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Obsidia Corporation est un laboratoire scientifique qui travaille anonymement et en toute discrétion sur la modification du génome humain.
Néanmoins, aux yeux du monde, OC est un laboratoire de recherches dans le génie génétique qui prétend pouvoir trouver un remède à toutes les maladies. Lorsqu'un médecin prend en charge un patient dans un hôpital en Ohio, il découvre curieusement un virus encore inconnu à ce jour. Mais très rapidement, alors que le monde est en train de changer, le Dr Hasting fait une découverte surprenante sur l'origine du virus, ainsi que sur le laboratoire OC...

Colleen Sparks
Obsidiens
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Colleen Sparks
Age : 34
Métier : Cheffe de la garde à Obsida Corp.
Messages : 11
Ven 4 Mai 2018 - 22:40
Cellules d'Obsidia Corp., août 2015



drowning
Colleen & Bucky

« S’accrocher demande peu de forces, lâcher prise en demande beaucoup plus. » – J. C. Watts
J'avais su me démarquer. J'avais su attirer leur regard. Ils m'avaient repéré. Ils reconnaissaient mon potentiel en tant que garde. A leur yeux, je pouvais devenir une jeune femme très prometteuse si je poursuivais sur cette lancée. Dans un sens, c'était devenu mon but. Grader le plus possible, prendre de l'ampleur. Et peut-être, à l'avenir, espérer les retrouver... J'avais besoin de ce poste, j'avais besoin de leur montrer qui j'étais. J'avais besoin de leur montrer que plus que tout, je méritais de devenir la cheffe de la garde d'Obsidia Corp. Néanmoins... Une tâche noir se décelait facilement sur mon tableau débordant de réussites. J'étais encore trop attachée à mes sentiments. A mon humanité. Tirer sur un homme m'avait toujours été très compliqué. Lui ôter la vie l'était encore plus. Et alors, quand je me rendais devant sa cellule... Je voyais à quel point il avait changé. J'avais dans mon esprit, quand je me l'imaginais, l'homme qu'il était à son arrivée. Fort, bon, généreux, amoureux. Aujourd'hui, le résultat était tout autre... Et il me faisait froid dans le dos. Il m'était impossible de fermer les yeux sur le résultat de cette expérience. Là était mon principal défaut. L'absence et l'incertitude concernant Casey et Isaac me rendaient d'autant plus instable émotionnellement. Je n'arrivais pas à lutter face à cette humanité si grande en mon coeur.

Mes pas résonnaient dans le couloir blanc immaculé. Je longeais les cellules, ne m'attardant pas sur les prisonniers qu'elles contenaient. Je fonçais tout droit, à celle du fond, à droite. Je la connaissais par coeur. Je pouvais faire ce trajet les yeux fermés. Voilà plusieurs années que j'étais assignée à cette place. Peut-être pensaient-ils qu'un jour, j'allais craquer. Avaient-ils raison ? Allais-je finir par abandonner ce qu'il me restait d'humain au profit de cette organisation aux motivations douteuses ?
Je portais entre mes mains un plateau de repas. Pourtant que l'on puisse appeler cela un repas. Il n'y avait qu'un bol de soupe. Ou plutôt, de l'eau chaude. Quelques pauvres légumes flottaient à la surface, le fumet qui se dégageait du plat n'avait aucune odeur. Il était aussi fade à l'odorat qu'il l'était à la vue... Je n'osais pas imaginer au goût.
Je parvins face à la cellule. Je m'arrêtai. J'observai le prisonnier un instant. Le revoir à chaque fois me faisait un choc. J'oubliais entre chaque visite dans quel état ils le laissaient après ses doses d'expériences... Il n'avait plus rien d'humain. Il était pâle, ses traits étaient tirés, son corps était recouvert d'hématomes. Le coeur serré, le visage insondable, je déposai le plateau dans le passe-plat. J'amène votre repas, déclarai-je d'une voix neutre, emprunte d'une pointe de culpabilité.
Peut-être la soupe était-elle dépourvue de goût, mais au moins elle semblait chaude. Ca réchaufferait son corps blessé, endolori... Finirait-il par craquer lui aussi ?

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Colleen Sparks
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Bucky Barnes
Nomade
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Bucky Barnes
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Dim 6 Mai 2018 - 19:44

Into Darkness
So far from being free
Of the past that's haunting me
The future I just can't touch
And if you take my hand
Please pull me from the dark
And show me hope again
Enfermé dans cette cage de verre depuis surement plus d'une année, James avait perdu la notion du temps. Cela faisait bien longtemps qu'il avait arrêté de compter les jours. Se rappeler du temps lui faisait bien trop mal, lui qui avait perdu l'espoir de sortir d'ici un jour. Vide d'énergie, d'espoir et de volonté, il ne faisait que subir les minutes qui le laissait en vie. Au final, il attendait simplement son heure qui refusait de montrer le bout de son nez. Il voulait juste protéger son pays et le voilà, enfermé dans un cage tel un rat de laboratoire. La douleur quant a elle avait pris possession de son corps depuis tellement longtemps qu'il avait fini par s'y habituer. Il n'avait plus rien, il ne lui restait que ses souvenirs pour survivre. Il fermait les yeux et se laissait porter par le visage souriant d'Anna, il arrivait à se rappeler de son parfum qui inondait doucement son nez.

C'était la seule chose à laquelle il se raccrochait, parce que personne ici le ferait sortir, il l'avait compris depuis bien longtemps. Il avait arrêté de se battre. Laissant ainsi ces scientifiques faire se qu'il voulait de son être. Roulé dans un coin de sa cellule, le militaire y restait toujours, inerte, attendant la fin. Parfois, il fixait sa main, y cherchant son alliance qu'on lui avait volé, bien longtemps avant déjà. Et comme nerveusement, il l'imaginait à son doigt, la tournant sur son doigts. Mais tout ce qu'il faisait était du vent. Parce qu'elle n'était plus là. Et quand il ne faisait pas ça, il fixait la seule photo qui lui restait, sauver de la destruction, cachée de tous. C'est ce qu'il faisait, quand des bruits de pas finirent par atteindre ses oreilles. Il ne réagit pas tout de suite, ce n'est que quand ils furent à proximité de sa cage qu'il s'en rendit compte et d'un reflex rapide, il la cacha dans son pantalon derrière lui.

Son regard bleu se releva alors vers la blonde. Complètement vide, ses pupilles l'analysait, cherchant à savoir qu'est ce qu'elle lui voulait. Si elle le cherchait pour l'emmener encore une fois sur cette horrible table en ferraille qui lui glaçait le corps. Finalement, il remarqua la nourriture qu'elle tenait entre ses mains. Ça faisait bien longtemps qu'il avait perdu l'appétit. Voyant maintenant le plateau devant lui, il fixait la nourriture avec dégoût, il n'avait jamais réussi à s'y habituer. Y préférant presque la nourriture en poudre qu'il mangeait sur le terrain quand il était encore à l'armée. Finalement, il poussa le plateau surement un peu trop fort, mouvant son corps douloureux. Le bol tomba à la renverse, le bruit fit écho dans cet immense couloir blanc. Il se releva avec le peu d'énergie qui lui restait, plaquant ses mains sur ce qui le séparait de la liberté et de la personne qui l'empêchait de s'enfuir. C'était à la limite du supplice, son regard la suppliait.

« Tues moi. Je t'en supplies. Tu n'auras qu'à dire que j'ai essayé de t'étrangler alors que tu passais le plateau... »

Désespéré, il savait qu'il allait finir par être tué par une de leur expérience, mais il n'en pouvait simplement plus, il ne pouvait plus supporter. Même si son corps s'était accommodé de son état, son esprit lui souffrait le martyr. Il ne voyait plus que cette solution pour enfin être libérer. La mort.

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Bucky Barnes
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Colleen Sparks
Obsidiens
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Colleen Sparks
Age : 34
Métier : Cheffe de la garde à Obsida Corp.
Messages : 11
Lun 7 Mai 2018 - 22:12
Cellules d'Obsidia Corp., août 2015



drowning
Colleen & Bucky

« S’accrocher demande peu de forces, lâcher prise en demande beaucoup plus. » – J. C. Watts
Son regard bleu, glaçant, perçant, me traversa de part en part. A cet instant, je sus. Il avait craqué. Je le lisais dans ses yeux. Il n'en voulait plus de la vie. Il n'y croyait plus, il n'espérait plus. Dans son regard, je n'y lisais que le désir de mourir. Je n'avais jamais vu quelqu'un ainsi. Je n'avais jamais vu quelqu'un de si désespéré, brisé... Détruit. Je me voilais la face, sur le fait que c'était en partie de ma faute s'il était devenu ainsi. Car je l'avais vu, avant même qu'il ne soit enfermé. C'était un homme bon, qui ferait n'importe quoi pour sauver sa patrie. Il était généreux, fort, une des personnes les plus humaines que je n'avais jamais rencontré. Et c'était pour ces hommes, pour ces femmes, pour ces enfants, qu'il s'était fait mettre derrière les barreaux. Il n'avait jamais compris pourquoi... Et j'ai mis quelques temps à saisir la raison de son enfermement. On ne ressortait pas d'Obsidia Corp. C'était un bâtiment hermétique, même les âmes y restaient enfermées. L'âme du prisonnier que j'avais devant moi était prisonnière de son enveloppe charnelle et de cet infâme bunker...

Il refusa la nourriture que je lui avais tendu. Il renversa le bol, qui se fracassa sur le sol. Heureusement, il était en plastique et il ne se brisa pas. Mais la soupe, elle, éclaboussa les parois de la cellule et les murs autour. J'en reçus également sur le bout de mes chaussures. Mais mon regard ne se détachait pas de celui de James. James, c'était son nom. Avant. Aujourd'hui, il n'était plus qu'un patient... Une expérience. Obsidia était en train de lui retirer tout ce qui faisait de lui un être humain. Et moi, je me tenais là, obéissant aux ordres, incapables d'agir par moi-même. J'aurais pu tellement de fois le sauver, le faire sortir d'ici... Mais à quel prix ? Je me serais fait attrapée et je serai à sa place aujourd'hui, dans cette cellule. Or, je ne pouvais pas me permettre le moindre faux pas... Casey et Isaac étaient dehors. Quelque part. Je le savais. Et je devais les retrouver.
Alors, James se leva, à grand peine. Il recueillait ses dernières forces, cela lui semblait être un effort surhumain. Il s'approcha, à pas lourd, jusqu'à la vitre et y posa ses mains. Il était si proche de moi. Il n'y avait que cette mince paroi qui nous séparait... Il était devenu suppliant. Sa demande me fendit le coeur. Ce dernier se serra, je tentai de feindre l'indifférence. Je ne pouvais pas répondre à sa demande... Il suffisait d'un faux pas, OC s'en apercevrait et me jetterait aux oubliettes. J'obéissais car j'avais peur. Quitte à en faire souffrir d'autres à ma place. C'était ma manière de survivre... J'avais souvent été dure avec moi-même, sarcastique, arrogante, et ces traits de ma personnalité ressortaient particulièrement ces derniers temps. Afin de me préserver.

Alors, j'aperçus son annulaire gauche et je me souvins. Sa peau était irritée, rougie, marquée par un geste souvent répété à cet endroit précis. Il s'imaginait encore la porter, mais ça, même OC la lui avait pris... Elle lui avait pris son alliance. Instinctivement, mes doigts droits vinrent frôler celle que je gardais toujours à ma main. Celle qu'ils n'avaient pas pu me prendre. Parce que j'étais dans leurs rangs... J'étais de leur côté. Non. Je ne le ferai pas, déclarai-je sèchement. Vous ne devez pas abandonner. Il faut lutter pour ceux qui nous attendent, dehors. Heureusement pour moi, je n'avais pas prononcé ces mots avec la voix d'une mère à la recherche désespérée de son enfant, mais avec celle de l'agent de police énumérant les droits du coupable qu'il venait d'arrêter. Dans ma voix, je ne lui suggérais pas d'autre solution. Il devait tenir. Tout comme moi je le faisais... Car je savais qu'ils étaient encore vivants. Je le sentais.
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Colleen Sparks
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Bucky Barnes
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Bucky Barnes
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Lun 28 Mai 2018 - 0:47

Into Darkness
So far from being free
Of the past that's haunting me
The future I just can't touch
And if you take my hand
Please pull me from the dark
And show me hope again
C'est à petit feu que James Buchanan Barnes sombrait en celui du présent. Celui dont le regard était vide, aussi vide que cette cage où il préférait oublier la présence de la couchette qui était tellement petite et inconfortable qu'elle en était douloureuse. Il avait fini par dormir directement au sol. Quand à ce qui servait de toilette, il valait mieux ne pas essayer de le décrire. Parce que cette pièce était un enfer. Il n'y avait pas besoin de flamme ou de diable pour que ce le soit. C'était l'endroit où il était condamné à pourrir jusque mort s'en suive; la dernière pièce du condamné à mort. Il n'avait pourtant commis aucun crime. Le seul qu'il avait pu faire dans sa vie était quand il était gosse et qu'il avait piqué une sucrerie dans une supérette de Brooklyn. Ici, le seul crime qu'il avait commis était d'être humain. Son humanité ne leur avait pas plu, qu'ils ont décidé de la lui retirer à jamais.

Et le discours de la garde finalement lui laissa un goût amer au fond de la gorge. Celui du dégoût, comment pouvait-elle lui tenir de tel discours alors qu'elle était derrière la cage. Finalement, il lâcha son regard, ne le supportant plus, la colère le noyait. Alors il baissa le regard et celui ci se posa sur ses mains. Elle avait une alliance, comme lui par le passé. Un léger rire nerveux se coinça dans ses lèvres, la dévisageant d'un regard emplie maintenant de dégoût, il se retourna et alla s'asseoir sur la ferraille qui était censé lui servir de lit.

« Ceux qui nous attendent dehors. Au final, vous êtes autant enfermé que moi. »

Son regard bleu fixait le sol, regardant les dégâts qu'il avait causé en jetant ce bol de soupe au sol. A l'image de sa vie, il n'y avait plus rien. Son âme était éparpillée dans toute la pièce se consumant jour après jour. Le goût de la vie devait être aussi fade que cette soupe. Passant les mains dans ses cheveux qui avaient bien poussé depuis le temps, il y serra les mains, grognant, gémissant. Il avait mal. Il ne savait pas ce qu'ils avaient fait avec son corps.

Est ce qu'il regrettait de s'être battu contre eux ? D'avoir voulu partir et ne jamais renoncer à ses convictions ? Non. Malgré les tortures, malgré l'enfermement, il refusait de se battre pour eux. C'était pour ces gens dehors qu'il voulait se battre, pour protéger son pays, protéger son pays que cette organisation a réduit en cendre. Bien sûr, il aimerait pouvoir revoir Anna, sa femme, plus que tout, elle était ce qui obsédait ses pensés et le gardait en vie mais pour encore combien de temps ? Parce qu'il ne pouvait plus, simplement. Les souvenirs, nombreux soient-ils ne faisait plus le poids. Ils ne suffisaient plus pour effacer la souffrance qu'il endurait dans cette cage.

« Elle détestait quand je gâchais de la nourriture. »


Qu'il finit par dire comme pour rompre ce silence qui devait être aussi lourd pour lui que pour cette garde. Son regard se reposa d'ailleurs sur celle ci, il semblait, calmé.

« Elle disait qu'on a la chance d'avoir ce que la vie nous offre. Qu'on s'est pas battu toute notre vie pour en gâcher le résultat. »

Un léger sourire s'afficha sur ses lèvres, mais il fut bref et peu distinctif. Il se souvenait exactement des raisons qui faisaient ce qu'Anna était. Elle avait vécu dans la misère et la famine et avait dû se battre pour survivre et pour ça, Bucky comme elle adorait l'appelé, l'admirait énormément, il était tombé amoureux de son courage. Et lui l'avait perdu, ce lâche. Qu'est ce qu'elle dirait de lui maintenant ?

Peut être que cette garde avait raison.

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Bucky Barnes
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