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annonce : nous manquons d'obsidiens et recherchons activement meredith, la chef de clan des lignums (à voir en prédefinis) !

Chapitre I
5 years later
T e a s e r
Obsidia Corporation est un laboratoire scientifique qui travaille anonymement et en toute discrétion sur la modification du génome humain. Néanmoins, aux yeux du monde, OC est un laboratoire de recherches dans le génie génétique qui prétend pouvoir trouver un remède à toutes les maladies. Lorsqu'un médecin prend en charge un patient dans un hôpital en Ohio, il découvre curieusement un virus encore inconnu à ce jour. Mais très rapidement, alors que le monde est en train de changer, le Dr Hasting fait une découverte surprenante sur l'origine du virus, ainsi que sur le laboratoire OC...
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Qui de la machette ou du flingue ?

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Mer 16 Mai 2018 - 11:37
Qui de la machette ou du flingue ?
La folie chevauche le vent céleste… des griffes et des dents effilées sur les cadavres séculaires… la mort dégouttante à cheval sur une bacchanale de chauves-souris sort des ruines obscurcies par la nuit des temples ensoleillés de Bélial…
Une première détonation. Elle résonnait dans l’intégralité de ce petit HLM abandonné, aucuns meubles n’étaient présents pour venir absorber la nuisance sonore. A vrai dire, Jameson doutait qu’il n’y ait jamais eu de résidents dans cette ruine, c’était un chantier que les ouvriers n’avaient pas eu le temps de finir et qu’ils ne finiraient jamais. Aucunes fenêtres – Juste des trous béants dans les murs, des murs gris humides de l’eau de pluie en raison d’une isolation inexistante, et un filet de sang d’un rouge très foncé se mélangeant à l’eau et glissant vers un petit trou dans le sol qui descendait probablement au rez-de-chaussée. La source de cette couleur singulière était un cadavre encore chaud, les mains liées et un trou béant au niveau du front. Deux autres gaillards les mains liées, à genoux, étaient à côtés du cadavre. Bien vivant eux.

-Fils de pute ! Hurla l’un deux.

Jameson rangeait son glock dans sa poche sans même prendre la peine de remettre la sécurité et dévisagea d’un air mauvais celui qui venait de l’insulter. Il y avait de la défiance dans le regard de son otage. Jameson n’aimait pas ça. Oh non !

-Tu peux répéter ? S’il te plait ? je n’ai pas bien entendu.

Il rapprochait son visage très près de l’homme. Il aurait presque pu l’embrasser. Sa main gauche se perdit un instant dans la poche de son costard éliminé et il en ressortait un petit couteau automatique dont il dirigeait la pointe vers la gorge de sa victime

-Va niquer ta mère ! fût sa réponse.

Le courage, la fierté… De biens belles choses. Vous pensez peut-être que cet homme qui a le courage de tenir tête à Jameson est quelqu’un de respectable mais tout ce qu’il récolte c’est un coup de couteau dans l’œsophage. Le dît homme, plein de défiance il n’y avait même pas dix secondes auparavant, avait à présent un air stupéfait sur le visage accentué par ses yeux rond d’ahuri. Il tombait en arrière, toussotait, tentait de dire des trucs qui ne ressemblait finalement qu’à des petits bruits gutturaux. Dans peu de temps son propre sang allait remplir ses poumons et il mourra noyé. Une mort pitoyable pour une réponse pitoyable. Jameson tapait du pied et menaçait l’agonisant de la pointe de son couteau. La colère était visible sur son visage. Une colère pure, profonde… Une colère qu’il portait en lui depuis bientôt 20 ans sans être capable de décoller cette dernière de son esprit. Cette colère qui avait fait de lui un animal.

-C’est arrivé qu’une seule fois ok ?! je n’avais même pas envie putain ! C’est maman… C’est maman qui m’a obligé ! Elle disait qu’elle m’aimait beaucoup ! Alors… Alors… Moi je ne voulais pas ! Alors TOI va niquer ta mère !

Mais l’homme n’était déjà plus en état de répondre. Jameson se calmait et se tournait vers le dernier survivant… Enfin à bien y voir ce n’était même pas un survivant mais une survivante aussi plate qu’un livre de E.L James. Elle était tétanisée et pleurait à chaude larmes. Jameson répéta le même schéma : tête et couteau près du visage de l’infortunée sauf que cette dernière fixait le sol.

-Alors ? Qu’est-ce qu’il y a mademoiselle ? Je peux faire quelque chose pour toi ? Hein ?
-S’il… S’il vous plait… Pitié… Je faisais que suivre… Je…
-Permet moi de te couper. Moi… Moi… Je faisais que me balader. Tranquille tu vois. Je n’avais rien contre vous… Mais vous rappliquez avec vos machettes à la cons là et vous me menacez en me demandant tous mes vivres…

Un instant de silence. La femme ne savait pas quoi dire. Elle balbutiait des mots incompréhensibles mêlant terreur et incompréhension. Elle avait fait une connerie. Elle le savait. Jameson reprenait la parole

-Faut vraiment être CONS ! Pour vouloir piller quelqu’un avec des armes blanches alors qu’il a un putain de FLINGUE ! Putain ! Vous êtes trop cons ! Maintenant je suis obligé de te buter ! Tu comprends ? Ce n’est pas contre toi ! Puis des vivres j’en n’ai même pas bordel ! C’est vous mes vivres !

L’otage explosa en sanglot dans un hurlement de désespoir en profitant au passage de s’uriner dessus. Jameson s’éloignait d’un pas, sortait son glock pour achever sa dernière victime et se faire un festin (5 jours qu’il n’avait rien avalé. Il le fallait s’il voulait survivre.) quand il relevait un point intriguant : quelqu’un marchait dans les flaques au même étage que lui.

-Qui va là ? Hurla-t-il
acidbrain
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Thalia Vane
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Lun 21 Mai 2018 - 22:26
Welcome to Hell



C’était un dimanche midi. Le soleil éclairait et réchauffait la tablée. C’était comme une tradition. Une fois par an ils se retrouvaient tous là. Cousins, cousines, oncles, tantes. C’était une sorte de pacte, un contrat qui, même avec les aléas de la vie, les obligeait à reprendre contact une fois par an. Et comme à chaque fois, la nourriture ne manquait pas. Chacun avait ramené de quoi se ravitailler. Du poulet, du poisson, des pommes de terre, du bœuf, de la salade, des fraises, du pain...Tout était entassé sur la table et on ne savait plus où donner de la tête. Les assiettes défilaient, se remplissaient, se vidaient. Les verres aussi d’ailleurs. Ah ! C’était le bon temps ! Le temps où l’on vivait encore ! Où l’on croquait tout ça à pleine dents sans se soucier du lendemain ! Où sont-ils tous maintenant ? Sont-ils vivants encore ? Ou bien sont-ils devenus comme ces cadavres que l’on voit déambuler un peu partout dans des rues qui nous étaient si familière à l’époque. Tout est tellement différent maintenant...

Les routes étaient de plus en plus désertes. Et de plus en plus lassantes. Thalia n’en pouvait plus. Ce paysage apocalyptique la déprimait au plus au point. Si ça continuait elle allait devenir folle...En plus de ça, cela faisait des jours qu’elle n’avait pas mangé un seul truc. Même pas une brindille. Elle allait mourir, c’était certain. Mais elle voulait juste éviter que ce soit par ces choses horribles qui traînent dehors. Si elle devait rendre l’âme, mieux valait être à l’abri donc, pour éviter de ce faire grignoter par les morts-vivants. Au loin, elle pouvait deviner une sorte d’HLM. C’est un bien triste endroit pour mourir mais bon, elle n’allait pas faire la fine bouche. Au moins, elle passerait ses dernières nuits au chaud entre quatre murs. Tout semblait finit et elle s’y était faîtes à l’idée. Pourtant, au fond d’elle, elle gardait encore une lueur d’espoir, comme une toute petite flamme qui refusait de s’éteindre malgré la fatalité de sa situation.

« Peut-être y trouverais-je quelques conserves, se disait-elle, ou des traces de vies... »

Tout était contre elle et, même si elle était persuadée qu’elle passait ici ses derniers instants, elle refusait quand même de baisser les bras totalement. Elle fouillerait d’abord le bâtiment et se reposerait. Et si la famine l’emporte, alors ça ne sera pas sans se battre. Elle s’approchait du bâtiment, il avait l’air désert. Quelques zombies traînaient aux alentours mais quelques coups de machette les ferait partir. Cependant, en analysant les rues qui entouraient l’immeuble, elle ne put s’empêcher de remarquer des indices.

«Des indices de vie » pensa-t-elle.

Certains zombies avaient les jambes coupées, comme sectionnées. D’autre avaient été achevés. Quelqu’un traînait par ici. En s’approchant d’un des morts amputés, elle observa sa blessure. Coupé, net. Comme avec une machette. Elle ne pouvait pas savoir depuis combien de temps bien sûr. Mais une chose était certaine : une ou plusieurs personnes étaient venues ici.

Alors qu’elle était là, perplexe devant ses preuves, elle entendit des coups de feu. Il venait du HLM.  Un survivant ? Après tant de recherches, elle avait enfin trouvé une trace de vie ! Sans trop réfléchir, elle se précipita dans le bâtiment. Le rez de chaussé était vide. Le coup de feu devait provenir d’un étage, elle grimpa sans plus tarder les escaliers la menant au premier étage.

« Qui va là ? » entendit-elle soudain.

Elle tomba nez à nez avec un homme. Grand, pâle, d’une maigreur cadavérique. A côté de lui se trouvait trois cadavres, baignés dans le sang. Devant un tel spectacle, Thalia fixait cet étranger, sans un mot. La peur l’avait figée et elle n’osait pas bouger un seul muscle de son corps. Comme si son immobilité allait la rendre invisible.
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Mar 22 Mai 2018 - 8:42
Qui de la machette ou du flingue ?
La folie chevauche le vent céleste… des griffes et des dents effilées sur les cadavres séculaires… la mort dégouttante à cheval sur une bacchanale de chauves-souris sort des ruines obscurcies par la nuit des temples ensoleillés de Bélial…
Juste avant de se retourner pour prendre connaissances de la source des sons Jameson taillada la gorge de la jeune femme très profondément. Il ne voulait pas être pris en tenaille si cette dernière personne était un humain et non un spectre. Spectre ? C’est le nom que Jameson donnait aux cadavres déambulant dans le monde mort qui était le nôtre autrefois.

En se retournant, il se trouvait nez à nez avec une femme. Elle semblait affaiblie et apeurée, quoi de plus normal ? Il sortait son arme à feu et pointait cette dernière vers la nouvelle venue qui semblait comme absente. Il avançait vers elle toujours en l’a menaçant de son fidèle Glock. Il pouvait remarquer, en se rapprochant, que cette dernière était ce qu’on pouvait qualifier de ‘’très jolie’’ si tant soit peu que la beauté signifie encore quelque chose dans ce nouveau monde. Plutôt que d’en être fasciné, plutôt que d’en déboutonner son pantalon en lui ordonnant de se coucher et d’être bien sage, Jameson riait intérieurement. ‘’Pourquoi est-ce que tous les survivants de l’apocalypse sont beaux putain ?’’ pensait-il ‘’Où sont les gens comme moi ? Les ratés, les misérables !’’. Ces simples pensées le révoltait intérieurement comme si, comme dans l’ancien monde, les personnes avec un physique avantageux avaient la grâce de Dieu. Dieu… Ah… Il l’avait oublié lui. Quelle connerie… Il avait cru en lui… Fût-un temps.  

Quand il fût assez près de l’intrus, suffisamment pour coller le canon de son arme sur son front, il commençait, avec sa main gauche, à fouiller ses vêtements, chacune de ses poches, en retirant chaque objets pouvant servir d’armes et en les jetant grossièrement vers les cadavres. Quand il eut fini il reculait de trois pas avant d’abaisser son arme et de lui offrir un beau sourire. Ses dents étaient jaunes mais sans aucunes carries : on ne déconnait pas avec l’hygiène chez Jameson, Dès qu’il le pouvait il trouvait le temps de se frotter les dents où le corps. Il avait horreur de se sentir sale, collant. Malgré tout ce visage avait quelque chose de terrifiant, de monstrueux. Probablement la faute à sa tendance cannibale… Quand vous dévorez l’uns de vos semblables c’est comme si vous franchissez un point de non-retour vers l’humain que vous étiez autrefois. La bête qui sommeille en vous se réveille et vous transforme tant dans le physique que dans les tréfonds de votre âme. Quand un humain mange un autre humain il se renie au même passage comme s’il faisait un pacte avec le diable… Mais Jameson n’en avait pas conscience, il était devenu une bête bien avant de manger son premier humain, il était devenu une bête car la société avait voulu de lui de cette façon car elle a toujours besoin de désaxés pour se complaire dans sa bien-pensance, pour rassurer les gens normaux qu’ils l’étaient.

-Tu as de la chance ! S’écria-t-il presque euphorique d’avoir une compagnie qu’il pensait inoffensive. J’ai bien assez de viande pour plusieurs ! Tu as l’air d’avoir faim. Tu en veux ? Hein ? Moi c’est Jameson !

Il désignait en même temps qu’il proposait un repas les trois cadavres au sol. Il l’invitait à se joindre à son festin macabre tout en espérant qu’elle allait lui proposer une autre alternative ; Jameson mange des hommes par obligation, s’il pouvait l’éviter alors tant mieux.

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Thalia Vane
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Jeu 24 Mai 2018 - 14:09
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Il y avait eu cette sorte d’apocalypse, ces cadavres qui ont commencé à déambuler dans les rues, les survivants qui devenaient de plus en plus fous et dénuer de toute humanité. Mais depuis le début de tout ça, Thalia ne s’était jamais retrouvée dans une situation aussi délicate. Il y avait eu des moments compliqués, bien sûr. L’homme devant qui elle se tenait avait l’air si imprévisible et visiblement dangereux vu le sort qu’il venait de réserver à cette jeune femme. Il était là, un grand sourire sur son visage, comme s’il venait d’inviter une amie à dîner. La phrase qu’il avait prononcé à son égard avec l’air tout sauf dangereuse (si l’on enlève bien sûr le fait que le « repas » qu’il lui proposait était essentiellement composé des cadavres de ses victimes). Elle savait très bien que dans un contexte pareil, certains avaient été contraint aux pires crimes. Et d’ailleurs, elle n’était même plus sure que la notion de « crime » existe encore, le bien ou le mal, tout ça était parti en même temps que l’humanité.

Non, cette phrase avait été proposé de manière « amicale » si on peut dire ça ainsi. Elle n’avait plus de force et il était armé, si il comptait la tuer il l’aurait fait à l’instant même où elle était rentrée dans la pièce. La tête lui tournait, elle n’avait pas particulièrement envie de se tourner vers le cannibalisme mais il lui fallait une solution, elle n’allait pas tenir très longtemps dans un état pareil…

« Réfléchis, réfléchis bon sang ! Pensa-t-elle ».

Il l’a dévisageait, en attente d’une réponse. Elle était perdue, elle ne savait plus…Observe, réfléchit…Ce bâtiment était un vieil immeuble. Si il en était réduit à manger des cadavres c’est qu’il avait déjà épuisé toute les ressources disponibles dans cet immeuble. Pourtant, ce genre d’HLM ne pointait pas le bout de son nez seul, en plein milieu de la nature. Il devait forcément y avoir d’autres bâtiments aux alentours. De plus, la route était juste à côté, il suffirait de la longer et de continuer jusqu’à trouver d’autres immeubles de ce genre pour rassembler des ressources. Elle pouvait marcher en économisant ses forces, par contre pour se battre contre les zombies ça allait être un peu plus compliqués vu son état. Mais il tenait un glock entre ses mains, en espérant qu’il est des munitions de réserves, ils pourraient allier leur force pour trouver de nouvelles ressources, à condition qu’il veuille bien la suivre.

« Je m’appelle Thalia, tu as déjà dû le voir mais il y a une route juste en bordure de ce bâtiment…Si on suit la route et qu’on fouille les alentours je suis sûre qu’on tombera sur une ville. On devrait trouver des ressources là-bas...Qu’en penses-tu, Jameson ? ».

Elle avait prononcé ces mots avec de légers tremblements dans la voix, tout en essayant de garder son calme face à la situation. Mais Thalia le savait, ces mots sentaient la peur plus qu’autre chose.
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Jeu 24 Mai 2018 - 15:44
Qui de la machette ou du flingue ?
La folie chevauche le vent céleste… des griffes et des dents effilées sur les cadavres séculaires… la mort dégouttante à cheval sur une bacchanale de chauves-souris sort des ruines obscurcies par la nuit des temples ensoleillés de Bélial…
Thalia… Il n’avait jamais entendu ce nom auparavant. Il venait d’apprendre quelque chose et il aimait bien ça, apprendre. Cependant c’était bien là la seule chose qu’elle lui apportait car il ne voyait dans ses autres élucubrations qu’un vague tremblements de voix et d’autres idées toutes plus ridicules les unes que les autres… Il s’avançait vers elle à nouveau, trainant ses chaussures au sol comme un adolescent ferait traîner ses chaussures. Il s’approcha près d’elle, trop près, suffisamment pour planter son couteau dans ses entrailles sans qu’elle ne puisse réagir, elle plus petite d’une dizaine de centimètres, menue, terriblement affaiblie… Il pouvait l’a tuée avec une facilité déconcertante… Après tout… Rien ne lui prouvait qu’une fois son objectif atteint elle ne lui planterait pas un couteau dans le dos. Normalement, il l’aurait tuée sans aucune hésitation mais Jameson n’obéissait à aucune règle mentale de ce monde, dire qu’il est imprévisible serait un euphémisme ainsi, par pure caprice, il retint ses pulsions primitives, sa triste et désespérée soif de sang pour entreprendre ce qu’il n’avait pas entreprit depuis des années : une conversation.

-Je te fais peur ? Je té dégoûte peut-être ? Questionna-t-il

Il ne fallait pas qu’elle réponde. Si elle avait le malheur de répondre elle se prendrait une balle dans la tête. Jameson le savait au plus profond de lui et ainsi il ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit, a peine avait-il fini sa question qu’il se retournait subitement et déchargeait l’intégralité de son glock dans le corps de la jeune femme qui n’avait pas finie de se vider de son sang. Un chargeur de 13 balles. 12 balles percèrent le corps de la jeune femme de part en part dans un vacarme à faire vriller les tympans. La réaction manquait de tact, d’humanité, mais c’était la façon de faire de Jameson, il était persuadé au plus profond de lui d’avoir des réactions normales… Il n’en était évidemment rien.
Il se retournait à nouveau vers Thalia en mettant bien en évidence son pistolet : la culasse était bloquée en position arrière preuve qu’il n’y avait plus aucunes munitions dans la chambre. Les balles avaient peu d’importance pour Jameson, il en avait d’autres dans un sac qui trainait dans le coin et il savait où en trouver… Son passé de terroriste était pratique pour savoir où étaient entreposées les armes illégales et d’autres… Substances.

-Et là ?

Il devait paraître encore plus effrayant qu’il ne l’était déjà mais il ne s’en rendra pas compte. Il rangeait son pistolet grossièrement dans sa poche avant de faire des mouvements amples des mains comme un parfait cliché italien. Il voulait paraitre classe, viril peut-être, il ne ressemblait cependant qu’à un sociopathe qui avait terriblement besoin de se faire interner.

-Tu penses que je n’y ai pas déjà pensé ? Tu refuses mon aide peut-être ? Tu me juges ? Tu penses que je suis fou peut-être ?! hurla-t-il avec force en pointant son flingue déchargé sur elle et en se rapprochant rapidement de manière menaçante avant de faire volteface et de cogner sa tête avec sa main libre. Non ! Non ! Pas tuer !

Il se tournait une nouvelle fois vers elle. Sa main libre, la gauche, ouvrait et refermait ses doigts machinalement.

-Sais-tu ce qu’il y a en ville ? As-tu la moindre idée qu’il y a plus de spectres et de survivants fous furieux là-bas que n’importe où ailleurs ?! hurlait-il entre ses dents

Tue là ! – Non ! – Ses idées sont bêtes ! Tue là ! – Toi aussi tes idées sont bêtes ! – Alors laisse là partir et nourrit toi de la chair des morts ! – J’aimerais manger autre chose que des personnes comme moi ! – Comme toi ? Personne n’est comme toi ! – Si ! Elle est comme moi elle aussi ! –Ah ? Et en quoi est-elle comme toi ? Tu peux me dire en quoi ? – Elle pleure !

-… Il faudra être discret et savoir se défendre… Je donnerais n’importe quoi pour manger de délicieux haricots verts en boites. Prends ce que ces cadavres ont sur eux, de quoi te défendre éventuellement. Rejoins-moi dans cinq minutes en bas, si tu n’es pas là passé ce délai… Je partirais sans toi ; et si je recroise ta route alors que je suis affamé, c’est ta chair que je mangerais !


acidbrain
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Thalia Vane
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Jeu 24 Mai 2018 - 17:06
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Elle était là, figée sur place. Elle n’osait pas répondre, son interlocuteur faisait la conversation pour elle. Bien sûr que son idée était bête mais elle avait réussi à rester un minimum « humaine » malgré les monstres qui l’entourait, ce n’était pas pour se rabaisser à manger ses semblables. Tout mais pas ça. Certainement que la ville devait regorger de zombies...de « spectre » comme il les appelle. Ou pire, d’humains. Mais c’était un coup à tenter. Depuis le début elle avait décider que ces horribles choses ne prendrait pas le dessus sur elle, il ne l’empêcherait pas de bouger, de se balader, de fouiner.

Alors elle était là, elle l’écoutait déblaterré en observant. Il semblait se parler à lui même, comme si il n’osait pas dire tout haut ce à quoi il réfléchissait. Quel étrange personnage. En oubliant le fait qu’il venait de tuer trois personnes bien entendu, car le mot « étrange » est peu être un peu faible pour désigner tout ce qui venait de se passer. Mais après tout, elle n’avait pas vu toute la scène. Ces trois survivants l’avaient peut-être attaqués, peut-être que leur meurtre était purement et tout simplement de l’auto-défense. Il semblait fou, certes, mais innofensif une fois qu’on l’observait. Un peu plus grand qu’elle, il avait l’air plutôt soigné bien qu’un peu sale. Ce qui l’intriguait le plus c’était cet accoutrement. Un costard. Nous sommes en plein milieu d’une apocalypse et monsieur porte un costard là où la plupart des survivants optent pour des habits plus ample permettant une plus grande liberté de mouvement. Et puis, à vrai dire, tout le monde se fiche du style vestimentaire en des temps comme ça. Cet étrange personnage était intriguant. Comment avait-il bien pu attérir ici ?

En tout cas, même si l’idée de Thalia était bête, il allait mettre le plan à exécution. Il n’avait pas l’air d’avoir vraiment envie de s’adonner au cannibalisme aujourd’hui. L’idée de trouver quelque chose d’autre à se mettre sous la dent lui donnait plus envie. Elle n’en pouvait plus, son ventre gargouillait pour la énième fois de la journée. Elle était épuisée. Elle avait faim, elle avait soif. Plus il criait, plus il tournait en rond, plus elle sentait des larmes montées. Pas par peur de lui, non, elle avait finit par dépasser ce stade à partir du moment où il n’avait pas l’air tant déterminé que ça à la tuer. Juste par fatigue de ce train de vie harrassant. C’était la première fois qu’elle craquait depuis longtemps. Elle n’avait pas l’habitude de pleurer devant les autres, encore moins devant un inconnu. Mais il paraissait tellement humain dans sa folie.

Il remarqua ses larmes. Et d’ailleurs, peut-être était ce aussi par appitoyement qu’il décida de suivre son plan. Il parti en bas, elle s’empressa de fouiller les cadavres. Rien de bien important, pas de réserve d’eau ou de nourriture sur eux. De toute manière Jameson devait le savoir sinon il n’aurait pas envisager de les manger. Par contre la fille avait une machette, qui pouvait éventuellement lui servir si elle cassait la sienne. Et l’un des deux hommes avait une dague. Encore des armes blanches, encore du combat au corps à corps, mais ça éviterait le bruit au moins…

Une fois qu’elle eut rassemblé ce qu’il lui fallait, elle s’empressa de descendre pour rejoindre son hôte, largement avant les cinq minutes de délai qu’il lui avait donné. Elle en avait même profiter pour rassembler un peu de courage et un peu de confiance en elle. Elle se ressaisit, essuya ses larmes et rassembla ses dernières forces. Une fois à ses côtés, elle lui tendit la machette qu’elle avait trouvé.

« Bon, prends ça et range ton flingue. Si on veut se la jouer discret, ce ne sont pas les bruits de balles qui vont nous aider. J’espère que tu sais te battre. »
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Hier à 10:29
Qui de la machette ou du flingue ?
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Avant de descendre le premier étage Jameson en profitait pour récupérer son sac à dos caché sous un vieux meuble en bois délabré, il regardait rapidement son contenu pour vérifier que tout était là. Il n’aimait pas son sac, il jurait avec son style vestimentaire, mais avoir de quoi transporter des armes et des vivres en périodes d’apocalypse était un luxe dont personne ne devait se priver afin de maximiser ses chances de survies. Un gros cafard passait sur le dessus du meuble alors qu’il s’apprêtait à quitter la petite pièce… D’un mouvement vif il l’attrapait et l’enfournait dans sa bouche. Il croustillait, le goût était immonde, mais un en-cas n’a pas de prix.

Il se retrouvait au pied de l’immeuble, au vu du soleil il devait être aux alentours de 17h et il ignorait où était la prochaine ville… Il se demandait s’il n’avait pas fait une erreur mais il se consolait en se disant que s’ils se retrouvaient en plein milieu d’un terrain stérile à des miles d’une prétendue ville, il pourrait toujours dévorer Thalia ! Il n’y avait pas grand-chose mais suffisamment pour tenir plusieurs jours, d’ailleurs la jeune femme venait justement d’arriver alors qu’il remettait des munitions dans ses 2 chargeurs de Glock. Elle lui tendait une machette.
 
-Bon, prends ça et range ton flingue. Si on veut se la jouer discret, ce ne sont pas les bruits de balles qui vont nous aider. J’espère que tu sais te battre.

Est-ce qu’elle venait de lui donner un conseil ? Il savait très bien tout ça. Il reniflait en retroussant son nez pour montrer son dédain et attrapait la lame de la machette et posait cette dernière sur le cuir de sa chaussure afin de ne pas émousser la lame. Il fouillait la manche de son avant-bras gauche et en ressortait une petite lame totalement émoussée, pleine de chocs et rouillée par endroit. C’était une sorte de grosse dague, il avait attaché son fourreau à son avant-bras avec des bandages et cachés cette dernière sous sa manche. C’était une bonne planque et cela permettait de dégainer très rapidement et par surprise. La vitesse était primordiale pour les spectres et la surprise était primordiale pour… Les humains. Il jetait cependant la lame, pratiquement inutilisable et tentait de mettre la machette dans le fourreau. La lame faisait une trentaine de centimètres contre vingt pour le fourreau, et la recourbure caractéristique des machettes empêchait cette dernière de rentrer. Il grognait intérieurement. Il pouvait couper la recourbure et raccourcir la lame mais il n’avait pas les outils adéquats sur lui, Il le ferait plus tard. Il enfournait l’arme dans son sac à dos en veillant bien à faire ressortir le pommeau afin d’avoir quand même une bonne prise pour dégainer.

Finalement, il jetait grossièrement son sac sur son dos et partait en suivant le bord droit de la route, dos au soleil. Il venait de l’autre côté donc il savait pertinemment qu’il n’y avait rien ainsi ne jugeait-il pas utile de s’en référer à la femme qui l’accompagnait. Il lui jetait quand même un regard noir.

-Demande aux trois gars dans le bâtiment si je sais me battre. Je me suis battu toute ma vie. Pour moi ce monde… Est une partie de plaisir comparé à l’ancien. Un véritable terrain de jeu. Je me sens beaucoup plus vivant dans celui-ci que dans l’autre… Je suis persuadé de faire partie des personnes les plus fortes de ce monde ! Alors que dans l’ancien… Je n’étais rien ! Et si je me trompe, si je meurs peu importe la façon, je partirais quand même serein !


acidbrain
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