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Chapitre I
5 years later
T e a s e r
Obsidia Corporation est un laboratoire scientifique qui travaille anonymement et en toute discrétion sur la modification du génome humain. Néanmoins, aux yeux du monde, OC est un laboratoire de recherches dans le génie génétique qui prétend pouvoir trouver un remède à toutes les maladies. Lorsqu'un médecin prend en charge un patient dans un hôpital en Ohio, il découvre curieusement un virus encore inconnu à ce jour. Mais très rapidement, alors que le monde est en train de changer, le Dr Hasting fait une découverte surprenante sur l'origine du virus, ainsi que sur le laboratoire OC...
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La question n'est pas de savoir combien de temps nous serons là, mais ce que nous ferons de ce temps.

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Erwan Jones
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Sam 3 Mar 2018 - 0:23


If you don't to die... Think


La situation n'est pas devenue infernale... C'est juste que depuis longtemps, nous étions trop aveugles pour nous en rendre compte. En fait, ça a toujours été l'enfer... depuis le début.

La chaleur ardente du soleil alourdissait ses membres et rendait sa course moins fluide et moins habile qu’à l’accoutumée. Le souffle court, le cœur battant à tout rompre dans une cage thoracique assez solide pour contenir toute la haine et le mépris des années de service, il se précipitait dans la cohue des morts pour échapper aux tirs des vivants. Beau paradoxe qu’était l’humanité toute entière. La mort n’étant qu’une renaissance tant convoitée pour les chrétiens, la vie le châtiment de ce qu’ils nomment le « divin ». Ce genre de pensées ne l’aidaient en rien quant à sa survie. Ses muscles réagissaient automatiquement aux cris stridents des armes à feu qui ne cessaient de retentir. Son ombre fusionnait sur le goudron chaud, avec celle des défunts, jusqu’à en dissoudre sa véracité et le faire douter de sa propre existence.

Les balles l’effleurent bien souvent, et il se demandait si la chance dont il était porteur n’était pas signe d’un mauvais présage pour les jours à venir. Ses pas minutieux et par contraste, maladroits, se frayaient un chemin en évitant soigneusement les quelques zombies pour rejoindre la grande bâtisse dont les fondations menaçaient de s’effondrer à tout instant. La vielle brique usée, l’odeur pestilentielle et la promesse d’une mort lente et agonisante… Il ne prit pas le temps de réfléchir et s’y engouffra, il n’avait pas le choix. Prendre cette bâtisse pour refuge éphémère était probablement sa seule chance de survie face à un groupe armé jusqu’aux dents.

Le souffle court, il dû néanmoins éviter quelques morts au sein de ces murs en état de délabrement et où la moisissure attaquait malhabilement ses sens. Il peste et crache, tuant avec habileté d’un coup de couteau bien ciblé, quelques rôdeurs avant de s’enfoncer dans une pièce sombre et d’en fermer la porte blindée. Il inspire et frappe légèrement contre cette dernière pour attirer les quelques marcheurs présents, afin de les exécuter comme il se doit. Il passe son bras sur son front pour ôter l’écran de sueur qui s’y était logé, inspirant et soupirant à grande goulée. Le sang de son arcade coulant jusqu’à lui condamner un œil momentanément, qu’il nettoya rapidement. Aucun son ne lui parvint, si ce n’était la respiration saccadée et bien humaine d’une personne. Il fronce les sourcils, la pénombre de la bâtisse ne lui offrait qu’un maigre avantage quant à ta présence en ces lieux. Il sort alors mécaniquement l’arme de sa ceinture et la braque sur ta silhouette qu’il jugeait assez menue et muable, devinant qu’il avait néanmoins un homme face à lui.

« - Ton arme en vue, ou j’éclate ta petite tête de con. »

Sa bague cogne alors légèrement, dans un fin son cristallin, la crosse de l’arme de poing qu’il possédait, posant son index sur la détente. Un symbole à peine perceptible, le serpent de l’ouroboros entourait son doigt ; À l’effigie du paradoxe mondial de cette existence. L’irréalité des images qui défilaient aujourd’hui, n’avait jamais été aussi réelle que sous un gouvernement corrompu et médiocre. Il incline son regard et humecte ses lèvres. Vous étiez pris au piège : à la fenêtre, un groupe campait afin de tuer quiconque sortirait ; à la porte, les rôdeurs, attirés par le bruit et l’odeur, peut-être alléchante, de vos personnes vivantes. Il reprenait légèrement son souffle, le sang battant contre ses tempes à vive allure, et ses onyx analysant chacun de tes gestes. Au moindre doute, il tirait, au moindre geste, c’était ta vie contre la sienne. Et Dieu seul sait combien l’homme était prêt à ce sacrifice pour préserver une minute de concupiscence et cette merde de vie, qu’importe son importance. La coexistence allait être décisive quant à l’avenir illusoire qui vous unissait.

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Lun 26 Mar 2018 - 14:45
 

Le lapin

Felix s'était blottit dans un coin, contre un pan de mur devenu florale et dont l'odeur nauséabonde ne dérangeait plus ses narines délicates. Non, son sens olfactif ainsi que son attachement à la propreté avec bien changé avec le temps, dorénavant, il se contentait de peu, si ce n'est de rien. Ces sens avaient évolués, ils avaient appris à supporter le monde tel qu'il était devenu, mais ils s'étaient aussi affinés, prêts à sentir le moindre changement autour de lui. Chaque brindilles qui cassent, marasmes différents pouvaient être la source d'une mort nouvelle, ou d'un nouveau mort.

Felix ne dormait plus à poing fermé. Lorsqu'il fermait les yeux, ses muscles tressaillaient, le corps tremblotant, prêt à bondir, jusque dans ses rêves il était à l'affût. Souvent il se réveillait en sursaut, après avoir échappé à une course poursuite nocturne. Ces rêves se résumaient à ça ces derniers temps ; être un lapin coursé, être caché, survivre face à des bêtes monstrueuses, immondes, celles qui hérissent les poils et laissent la peur s'insinuer jusqu'au réveil. Pourtant, parfois, il n'avait même pas le temps que les songes le prennent et il se réveillait, par un pur mauvais pressentiment, seulement. Il avait alors appris à vivre le sommeil agité, les cernes creusées.

Mais cette fois-ci, ce ne fut ni un cauchemar ni une idée qui le réveille, mais des bruits inhabituels, des tirs, des grognements, du mouvement. Accroupit, prêt à cavaler dehors, il décide d'attendre, se blottissant plus encore dans son recoin. L'agitation est extérieure, le bâtiment peu enclin à devenir une forteresse, le genre de lieu dangereux qu'on évite. Felix y avait trouvé refuge car personne ne va dans un bâtiment pareil, même les grogneurs le savent. Personne, sauf le lapin qui se fait tirer.

Un bruit plus proche retentit alors, une entrée vive, des pas rapides, l'odeur de la sueur. Les doigts de Felix se crispent sur sa batte vaguement cloutée, il n'a pas l'habitude de voir des gens. La dernière fois, ils lui ont tirés dessus sans même lui adresser mot. Il n'a plus confiance, il a peur, il sait qu'il ne peut plus rester dans son coin, si on tombe sur lui par accident, l'instinct est de tirer avant de comprendre. Il faut qu'il se montre sans surprise. Il se lève, met vieux sac sur le dos et avance sans trop de discrétion, ne retenant plus sa respiration stressée. Il tient fermement sa batte, dans son dos, toujours sur le qui-vive. La capuche sur la tête, il écoute l'autre approcher, il l'entend sortir son arme et son ton énervé, anxieux. Contre un flingue, il n'a aucune chance.

« Tout doux Al Pacino. J'veux pas d'emmerde. »

Felix sort sa batte alors, la tenant fermement devant lui, montrant à la fois sa coopération, mais aussi sa prudence. Le type est armé, rien ne pourrait l'empêcher de tirer, encore moins maintenant qu'il sait que l'autre n'a qu'une arme sans réelle portée. Alors, Felix se déplace avec une lenteur infinie derrière un pilier, seul bouclier disponible, il a déjà proscrit tout geste brusque de son attitude. Il n'est pas fou, il ne veut pas crever tout de suite, surtout pas à cause d'un mal-rasé qui est pas foutu d'éviter de se faire canarder.

« C'est quoi l'agitation dehors ? Ça arrive par ici ? »

Il entend les grogneurs dehors, il se doute que ceux qui tiraient ne sont pas loin. Il se demande comment il a pu finir dans un merdier pareil, même s'il sait que c'est les risques quand on dort au milieu de la tempête. L'autre n'a pas l'air très fiable, typiquement le genre de type que Felix n'aurait pas voulu approcher il y a quelques années, dans la rue. L'air hyper sérieux tout le temps.
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Erwan Jones
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Lun 26 Mar 2018 - 21:36


L'oiseau cherche à se dégager de l’œuf.
L’œuf est le monde.
Celui qui veut naître doit détruire un monde.


La chaleur était insoutenable, mais ne lui imposa aucun tremblement. Son bras restait tendu dans ta direction, le doigt frôlant la détente avec une minutie déconcertante. Il passe alors très lentement sa langue sur ses lèvres sèches, reprenant progressivement sa respiration suite à sa course effrénée. Quelques gouttes de sueur dégoulinent le long de ses tempes, il dû se faire violence pour se concentrer sur tes paroles, et non sur la cacophonie de sons qui vous assaillait. Les tirs ne cessaient de fendre l’air, accompagnés de grognements désagréables. Il ne prenait même pas en compte l’odeur pestilentielle qui conférait à l’endroit insalubre, une atmosphère oppressante.

Progressivement, il baisse son arme. Ta répartie ne méritait pas, à ses yeux, une quelconque réponse. Il fronce les sourcils et t’analyse d’un bref regard, tu n’étais pas assez armé pour lui porter préjudice, bien qu’il ne ferait pas l’erreur de sousestimer la fourberie humaine qu’il connaissait tant.

« - T’es bien curieux pour un gosse prêt à se pisser dessus. » Cingla-t-il pour seule réponse.

Il n’avait rien contre toi, il était probablement agacé par l’endroit confiné, l’ambiance et ses assaillants du moment. De plus, tu ne semblais pas être très débrouillard quant à la survie en pleine action, il te voyait plus comme le gosse légèrement rebelle qui courait dans les jupons de sa mère pour qu’elle paye sa caution. Ton plus grand délit devait probablement être d’avoir fumé en cachette.

Il se rapproche lentement de la fenêtre et visualise toute l’allée, les hommes n’étaient pas loin. Allez savoir pourquoi ces connards tiraient à vue sans réellement se demander qui était leur gibier. Il doutait que leurs intentions soient vraiment catholiques, et ne se risquerait pas à imaginer ce qu’ils faisaient des corps une fois criblés de balles. Il t’accorde une autre œillade avant de souffler :

« - Tu peux sortir, si j’avais voulu te tuer, je ne me serais pas perdu en joutes verbales inutiles. »

Sa phrase reste en suspens. Il agrandit légèrement les yeux lorsque le bruit s’éteint subitement. Il n’avait jamais eu peur du vacarme environnant, des quelques marcheurs qui daignaient chasser les survivants. Le son lui permettait de visualiser, et d’anticiper les quelques mouvements. Mais le silence, lui, ne signifiait jamais rien de bon, seulement l’absence macabre d’une vie prochainement dérobée. Cette absence de brouhaha et de grognement, ne conférait à l’endroit déjà glauque, qu’un poids plus ample, et de plus en plus insoutenable. Quelque chose d’étouffant, il rattrape alors subitement son arme et passe sa main maladroitement sur son menton. Venant de suite éponger son front d’un revers de bras, se rapprochant de la porte et y déposant son oreille.



« - Il ne faut pas rester ici. »



À peine eut-il le temps de murmurer ces paroles, que le glas leur rendit tout leur écho. Une explosion retentit, et dans sa déflagration, propulsa la porte à l’autre bout de la pièce, terminant sa course au travers de la fenêtre et caressant à présent le macadam brûlant. Tout cela dans un vacarme assourdissant. Dans la précipitation, il s’était jeté au sol, s’évitant une commotion ou une blessure incommodante. Son regard se posa immédiatement sur toi, ne pouvant risquer de baisser sa garde, quelques rôdeurs se mirent finalement à entrer par la brèche, dont certains portaient probablement la seule étincelle de vie à laquelle ils avaient renoncer : de véritables flambeaux. Brûlés vifs, ou morts, il ne put que trouver la scène ironique.

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Mar 10 Avr 2018 - 0:53
 

Peureux

Il n'a vraiment peur, ou alors, la peur est devenue aussi constante qu'imperceptible dans une vie qui demande à être en permanence sur ses gardes. Il suffirait d'une seconde et... Felix ne serait plus. Mais il se convainc qu'il n'a plus peur, que c'est un sentiment ancien et qu'aujourd'hui, cela a mué. Maintenant, ses poils sont hérissés le sont par prudence, c'est son appréhension qui le pousse à se cacher derrière un pilier, c'est sa méfiance qui le pousse à douter de cet homme.

Il est hargneux, dédaigneux, avec un air de mafieux, tout ce qui finit en -eux semble le définir, mais s'il n'est pas eux, rien ne dit qu'il ne s'en rapproche pas. Felix ne sait pas ce qu'il veut, mais une chose est sûre, ce type cache quelque chose. Un membre d'un gang qui fuit ? Un traître ? Une balance ? Un voleur ? Il était loin du bricoleur en tout cas, et Felix imaginait toutes les histoires qui pouvaient finir par lui coincé avec un vieux renard, chasseurs dehors. Toutes, sauf celle du renard qui était qu'un pauvre lapin, se baladant simplement. Chaque cicatrices du type était à ses yeux un indice des activités anciennes et louches du barbu. D'ailleurs, il ne faisait pas confiance aux pilosités faciales ; le moment où le type signerait son piège d'un sourire, il sera coincé entre deux poils et imperceptible pour l'imberbe.

De peur de trop en dévoiler sur lui et de finir piégé, il ne répondit que d'un regard emplit de méfiance aux injonctions qu'on lui lançait, sans jamais baisser sa garde. L'absence de bruit ne lui avait pas échappé et cela n'aidait pas à calmer son imagination hasardeuse. Près de la fenêtre, il l'imaginait déjà faire un signal, ou quelque chose du type, pour que le coup final soit porté. Une boule au ventre se formait... Une boule de rage qui lui faisait grincer les dents, prêt à bondir sur l'ennemi qui se pointerait.

Mais, même à l'affût, même avec la soudaine prise de conscience de l'autre, Felix ne vu rien venir. Un son, immédiat et brûlant, accompagné d'une explosion violente, retentit soudainement. Felix fut protégé du choc par le pilier qui avait finalement eu son utilité de bouclier, mais il prit un brin de poussière dans l’œil. Ses oreilles sifflaient et sa vue était troublée ; il ne vit que des silhouettes avancé vers lui, brûlantes, il se défendit du mieux qu'il pouvait avec sa batte. Ses mains crispées étaient moites, et son cœur pulsait dans ses tempes. Sans réfléchir, après quelques coups et quelques corps tombés, il s'acharnait sur l'un d'eux durant quelques secondes.

Puis le silence, à nouveau. Felix repris conscience de lui, des alentours, ce silence n'allait durer qu'une poignée de seconde, il le savait. Face à ce grogneur, ce n'était que la plus simple des menaces qui avait été éliminée pour l'instant... et encore. Avec tout ce vacarme, d'autres allaient venir. Felix se retourna alors vers le barbu, cherchant dans son regard quelque chose, n'importe quoi. Ses mains se relâchent, ses doigts tremblent... Il a peur de mourir. Pas ici, pas maintenant.

« L'autre côté. »

Felix n'attend pas plus et se déplace aussi rapidement que silencieusement vers une autre pièce, s’engouffrant un peu plus dans la vieille bâtisse, à la recherche d'une autre sortie.
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