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Chapitre I
5 years later
T e a s e r
Obsidia Corporation est un laboratoire scientifique qui travaille anonymement et en toute discrétion sur la modification du génome humain. Néanmoins, aux yeux du monde, OC est un laboratoire de recherches dans le génie génétique qui prétend pouvoir trouver un remède à toutes les maladies. Lorsqu'un médecin prend en charge un patient dans un hôpital en Ohio, il découvre curieusement un virus encore inconnu à ce jour. Mais très rapidement, alors que le monde est en train de changer, le Dr Hasting fait une découverte surprenante sur l'origine du virus, ainsi que sur le laboratoire OC...
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Poison rain.

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Jennyfer Myers
Obsidiens
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Dim 18 Mar 2018 - 23:48

Poison rain.

« - Je ne te le demanderai pas une fois de plus jeune fille. »

L’enfant abaissa la tête dans une légère moue avant de relever son regard vers sa mère et de lui faire les yeux doux.

« - C’est Addison maman. C’est vrai c’est pas moi. » Avait-elle dit d’une toute petite voix.

Le regard de June se fit plus dur, les mains déposées sur ses hanches elle fixait la petite fille aux mèches bleues, durement. L’aîné et le père tentant de réprimer leur rire face à la scène qu’ils observaient depuis l’encadrement de la porte de la cuisine. Jennyfer était assise sur une chaise en face de la table de la cuisine, ses céruléennes évitant le regard de sa maman portaient leur attention sur la couleur bleuâtre qu’avaient pris ses mains.

« - Donc tu vas me dire que c’est ton grand frère qui s’est teint les cheveux en bleu et qui a fait la même chose à Omega ? »

« - C’est Addison qui a dit que le bleu ça m’allait bien. La maîtresse elle a dit que c’était bien d’exprimer sa créativité. »


Un soupire de dépit s’extirpa d’entre les lèvres de la mère qui secoua la tête de mécontentement.

« - Jennyfer Myers. »

« - Je t’aime mamaaan. »
Avait dit la petite fille en adressant à sa mère un sourire angélique auquel elle ne pu résister.

Le père et le fils ne purent cette fois-ci s’empêcher de rire malgré le regard noir que leur lança la mère tandis que Jennyfer délaissa la chaise pour sortir de la pièce et se rendre dans la salle de bain. Quelque chose d’humide sembla rapper sa joue, la jeune femme ouvrit alors les yeux et réprima un léger rire en se redressant, s’appuyant contre la tête de lit, elle caressa la chienne avant d’étouffer un bâillement, Jenny s’étira finalement avant de rejeter les couvertures en avant pour sortir du lit. Son téléphone lui indiqua qu’il était 6h05.

« - Tu aurais pu me laisser dormir un peu plus espèce de ventre sur pattes. Je ne faisais pas de cauchemar pour une fois. » Rit-elle avant d’allumer la lumière pour finalement aller chercher le sac de croquette de la chienne et d’en verser son contenu dans l’une des deux gamelles. Elle versa de l’eau dans la deuxième et alla finalement se préparer pour commencer sa journée.

Une fois cela fait elle sortit de la chambre pour se rendre au self un étage plus bas. Il était sept heure, le self était donc déjà ouvert depuis un moment. En ce jour bien précis, elle avait un objectif. Entrer en contact avec toi. Nul n’avait conscience des projets qu’elle nourrissait secrètement, une chose était certaine, tu allais devenir une personne importante au sein de ses projets. Une personne, non un quelconque jouet. Elle ne supportait pas considérer les êtres vivants comme de simples pions ou on ne savait quelle carte, chacun avait sa valeur et méritait de nouer des relations franches et sans mauvaises intentions ; malheureusement bien peu étaient de son avis. Un sourire illuminait son visage comme chaque jour, Jennyfer s’était assurée de faire en sorte que vous vous rencontriez en te laissant une note quelques jours plus tôt par le biais d’un jeune homme qui lui était redevable.

Lundi, 7h15, au self.

Jennyfer Myers.


De brèves informations qui, elle le savait, allaient certainement t’intriguer et te mener jusqu’à elle. Aussi la jeune femme alla-t-elle s’asseoir à une table, une tasse de thé et un croissant pour déjeuner et ainsi t’attendre.


@Aurore Tchaikovsky
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Mer 21 Mar 2018 - 20:45




Ses pas résonnent au sein d’un couloir blanc sans écho. Son regard hagard et la bouche grande ouverte pour laisser échapper un bâillement semblait rendre à l’atmosphère la vie qui s’était essoufflée. Loin de vouloir paraître de mauvaise humeur, elle se mit à marmonner quelques paroles d’une comptine bien connue, sa queue de cheval se balançant au gré de ses sautillements presque enfantins. Les apparences étaient primordiales au sein d’une telle entreprise. Être la bonne potiche, la jeune fille inoffensive et novice lui assurait un avenir propice, elle raflait bien souvent les meilleures occasions pour s’épanouir et avancer dans ses recherches.

« - Tu n’avais pas fait service de nuit, Tcha ? Tu fous quoi debout ? »

Cette voix assourdissante dès le matin, ne pouvait qu’amplifier la fébrilité et la frustration qu’elle accumulait depuis des jours. Ses recherches n’aboutissaient à rien, si ce n’est de microscopiques découvertes que personne ne voulait réellement regarder. Son expérience, sa jeunesse, elle n’était bonne qu’à être la figurante de ce cloaque d’aigrefins, d’incapables et d’idiots. Elle lance alors un regard noir au grand blond, un rire échappant à ce dernier.

« - Ne m’appelle pas, Tcha. Et puis, je te rappelle que tu m’as donné ce papier stupide pour un rendez-vous stupide, dans cette cantine stupide ! » La moue pour seule expression digne d’intérêt, elle finit par le dépasser et s’avancer vers le self.

Elle avait eu le micro espoir de voir la tête blonde d’Electra l’attendre, et lui offrir sur un plateau d’argent, la réponse tant espérée qu’elle convoitait depuis maintenant quelques semaines. Elle en avait assez de vivre dans cette ambiance apathique et au sein d’un groupe dont le rôle était aussi palpitant que la transformation du maïs en pop-corn.

Elle s’installe alors à ta table dans un large soupir. La nuit, elle bossait, car personne n’était dans ses pattes. La jeune chercheuse qu’elle était n’avait pas encore obtenu le respect de ses camarades, ni même une once d’intérêt dans leur regard éteint. Si tu comptais la manipuler pour un quelconque service, l’utiliser ou autre. Elle se ferait un plaisir de te montrer qui elle était, ou plutôt qui elles étaient. Elle assumait particulièrement toutes les valeurs parfois paradoxales qu’elle défendait corps et âme.  

« - Bon, tu veux quoi qu’on en finisse ? J'ai besoin de sommeil, moi ! Et le sommeil, c'est sacré, ça se respecte ! » S’écriait-elle.

Parfois, je ne sais pas pourquoi, on ressent plus fort qu'auparavant l'inutilité de cette vie, son étroitesse, sa terrible médiocrité, son inexorable décomposition telle une longue mort lente. Pourquoi ? Pour qui ? A quoi bon ? Jusqu'à quand ? On dort, on mange, on dort, on mange, on dort, on mange.

Elle aspirait à beaucoup plus, elle voulait être à l’aube de l’apanage d’un nouveau monde. Le symbole, le carburant, elle voulait apporter sa pierre à l’édifice et forger une toute nouvelle histoire. Non pas s’accoutumer à une époque, une culture, à laquelle elle n’appartenait pas et ne voudrait jamais appartenir.





By Hell Rider

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Jennyfer Myers
Obsidiens
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Métier : Psychanalyste.
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Sam 24 Mar 2018 - 0:15

Poison rain.

« - La vérité, Aurore. C’est la vérité que je veux. Les véritables intentions du laboratoire et plus précisément de ses dirigeants. Et j’ai besoin de ton aide pour y parvenir. »

Jennyfer avait plongé son regard azur dans le tien avant même que tu ne puisses finir ta phrase. Elle avait choisi d’être direct, quitte à le regretter amèrement la jeune femme était prête à prendre le risque. Qu’avait-elle à perdre ? Tu étais jeune, pleine de vie avec une forte ambition. Tu ne pouvais te contenter de suivre toi même les ordres sans savoir de quoi ils retournaient, ou du moins c’était ce qu’elle espérait. Un sourire naturel dessiné au coin de ses lèvres rendait votre discussion qui allait s’annoncer sérieuse, légère et emprunte de bons sentiments, pour les quelques personnes déjeunant au self, elles ne pouvaient qu’assister à un simple déjeuné entre amies. Prenant sa tasse de thé entre ses mains, elle l’élève simplement pour la rapprocher de ses lèvres sans pour autant en boire tout de suite une gorgée. Son regard sondant ta personne avec une attention que peu pouvaient accorder.

« - J’ai entendu parler de toi et je t’ai observé durant suffisamment de temps. Ce n’est pas par hasard que j’ai choisi de faire appel à toi. Maintenant serais-tu prête à m’aider ? Je ne te cacherai pas que l’on risque d’avoir des problèmes importants si on découvre la nature de nos projets. »

Elle porte la tasse à ses lèvres pour boire une longue gorgée de son contenu avant de l’éloigner de ses lèvres. Tout portait à croire qu’elle avait un plan soigneusement rédigé dans les moindres détails alors qu’au contraire elle s’aimait à improviser au jour le jour, c’est ce qui faisait que jusque là elle avait toujours réussi à être particulièrement discrète. Masquant des choses par d’autres, s’assurant d’avoir un dossier à la fois parfait et pourtant connu de ses supérieurs par simple désir de les mener à elle. Jennyfer avait perdu son frère et ses parents, le monde qui restait dehors n’était que chaos et désolation. Comment croire que les créateurs d’une telle horreur souhaitaient trouver un moyen d’y remédier ? C’était trop gros. De plus elle était certaine que peu de personnes avaient connaissance de la vérité. Toi même la connaissais-tu ?

« - Tu as le choix entre aller te coucher et oublier ce début de conversation ou poursuivre ce déjeuné avec moi. »

Elle hausse les sourcils pour appuyer ses propos avant d’inspirer légèrement. Elle se tenait droite, une attitude impeccable et irréprochable qui contrastait avec les infractions qu’elle avait pu commettre volontairement pour attirer l’attention de ses supérieurs. Peu savaient à quoi s’en tenir avec elle, sérieuse et studieuse ou bien joueuse et provocatrice. Tout n’était qu’apparence et pourtant elle demeurait naturelle et sincère, elle savait simplement faire la part des choses et se montrer plus intelligente que les personnes qu’elle côtoyait.


@Aurore Tchaikovsky
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Dim 25 Mar 2018 - 0:05




Ses céruléennes te dévisagent très lentement. Ta première réplique la laissait pantoise, un sourire égayait progressivement ses lèvres. Et c’est un véritable éclat de rire qui prend possession du silence. Heureusement pour toi, peu de personnes déjeunaient aussi tôt, et son rire n’eut pour seul public, que ta petite personne et le personnel de cuisine. Elle se cambre et porte sa main à son ventre, exagérant son amusement en tapant du pied. Elle relève finalement son regard dans le tien, la fin de son rire encore perceptible. Elle essuie une larme invisible au bord de son œil à l’aide de son index et souffle alors :

« - Navrée… mais… C’était vraiment hilarant. Qui pourrait croire qu’une personne saine d’esprit et probablement intelligente, s’adresserait à moi pour découvrir une quelconque vérité. Au cas où tu n’aurais pas très bien fait tes recherches, Barbie. »

Elle hausse les sourcils et entrouvre les lèvres, son sourire lui ôtant toute hostilité. Elle se penche et s’appuie lascivement sur la petite table, déposant son menton entre ses deux mains dont les coudes prenaient appui sur le meuble.

« - Je n’ai été admise ici, qu’après la fin du monde. Je ne connais rien de cet endroit, de son histoire, du virus qui tue ou ressuscite les gens. Je suis ici parce que j’ai eu du cul. » Elle te jauge de bas en haut et te désigne de son index, un léger rire ironique caressant sa gorge.

« - Toi aussi, tu dois avoir de jolies fesses pour pouvoir profiter ainsi de ta vie. »

Elle plisse les lèvres et fait mine de réfléchir à ta proposition avec un désintérêt affligeant. Mais ses apparences étaient bien souvent trompeuses. La jeune chercheuse qu’elle était, était parfaitement consciente du danger auquel tu voulais l’exposer. Mais cela ne pouvait-il pas lui octroyer des bénéfices auxquels elle ne pouvait renoncer ? Elle tend soudainement sa main, son sourire avait déserté ses lèvres. Passant d’une émotion à une autre avec une élégance qui lui était propre, elle attrape l’une des viennoiseries de ton assiette et en prend une bouchée.

« - Si je reste, c’est toi qui payes. »

Finit-elle par lâcher. Te dévisageant, un sourire malicieux pour simple artifice à son expression. Elle croise ses jambes sous la table et incline son regard, sa queue de cheval suivant le mouvement dans une danse presque irréelle. La fatigue avait déserté la jeune femme comme par magie, l’excitation et l’adrénaline aidant certainement ses quelques facultés. Sa vie allait enfin prendre un tournant décisif.






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Jennyfer Myers
Obsidiens
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Ven 30 Mar 2018 - 21:00

Poison rain.

Ta réaction face à ses propos lui confirma que l’idée de te donner rendez-vous assez tôt n’était pas mauvaise. Son sourire ne se dérobant pas, elle dépose simplement sa tasse sur la table sans pour autant te quitter du regard. Entremêlant les doigts de ses mains entre eux,elle appuie finalement sa tête contre ceux-ci, ses coudes eux-mêmes appuyés contre la table. Jennyfer attendit patiemment que tu finisses par te calmer. Écoutant simplement tes répliques, assimilant silencieusement ce qu’elle parvenait à comprendre de ta personne. Une fois que tu fus calmée, elle s’adressa à toi d’une voix étonnamment calme.

« - Au sein de ce laboratoire tu fais certainement partie des plus jeunes chercheurs. Contrairement à la majorité des personnes se trouvant ici tu n’as pas été éduqué dans le seul optique de suivre les ordres. Tu veut devenir quelqu’un non ? Tu veux laisser ta marque ? Je te donne un nouveau tournant qui donnera du sens à cela, que demander de plus, Aurore ? »

La jeune femme se redresse de façon à se tenir droite, d’un calme déconcertant, son regard analytique détaille ta silhouette. Impassible, elle laisse le silence s’établir à vos côtés, n’accordant pas l’ombre d’une réponse à ta précédente réplique, son sourire s’étire lentement tandis qu’elle te fixe, de toute évidence tu n’étais pas réticente à l’idée de la suivre dans un projet qui vous porterait probablement à votre perte, restait à savoir si oui ou non avec le temps tu deviendrais quelqu’un digne de confiance. Jusque là elle n’avait fait aucun faux pas, si ce n’était celui-là ? Peut-être avait-elle été trop direct mais passer par nombreux chemins n’aurait rien apporté de plus. Jennyfer avait l’étrange habitude de vivre sur le moment sans jamais prévoir plus que ce qu’il ne fallait. De cette façon elle était toujours certaine de ce qu’elle avançait, se projeter trop loin était source de problèmes à l’instant, c’était du moins ce qu’elle pensait. Jenny finit donc par briser le silence en hochant légèrement la tête.

« - Très bien. »

Maintenant que tu avais accepté de rester, il ne lui restait plus qu’à prévoir la suite des évènements. Il fallait tout d’abord qu’elle s’assure de te voir à un rythme régulier afin de récolter les informations voulues et de t’en donner elle même de son côté. Il fallait également qu’elle soit certaine de tes intentions, avec une source de motivation tout était plus facile, tu étais une adolescente ambitieuse, le simple fait de rendre ta vie moins ennuyante au sein du laboratoire devait te suffire mais elle allait cependant s’assurer que ça ne s’arrête pas à ça. Peut-être qu’après tout vous pourriez devenir amies ? Jennyfer jette un regard autour de vous, le self commençait peu à peu à se remplir. Il était temps de passer à un sujet plus anodin ou du moins, moins important que son offre première.

« - Je vais prévoir une séance de thérapie dans les jours prochains afin que nous discutions plus en détails. Des séances régulières s’en suivront en fonction de ton implication. D’accord ? »

En vérité c’était une question rhétorique, tu n’avais apparemment pas vraiment le choix, sans véritablement te laisser le temps de répondre, elle enchaîne sur d’autres questions celles-ci faisant appel à plusieurs réponses.

« - Quels sont tes projets au sein du laboratoire ? Quel poste convoites-tu ? Et que fais-tu exactement à ton actif ? »

Une dernière question effleura ses lèvres dans un souffle, ta réponse ou plutôt la façon dont tu allais répondre allait déterminer totalement le reste de ses projets avec toi. La sincérité, c’était tout ce qu’elle attendait de toi et paradoxalement même une réponse négative de ta part lui permettrait de te faire confiance, l’essentiel était de voir la personne que tu étais vraiment en une simple réponse.

« - Puis-je te faire confiance ? »


@Aurore Tchaikovsky
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Métier : Chercheuse
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Ven 30 Mar 2018 - 21:28




Son sourire ne désemplissait pas, il s’agrandissait. Son regard, son visage, tous les traits qui le composaient semblaient provenir d’un autre monde. L’insouciance avec laquelle elle acceptait tes propos, cette simple conversation alors que le monde se désagrégeait, était en totale contradiction avec sa nature profonde. Certaines plaies ont besoin d’un ferment solide pour être refermées, mais les cicatrices demeurent. Les siennes étaient parfaitement masquées, elle détournait tous les problèmes qui l’incommodaient pour s’attaquer aux axes les plus accessibles et garder le contrôle de toutes les situations.

« - Si je suis ton raisonnement, madame le médecin spécialisé…. Je devrai m’émanciper de ce laboratoire et de son règlement que j’enfreins déjà souvent, pour me mettre sous le joug d’une nouvelle autorité dirigée par tes soins ? » Elle hausse les sourcils et pioche à nouveau dans ton plateau pour boire une gorgée d’eau. Haussant finalement les épaules et émettant un rire étouffé par le bout de croissant qu’elle venait d’ingurgiter.

« - J’espère sincèrement pour toi, que tu ne me vois pas comme la jeune fille naïve que ces attardés voient. Car on risquerait d’avoir un petit problème pour ta petite escapade digne de James Bond. »

Elle incline son regard et dépose son menton dans la paume de sa main, dont le coude s’appuyait sur la table. Elle tapote ses doigts sur sa joue avant de rire à nouveau, très légèrement. Pour une fois, elle n’était pas l’exubérance.

« - Une ambition insidieuse, une envie profonde de défier l’autorité et de jouer les espionnes au péril de sa vie. Quel diagnostic un professionnel poserait sur votre personnalité ? Moi je vais vous le donner. »

Elle se redresse et pose ses mains sur la table, son regard change soudainement, son sourire dont la juvenilité avait le don de déstabiliser, prenait une marque sarcastique et presque sadique. Ses céruléennes s’assombrissent et s’étirent pour marquer le sérieux de ses propos et l’intelligence ou l’insolence dont elle pouvait faire preuve.

« - Vous êtes de ces révoltés que la vie a écorché. Pas assez forte pour aller de l'avant et faire le deuil des pertes accumulées, trouvant un bourreau où terrer toute votre incompétence et vos faiblesses qui vous répugnent. Vous n’avez pas eu la vie facile ? Réveillez-vous ma grande, le monde entier est délétère, pas un seul homme a été exempt du fléau qui s'est abattu sur nos terres. Cessez donc de rester cloîtrée dans la case colère et accepter la réalité. » elle entrouvre les lèvres et inspire, laissant passer quelques minutes de silence.

« - La vérité, c’est que vous ne vous sentez pas à votre place. Mais vous n’êtes pas préparée à l’atrocité du monde, alors vous restez discrète et profitez du confort de l’endroit sans le mériter. Pour effacer ce sentiment de culpabilité, vous les porter en bourreaux pour mieux supporter votre reflet dans le miroir le matin. Votre vie est insipide et ennuyeuse… »

Elle se redresse et hausse les épaules, souriant légèrement tout en fixant le mur blanc. Sa franchise avait pour but de te montrer, qu'elle était loin d'être hypocrite. Et que si quelque chose ne lui plaisait pas, tu le saurais bien assez tôt. « Tellement ennuyeuse que vous tentez vainement d’apporter un peu de piment à votre existence. Si vous vouliez vraiment savoir la vérité, vous l’auriez trouvée non ? Quand je veux quelque chose, je le prends, j’attends pas la bénédiction d’une quelconque autorité. »

Ses céruléennes reprennent lentement leur teinte normale, elle attrape la pomme d’un air distrait et joue avec entre ses doigts avant de sourire.

« - Parfait, ça fait un bail que j’ai besoin d’un psy à ce qui paraît. Je suis certaine que cela ne sera pas spécialement louche aux yeux de tes détracteurs. Je ne me souviens pas avoir postuler pour un quelconque entretien. Tu as besoin de moi, tu vas devoir faire avec, sans les réponses à tes questions, ou tu trouveras quelqu’un d’autres. »

Elle ne te faisait pas confiance. La perspective d’entrer dans une telle combine était alléchante, mais elle ne pouvait décemment pas tout te livrer avec tant de facilité, surtout si cela la concernant en particulier.





By Hell Rider

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