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Chapitre I
5 years later
T e a s e r
Obsidia Corporation est un laboratoire scientifique qui travaille anonymement et en toute discrétion sur la modification du génome humain. Néanmoins, aux yeux du monde, OC est un laboratoire de recherches dans le génie génétique qui prétend pouvoir trouver un remède à toutes les maladies. Lorsqu'un médecin prend en charge un patient dans un hôpital en Ohio, il découvre curieusement un virus encore inconnu à ce jour. Mais très rapidement, alors que le monde est en train de changer, le Dr Hasting fait une découverte surprenante sur l'origine du virus, ainsi que sur le laboratoire OC...
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Elkins Widener
Obsidiens
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Dim 4 Mar 2018 - 16:50

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, et qu'il y reste.
Les bruits de verre craquent sous mes chaussures dès que je marche dessus, est-ce suffisant pour qu’on l’entende ? Je tourne la tête pour jeter un coup d’œil à l’autre garçon avec moi, il n’a pas l’air davantage inquiet même si la moue sur son visage nourrit une pénible appréhension, a-t-il peur ? Je relève le menton et j’écrase ma paume contre la porte de la pharmacie, je la pousse pour qu’elle s’ouvre et j’entre en faisant de grandes enjambées. Par terre il y a encore du verre, je n’ai pas envie que cela abîme mes chaussures. Je tourne la tête vers la droite puis vers la gauche, je regarde derrière moi par réflexe mais il n’y a que lui. J’étouffe un soupir au fond de ma gorge, je n’aime pas être ici même si je n’ai pas peur, pourquoi devrais-je ? J’ai tout perdu déjà, je ne suis pas attaché à ma vie. Comment le puis-je, dans un monde comme celui-là ? Mon torse se gonfle, je remplis mes poumons d’air et j’avance jusqu’aux premiers rayons, tout a été vidé, ou presque, la dernière fois que je suis venu jusqu’ici j’ai trouvé quelques boites que j’ai planquées, je savais que j’allais revenir, je veux les récupérer.

J’ai un haut-le-cœur à cause de l’odeur qui fermente à l’intérieur du bâtiment, les courants d’airs ne suffisent pas à faire s’échapper l’odeur des produits qui pourrissent. Je fronce les sourcils en sentant mes tripes se nouer à l’intérieur de mon bide.

- Tu veux que j’attende là ?

A-t-il demandé, espère-t-il que je dise oui ? Est-il plus à l’aise avec l’idée de faire le guet ? Je n’ai même pas répondu. Je dépose mes mains sur le comptoir où la caisse enregistreuse a été fracassée et dépouillée. Je passe par-dessus le comptoir en grimpant au-dessus et je retombe mollement de l’autre côté, je ne veux pas faire de bruit, peut-être qu’il y a quelqu’un ici maintenant. Je jette un dernier coup d’œil au mec qui m’accompagne, il tourne en rond au milieu des débris en regardant par terre.
Je retire ma lampe torche de ma ceinture et je l’allume, ici je ne vois rien, les lumières au-dessus de ma tête ne fonctionnent plus et les couloirs trop étroits ne laissent pas passer la lumière du jour. Je m’enfonce au fond de la pharmacie en écoutant les morceaux de verre couiner quand je pose les pieds dessus, s’il y a quelqu’un il m’entend déjà, pensais-je en poussant la première porte devant laquelle je passe. J’ai tout laissé ici il y a deux semaines, j’espère que tout y est encore. Mes doigts empoignent la poignée et je la baisse, les gonds sont coincés, je donne un petit coup d’épaule pour faire trembler la porte et elle s’ouvre en grinçant. Aussitôt je serre les dents en arrêtant de bouger, j’ai besoin d’écouter mais il n’y a que moi, je m’écoute respirer. Je me glisse dans l’entrebâillement de la porte, c’est exigüe à cause de mon mètre quatre-vingt-cinq et mes soixante-quinze kilos environ mais c’est surtout mon sac à dos le problème, je le laisse descendre de mes épaules et je le tiens par les bretelles.

Je fais le tour du bureau et j’ouvre les tiroirs, le soupire que j’ai étouffé tout à l’heure sort enfin de mes lèvres, j’ai l’impression aussi de laisser tomber mon cœur jusqu’à mes pieds. Je récupère tout, j’enfourne ça dans mon sac.

Le pendentif sort du col de mon t-shirt, le collier pend misérablement autour de mon cou et le prénom de ma défunte petite-amie en plaqué or se balance d’avant en arrière sous mon menton. Je me redresse en laissant tomber mon sac à dos à côté de mes pieds, mes doigts prennent le pendentif et l’effleurent.
Habituellement je le planque toujours sous mes vêtements, je n’aime pas poser mes yeux dessus mais mes doigts retracent déjà inlassablement son prénom, le bijou est sale et couvert de rayures.

- Qu’est-ce que tu fais ?

Depuis quand est-il là ? Je ne l’ai pas entendu venir jusqu’ici. Mon bras retombe le long de mon corps tandis qu’il entre, « tu viens ? » demande-t-il, il s’impatiente. Suis-je là depuis longtemps ? Je ramasse mon sac à dos et je contourne le bureau en laissant les tiroirs ouverts.

- Est-ce que tu as trouvé ce que tu voulais, au moins ?
- Oui.

Ai-je rétorqué en me faufilant entre le mur et la porte entrouverte pour sortir, il est déjà dans le couloir et il regarde derrière lui, méfiant d’être surpris. Je suis moins prudent que lui, peut-être vais-je un jour le payer d’ailleurs.

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Mar 6 Mar 2018 - 1:59
Deep ocean


17 PM environ au moment de la rencontre, Sedona, Arizona.

Le garçon marchait depuis plusieurs heures, il avait suivi la nationale 179 et avait traversé Big Park, depuis tout était étonnement calme. Le soleil brillait de toute son intensité sur la terre rouge, il admirait le paysage qu'offrait cette localisation qu'était l'Arizona même si l'eau, son élément de prédilection y était rare. Un fleuve coulait néanmoins à l'Est. Il s'arrêtait un instant sous l'ombre d'un arbre et sortait une carte de son sac à dos, écrit au feutre, la latitude et longitude d'OC qui était aussi représenté par une croix sur la carte, qu'elle n'était pas son bonheur d'être aussi proche du but.

Après avoir arboré une légion de galerie d'art, il passait à côté d'un centre commercial, lui aussi axée sur l'art, Sedona avait été une ville avec une influence culturelle plutôt forte. L'architecture des bâtiments rappelait l'Italie. Dommage que le monde avait été infesté par le pire des virus, sans la solitude à chaque coins de rue, sans le silence qui pesait autour de lui, ça aurait été un bien plaisant voyage. Aimé observait sa montre, le soleil redescendait de son zénith, la chaleur était étouffante, il jetait son dévolu sur une fontaine de pierre non loin de lui, les chérubins avait arrêté de remplir le bac, mais il restait encore un peu d'eau, il y trempait ses mains et venait rafraîchir son visage. Il songeait un instant au manque de bruit qui l'inquiétait, il n'y avait pas même une brise pour faire frémir les feuilles d'arbres.

De retour sur la route principale, il avançait avec précaution quand un bruit sourd venant d'une ruelle à proximité attirait son attention, il se précipitait derrière la carcasse d'une voiture, observant discrètement ce qui allait apparaître. C'est ainsi que deux hommes investissaient la rue à leurs tours, il avait l'impression de connaître l'un d'eux, sa silhouette lui était étrangement familière. Le brun envisageait de les suivre de loin, interpellé par leurs présence. Aimé tentait tant bien que mal de ne pas se faire repérer mais l'un des deux hommes semblait vraiment inquiet et ne cessait de jeter des regards derrière eux, l'inconnu sursautait d'ailleurs quand un chien fit son apparition au détour d'une rue pour disparaître aussitôt, malheureusement un mort-vivant lui emboitait le pas, il était de mutation avancée. L'inconnu prit de panique tirait à plusieurs reprises sur la monstrueuse chose avant de courir en sens inverse, indiquant à son ami d'en faire de même. Celui-ci ne bougeait pas, comme s'il attendait que la mort le prenne, malgré la perplexité de la scène, Aimé ne pouvait rester de marbre.

L'horrible défunt allait s'attaquer à toi, ton précédant compagnon n'avait pas énormément insisté avant de te laisser en plan. Le brun courrait à toute allure dans ta direction, dégainant son lance harpon modifié, il tirait à plusieurs reprises des projectiles qui venait transpercer la peau du zombie, ralentit dans sa course. Aimé attrapait ton bras, peut-être étais-tu immobilisé par la peur, cela lui était arrivé à lui aussi, il ne pouvait te blâmer. Il t'incitait à courir avec lui, au détour de la rue précédente, vous tombiez née à un née avec un petit groupe de zombie, celui-ci était agenouillé sur ton ami, il n'était déjà plus de ce monde. Le garçon analysait la situation et l'endroit, le long d'un mur une benne à ordure lui sauta aux yeux, il sautait sur celle-ci, y prenait appuie pour attraper une échelle en ferraille qui menait au toit du bâtiment. Il grimpait les 20 mètres de l'échelle à une vive allure. Une fois sur le toit, le brun se retourna pour attraper ta main et t'aider à ta hisser, vous étiez hors de danger pour le moment. C'est à ce moment que son regard se porta plus précisément sur ton visage.

Le déclic fut brutal, Elkins, son seul espoir depuis le début de cette cacophonie. C'est grâce à ce que tu lui avais cédé qu'il avait eu la force de traverser les États-Unis, il ne put retenir une forte émotion. Ses bras entouraient tes épaules, il lui semblait qu'il était terriblement chanceux de retrouver un visage, un ami d'avant l'apocalypse. Au bout de quelques secondes, il relâchait son étreinte, se souvenant encore de ton caractère, vous étiez tout deux aux antipodes et c'était peut-être ce qui vous avait lié auparavant.

- Je crois rêver !
Dit-il, une joie non dissimulée au visage.  


Ft. @Elkins Widener
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