elle se précipita dans le bâtiment. Le rez de chaussé était vide. Le coup de feu devait provenir d’un étage, elle grimpa sans plus tarder les escaliers la menant au premier étage.

« Qui va là ? » entendit-elle soudain.

Elle tomba nez à nez avec un homme. Grand, pâle, d’une maigreur cadavérique. A côté de lui se trouvait trois cadavres, baignés dans le sang. Devant un tel spectacle, Thalia fixait cet étranger, sans un mot. La peur l’avait figée et elle n’osait pas bouger un seul muscle de son corps. Comme si son immobilité allait la rendre invisible.

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Jameson Arkeley
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Jameson Arkeley
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Mar 22 Mai 2018 - 8:42
Qui de la machette ou du flingue ?
La folie chevauche le vent céleste… des griffes et des dents effilées sur les cadavres séculaires… la mort dégouttante à cheval sur une bacchanale de chauves-souris sort des ruines obscurcies par la nuit des temples ensoleillés de Bélial…
Juste avant de se retourner pour prendre connaissances de la source des sons Jameson taillada la gorge de la jeune femme très profondément. Il ne voulait pas être pris en tenaille si cette dernière personne était un humain et non un spectre. Spectre ? C’est le nom que Jameson donnait aux cadavres déambulant dans le monde mort qui était le nôtre autrefois.

En se retournant, il se trouvait nez à nez avec une femme. Elle semblait affaiblie et apeurée, quoi de plus normal ? Il sortait son arme à feu et pointait cette dernière vers la nouvelle venue qui semblait comme absente. Il avançait vers elle toujours en l’a menaçant de son fidèle Glock. Il pouvait remarquer, en se rapprochant, que cette dernière était ce qu’on pouvait qualifier de ‘’très jolie’’ si tant soit peu que la beauté signifie encore quelque chose dans ce nouveau monde. Plutôt que d’en être fasciné, plutôt que d’en déboutonner son pantalon en lui ordonnant de se coucher et d’être bien sage, Jameson riait intérieurement. ‘’Pourquoi est-ce que tous les survivants de l’apocalypse sont beaux putain ?’’ pensait-il ‘’Où sont les gens comme moi ? Les ratés, les misérables !’’. Ces simples pensées le révoltait intérieurement comme si, comme dans l’ancien monde, les personnes avec un physique avantageux avaient la grâce de Dieu. Dieu… Ah… Il l’avait oublié lui. Quelle connerie… Il avait cru en lui… Fût-un temps.  

Quand il fût assez près de l’intrus, suffisamment pour coller le canon de son arme sur son front, il commençait, avec sa main gauche, à fouiller ses vêtements, chacune de ses poches, en retirant chaque objets pouvant servir d’armes et en les jetant grossièrement vers les cadavres. Quand il eut fini il reculait de trois pas avant d’abaisser son arme et de lui offrir un beau sourire. Ses dents étaient jaunes mais sans aucunes carries : on ne déconnait pas avec l’hygiène chez Jameson, Dès qu’il le pouvait il trouvait le temps de se frotter les dents où le corps. Il avait horreur de se sentir sale, collant. Malgré tout ce visage avait quelque chose de terrifiant, de monstrueux. Probablement la faute à sa tendance cannibale… Quand vous dévorez l’uns de vos semblables c’est comme si vous franchissez un point de non-retour vers l’humain que vous étiez autrefois. La bête qui sommeille en vous se réveille et vous transforme tant dans le physique que dans les tréfonds de votre âme. Quand un humain mange un autre humain il se renie au même passage comme s’il faisait un pacte avec le diable… Mais Jameson n’en avait pas conscience, il était devenu une bête bien avant de manger son premier humain, il était devenu une bête car la société avait voulu de lui de cette façon car elle a toujours besoin de désaxés pour se complaire dans sa bien-pensance, pour rassurer les gens normaux qu’ils l’étaient.

-Tu as de la chance ! S’écria-t-il presque euphorique d’avoir une compagnie qu’il pensait inoffensive. J’ai bien assez de viande pour plusieurs ! Tu as l’air d’avoir faim. Tu en veux ? Hein ? Moi c’est Jameson !

Il désignait en même temps qu’il proposait un repas les trois cadavres au sol. Il l’invitait à se joindre à son festin macabre tout en espérant qu’elle allait lui proposer une autre alternative ; Jameson mange des hommes par obligation, s’il pouvait l’éviter alors tant mieux.

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Thalia Vane
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Thalia Vane
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Jeu 24 Mai 2018 - 14:09
Le Welcome to Hell
Il y avait eu cette sorte d’apocalypse, ces cadavres qui ont commencé à déambuler dans les rues, les survivants qui devenaient de plus en plus fous et dénuer de toute humanité. Mais depuis le début de tout ça, Thalia ne s’était jamais retrouvée dans une situation aussi délicate. Il y avait eu des moments compliqués, bien sûr. L’homme devant qui elle se tenait avait l’air si imprévisible et visiblement dangereux vu le sort qu’il venait de réserver à cette jeune femme. Il était là, un grand sourire sur son visage, comme s’il venait d’inviter une amie à dîner. La phrase qu’il avait prononcé à son égard avec l’air tout sauf dangereuse (si l’on enlève bien sûr le fait que le « repas » qu’il lui proposait était essentiellement composé des cadavres de ses victimes). Elle savait très bien que dans un contexte pareil, certains avaient été contraint aux pires crimes. Et d’ailleurs, elle n’était même plus sure que la notion de « crime » existe encore, le bien ou le mal, tout ça était parti en même temps que l’humanité.

Non, cette phrase avait été proposé de manière « amicale » si on peut dire ça ainsi. Elle n’avait plus de force et il était armé, si il comptait la tuer il l’aurait fait à l’instant même où elle était rentrée dans la pièce. La tête lui tournait, elle n’avait pas particulièrement envie de se tourner vers le cannibalisme mais il lui fallait une solution, elle n’allait pas tenir très longtemps dans un état pareil…

« Réfléchis, réfléchis bon sang ! Pensa-t-elle ».

Il l’a dévisageait, en attente d’une réponse. Elle était perdue, elle ne savait plus…Observe, réfléchit…Ce bâtiment était un vieil immeuble. Si il en était réduit à manger des cadavres c’est qu’il avait déjà épuisé toute les ressources disponibles dans cet immeuble. Pourtant, ce genre d’HLM ne pointait pas le bout de son nez seul, en plein milieu de la nature. Il devait forcément y avoir d’autres bâtiments aux alentours. De plus, la route était juste à côté, il suffirait de la longer et de continuer jusqu’à trouver d’autres immeubles de ce genre pour rassembler des ressources. Elle pouvait marcher en économisant ses forces, par contre pour se battre contre les zombies ça allait être un peu plus compliqués vu son état. Mais il tenait un glock entre ses mains, en espérant qu’il est des munitions de réserves, ils pourraient allier leur force pour trouver de nouvelles ressources, à condition qu’il veuille bien la suivre.

« Je m’appelle Thalia, tu as déjà dû le voir mais il y a une route juste en bordure de ce bâtiment…Si on suit la route et qu’on fouille les alentours je suis sûre qu’on tombera sur une ville. On devrait trouver des ressources là-bas...Qu’en penses-tu, Jameson ? ».

Elle avait prononcé ces mots avec de légers tremblements dans la voix, tout en essayant de garder son calme face à la situation. Mais Thalia le savait, ces mots sentaient la peur plus qu’autre chose.

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Jameson Arkeley
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Jameson Arkeley
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Jeu 24 Mai 2018 - 15:44
Qui de la machette ou du flingue ?
La folie chevauche le vent céleste… des griffes et des dents effilées sur les cadavres séculaires… la mort dégouttante à cheval sur une bacchanale de chauves-souris sort des ruines obscurcies par la nuit des temples ensoleillés de Bélial…
Thalia… Il n’avait jamais entendu ce nom auparavant. Il venait d’apprendre quelque chose et il aimait bien ça, apprendre. Cependant c’était bien là la seule chose qu’elle lui apportait car il ne voyait dans ses autres élucubrations qu’un vague tremblements de voix et d’autres idées toutes plus ridicules les unes que les autres… Il s’avançait vers elle à nouveau, trainant ses chaussures au sol comme un adolescent ferait traîner ses chaussures. Il s’approcha près d’elle, trop près, suffisamment pour planter son couteau dans ses entrailles sans qu’elle ne puisse réagir, elle plus petite d’une dizaine de centimètres, menue, terriblement affaiblie… Il pouvait l’a tuée avec une facilité déconcertante… Après tout… Rien ne lui prouvait qu’une fois son objectif atteint elle ne lui planterait pas un couteau dans le dos. Normalement, il l’aurait tuée sans aucune hésitation mais Jameson n’obéissait à aucune règle mentale de ce monde, dire qu’il est imprévisible serait un euphémisme ainsi, par pure caprice, il retint ses pulsions primitives, sa triste et désespérée soif de sang pour entreprendre ce qu’il n’avait pas entreprit depuis des années : une conversation.

-Je te fais peur ? Je té dégoûte peut-être ? Questionna-t-il

Il ne fallait pas qu’elle réponde. Si elle avait le malheur de répondre elle se prendrait une balle dans la tête. Jameson le savait au plus profond de lui et ainsi il ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit, a peine avait-il fini sa question qu’il se retournait subitement et déchargeait l’intégralité de son glock dans le corps de la jeune femme qui n’avait pas finie de se vider de son sang. Un chargeur de 13 balles. 12 balles percèrent le corps de la jeune femme de part en part dans un vacarme à faire vriller les tympans. La réaction manquait de tact, d’humanité, mais c’était la façon de faire de Jameson, il était persuadé au plus profond de lui d’avoir des réactions normales… Il n’en était évidemment rien.
Il se retournait à nouveau vers Thalia en mettant bien en évidence son pistolet : la culasse était bloquée en position arrière preuve qu’il n’y avait plus aucunes munitions dans la chambre. Les balles avaient peu d’importance pour Jameson, il en avait d’autres dans un sac qui trainait dans le coin et il savait où en trouver… Son passé de terroriste était pratique pour savoir où étaient entreposées les armes illégales et d’autres… Substances.

-Et là ?

Il devait paraître encore plus effrayant qu’il ne l’était déjà mais il ne s’en rendra pas compte. Il rangeait son pistolet grossièrement dans sa poche avant de faire des mouvements amples des mains comme un parfait cliché italien. Il voulait paraitre classe, viril peut-être, il ne ressemblait cependant qu’à un sociopathe qui avait terriblement besoin de se faire interner.

-Tu penses que je n’y ai pas déjà pensé ? Tu refuses mon aide peut-être ? Tu me juges ? Tu penses que je suis fou peut-être ?! hurla-t-il avec force en pointant son flingue déchargé sur elle et en se rapprochant rapidement de manière menaçante avant de faire volteface et de cogner sa tête avec sa main libre. Non ! Non ! Pas tuer !

Il se tournait une nouvelle fois vers elle. Sa main libre, la gauche, ouvrait et refermait ses doigts machinalement.

-Sais-tu ce qu’il y a en ville ? As-tu la moindre idée qu’il y a plus de spectres et de survivants fous furieux là-bas que n’importe où ailleurs ?! hurlait-il entre ses dents

Tue là ! – Non ! – Ses idées sont bêtes ! Tue là ! – Toi aussi tes idées sont bêtes ! – Alors laisse là partir et nourrit toi de la chair des morts ! – J’aimerais manger autre chose que des personnes comme moi ! – Comme toi ? Personne n’est comme toi ! – Si ! Elle est comme moi elle aussi ! –Ah ? Et en quoi est-elle comme toi ? Tu peux me dire en quoi ? – Elle pleure !

-… Il faudra être discret et savoir se défendre… Je donnerais n’importe quoi pour manger de délicieux haricots verts en boites. Prends ce que ces cadavres ont sur eux, de quoi te défendre éventuellement. Rejoins-moi dans cinq minutes en bas, si tu n’es pas là passé ce délai… Je partirais sans toi ; et si je recroise ta route alors que je suis affamé, c’est ta chair que je mangerais !


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Thalia Vane
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Thalia Vane
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Jeu 24 Mai 2018 - 17:06
Welcome to Hell
Elle était là, figée sur place. Elle n’osait pas répondre, son interlocuteur faisait la conversation pour elle. Bien sûr que son idée était bête mais elle avait réussi à rester un minimum « humaine » malgré les monstres qui l’entourait, ce n’était pas pour se rabaisser à manger ses semblables. Tout mais pas ça. Certainement que la ville devait regorger de zombies...de « spectre » comme il les appelle. Ou pire, d’humains. Mais c’était un coup à tenter. Depuis le début elle avait décider que ces horribles choses ne prendrait pas le dessus sur elle, il ne l’empêcherait pas de bouger, de se balader, de fouiner.

Alors elle était là, elle l’écoutait déblaterré en observant. Il semblait se parler à lui même, comme si il n’osait pas dire tout haut ce à quoi il réfléchissait. Quel étrange personnage. En oubliant le fait qu’il venait de tuer trois personnes bien entendu, car le mot « étrange » est peu être un peu faible pour désigner tout ce qui venait de se passer. Mais après tout, elle n’avait pas vu toute la scène. Ces trois survivants l’avaient peut-être attaqués, peut-être que leur meurtre était purement et tout simplement de l’auto-défense. Il semblait fou, certes, mais innofensif une fois qu’on l’observait. Un peu plus grand qu’elle, il avait l’air plutôt soigné bien qu’un peu sale. Ce qui l’intriguait le plus c’était cet accoutrement. Un costard. Nous sommes en plein milieu d’une apocalypse et monsieur porte un costard là où la plupart des survivants optent pour des habits plus ample permettant une plus grande liberté de mouvement. Et puis, à vrai dire, tout le monde se fiche du style vestimentaire en des temps comme ça. Cet étrange personnage était intriguant. Comment avait-il bien pu attérir ici ?

En tout cas, même si l’idée de Thalia était bête, il allait mettre le plan à exécution. Il n’avait pas l’air d’avoir vraiment envie de s’adonner au cannibalisme aujourd’hui. L’idée de trouver quelque chose d’autre à se mettre sous la dent lui donnait plus envie. Elle n’en pouvait plus, son ventre gargouillait pour la énième fois de la journée. Elle était épuisée. Elle avait faim, elle avait soif. Plus il criait, plus il tournait en rond, plus elle sentait des larmes montées. Pas par peur de lui, non, elle avait finit par dépasser ce stade à partir du moment où il n’avait pas l’air tant déterminé que ça à la tuer. Juste par fatigue de ce train de vie harrassant. C’était la première fois qu’elle craquait depuis longtemps. Elle n’avait pas l’habitude de pleurer devant les autres, encore moins devant un inconnu. Mais il paraissait tellement humain dans sa folie.

Il remarqua ses larmes. Et d’ailleurs, peut-être était ce aussi par appitoyement qu’il décida de suivre son plan. Il parti en bas, elle s’empressa de fouiller les cadavres. Rien de bien important, pas de réserve d’eau ou de nourriture sur eux. De toute manière Jameson devait le savoir sinon il n’aurait pas envisager de les manger. Par contre la fille avait une machette, qui pouvait éventuellement lui servir si elle cassait la sienne. Et l’un des deux hommes avait une dague. Encore des armes blanches, encore du combat au corps à corps, mais ça éviterait le bruit au moins…

Une fois qu’elle eut rassemblé ce qu’il lui fallait, elle s’empressa de descendre pour rejoindre son hôte, largement avant les cinq minutes de délai qu’il lui avait donné. Elle en avait même profiter pour rassembler un peu de courage et un peu de confiance en elle. Elle se ressaisit, essuya ses larmes et rassembla ses dernières forces. Une fois à ses côtés, elle lui tendit la machette qu’elle avait trouvé.

« Bon, prends ça et range ton flingue. Si on veut se la jouer discret, ce ne sont pas les bruits de balles qui vont nous aider. J’espère que tu sais te battre. »

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Jameson Arkeley
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Jameson Arkeley
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Ven 25 Mai 2018 - 10:29
Qui de la machette ou du flingue ?
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Avant de descendre le premier étage Jameson en profitait pour récupérer son sac à dos caché sous un vieux meuble en bois délabré, il regardait rapidement son contenu pour vérifier que tout était là. Il n’aimait pas son sac, il jurait avec son style vestimentaire, mais avoir de quoi transporter des armes et des vivres en périodes d’apocalypse était un luxe dont personne ne devait se priver afin de maximiser ses chances de survies. Un gros cafard passait sur le dessus du meuble alors qu’il s’apprêtait à quitter la petite pièce… D’un mouvement vif il l’attrapait et l’enfournait dans sa bouche. Il croustillait, le goût était immonde, mais un en-cas n’a pas de prix.

Il se retrouvait au pied de l’immeuble, au vu du soleil il devait être aux alentours de 17h et il ignorait où était la prochaine ville… Il se demandait s’il n’avait pas fait une erreur mais il se consolait en se disant que s’ils se retrouvaient en plein milieu d’un terrain stérile à des miles d’une prétendue ville, il pourrait toujours dévorer Thalia ! Il n’y avait pas grand-chose mais suffisamment pour tenir plusieurs jours, d’ailleurs la jeune femme venait justement d’arriver alors qu’il remettait des munitions dans ses 2 chargeurs de Glock. Elle lui tendait une machette.
 
-Bon, prends ça et range ton flingue. Si on veut se la jouer discret, ce ne sont pas les bruits de balles qui vont nous aider. J’espère que tu sais te battre.

Est-ce qu’elle venait de lui donner un conseil ? Il savait très bien tout ça. Il reniflait en retroussant son nez pour montrer son dédain et attrapait la lame de la machette et posait cette dernière sur le cuir de sa chaussure afin de ne pas émousser la lame. Il fouillait la manche de son avant-bras gauche et en ressortait une petite lame totalement émoussée, pleine de chocs et rouillée par endroit. C’était une sorte de grosse dague, il avait attaché son fourreau à son avant-bras avec des bandages et cachés cette dernière sous sa manche. C’était une bonne planque et cela permettait de dégainer très rapidement et par surprise. La vitesse était primordiale pour les spectres et la surprise était primordiale pour… Les humains. Il jetait cependant la lame, pratiquement inutilisable et tentait de mettre la machette dans le fourreau. La lame faisait une trentaine de centimètres contre vingt pour le fourreau, et la recourbure caractéristique des machettes empêchait cette dernière de rentrer. Il grognait intérieurement. Il pouvait couper la recourbure et raccourcir la lame mais il n’avait pas les outils adéquats sur lui, Il le ferait plus tard. Il enfournait l’arme dans son sac à dos en veillant bien à faire ressortir le pommeau afin d’avoir quand même une bonne prise pour dégainer.

Finalement, il jetait grossièrement son sac sur son dos et partait en suivant le bord droit de la route, dos au soleil. Il venait de l’autre côté donc il savait pertinemment qu’il n’y avait rien ainsi ne jugeait-il pas utile de s’en référer à la femme qui l’accompagnait. Il lui jetait quand même un regard noir.

-Demande aux trois gars dans le bâtiment si je sais me battre. Je me suis battu toute ma vie. Pour moi ce monde… Est une partie de plaisir comparé à l’ancien. Un véritable terrain de jeu. Je me sens beaucoup plus vivant dans celui-ci que dans l’autre… Je suis persuadé de faire partie des personnes les plus fortes de ce monde ! Alors que dans l’ancien… Je n’étais rien ! Et si je me trompe, si je meurs peu importe la façon, je partirais quand même serein !


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Lun 28 Mai 2018 - 15:13
Welcome to Hell
Elle finissait de rassembler ses affaires, l’idée de partir à l’aventure avec un parfait inconnu ne l’enchantait pas plus que ça mais elle n’avait pas le choix. Mais bon, son compagnon de voyage avait l’air au moins autant enchanté qu’elle. Et puis être à deux était un avantage non-négligeable. Ils pourraient couvrir plus de terrain, être plus à l’affut et les affrontements avec les morts seraient un peu moins compliqués.

D’un coin de l’oeil, elle observait Jameson ranger la machette qu’elle venait de lui donner. Une fois son sac chargé, il parti en suivant la route. Elle resta silencieuse, légèrement en retrait par rapport à cet homme qui semblait pressé d’affronter le monde extérieur. Il lui jeta un regard. Noir, froid, glacial même. Mais elle n’allait pas se laisser déstabiliser par ce genre de choses, après tout, elle n’avait rien dit quand elle l’avait trouvée avec trois cadavres à ses pieds.

« Demande aux trois gars dans le bâtiment si je sais me battre. Je me suis battu toute ma vie. Pour moi ce monde… Est une partie de plaisir comparé à l’ancien. Un véritable terrain de jeu. Je me sens beaucoup plus vivant dans celui-ci que dans l’autre… Je suis persuadé de faire partie des personnes les plus fortes de ce monde ! Alors que dans l’ancien… Je n’étais rien ! Et si je me trompe, si je meurs peu importe la façon, je partirais quand même serein ! » lança-t-il.

Elle ne s’attendait pas à une telle réponse, mais cela lui convenait. Il n’avait pas l’air de dire ça parce qu’il avait trop confiance en lui, au contraire. Il avait lancé ça comme si c’était une vérité, quelque chose d’irréfutable. « Un véritable terrain de jeu »…Quel genre de personne peut penser ça ? Ce monde est tout sauf un jeu, déjà que l’ancien n’était pas particulièrement facile alors celui là…La mort à chaque tournant, la violence qui était devenu chose commune, la faim, la soif…Tout en ce monde puait l’enfer.

« Et encore, même l’enfer doit être plus sympa » pensa-t-elle.

Au bout d’une heure peut-être de marche, le paysage était le même. Il n’y avait pas beaucoup de bâtiments à proximité, uniquement des ruines. La nature avait rapidement reprit ses droits. La route semblait interminable et, vu que la nuit n’allait pas tarder à se lever, il fallait se dépêcher. La vie est déjà dangereuse le jour alors la nuit, sans visibilité, ce n’est pas une partie de plaisir. Au loin, un petit tas de béton semblait se distinguer de la masse. Il n’était pas aussi grand que le HLM d’où ils venaient, mais il était en meilleur état. On dirait même que c’est une sorte d’épicerie ou de supermarché. Elle tapota l’épaule de Jameson et lui montra l’endroit.

« C’est trop beau pour être vrai, il va falloir rester sur nos gardes mais si on arrive à accéder à l’intérieur, je suis sûre qu’on ne le regrettera pas ! » dit-elle à son coéquipier.

Au moment même où elle prononça cette phrase, des contaminés apparurent de chaque côté du supermarché. Une dizaine au moins. Elle avait vu pire. C'était presque un soulagement de voir qu'il n'y avait que des zombies. Les humains étaient les pires et elle n'avait pas particulièrement envie de devoir donner ses vivres à un clan de survivants. Elle avait choisi une vie solitaire et c'était pour une bonne raison. Elle brandit sa machette et s’avança vers eux sans hésiter.

« Ça faisait longtemps que j'en avais pas croisé, tiens! J'ai une petite vengeance envers eux, ils ont mangés le dernier animal que j'avais abattu et qui devait me servir de repas. C'est à cause d'eux que je suis autant affamée. Alors pendant que je leur règle leur compte, profites-en pour prendre tout ce que tu pourra à l’intérieur. »

Une fois à hauteur des "spectres", elle se retourna vers Jameson.

«Ne te fais pas tuer s'il te plaît. J'ai suffisamment de morts sur la conscience.»
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Thalia Vane
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Jameson Arkeley
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Jameson Arkeley
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Mar 29 Mai 2018 - 9:27
Qui de la machette ou du flingue ?
La folie chevauche le vent céleste… des griffes et des dents effilées sur les cadavres séculaires… la mort dégouttante à cheval sur une bacchanale de chauves-souris sort des ruines obscurcies par la nuit des temples ensoleillés de Bélial…
Au bout d’un peu plus d’une heure de marche, alors que le soleil n’allait pas tarder à décliner dans l’horizon, les deux vagabond tombaient sur un bâtiment à la forme caractéristique propre à ces petites épiceries que l’on trouvaient sur les longues routes américaines pour permettre à ceux entreprenant un long voyage de se ressourcer, d’ailleurs Jameson ne doutait pas que derrière ce même bâtiment devait se trouver une pompe à essence et, pourquoi pas soyons fous, d’éventuels véhicules en état de fonctionner. Cependant Jameson n’était pas intéressé. Pour lui ce n’était qu’un autre bâtiment pillé parmi tous les autres et tout ce qu’il découvrirait c’est que quelqu’un d’autre était passé avant lui… Mais Thalia n’était pas de cet avis et elle le fit comprendre par les mots. Au moment même où cette dernière s’exprimait sur son désir d’inspecter la zone une bonne dizaine de spectres sortaient de derrière le store ce qui confirmait à Jameson qu’il devait y avoir une pompe, des véhicules, et de nombreux autres cadavres juste derrière.

Il se préparait au combat mais fut devancé par la jeune femme qui lui passait devant, arme à la main. Ne comprenant pas trop ce subite élan de témérité il s’apprêtait à là rejoindre quand cette dernière faisait à nouveau comprendre à Jameson qu’elle ne désirait aucune aide et qu’il devait prendre tout ce qu’il trouvait. Il trouvait l’idée stupide car elle maximisait les risques alors qu’ils pouvaient tout simplement se charger des spectres à deux et ensuite se rendre dans le store…
Mais il levait les yeux au ciel tout en dégainant sa machette et en se rendant vers l’entrée du bâtiment alors que Thalia lui faisait comprendre de ne pas mourir. Une seule chose venait à l’esprit de Jameson à ce moment.
Hypocrite.
 
-Tu as vu ton état ? Tu es sûre de toi ?


-J’ai peut-être l’air affaiblie mais si j’ai survécu jusqu’ici c’est qu’il y a une raison. Ne t’inquiète pas pour moi (il ne s’inquiétait pas pour elle), j’ai l’habitude de devoir puiser dans mes dernières forces. Ce n’est pas la première ni la dernière fois.
 
Et Thalia commençait à donner les premiers coups.
A hauteur de l’entrée Jameson constatait quatre poteaux métalliques soutenant un abri. Il tapait avec le plat de son arme ce qui provoqua un bruit aigue et modérément puissant, il se rangeait ensuite sur le côté pour laisser passer les trois spectres qu’il venait de compter. Il jetait un œil vers la mêlée qui se profilait quelques mètres plus loin et lançait à l’attention de l’infortunée qui avait eu la bonne idée de faire équipe avec lui :
 
-Je te donne ceux du magasin ! Bonne chance !
 
Il ne lui faisait pas confiance. Il était persuadé qu’elle était comme tous les autres : terriblement humaine. Faible et terriblement corrompue dans ses valeurs et ses convictions notamment quand elle lui mandat de ne pas mourir… Mais il pensait ça de tout le monde. Il s’engouffrait dans le local et la première chose qu’il remarquait était les cadavres partiellement en décomposition au sol. Aucun ne semblait se mouvoir mais il prenait quand même ses gardes en s’éloignant le plus possible de ceux-là. Ils étaient nombreux et n’avait vraisemblablement pas l’air d’avoir été un jour des spectres. Il en retournait un du pied et constatait la raison de sa mort : une balle dans le front. Idem pour le second et le troisième qu’il retournait. Quelqu’un avait tué ces hommes et ces femmes en visant avec une précision digne d’un homme de l’armée. Il constatait aussi qu’il n’y avait rien dans les rayons. Rien qui soit comestible mais la faim lui donnait un espoir désespéré d’aller plus loin il se rendit donc au niveau de l’arrière-boutique en enjambant les nombreux cadavres.
Au fond de l’arrière-boutique, il y avait deux autres cadavres allongés et un en position assise dans un coin. Il portait une casquette sombre de policier, un pistolet dans la main droite et un sac plastique dans la main gauche… C’était donc ça. Le flic avait tenté de piller les lieux et un groupe de survivants mécontent et affamés devait être devenu agressif. Il les a tous alignés les uns après les autres sans se douter un instant qu’il allait attirer tous les spectres des environs et qu’il finirait dans leurs estomacs… Il n’avait plus vraiment énormément de chair sur les os. Jameson ramassait le sac prisonnier de sa main, de toutes manières il n’avait plus beaucoup de muscles pour l’en empêcher, et en inspectant le contenu… Bingo.
Il ressortait du store avec un sac en plastique rempli presque intégralement (il avait aussi récupéré du dentifrice et du savon… Et aussi caché dans son sac des dragibus qu’il n’avait pas envie de partager) et à sa grande stupéfaction il n’allait pas devoir s’occuper des spectres restants puisque la dernière personne debout n’était autre que Thalia. Il ne se demandait pas si elle avait été mordue. Il le remarquerait avant sa transformation et lui enfoncerait sa machette dans le crâne. Il se contentait de mettre bien en évidence le sac en plastique et de sourire d’un air niais et satisfait.
 
-Je te laisse les flageolets j’ai horreur de ça !

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Mar 29 Mai 2018 - 14:56
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Un coup de machette par si, un autre par là, les zombies tombaient au fur et à mesure que Thalia avançait. Il faut dire que ce n’était pas non plus la première fois qu’elle avait à faire à un groupe de cette taille là. Elle ne se posait même plus de questions, ne réfléchissait même plus. Sa machette faisait tout le travail à sa place. Pourtant, elle n’était pas autant à l’aise quand tout ça a commencé. Elle se posait beaucoup de questions, en se demandant si il était correct de les tuer de sang froid. Et si elle en tuait un et que d’un coup on trouvait un remède ? Elle aurait donc commis un meurtre. Ces « choses » étaient humaines à la base, il ne fallait pas qu’elle l’oublie. Mais avec le temps elle l’avait oublié. Avec le temps elle avait appris à les regarder dans les yeux sans sourciller, à leur fendre le crâne sans montrer la moindre émotion, à le tuer sans le moindre regret. Ils étaient peut-être humains avant, mais quoi qu’il se passe dans ce monde, ils ne le sont plus. Ce sont des monstres, pourquoi aurait-elle une quelconque empathie pour eux ? Ils tuent et déciment tout sur leur passage sans se poser de questions, pourquoi le ferait-elle ?

Une fois le dernier coup de machette donné, Thalia regarda autour d’elle. Ils étaient tous à terre et ne s’en relèverait pas. Un aller-simple pour l’enfer, sans possibilité de retour cette fois-ci. Au même moment, elle vit Jameson sortir de la supérette. Elle avait accomplit sa mission, mais l’avait-il fait lui aussi ? Visiblement oui, il tenait dans sa main une sorte de sac en plastique qui semblait être rempli à ras bord. Enfin. Des victuailles. Elle souffla de soulagement.

« Au moins, personne n’aura à manger personne aujourd’hui. » se chuchota-t-elle pour elle même.

Elle s’en était sortie sans la moindre difficulté, sans la moindre égratinure. Mais la vue de ce sac rappela son corps à l’ordre. La faim prenait le dessus et son ventre se mit à gronder de plus belle. Ses jambes se dérobèrent et elle tomba sur ses genoux, face au sol. Elle avait utilisé ses dernières forces, mais elle ne tenait plus. Elle n’avait plus d’énergie, il fallait absolument qu’elle mange. De l’eau ne serait pas de refus non plus. Elle s’assit en tailleur et attendit que Jameson arrive à sa hauteur. Apparemment, la part de Thalia était déjà réservée, c’était des flageolets pour aujourd’hui. En espérant bien sûr, qu’il n’en profite pas pour s’enfuir avec le sac maintenant qu’il avait réussit à trouver de nouvelles victuailles. Elle ne lui faisait pas totalement confiance. Disons qu’elle lui faisait confiance par défaut. Car il n’y a plus âme qui vive à des kilomètres à la ronde, car s’ils ne coopèrent pas un minimum ils vont mourir. Enfin elle surtout. Lui avait ses cadavres dans son HLM, il avait de quoi se ravitailler. Une fois qu’il fut à ses côtés, elle jeta un rapide coup d’oeil dans le sac et prit la première boîte de conserve qu’il lui tendit. Elle prit sa dague, l’ouvrit et la dévora sans un mot. Il fallait qu’elle reprenne des forces.

Une fois ce petit repas terminé, elle se releva en s’appuyant sur sa machette puis, en regardant Jameson lui demanda :

« Et maintenant c’est quoi le plan ? »

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Mar 29 Mai 2018 - 16:08
Qui de la machette ou du flingue ?
La folie chevauche le vent céleste… des griffes et des dents effilées sur les cadavres séculaires… la mort dégouttante à cheval sur une bacchanale de chauves-souris sort des ruines obscurcies par la nuit des temples ensoleillés de Bélial…
Malgré son excès de témérité Thalia s’écroulait de fatigue. Cela fit sourire Jameson : il aimait voir les gens faibles ou plutôt en l’occurrence affaibli. Car il venait à l’instant de reconnaître la force de cette jeune femme quoique cette dernière faisait beaucoup trop de zèle, selon lui elle avait de bonne chance de survie si elle venait à changer mais pour l’heure elle était beaucoup trop humaine et pas assez bestiale dans son comportement. Elle n’allait pas tenir longtemps car si l’un de ces désirs de s’occuper seule d’un groupe de spectres venait à revenir à la charge alors qu’elle a des alliés dans le coin… Il y a des chances qu’il y ait une fois de trop. Une fois où elle se fera mordre et où tout sera fini car elle aura eu un ‘’caprice d’humain’’.

Jameson lui tendait la fameuse boîte de flageolet qu’il méprisait tant et sans même rechigner elle l’ouvrait sauvagement avec sa dague et l’avalait presque d’une traite parmi le sang et la puanteur des spectres qui pourtant rebutait même le cannibale lui-même. Il était cannibale peut-être, mais cannibale raffiné malgré tout. Il lui arrivait de faire des plats savamment préparés : des steaks avec les muscles des membres, des grillades avec le ventre et la poitrine, des morceaux plus raffinés avec les joues, etc… Il s’ouvrait quand même un petit sachet de pistache pré-décortiquées et périmée depuis longtemps (cela n’arrêtait pas grand monde actuellement) et commençait un grignotage… Il y avait un deuxième sachet qu’il mangerait sur le chemin cela lui fera office de repas. Pas d’haricots vert dans les victuailles malheureusement. Une fois l’estomac de Thalia rempli elle se relevait (toujours avec une certaine difficulté il semblerait) et fixait Jameson dans les yeux.
 
-Et maintenant c’est quoi le plan ?
 
Jameson arrêtait son mouvement, une pistache dans la main quasiment au niveau de sa bouche totalement ouverte. Il ne s’attendait pas à ce genre de question ou plutôt il ne comprenait pas cette dernière. Il lançait la pistache au fond de sa gorge, s’essuyait la main sur son pantalon, se raclait la gorge avant de lui offrir une réponse :
 
-Un… Plan ? Comment ça ? Quel plan ? Il n’y a jamais eu de plan. Moi je me contente de survivre, je ne cherche rien, je n’ai aucun espoir et pas envie d’être le toutou de quelqu’un d’autre. Je vais rester ici jusqu’à épuisement des vivres et ensuite je partirais vers un autre emplacement confortable. Je me doute bien que ce n’est pas ton cas alors tu peux prendre la moitié du sac et ça…
 
Il sortait de son sac à dos un python. Un pistolet barillet très puissant utilisé par les flics qui avaient quelque chose à compenser. Il l’avait récupéré sur le cadavre tout à l’heure. Ce genre de flingue était quasiment inutile sur les spectres de par son manque de précision, son recul et sa lenteur (il fallait réarmer le chien après chaque tir) mais il faisait des ravages sur les humains et les animaux. Mais il y avait un piège sous cette ‘’bonté’’, piège que l’on pouvait facilement déceler au sourire tordu de Jameson. Il s’expliquait par la suite :
 
-Il n’y a qu’une seule balle dedans. Vu la puissance de l’engin ce sera parfait pour te tirer une balle dans la tête avant de te faire dévorer vivante ! Ne m’en demande pas, je n’ai pas les balles ! Il doit y avoir des véhicules encore utilisables derrière le store. Tu peux aller voir si tu veux. Démerde toi en tout cas je ne suis pas mécanicien.
 
Il ne se rendait même pas compte d’être un connard fini. Il allait simplement abandonner Thalia à son sort, peut-être récupérer la moitié du sac quand elle sera morte un peu plus loin et c’est tout... Sauf si… Cette dernière lui donnait un but, un but qui lui offrirais un retour sur investissement suffisamment appréciable.

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Thalia Vane
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Mar 29 Mai 2018 - 23:18
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Waouh. Thalia s’attendait à tout sauf à ça. Ok ils ne se suivaient pas depuis des années, à vrai dire ils se connaissaient à peine. Il allait prendre ses affaires et s’en aller, comme ça. Alors qu’ils venaient à peine de trouver de quoi se nourrir. Ce n’était qu’une solution temporaire. Vivre au jour le jour était peut-être un bon plan, mais elle voyait sur le long terme. Ils n’avaient pas été les seuls et ils ne seront certainement pas les seuls à remarquer cette petite supérette. Tôt ou tard d’autres survivants viendraient, moins affamés que lui et plus armés. Dans ce monde, se cacher n’était plus une solution, non, pas pour Thalia. Il fallait être en mouvement constant, rester sur place est beaucoup trop dangereux. En restant sur place on devient une cible alors qu’en se mouvant on devient le chasseur. En tout cas, c’est comme ça qu’elle voyait les choses.

Oh et après tout s’il veut rester seul pourquoi pas. Elle le connaissait à peine, il crèverait surement ici, emporté par sa folie ou par d’autres humains plus dangereux. Elle ferait mieux de prendre sa part de victuailles et de partir sans jamais se retourner. C’est ce qu’il veut après tout non ?

« Et puis son pistolet il peut se le garder, pensa-t-elle, une balle dans la tête et puis quoi encore ! »

Maintenant que cette mission a été mené à bien, monsieur veut se renfermer dans cet endroit et profiter pleinement de ses ressources. Pourtant, elle l’avait bien aidé à y accéder, bien sûr c’est elle qui avait prit la décision de l’envoyer à l’intérieur mais tout de même, elle avait débarassé tout les morts aux alentours ! La rage montait en elle, jamais elle ne s’était senti autant trahit malgré la méfiance qu’elle éprouvait pour lui. Elle ne l’aurait pas pensé capable d’une telle chose. Pour une fois qu’elle trouve quelqu’un, un vivant, qui sait se battre, qui a l’air de réfléchir plutôt que de foncer dans le tas, il faut que ce soit un lâche en plus. Car c’était comme ça qu’elle voyait le « plan » de Jameson, lâche. Rester à l’intérieur, se ravitailler jusqu’à épuisement du stock puis partir. Et puis quoi encore.

Par contre, il avait laissé sortir de sa bouche, une information des plus importante. Il y a des véhicules à l’arrière de la boutique. Bon, elle n’était pas mécanicienne pour autant, mais dans son enfance, elle avait eu l’occasion de toucher à ce genre de choses. Enfin, plutôt l’obligation. Son père avait toujours voulu avoir un garçon. Alors bien sûr il y a eu son frère, mais il n’est arrivé que quelques années plus tard. Donc, dans sa jeunesse, son père lui apprenait les choses qu’il aurait apprit à son fils. Notamment deux trois petits tuyaux en mécanique. Oh, elle ne savait pas grand-chose, mais l’essentiel était là. Elle savait comment réparer un moteur, démarrer une voiture sans utiliser les clefs, bref. Quelques trucs par-ci par-là. Et ça allait peut-être enfin payer. Il fallait qu’elle voit l’arrière du store. Ca ne lui coûtait rien, elle avait débarasser la plupart des morts. Et puis, si jamais elle n’y arrivait pas, elle fouillerait les voitures, c’est toujours ça.

Bon, il fallait qu’elle se calme. Il fallait qu’elle trouve rapidement un plan, elle avait beaucoup trop de bonté d’âme pour le laisser mourir ici.

« Bon écoute, je sais pas comment tu fonctionnais avant que je débarque. Vu que quand on s’est rencontré tu étais seul j’imagine que tu étais un solitaire, comme moi. Mais rester ici plus d’une nuit c’est du suicide ! Si on a réussi à repérer cet endroit et à le fouiller aussi facilement, tu te doute bien que n’importe quel autre groupe de survivants y arrivera aussi. Et s’ils ont des armes, s’ils sont beaucoup plus nombreux que toi, tu te fera tuer. Tu as beau savoir te battre, ça ne te rends pas invincible à ce qu’il y a dehors. Moi aussi j’aimerais bien me poser, avoir mon petit coin tranquille, mais si je l’ai pas fait c’est qu’il y a une raison. Tu as eu de la chance dans ton HLM, tu avais l’avantage du terrain grâce aux étages. La, c’est au rez-de-chaussée, et il n’y a qu’une entrée et une sortie, tu sera vite encerclé. Tu ne peux pas non plus ramener ce que tu as trouvé ici dans ton ancien habitat, tu ne pourra pas tout transporter et tu sera donc vite à court de vivre. Par contre, ce que l’ON peut faire, c’est prendre un maximum de vivre et trouver un endroit plus sécurisé. Ca aussi tu pourrais le tenter tout seul, mais tu sais très bien que seul, on peut facilement se retrouver envahis par le nombre de morts qui rodent à l’extérieur. On a déjà de quoi se ravitailler pendant quelques jours, si tu veux rester sur place, il nous faut trouver un endroit plus sûr, où tu ne sera pas surpris et où tu pourra dormir à peu près sur tes deux oreilles la nuit. Une fois qu’on aura trouver cet endroit, tu pourra y rester indéfiniment si tu le souhaite, et là nos chemins se sépareront. Mais d’abord on trouve un endroit où l’on peut être sauf et ensuite on avisera. »

Elle avait sorti ça d’un seul très, sans trop prendre le temps de respirer. Elle tremblait. De tout, de colère, de fatigue. Elle n’en pouvait plus de se battre, mais elle ne perdait pas non plus espoir. Elle le fixait, sans même prendre le temps de cligner des yeux. Elle était dans l’attente, sans trop savoir ce qu’allait lui répondre ce mystérieux personnage.

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Thalia Vane
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Mer 30 Mai 2018 - 9:39
Qui de la machette ou du flingue ?
La folie chevauche le vent céleste… des griffes et des dents effilées sur les cadavres séculaires… la mort dégouttante à cheval sur une bacchanale de chauves-souris sort des ruines obscurcies par la nuit des temples ensoleillés de Bélial…
Thalia semblait s’emporter. Elle lui faisait un long speech sur l’importance de rester ensemble pour l’instant, que cet endroit n’était pas sûr, surtout pas sur le long terme. Elle mettait en avant le fait de trouver un lieu suffisamment sécuritaire afin de leurs permettre de dormir sur leurs deux oreilles… A cette pensée Jameson souriait intérieurement : il ne se souvenait plus de la dernière fois qu’il avait eu une véritable nuit de sommeil avec un repos qui se voulait réparateur mais à sa connaissance ces insomnies avaient commencé bien avant le ‘’début de la fin de l’humanité’’ de surplus il dormirait probablement encore moins bien avec un autre être humain près de lui. Un être humain qu’il connaissait à peine et qui n’hésiterait probablement pas à lui trancher la gorge dans son sommeil ne serait-ce que pour économiser une part.

Cependant l’offre lui plaisait bien en un sens. Il était partagé entre sa solution et la sienne. Il lâchait le sac plastique au sol (lentement sans abimer quoique ce soit) et entamait un combat à mort avec Thalia, un combat politique, un débat où la personne avec les meilleurs arguments en sortirait vainqueur… Mais elle avait déjà gagné l’aspect logique aussi décida-t-il d’orienter le combat sur un point beaucoup plus personnel. Pourquoi cette réaction puérile ? Et bien… Disons que Jameson avait une fierté et un ego plus gros que la voie lactée et qu’il déteste ne pas avoir le dernier mot. Bien sûr si elle gagnait il n’allait pas lui sauter à la gorge mais il ferait probablement la moue pendant quelques heures à la manière d’un enfant à qui l’on interdit quelque chose.
 
-Alors écoute moi bien Thalia…
 
C’était la première fois qu’il l’appelait par son prénom. A vrai dire c’était la première fois qu’il l’a nommée tout court.
 
-Pourquoi cherches-tu autant à avoir mon aide ? As-tu pitié de l’être minuscule que je suis ? Non… Ce n’est pas ton genre. Je peux te cerner : tu penses de manière beaucoup plus pragmatique, pour toi nos chances de survie sont améliorées lorsque nous sommes deux d’autant que je suis totalement indépendant de toi, je ne suis ni un poids ni un fardeau donc dans un sens je suis un bon allié pas vrai ? Mais je vais te dire un truc Mademoiselle : je vais te tuer. Je vais te mettre en danger, t’utilisés comme appât, fuir quand tu seras dans une mauvaise passe, te tirer une balle dans la tête si on me demande de le faire pour sauver ma vie. T’avoir avec moi c’est réduire tes chances de survie pour que je puisse augmenter les miennes. Pas plus tard qu’il y a 20 minutes j’ai lâché 3 rôdeurs sur ta tronche pour pas avoir à le faire ! Tu comprends ça ? Je ne suis pas comme toi. Je ne suis pas comme eux (il désignait les spectres), je ne suis pas comme le meilleur ou le pire des humains !...
 
Il commençait à perdre les pédales. Encore une fois.
 
-… Tu n’as… vu qu’un dixième de ce qu’est… Un humain qui a sombré dans l’obscurité… Bien avant l’âge des morts…
 
Il agrippait la main de Thalia détenant le flingue qu’il venait de lui refourguer avec force… Férocité. Suffisamment pour lui faire mal. Et il portait ses mains au niveau de son front, le canon de l’arme froid touchait sa peau blanche albâtre.
 
-Tu n’as… Aucune idée de ce qu’est la folie ! et j’en suis la parfaite incarnation ! "Some men just want to watch the world burn". Je ne sais plus quel est l'abruti qui a sorti ça, je crois même que ça vient d'un film. Mais donne toi une bonne raison de vouloir voyager avec quelqu'un d'aussi dangereux que moi pour toi ?
 
« Tire ! » hurlait la petite voix au fond de Jameson
« Je vais te briser ! Te dévorer ! » Hurlait l’autre

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Mer 30 Mai 2018 - 18:25
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C’était bien sa veine. La seule personne qu’elle croisait à des kilomètres à la ronde était totalement dingue. Le destin quoi. Bon, il ne fallait pas qu’elle rentre dans son jeu. Il fallait qu’elle reste calme. De toute manière peu d’options s’offrait à elle si elle voulait soit éviter de mourir, soit éviter un mort de plus sur sa conscience. Il ne faut pas qu’il se braque. Elle devait agir posément et réfléchir avant toute chose. Chaque parole et chaque geste compte. Il se dit dangereux mais il n’a pas du tout voir du monde extérieur dans ce cas. Thalia préférait mille fois explorer ces terres apocalyptiques à ses côtés plutôt que seule. Et puis il ne fait pas de faux semblants au moins. Elle savait à quoi s’en tenir. Il vallait mieux qu’il montre sa vraie personnalité, qu’il éclate et expose sa folie au grand jour. Ceux qui se comportent normalement et garde le sourire à longueur de temps sont les plus dangereux. Personne ne sait ce qu’il se cache derrière un sourire.

Il y avait une certaine logique dans sa folie. Elle le savait. Mais s’il n’apprenait pas à la contenir, cette rage folle pourrait se retourner contre lui. Bref. Il fallait qu’elle parle, qu’elle trouve une réponse valable à ses yeux. Il la fixait mais son regard semblait déjà être ailleurs, le canon en plein milieu de son front. Elle le fixait elle aussi, sans sourciller. Puis, machinalement, elle reprit sa position de base : assise. Elle était là, en plein milieu de la rue où elle avait auparavant eu l’un des meilleurs repas qu’elle aurait pu avoir depuis quelques jours. Assise en tailleur. Sans lacher Jameson du regard.

« Je n’ai pas du tout pitié de toi. Tu sais te battre, tu es plein de ressources, tu survivra. Et oui, je ne compte pas le nombre de fois où tu as tenté de te débarasser de moi, pourtant cela ne fait pas si longtemps que l’on se connaît. Mais je suis débrouillarde, si ce n’est que ça je saurais éviter les crasses que tu me fera. Tu n’es pas si imprévisible que ça tu sais ? Et je ne suis pas non plus tant fragile que ça. Si, comme tu viens de le dire, le fait de m’avoir avec toi augmente tes chances de survie, alors pourquoi tu es autant renfermé face à cette solution ? Je veux dire, c’est tout bénef pour toi au final. Je sais ce que ça implique de continuer à voyager avec toi, je l’ai compris dès notre rencontre, ne me prends pas pour une idiote. Voyager avec toi est un vrai risque, mais au moins je sais à quoi m’en tenir. Seule, le trajet me paraît beaucoup plus compliqué. Et puis au moins, tu laisse transparaître ta vraie personnalité, tu ne me cache rien derrière un faux sourire. Maintenant, moi, je t’ai dis mon plan. Et il ne changera pas. » déclara-t-elle d’un ton calme.

Une fois son petit discours terminé, elle se leva et se dirigea vers l’arrière du magasin.

« Bon allez, tu viens ? On va voir ce que donne les véhicules à l’arrière, on sait jamais, peut-être qu’on sera chanceux ! » dit-elle d’une manière presque enjouée.
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Jeu 31 Mai 2018 - 8:41
Qui de la machette ou du flingue ?
La folie chevauche le vent céleste… des griffes et des dents effilées sur les cadavres séculaires… la mort dégouttante à cheval sur une bacchanale de chauves-souris sort des ruines obscurcies par la nuit des temples ensoleillés de Bélial…
Thalia baissait doucement l’arme tout en s’expliquant d’une manière très calme et très douce, ce genre de manière qu’un homme serait bien incapable d’acquérir de par leurs prédispositions naturelles à la violence. Son petit discours était juste mais aussi pleine de petites erreurs qui pouvait lui poser problème dans la suite de leur voyage. Elle ne se rendait pas compte de l’imprévisibilité de Jameson, elle ne le connaissait que depuis quelques heures. Elle ne l’avait pas vu perdre réellement les pédales, elle ne l’avait pas vu perdre l’esprit sous l’effet de la colère et éradiquer toutes choses ayant la force de se mouvoir autour de lui de plus, il n’était pas renfermé quant au fait de l’accompagner c’est plutôt qu’il lui fallait une raison de le faire, il ne suivrait jamais quelqu’un parce qu’il lui demande ou par pure bonté de cœur, de surplus Thalia était l’une des seules personnes avec qui il avait eu un semblant de conversation en plusieurs années aussi ne voulait-il pas l’accompagner car il là blessera à un moment ou à un autre. Il là blessera et il y prendra du plaisir et juste après il se morfondra dans sa propre humanité avant d’oublier. Il était très fort pour ça. Oublier.

Dans un sens elle avait raison, Jameson était transparent car la bête qui dormait en chaque être humain était totalement apparente chez lui, il ne retenait pas ses pulsions mais il se doutait que ce soit une bonne chose. Il se contentait de la voir s’éloigner vers l’arrière du magasin à la recherche d’un véhicule. Quand elle eut totalement disparu il restait là un moment, à fixer ses deux mains d’un air idiot avant de se fendre d’un sourire sauvage, carnassier et inhumain laissant apparaître ses dents tellement jaunis qu’elles tiraient sur l’orange.
 
-Donc… Je te tuerais Thalia.
 
Il rejoignait l’arrière du magasin. Il y avait une bonne cinquantaine de véhicule mais plusieurs problèmes se posaient à eux : Y en avait-il des fonctionnels ? Des clefs trainaient-elles sur les nombreux cadavres ? Y avait-il se l’essence ? Savaient-ils siphonner un réservoir ? De nombreux facteurs qu’il fallait prendre en compte. Pour sa part Jameson savait conduire les deux types de véhicules, son organisation terroriste lui avait permis de se payer des cours de conduite sur des poids lourds pour une éventuelle opération ‘’véhicule bélier’’. Il aurait beaucoup aimé faire une opération bélier… Mais la fin du monde commença avant qu’il n’ait eu le temps de mettre à bien son désir de répandre le chaos dans une société malade.
 
Il montait sur le toit d’un véhicule et balayait le terrain du regard pour repérer Thalia qui était à la recherche d’un véhicule viable pouvant les porter à une distance suffisamment intéressante avant de tomber en rade d’énergie et de devenir une énième épave de métal. Il se désintéressait pas mal de l’opération en cours, déjà parce qu’il n’y connaissait absolument rien, secundo par pure flemme. La journée avait été éreintante et il n’avait pas cœur à l’ouvrage, probablement était-ce le cas pour Thalia aussi mais il ne se souciait pas vraiment de son bien-être. Il restait un moment à observer la jeune femme quand du mouvement sur sa droite l’interpellait. Un spectre venait de sortir de la forêt juste derrière la barricade. Puis un autre, et encore un autre, un quatrième, puis un cinquième… Jusqu’au moment où il devenait impossible de les compter individuellement mais plutôt par pack de 10. Jameson avait déjà vu ce phénomène qu’il n’arrivait pas à expliquer… Une migration. Ils se dirigeaient tous vers une ville dans les alentours et c’est de cette manière qu’ils étaient le plus dangereux. Il ramassait un caillou sur le toit du véhicule (ou une crotte d’oiseau séché il ne saurait pas dire) et le jetait le plus précisément possible sur Thalia. Le projectile atterrissait sur son crâne lui laissant échappé un petit ‘’Aïe’’ puis elle se retournait en lui jetant un regard noir. En guise de réponse il se contentait de lui montrer d’un mouvement de la tête le groupe de créature qui se dirigeait par ici… 

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Thalia Vane
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Thalia Vane
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Sam 2 Juin 2018 - 19:39
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Elle se dirigea d'un pas ferme vers l'arrière du magasin. Il y avait tellement de véhicules abandonnés qu'elle n'arrivait même pas à les compter. Si elle n'en trouvait pas un seul viable, c'est que le sort s’acharnait sur eux. Jameson tardait à la rejoindre mais elle savait qu'il viendrait. Donc elle commençait sa fouille, regardant si les voitures étaient facilement accessible, analysant comment ils pourraient sortir avec le véhicule si jamais il fonctionnait et surtout lesquels semblaient encore en état. Car le monde tel qu'il était aujourd'hui ne datait pas d'hier et la plupart des voitures présentes sur le parking était inutilisable. Mais elle jetait quand même un rapide coup d’œil à l'intérieur, au cas où une conserve ou une arme occuperait la place du mort.

Seulement quelques minutes après le début de sa chasse au trésor, quelque chose lui heurta la tête. Elle se retourna et vit Jameson, debout sur le toit d'un véhicule.

Alors maintenant il va se mettre à m'attaquer à coup de cailloux ?” grogna-t-elle en lui jetant un regard noir.

Sans dire un mot il lui fit un mouvement de tête pour lui montrer l'entrée de la forêt. Elle n'avait jamais vu ça, ils semblaient être une cinquantaine, même plus, largement plus, énormément plus. Et elle n'avait pas vu une seule voiture viable. Il devait forcément y en avoir une mais elle n'avait pas eu le temps. Et de toute manière elle n'aurait pas le temps, pas question de rester ici, le parking allait forcément être submergé de morts d'ici quelques minutes. Et ils avaient beau savoir se battre, à deux ils ne tiendraient pas longtemps. Il n'y avait pas d'autre solution : il fallait fuir. Elle jeta un rapide regard vers cette horde qui se mouvait vers eux. Vu le peu de distance qui les séparait d'eux, ils avaient beau être lents, ils seraient bientôt là. Elle ne voulait pas prendre le risque d'être encerclée par ces monstres. Surtout qu'ils ne savaient pas s'il y en avait d'autre dans les parages. Elle s'empressa de rejoindre Jameson.

Notre excursion se corse un peu, il faut fuir. En plus vu que la nuit tombe, il faut vite trouver un abris sinon on ne tiendra pas jusqu'à demain matin vu le nombre qu'ils sont. Avance toi, commence à faire un peu de repérage, je vais tenter rapidement de déclencher quelques alarmes de voitures pour que les contaminés se concentrent sur le parking plutôt que sur nous. Elles ne démarrent peut-être pas, mais en bricolant deux trois fils je peux déclencher leur système d'alarme. J'ai besoin que de cinq petites minutes...

Elle ne chercha pas de réponse, il n'y avait pas trente six milles autres solutions à ses yeux. Ils ne pouvaient pas se battre, ils n'avaient pas le temps de fuir. Elle avait à peine finit sa phrase qu'elle se précipita sur un petit groupe de voitures au centre du parking, elle brisa la vitre avec la base de sa machette, ouvrit la portière et disparu à l'intérieur. Elle ne savait pas si elle aurait le temps, mais c'était un coup à tenter. Si elle arrivait à les attirer ici, elle et Jameson aurait un peu plus de temps pour fuir et s'abriter loin de cette horde de morts-vivants.
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Jameson Arkeley
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Jameson Arkeley
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Lun 4 Juin 2018 - 11:24
Qui de la machette ou du flingue ?
La folie chevauche le vent céleste… des griffes et des dents effilées sur les cadavres séculaires… la mort dégouttante à cheval sur une bacchanale de chauves-souris sort des ruines obscurcies par la nuit des temples ensoleillés de Bélial…
Thalia abandonnait l’idée de trouver une voiture opérationnelle pour opter pour un plan un peu plus sécuritaire qui était l’utilisation de sons puissants pour distraire les spectres le temps qu’ils puissent se faire la malle. Même si c’était la meilleure solution Jameson n’arrivait pas à se résoudre à l’idée de devoir repartir à pieds car aucuns abris n’avaient été repéré sur le trajet et ils ignoraient tous deux combien de temps ils devraient encore marcher afin d’en trouver un et s’ils se faisaient surprendre par l’obscurité pendant leur fuite cela ne présageait rien de bon. Il réfléchissait aux différentes méthodes, chacune avait ses pours et ses contres mais il était quasiment certain qu’il ne voulait pas marcher sur une route inconnue alors qu’il était si tard. Il lâchait un instant la horde des yeux pour dire à Thalia de ne pas faire hurler de véhicules mais au même moment où cette idée lui vint à l’esprit la Renault sur laquelle s’afférait la jeune femme émit un cri strident dirigeant la horde vers eux. Il se baissait instinctivement pour ne pas se faire repérer et croisait le regard satisfait de Thalia.

 
-On ne peut pas fuir ! On ne sait pas où nous pouvons trouver un abri et la nuit va bientôt tombée ! C’est trop risqué !
 
Il se relevait, il n’avait pas vraiment de meilleures idées et il ne savait pas vraiment que proposer. La fuite était probablement la seule alternative, il le savait très bien, mais pour lui se déplacer dans le noir c’était un peu comme affronter une horde : les chances de mourir étaient équivalentes. Alors qu’il se creuser les méninges une main livide lui agrippait l’épaule gauche, il se retournait rapidement mais l’un des spectres plus rapide que les autres le plaquait au sol. Sa force était monstrueuse, propre à tous ces monstres dont les limitations du corps physique ne s’appliquaient plus. Il retenait le spectre de ses bras, il pouvait sentir son haleine fétide s’échapper de sa mâchoire qui claquait dans le vide avec l’espoir désespéré de ne lui attraper ne serait-ce que le nez. Mais Jameson avait Thalia. La machette de la jeune femme fendait l’air pour venir s’écraser dans la boîte crânienne ramollie du spectre. Aucun sang ne giclait, il n’y en avait plus depuis bien longtemps cependant des fragments de peau grise et des éclats d’os tombèrent sur le visage de Jameson qui plissait les yeux pour ne pas se faire éborgner par un fragment un peu trop affûté. Il rejetait avec violence le corps avant de se relever et de se mettre à courir dans la direction opposée à la horde sans prendre la peine de remercier Thalia. Ils étaient encore à une bonne distance et ne semblaient pas les avoir remarqués à l’exception de 2-3 d’entre eux qui étaient plus rapide, probablement plus frais. Ils se dirigèrent vers un parking beaucoup plus grand que le premier, le parking des poids lourds. Jameson remarquait 3 camions ainsi qu’un seul camping-car. Ils pouvaient se hisser sur l’un des toits où prier pour que le camping-car soit ouvert et se cacher dedans. Les spectres ne fouillaient pas et ne défonçaient pas les portes s’ils n’y voyaient pas d’intérêt.

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Mar 5 Juin 2018 - 20:37
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Elle déclencha l’alarme de la voiture en un rien de temps. Cela faisait parti des deux trois trucs que lui avaient enseigné son père et elle ne lui en avait jamais été autant reconnaissante qu’à cet instant là. Le soucis c’est qu’elle ne savait pas du tout où ils allaient pouvoir trouver un abris. Elle sorti de la voiture, plutôt contente du peu qu’elle venait d’accomplir quand Jameson lui balança :

« On ne peut pas fuir ! On ne sait pas où nous pouvons trouver un abri et la nuit va bientôt tombée ! C’est trop risqué ! »

Elle le savait. Mais aucune autre solution ne semblait s’offrir à eux pour le moment. Elle s’empressa de le rejoindre quand tout à coup un des contaminés saisit Jameson et un combat au corps à corps commença. Mais son coéquipier était en mauvaise posture. Elle courru vers lui, brandit sa machette et fendit l’air et le crâne de l’assaillant avec. Il tomba sur le coup. Les deux survivants s’engagèrent dans une course à la recherche du moindre semblant d’abris qui pourrait s’offrir à eux. La chance était de leur côté, pour une fois. Un parking remplit de poids lourds se tenait devant eux. Sans rien dire, elle s’avança vers le premier camping-car qu’elle trouvait. Il était fermé et elle ne pouvait pas se permettre de casser la fenêtre pour tenter de l’ouvrir sinon leur abris devenait moins sûr. Elle continua sa recherche. Il y avait devant eux, trois camions. Elle fit choux blanc pour le premier, il était, tout comme le camping-car, fermé. Mais quand elle s’avança vers le deuxième camion, elle remarqua que la porte arrière était abimée et légèrement ouverte. Elle fit signe à Jameson de venir avec elle. Elle n’avait pas particulièrement peur mais elle ne savait pas ce qu’il pouvait se trouver à l’intérieur. Machette à la main, elle ouvrit la porte et rentra à l’intérieur. C’était un camion de livraison, mais il avait déjà été visité auparavant car tout était saccagé et il n’y avait aucune ressource. Mais il était spacieux et peut-être pourraient-ils s’y réfugier. De plus, il y avait quelques palettes en bois qui devaient servir au transport de matériaux auparavant. Ca leur serait d’une grande aide pour bloquer la porte de l’intérieur et interdire ainsi l’accès aux morts. De toute manière, s’ils ne faisaient pas de bruit, les « spectres » ne viendraient pas fouiller par ici. Il ne fallait juste pas leur donner une raison de venir.

« Bon, ça fera l’affaire pour la nuit. On aura qu’à monter la garde tour à tour. » lança-t-elle à Jameson.

Puis, elle prit une palette et tenta de caler la porte en bloquant la poignée avec. Une fois leur abris sécurisé, elle commença à se rendre à l’avant du véhicule. Les vitres leur apportaient une bonne vision de l’extérieur malgré la poussière et la crasse qu’y s’y était accumulé. Elle trouva même un coussin de voyage sur le fauteuil du conducteur. C’était un maigre confort mais bon, ce n’était pas le moment de râler. Les clefs étaient encore sur le contact. Mais lorsqu’elle essaya de le démarrer, l’essence lui fit faut bon. Il n’y avait rien d’autre à l’intérieur à part un gel désinfectant et quelques gâteaux périmés. Elle rappatria le tout à l’arrière et s’assit en tailleur sur le sol froid du camion.

« Si tu veux, je prends le premier tour de garde. Essaie de te reposer. Une fois que la horde sera passer on tentera de partir d’ici et de trouver un lieu plus sur. Le camion a l’air de fonctionner mais c’est la panne sèche, on pourra toujours essayer de trouver de l’essence. »
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Mer 6 Juin 2018 - 10:27
Qui de la machette ou du flingue ?
La folie chevauche le vent céleste… des griffes et des dents effilées sur les cadavres séculaires… la mort dégouttante à cheval sur une bacchanale de chauves-souris sort des ruines obscurcies par la nuit des temples ensoleillés de Bélial…
Thalia sautait instinctivement à l’intérieur d’un des camions et même si Jameson avait comme idée de se mettre sur le toit de ce dernier l’idée n’était pas plus mal : les spectres ne les verraient pas et ils seraient à l’abri des intempéries s’ils venaient à devoir rester un certain temps car Jameson avait déjà vu des hordes s’arrêter dans des endroits susceptible d’attirer des survivants afin de les prendre au dépourvu comme s’il y avait un semblant d’intelligence commune faisant que ces derniers savent où aller pour que la chair fraîche vienne à eux ce qui expliquerait leurs rassemblement en masse dans les villes mais Jameson ne s’inquiétait pas trop. Le groupe de spectres avait l’air de suivre un chemin bien précis et le dernier d’entre eux aura au maximum dépassé la station dans les prochaines 12 heures selon lui. Il avait l’habitude de se déplacer et de prévoir les déplacements des spectres, comme une majorité des survivants il ne s’embêtait même plus à les tuer quand cela n’était pas nécessaire car il connaissait très bien leur schéma d’attaque : Se déplacer, Attraper, mordre, manger et c’est tout. Il n’y avait aucune nuance dans leurs façons de s’en prendre aux êtres vivants, c’était toujours d’une manière mole, irréfléchie… Dans un sens on ne pouvait même pas parler d’un instinct de prédation car même les plus petits des prédateurs du règne animal adaptait leur technique, faisait preuve d’ingéniosité. Pas les spectres. Ils étaient stupides. Les prédateurs tues pour se nourrir alors qu’eux tuent mais sans réelle volonté de se repaitre, du moins Jameson savait que certains d’entre eux pouvaient passer des années sans manger donc l’objectif n’était clairement pas celui de se nourrir… Simplement celui de tuer.

 
Il sortait de ses pensées lorsque Thalia brisa le silence une fois que l’adrénaline retomba. Elle voulait instaurer un tour de garde et se dévouée pour le premier tour. Brave fille. Cependant avec ou sans elle, même bien avant l’apocalypse Jameson n’avait jamais réellement connu de ‘’repos réparateur’’ il était toujours dans une sorte de transe entre le sommeil et l’éveil et il s’en sortait toujours au moindre son ! Il était comme un lynx à dormir sur un seul œil malheureusement pour lui cela était uniquement dû à sa paranoïa et aux ignobles cauchemars qui menaçaient sa santé mentale à chaque fois qu’il avait le malheur de s’endormir ne serait-ce ‘’qu’un peu trop profondément’’. En somme il avait évidemment des poches immenses sous les yeux mais cet état de fatigue constant n’arrangé pas ses crises de folie et son irritabilité naturelle.
 
-Désolé. Je ne te fais pas suffisamment confiance pour m’assoupir alors que tu es là.
 
Aucun tact.
 
-Je peux veiller toute la nuit si tu veux te reposer
 
« Mais tu me fais probablement encore moins confiance que ce que je te fais confiance » Pensa-t-il. Il s’asseyait malgré tout en se laissant glisser le long de la paroi droite du véhicule. Il étalait ses jambes dans toute la largeur du petit espace et se servait de la paroi pour appuyer son dos. Il poussait un soupir ressemblant plus à un râle d’animal qu’autre chose. Il levait ses yeux vers Thalia, encore debout. Elle avait un regard magnifique, plein de vie, celui d’une battante. Il faisait pâle figure avec son visage rigide, émacié et son regard vide, presque aussi vide que celui des spectres. Il lui enviait cette vie qui résidait en elle… Il ne s’estimait pas valoir plus qu’un spectre dans le fond. Il devait en être un d’ailleurs. Ouaip. Le roi des spectres se dit-il.
 
-Et… Alors ? Avant tout ça ?
 
Il n’allait pas développer sa question. Il lui tendait une chance d’avoir une discussion ce qui l’étonna lui-même. Si elle ne comprenait pas, elle n’aura qu’à aller se faire foutre.

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Jeu 7 Juin 2018 - 16:30
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Elle décida de ne pas relever le manque de tact de Jameson, elle n’avait pas particulièrement envie de débattre pendant des heures sur un manque de confiance qui ne changerait jamais et qui, de toute manière, était totalement normal. Elle ne lui faisait pas confiance non plus, elle pourrait s’assoupir mais tout en gardant un œil ouvert. On ne sait jamais. Avachie dans ce camion, elle soupira. Enfin, enfin elle pouvait relâcher un peu la pression. Ce n’était pas le meilleur abris du monde, mais il les protègerait des morts en attendant que la horde passe. Elle pouvait enfin se poser et arrêter de fuir. Mais tout d’un coup, le paisible silence qui venait de s’installer se brisa par la voix de Jameson.

« Et… Alors ? Avant tout ça ? »

Waouh. C’était bien la première fois qu’il montrait un tant soit peu d’intérêt pour Thalia. Jusqu’à présent, il ne savait pas grand-chose d’autre à part son prénom. Et elle non plus d’ailleurs. Bien sûr ils avaient eu quelques échanges, mais ce n’était que des bribes. A peine assez pour qu’elle réussisse à se dresser un portrait de lui d’avant l’apocalypse. Cela dit, en y réfléchissant, elle non plus n’avait pas particulièrement tenté d’établir le contact avec cet étrange personnage. Elle se saisit du gel antiseptique qu’elle avait trouvé et se frotta les mains ainsi que les bras, avec. Puis, elle releva sa tête, le fixa et dans un sourire elle lâcha :

« Oh tu sais, je ne suis pas quelqu’un d’exceptionnel. Avant tout ça j’habitais sur la côte Californienne, je vivais dans un petit studio au dessus de mon cabinet de détective. Ah oui, j’étais détective privée avant. Le genre à fouiller dans la vie des gens et à être payer pour ça. Puis…puis tout ça a démarré à une vitesse folle…j’ai voulu rejoindre le Texas pour retrouver mes parents mais…ils n’y sont plus. C’est tout ce que j’avais. J’ai toujours était plutôt solitaire à rester tranquillement dans mon coin.»

Elle avait débité ça d’une voix posée, presque trop calme. Comme si elle racontait sa journée à un vieil ami. Elle appuya sa tête contre la paroi du camion puis marqua une courte pause.

« Lorsque nous nous sommes croisé, j’errais un peu sans but, à la recherche d’un abris. Le monde a changé mais j’aimerais me trouver un lieu où je pourrais souffler un peu. J’en ai marre de me battre sans cesse. »

Voilà où elle en était. A attendre qu’une horde de morts passent son chemin et à raconter sa vie à un parfait inconnu. Mais bon. Après tout, quitte à rester ici pendant un petit bout de temps, autant apprendre à connaître un minimum son coéquipier. Et puis c’est elle qui avait insister pour qu’il reste. Peut-être même allait-elle réussir à en savoir un peu plus sur cet homme. Son comportement, l’endroit et l’état dans lequel elle l’a rencontré, elle avait des milliers de questions qui fusaient dans son esprit. Il faut dire qu’il avait l’air plutôt…Complexe. Un vrai puzzle à déchiffrer. Mais allait-il lui aussi accepter de répondre à ses questions ? C’est lui qui avait lancé le débat et il était bloqué dans ce foutu camion avec elle de toute manière. Elle s’arrêta de parler puis, tout en maintenant son regard, tenta le tout pour le tout :

« Et toi ? » demanda-t-elle simplement.
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Jameson Arkeley
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Lun 11 Juin 2018 - 11:22
Qui de la machette ou du flingue ?
La folie chevauche le vent céleste… des griffes et des dents effilées sur les cadavres séculaires… la mort dégouttante à cheval sur une bacchanale de chauves-souris sort des ruines obscurcies par la nuit des temples ensoleillés de Bélial…
Il n’y avait pas grand-chose à retenir du peu d’informations que lui avait donné Thalia si ce n’est qu’elle aussi était née en Californie mais plutôt du côté de la côte… Là où la civilisation et l’opulence abondaient autrefois, là où résidaient les personnes que Jameson haïssait le plus et ceux qu’il voulait tourmenter avant que tout cela ne commence. Par jalousie probablement, car lui on ne lui avait jamais donné cette chance. Tout le monde parle de l’égalité des chances, que tout le monde peut devenir quelqu’un mais lui savait bien que ce n’était que des foutaises pour tenir la classe moyenne en laisse, canaliser son agressivité et pouvoir profiter de sa docilité car dès l’instant où Jameson est né sa vie était déjà écrite par les règles de la société et elles le donnaient perdant. Depuis le commencement Jameson avait été promis à une existence de tourments.

Mais ces règles stupides n’avaient plus lieu d’être. Tout c’était écroulé comme un vulgaire château de carte, il était même surprenant de la facilité avec laquelle la société avait disparue… Pour son plus grand bonheur. Maintenant l’égalité des chances était réellement de mise et même le bouseux de la campagne pouvait devenir un dangereux leader d’un groupuscule plus ou moins important.
 
-Rien de glorieux. J’étais en procédure judiciaire pour terrorisme. Je n’avais encore jamais tué personne auparavant mais j’ai fourni et planifier quelques attentats dont j’étais le cerveau. La tuerie de Las Vegas ? C’est moi. Le carnage de New-York ? C’était moi. J’ai fourni les armes.
 
Il y avait des frottements contre la paroi du véhicule, à l’extérieur. Les spectres étaient sur eux et passaient leur chemin. Ils étaient trop stupides pour ouvrir les portes du camion et mêmes s’ils le voulaient ils n’auraient pas la dextérité nécessaire à une telle entreprise cependant Jameson, même s’il l’avait relevé, ne montrait aucune réaction. Il fixait Thalia de son regard vide. Il était beaucoup trop curieux de voir sa réaction, son comportement face à ses propos.
 
-J’ai éprouvé une satisfaction morbide à voir tes semblables hurler et supplier pour qu’on leurs laissent la vie sauve. Ces petites gens avec leurs petites vies sans problème et confortable pour qui les seules préoccupations sont le travail, la bière et le sexe. Des gens normaux et innocents, abattus, égorgés comme des porcs pour satisfaire une divinité inexistante pour le premier et calmer sa frustration sexuelle d’avoir été rejeté toute sa vie par les femmes pour le second.
 
Jameson jouait avec ses doigts, ils les faisaient craquer uns à uns pour canaliser cette vague de frustration qui émergeait en lui. Un profond sentiment d’indignation.
 
-Le premier est né dans une famille pauvre. Son père alcoolique a tué sa mère alors qu’il n’avait que 6 ans, en l’absence de trou pour satisfaire son appétit sexuel son père s’est mis à refaire le cul à son propre fils avant de faire une overdose devant lui à ses 9 ans. Orphelin, le personnel de son orphelinat était gentil et attentionné… Sauf peut-être celui qui était à sa charge qui s’amusait à lui faire sévir les mêmes horreurs que son père. A 18 ans il est parti évidemment et à commencer à vivre par lui-même mais son passé avait laissé des marques indélébiles sur lui. Il vivait dans une profonde solitude et personne ne lui venait en aide pourtant il parvenait, avec son salaire misérable, à se payer une psychologue qui était au courant de sa détresse. Je suis même surpris qu’il ait tenu aussi longtemps avant de faire exploser sa rage.
 
Le second. Aaah le second ! Un chic type ! Serviable, gentil, altruiste, toujours prêt à aider son prochain ! Tu savais qu’un jour il avait risqué sa vie pour sauver un couple de parents et leurs 2 enfants ? Incroyable ! Le mec a plongé dans une eau à 4°C pour sortir la famille de leur voiture qui avait quitté la route avant de disparaitre sans demander son reste… Gelé, blessé et seul. Jamais personne ne l’avait regardé. Les femmes certes mais mêmes les hommes ne serait-ce que pour une amitié sincère. Pourquoi ? haha ! Qu’il était laid putain ! Tu aurais dû le voir ! Immonde ! Jamais vu un pou pareil et encore ce serait insulter les poux ! Il était tellement laid qu’il faisait peur aux animaux ! Le genre de gars qui porte la mention ‘’abruti’’ sur le front avec son air niais tu vois le genre ? alors que le mec était une putain de tête !
 
Jameson n’avait plus de doigts à faire craquer. Il marqua une pause et fixait ses mains. Elles étaient sales. Il avait horreur d’avoir les mains sales. Il cracha dedans et commença à les frotter les unes contre les autres pour à minima faire disparaitre la poussière avant de se remettre à fixer Thalia. Pas d’un regard vide. Pour la première fois on pouvait y lire quelque chose. La haine. La haine à l’état pur.
 
-Alors je lui suis venu en aide. Je lui ai offert le même glock que le mien et il a laissé parler sa créativité et son ressentiment. Je lui ai offert le plus beau moment de sa vie… Mais ça, les médias n’en parlent pas. Tout ce que les gens veulent entendre c’est le ‘’méchant désaxé qui tue les gentils’’.
 
Les spectres continuaient à frotter contre le camion. Cela empêcherait au moins Thalia de prendre la fuite quoique cela permettrait à Jameson d’avoir sa part des ressources.
 
-Alors dit-moi… Qui sont les victimes dans cette histoire ? Finalement, je n’étais que leur sauveur. La seule personne à les comprendre pleinement et entièrement. Ça ne fait pas de moi un monstre mais plutôt un philanthrope.

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Thalia Vane
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Ven 15 Juin 2018 - 17:39
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Grand silence. Seul le bruit des spectres qui passaient à côté du camion emplissait l’atmosphère. En même temps, il n’y avait pas grand-chose à ajouter. De toute manière, le monde avait changé. Le passé des uns et des autres, Thalia s’en fichait pas mal. Au contraire, elle voyait le côté pratique du passé de ce dangereux criminel. Il devait connaître pas mal de planque, d’endroit regorgeant d’armes et surtout : il était très intelligent. Bien plus qu’il n’y paraissait. S’il avait su établir des plans complexes pour des attentats dans le passé, il était bien capable d’établir des plans d’évasions ou autre maintenant. Elle savait qu’il était dangereux, rien ne changeait de ce côté là. Par contre, il s’avérait être un allié encore plus utile qu’auparavant. Bizarrement, une partie d’elle se doutait du passé de Jameson. Pire, elle en était rassurée. Avec le recul, il valait mieux avoir ce genre d’individu de son côté plutôt que dans le camp adverse.

« Monstre ou philanthrope à vrai dire je m’en fiche. Après tout, tout ça n’a plus aucune importance maintenant, non ? » lança-t-elle.

Elle n’avait pas envie de débattre sur le passé sombre de son acolyte. Déjà parce que le monde actuel avait perdu toute notion de bien et de mal, ensuite parce qu’elle n’avait pas grand-chose à rétorquer à une déclaration d’une telle ampleur. Elle savait aussi qu’il fallait faire attention avec les mots face à lui. C’est aussi pour ça qu’elle avait choisi de ne pas relever les quelques points assez… particulier de son histoire. Elle commençait à cerner petit à petit ces crises de folies. Il fallait qu’elle fasse attention si elle ne voulait pas finir dehors au milieu de la horde.

Puis, elle saisit le sac en plastique contenant les ressources qu’ils avaient réussi à voler à la supérette et elle commença à en faire l’inventaire. Ils allaient devoir rester ici quelques heures et lorsqu’ils reprendront la route, il faudra qu’ils soient en pleine forme. Elle était persuadée que la ville n’était pas loin mais elle restait frustrée de ne pas avoir pu fouiller toute les voitures. Une fois que la horde serait passée, elle y retournera, rassemblera un maximum de ressources, siphonnera des réservoirs et tentera de démarrer ce foutu camion. Après tout, il fera un bon abris le temps de trouver mieux. Et si elle pouvait trouver une carte ça serait pas mal aussi, ça leur éviterait de chercher partout l’ombre d’une ville.

« Bon, on a de quoi tenir deux jours, peut-être même trois si on rationne bien. Enfin au niveau de la nourriture car pour l’eau il va falloir trouver une solution rapidement. Il me semble avoir aperçu un minibus sur l’ancien parking. Le style que les scouts utilisent pour se déplacer. On devrait pouvoir trouver pas mal de choses utiles là-bas. Donc en gros, on a plus qu’à attendre que ces horreurs passent et on retournera là-bas rassembler un maximum de trucs. »

Elle détacha les yeux des ressources pour croiser le regard de Jameson.

« Enfin si ça te va bien sûr. »

Elle remit les ressources dans le sac, le posa au milieu du camion, et se rassit en tailleur contre la paroi. Une question lui trottait dans la tête. Thalia était du genre solitaire, mais, pour survire, il lui était déjà arrivé de s’allier avec d’autres survivants, le temps d’une semaine, parfois deux. En général ses acolytes finissaient soit mort à cause d’une prise de risque de trop, soit ils continuaient leur route, seul ou avec comme destination un camp de survivants. Et, après tout, ça lui convenait très bien. Elle pouvait suivre son objectif tranquillement, avec quelques ressources en plus et parfois même, elle partageait ses talents pour la mécanique, histoire qu’ils puissent s’en sortir dans certaines situations. Mais elle savait s’adapter facilement aux nouvelles rencontres. Jameson avait un caractère bien particulier, elle avait même du se battre pour qu’il reste à ses côtés pendant ce bout de voyage. Il n’avait pas l’air d’être du style à vouloir s’encombrer d’une autre personne dans ce monde.

« Dis moi, depuis le début de tout ce bordel, tu as déjà fait équipe avec quelqu’un pour tenter de survivre ? Tu étais seul quand on s’est rencontré mais tu avais un partenaire avant ? »
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Thalia Vane
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Ethan Knight
Obsidiens
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Ethan Knight
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Mer 27 Juin 2018 - 18:57


This is our house
We do what we wanna do

Ej. Knight
















@Thalia Vane & @Jameson Arkeley


C’est ici, lui assurait une voix grave.

Ethan observait le parking bordé d’un nombre incalculable de voitures abandonnées, perché sur le toit d’un vieux conteneur. Mais étrangement, son attention se portait plus particulièrement sur un camion de livraison, vraisemblablement celé de l’intérieur. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’un de ses hommes lui avait assuré la présence de deux individus à bord. Il les avait soi-disant suivis jusqu'ici dans la plus grande des discrétions. L’équipe de l’ancien militaire avait pour ordre de dénicher les survivants de la zone. Mais voilà, qui dit extérieur, dit également zombies. Il arpentait d’un regard sérieux, le nombre de marcheurs qui trônaient sur place, frôlant les carrosseries de leurs carcasses souillées.

« Bien, il sera inutile d’appeler du renfort, à deux, on peut les éliminer. »

Son acolyte acquiesça d’un bref hochement de la tête, avant de s’emparer de son AK-47 maintenu dans son dos, alors qu'Ethan effectua ce même geste. En position, il observa les marcheurs dans son viseur, avant de tirer sans aucune hésitation, ouvrant le feu dans un vacarme qui allait très certainement ne lui laisser que très peu de temps avant que d’autres hordes ne rappliquent.

Un zombie au sol. Deux. Trois… Une balle répercuta contre la ferraille du camion.

Au bout de quelques minutes, ils réussirent à deux, à dégommer l’ensemble des morts. Un léger sourire mesquin combla le rire de son partenaire, visiblement heureux de ce défouloir vivant. Ils s’ennuyaient à OC. Les divertissements étaient rares. Les collègues d’Ethan étaient particulièrement ravis de ces petites sorties occasionnelles, certains prenaient ça comme un jeu, alors que d’autres, rêvaient d’avoir une vie meilleure. Propre sur lui, Ethan avait la chance de vivre en lieu sûr, à Obsidia Corp. Et ses rares sorties de repérage lui rappelait Ô combien il semblait chanceux comparé aux Hommes qui vivaient à l’extérieur depuis ces quelques années. Il possédait un confort que vous autres, survivants, ignoraient.

Ethan effectua une tape sur l’épaule du black, avant de descendre du toit en utilisant l’échelle de sécurité. Une fois en bas, il s’approchait pas à pas du camion, son arme toujours maintenue dans ses mains par pure précaution.

« Ils sont tous morts, déclara-t-il en élevant la voix pour que vous puissiez l’entendre, avant de poursuivre : Vous pouvez sortir de là, mais le temps est compté. Le bruit des tirs risque d’avoir attiré d’autres morts. Je m’appelle Ethan et je suis là pour vous aider. »

Pas vraiment. Mais comment pourrait-il se montrer persuasif en disant la vérité ? Mentionner le fait qu’il recherchait des cobayes pour la seule compagnie capable de trouver un virus pourrait éveiller des réactions qu’il ne saurait contrôler sans preuve de violence.
Ethan Knight
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Jameson Arkeley
Nomade
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Jameson Arkeley
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Métier : ex Informaticien/Terroriste
Messages : 35
Jeu 28 Juin 2018 - 13:37
Qui de la machette ou du flingue ?
La folie chevauche le vent céleste… des griffes et des dents effilées sur les cadavres séculaires… la mort dégouttante à cheval sur une bacchanale de chauves-souris sort des ruines obscurcies par la nuit des temples ensoleillés de Bélial…
C’était peut-être trop simple mais Thalia avait fait le choix de ne pas s’exprimer, de se donner un joker et de ne pas entrer dans les détails concernant Jameson. ‘’Plus rien n’a d’importance maintenant’’ étaient des mots que l’on entendait souvent depuis la ‘’fin des temps’’ et même s’ils n’étaient pas vraiment vrais, ils n’étaient pas non plus complètement faux. Vrais dans le sens où les tueurs d’aujourd’hui sont encore les tueurs d’hier, faux parce qu’en des moments comme celui-ci, piégés dans un camion et entourés de, peut-être, une centaine de spectres, la seule chose qui importait était l’instant présent.

 
C’était au tour de Thalia de poser les questions et celles qu’elle posait ne lui plaisait pas. Il n’avait pas envie de répondre et il manifestait son mécontentement par des expressions faciales douteuses. Il ouvrait la bouche, probablement pour en faire sortir un son quelconque, mais le destin ne lui laissa pas ce loisir. Un son puissant, désagréable, comme celui d’une explosion, retentit à l’extérieur. Des détonations de fusils d’assauts, en continu, plusieurs armes vraisemblablement. L’une des balles avait probablement ricoché et se logea dans la ferraille du camion, à l’emplacement de la porte. Les deux compères étaient allongés, tête situé au antipode des coups de feu ; quitte à se prendre une balle perdue autant éviter la tête.
 
Le vacarme cessa. Jameson se relevait très rapidement, dégainait son Glock de la main droite et attrapait sa machette de la main gauche. Des bruits de pas, deux ou trois personnes, bien équipés cela ne faisait aucun doute. Ils s’arrêtèrent devant la porte du véhicule.
 
-Ils sont tous morts. Vous pouvez sortir de là, mais le temps est compté. Le bruit des tirs risque d’avoir attiré d’autres morts. Je m’appelle Ethan et je suis là pour vous aider.
 
Jameson jetait un regard furtif à Thalia, puis pointait son arme à feu en direction de la voix. S’il tirait… Il toucherait peut-être… Mais il pouvait aussi ne pas toucher et ils finiraient tous deux criblés de balles dans ce véhicule. Il poussait un juron avant de dire d’une voix forte et claire.
 
-Comme tu l’as si bien dit, dégagez avant que d’autres spectres n’arrivent.
 
Ils venaient peut-être vraiment les aider, mais Jameson s’en fichait. Il n’avait confiance en personne et ce que pouvez en penser Thalia ne lui faisait ni chaud ni froid.
Il fouillait rapidement dans son sac et en sortait une petite boule sphérique de couleur verte. Une grenade.

acidbrain
Jameson Arkeley
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