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Chapitre I
5 years later
T e a s e r
Obsidia Corporation est un laboratoire scientifique qui travaille anonymement et en toute discrétion sur la modification du génome humain. Néanmoins, aux yeux du monde, OC est un laboratoire de recherches dans le génie génétique qui prétend pouvoir trouver un remède à toutes les maladies. Lorsqu'un médecin prend en charge un patient dans un hôpital en Ohio, il découvre curieusement un virus encore inconnu à ce jour. Mais très rapidement, alors que le monde est en train de changer, le Dr Hasting fait une découverte surprenante sur l'origine du virus, ainsi que sur le laboratoire OC...
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June Hawkins
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Jeu 1 Mar 2018 - 19:16
Still Breathin'

feat Rae Lucas
[Indiana]

Elle ouvrit brusquement les yeux.

Elle soupira et se redressa. Elle ne parvenait pas à s’endormir. Comme d’habitude. Elle était toujours sur la défensive. En permanence. Elle avait vite compris qu’avant de faire confiance, elle devait avant tout être méfiante.

Mais à vrai dire, si elle ne parvenait pas à fermer l’œil, ce n’était pas parce qu’elle redoutait d’être attaquée. Mais plutôt par peur de faire face à ses pires cauchemars si jamais le sommeil la gagnait.

Elle se releva finalement et prit son sac avant de se remettre en route. D’après ce que lui avait dit le dernier groupe de survivants qu’elle avait croisé jusqu’ici, elle se trouvait désormais dans l’Indiana. Autrement dit, elle était encore loin d’atteindre son objectif : le Dakota du Nord.

C’était la journaliste avec laquelle elle avait travaillé qui lui avait parlé du clan des Lignum, avant de disparaître de la surface de la Terre. Elle avait essayé de la chercher. Mais elle avait fini par laisser tomber. Parce qu’elle savait bien ce qu’elle finirait par trouver. Et Julie n’aurait pas voulu qu’elle perde plus de temps à la chercher.

Alors elle avait choisi de se tourner vers les Lignum. Parce que même si elle prônait l’indépendance, elle n’était pas assez stupide pour croire qu’elle pouvait se débrouiller toute seule. Parce que tout le monde a besoin d’aide à un moment ou à un autre.

Mais surtout, surtout, si elle s’était dirigée vers eux, c’était pour éviter de se retrouver seule. L’isolement n’avait jamais joué en sa faveur jusqu’ici. Elle détestait se retrouver seule face à elle-même.
Elle avait besoin de se raccrocher à quelque chose. N’importe quoi. Elle avait besoin de trouver une raison qui pouvait expliquer pourquoi elle avait survécu jusqu’ici. Elle avait besoin de trouver un sens à tout ça.

Et ça, ce but qu’elle s’était fixé, c’était la seule chose qui maintenait encore sa colère sous contrôle.

Soudain, elle fronça les sourcils et s’arrêta net. Du bruit, plus loin. Elle n’était pas seule.

Elle s’approcha encore, plus ou moins prudemment. Au moins, c’étaient des vivants. Vu l’état de fatigue dans lequel elle se trouvait, elle préférait éviter d’affronter des morts aujourd’hui.

Elle allait s’avancer vers eux mais se ravisa quand elle se rendit compte que l’un d’entre eux pointait son arme sur la tempe d’un autre. Elle resta dans l’ombre sous les arbres et observa la scène.

Elle avait entendu parler d’eux. Les Noctis. Mais elle n’en avait jamais croisé jusqu’ici. Du moins, elle supposait que c’étaient des Noctis, au vu de leur façon d’agir. Ils étaient cinq. Ils entouraient un homme et semblaient avoir des vues sur les provisions que l’homme détenait probablement dans son sac de fortune. C’étaient des chasseurs qui chassaient leur propre espèce. Mais leur proie ne se montrait pas très coopérative. Et elle en subit les conséquences. En une seconde, c’était fini. Un bruit sourd, et c’était tout. L’homme s’écroula par terre, le crâne explosé par la balle. L’un des membres du groupe lui arracha le sac des mains.

Elle se recula. La colère montait en elle. Mais elle la contrôlait. Comme toujours. Parce que si elle écoutait la rage qui bouillait en elle, elle aurait foncé tête baissée sur le groupe d’hommes pour les massacrer. Même si c’était parfaitement inutile. Même si elle y aurait sûrement laissé sa vie.

Elle fit encore un pas en arrière. Non. Elle devait partir. Elle ne pouvait plus rien faire pour ce pauvre homme. Et elle s’était fixé un objectif auquel elle devait se tenir. Il le fallait. Elle devait rester sur le bon chemin et ne pas dévier.

«  Tu devrais pas te balader toute seule dans les bois, tu sais. »


Au son de cette voix derrière son épaule, elle se crispa et sa respiration fut coupée. Eh merde. Celui-là, elle l’avait pas vu venir. Elle glissa sa main vers sa ceinture, là où son poignard se trouvait. C’était pas grand-chose, mais ça l’avait aidé à survivre jusqu’ici. Elle se retourna brusquement, le poignard à la main.

« J’espère que tu comptes pas te battre avec ça. Allez, je veux juste ton sac. Fais pas d’histoires. J’crois que t’as vu quel sort on réservait à ceux qui avaient refusé de nous aider… »


La colère monta à nouveau en elle, mais cette fois, elle n’essaya pas de la contrôler. Elle se jeta sur l’homme, le couteau à la main. Et elle frappa. Encore et encore. Tout ça aurait pu être beaucoup plus rapide. Elle aurait pu simplement lui trancher la gorge. Mais non. Parce que ça n’aurait jamais suffi à apaiser sa colère brûlante.

Poussée par l’adrénaline, ce n’est que lorsque le corps de l’homme transpercé de part en part s’écroula au sol qu’elle se rendit compte qu’elle avait été blessée, elle aussi. A vrai dire, elle ne s’était pas montrée particulièrement prudente. Sa colère l’aveuglait complètement.

Elle s’écroula à son tour. Elle tourna la tête sur le côté. Le reste du groupe était parti. Ce n’était sans doute pas surprenant.

Sa vision devint floue.

Elle eut l’impression de respirer, pour la première fois de sa vie.


Et puis, trou noir.

☾ anesidora


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En ligne Rae Lucas
Lignum
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Jeu 1 Mar 2018 - 20:17
Etat de l'Indiana



still breathin
Rae & June

« I had a one-way ticket to a place where all the demons go where the wind don't change and nothing in the ground can ever grow. No hope, just lies and you're taught to cry into your pillow. But I survived.  »
Voyage de nuit était loin d'être une chose aisée. J'avais rapidement compris que je ne pouvais pas compter sur l'éclat de la Lune pour me procurer sérénité et sécurité... Surtout que les jours s'étaient justement raccourcis. A cette époque, je ne faisais pas partie des Lignums. J'étais une âme en peine, errant sur Terre à la recherche d'une raison de vivre. Je n'avais pas de but, pas de personne à aimer. J'étais seule et terriblement seule. Je ne pouvais faire confiance qu'à moi-même. Ma survie en était de mise. Et même si tu me poussais à ne plus vouloir vivre, je restais une humaine possédant un esprit primitif toujours bien présent. Je ne pouvais pas me résoudre à mourir, si la vie m'avait épargnée jusque là, c'était certainement parce que j'avais encore des choses à accomplir. C'était pour cette simple raison que je n'avais pas encore abandonné... Même si l'envie se faisait sentir un peu plus chaque jour, tiraillant mon estomac et cauchemardant mes rêves dans mes brèves heures de sommeil. J'étais bornée. Et ce trait de caractère me suivrait visiblement jusqu'à mon dernier souffle.

J'avais trouvé une petite cavité humide mais protégée pour passer la nuit dans une quasi-tranquillité. Beaucoup de plantes grimpantes dissimulaient l'entrée et ne me laissaient pas à leur merci pendant mes heures de repos. Mes jambes ne me portaient plus, mon ventre criait famine et mes paupières ne parvenaient plus à rester ouvertes. J'avais fini par m'assoupir à peine le soleil couché. Il faisait froid et humide dans ce petit renfoncement. Je me serrai dans un coin, me mettant en boule en passant mes bras autours de mes jambes pour les garder contre moi. Qu'est-ce que je n'aurais pas donné pour une couverture ou la douce chaleur d'un foyer. Malheureusement, je ne trouverais cela que dans mes rêves les plus tourmentés.

C'est des voix qui me réveillèrent en sursaut. Elles étaient si proches que je crus qu'ils avaient trouvé ma cachette. Je compris rapidement que ce n'était pas à moi qu'ils parlaient. Apeurée, je restai dans la petite caverne et tendis l'oreille. J'en déduis rapidement qu'ils s'agissaient-là de Noctis ayant pris en proie un pauvre voyageur éreinté. Bientôt un coup de feu retentit, me faisant sursauter, suivit du bruit sourd d'un cadavre s'effondrant sur le sol. Je pensai que les hommes allaient s'en aller, mais l'un d'eux s'adressa à un nouvel interlocuteur. Quelques secondes plus tard, des cris de rage me parvinrent ainsi que le son saccadé de pas prenant la fuite. J'attendis plusieurs minutes sans bouger, histoire d'être certaine que tout ce raffut ce soit calmé, avant de pointer le bout de mon nez à l'extérieur, beaucoup trop curieuse de voir ce qu'il s'était passé.
Trois corps au sol. Un homme était un peu plus loin tandis que les deux autres étaient presque l'une sur l'autre. Je ne me dirigeai pas vers l'homme seul, car il était mort d'une balle dans la tête. En revanche les deux autres, je compris qu'il s'agissait de ceux qui s'étaient battus. Le corps du Noctis était dévasté de coups de lame tranchante à répétition, du sang s'émanait de partout. Je pensais que la fille était morte elle aussi, mais elle remua faiblement en laissant échapper un grognement de douleur dans son inconscience. Aussitôt je me précipitai vers elle. Elle aussi présentait deux plaies béantes: une à l'épaule et la seconde sur le côté de l'abdomen. Son torse se soulevait péniblement sous ses respirations douloureuses et son visage était tordu dans un terrible rictus. Je ne connaissais de cette fille ni d'Eve ni d'Adam, mais mon instinct d'infirmière remplaça le primitif qui m'aurait fait prendre la fuite: je devais sauver cette jeune femme. Elle était encore vivante et je ne pouvais pas l'ignorer.

Je courus vers la caverne où j'avais élu domicile pour la nuit. J'attrapai mon sac et revins vers la brune qui n'avait toujours pas réagi à ma présence. La blessure à l'épaule avait arrêté de saigner mais ce n'était pas le cas de celle au ventre, là était donc ma priorité. Je déchirai un morceau de mon pull et l'appliquai sur la plaie en y mettant une certaine pression afin d'arrêter le saignement. Aussitôt, le tissus se pompa de sang et mes mains rougirent elles aussi. Plusieurs fois, je m'arrêtai afin de vérifier si le sang s'était arrêté de couler ou pas. Après de longues secondes, ce fut le cas. J'ouvris mon sac et vidai son contenu sur le sol de la forêt au milieu des feuilles mortes et des branchages. J'avais pensé à emporter avec moi un mini kit de survie que j'avais trouvé chez mes parents. A l'intérieur se trouvait un désinfectant et des compresses de gaz. Tu vas t'en sortir... susurrai-je afin de me persuader moi-même de ces dires. Je m'attelai à la tâche en poursuivant avec l'épaule. Je tirai sur les vêtements de la blessée afin de découvrir la plaie que je  sprayai de désinfectant avant de la couvrir avec les compresses que je fis tenir avec du scotch. J'avais appris à ne pas céder sous le stress et donc je demeurai très appliquée et très concentrée dans mes gestes.
(c) DΛNDELION
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June Hawkins
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Lun 26 Mar 2018 - 19:34
Still Breathin'

feat Rae Lucas
[Indiana]

Comment avait-elle survécu jusqu’ici ? Elle n’en avait strictement aucune idée. Elle ne savait pas se battre. Personne ne lui avait appris. Oh, elle savait frapper, blesser, tuer. Et elle avait gagné en expérience un peu plus chaque jour. Jusqu’à aujourd’hui. Alors voilà. Peut-être avait-elle fait tout ça pour rien. Peut-être que ça devait s’arrêter subitement. Comme ça. Sans raison.

Peut-être que rien de tout ça n’avait jamais eu de sens.

Et pourtant, pourtant, quelque chose subsistait, malgré tout. Elle ne souffrait pas ; elle ne sentait plus son corps. Elle ne sentait plus rien du tout. A part ce sentiment qui jamais ne l’avait quitté depuis sa tendre enfance. Ce sentiment qui lui avait servi de compagnon pendant toutes ces années de solitude. Ce sentiment qu’elle avait appris à s’approprier même si elle le détestait du plus profond de son âme. Parce que c’était grâce à ce sentiment, à cette colère éternelle, qu’elle était parvenue à survivre jusqu’ici.
Voilà. C’était l’unique raison qui justifiait qu’elle soit toujours en vie.

Et au fur et à mesure que ses forces la quittaient, cette haine s’intensifiait. Oh oui, elle était en colère. Contre l’homme qui lui avait tout pris. Contre son frère qui était parti trop tôt. Contre les hommes en général. Contre ces personnes qui avaient permis que tout ça arrive. Elle était en colère contre la vie, qui l’obligeait à survivre en portant ses blessures comme un fardeau. Mais surtout, elle était en colère contre elle-même, pour ne pas avoir réussi à se débarrasser de cette rage qui la rongeait, et qui, pourtant, la maintenait en vie.

Alors, elle fit un choix. Elle fit le choix de reprendre le contrôle. Sur elle-même, sur sa colère, sur sa vie. Personne d’autre qu’elle ne pouvait décider de ce qui lui arriverait. Elle ne laisserait personne lui prendre quoi que ce soit. Elle avait déjà trop perdu.

Elle avait conscience qu’elle devait combattre ses propres démons. Elle le faisait au quotidien. A chaque minute. A chaque seconde. Chaque fois, elle en ressortait plus meurtrie, mais aussi plus vivante que jamais. Est-ce que ça en valait vraiment la peine ? Elle ne savait pas réellement. Après tout, ce combat qu’elle menait perpétuellement, elle le menait uniquement pour son frère décédé.

Alors, elle luttait. Elle luttait pour ne pas exploser. Elle luttait pour la vie. Pour son frère. Pour toutes ces personnes contre lesquelles elle est en colère. Pour obtenir sa revanche sur la vie.

Et soudain, elle ouvrit les yeux, et elle respira. Elle se redressa. Où se trouvait-elle ? Elle ne savait pas. Elle savait juste qu’elle était dans le monde réel, bien vivante. Elle le savait, parce que ses blessures se rappelaient à elle. Elle lâcha un cri et la douleur l’obligea à rester clouée au sol. Sa vision était floue. Elle entendit vaguement des sons qu’elle ne parvenait pas à reconnaître. Et puis soudain, une forme humaine entra dans son champ de vision. Elle secoua vivement la tête et s’agita comme si elle voulait fuir.

-  Qu’est-ce qui se passe ? Où j’suis ? Vous êtes qui ?


Elle s’était à peine entendue prononcer ces mots. Elle essaya de se redresser à nouveau pour évaluer la situation, mais un mal de crâne lancinant la maintint au sol. Son esprit était embrumé. Elle ne pouvait absolument rien faire, rien, à part imaginer les pires scénarios.

Peut-être savaient-ils qu’elle était ici. Peut-être qu’elle avait été suivie par des membres de cette organisation. Après tout, elle avait des informations précieuses à leur propos. Peut-être avaient-ils décidé qu’il était temps de l’éliminer. Ou… Peut-être voulaient-ils faire d’elle… Leur nouvelle expérience.

Ou alors… Ou alors c’était bien pire. Peut-être que c’était lui. L’homme qu’elle avait redouté toute son enfance. Son géniteur. Celui qui lui avait presque tout pris, et qui, maintenant, venait prendre le reste.

Elle avait l’impression de devenir folle. Sûrement l’était-elle. Elle se mit à crier sans vraiment s’en rendre compte. Elle s’agitait de plus en plus. Elle ne savait plus si elle était vivante ou si elle nageait en plein cauchemar.

- Il faut… Il faut que je sorte d’ici. Laissez-moi…


Finalement, le scénario le plus plausible… C’était peut-être qu’elle était tout simplement en Enfer.


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En ligne Rae Lucas
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Lun 26 Mar 2018 - 21:57
Etat de l'Indiana



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Rae & June

« I had a one-way ticket to a place where all the demons go where the wind don't change and nothing in the ground can ever grow. No hope, just lies and you're taught to cry into your pillow. But I survived.  »
Plus les ténèbres s'épaississaient, plus je m'inquiétais pour la jeune femme. Elle ne montrait toujours aucun signe de conscience... Son corps l'avait plongé dans un profond sommeil dont elle ne semblait montrer aucun signe d'éveil. Je passais mon temps, entre chaque geste de soin, à vérifier sa respiration et sou pouls qui était relativement faible. Elle avait perdu beaucoup de sang. Mais j'allais faire tout ce qui était en mon pouvoir pour la sauver. Si je ne vivais plus pour moi, alors je vivrai pour les autres. Si je pouvais sauver des vies, alors autant m'y dévouer. Qu'il s'agisse d'inconnus, de personnes bien faisantes ou mauvaises... J'avais l'impression de tenir entre mes mains une partie de l'Humanité. Je continuais de penser que tout n'était pas perdu et que si de bonnes âmes s'alliaient, nous renaîtrions de nos cendres pour devenir plus grands, plus forts.

J'étais en train de songer à tout cela quand je me préparais à m'atteler au soin de la plaie sur l'abdomen de la blessée. Puis tout à coup, elle se redressa, comme un ressort. Je n'avais rien vu venir et j'eus tout juste le temps de m'écarter avant que nos crânes n'entrent en une violence collision. Cependant, la douleur la rattrapa bien vite et elle ne se battit pas longtemps contre sa plaie béante qui n'était vraiment pas jolie à voir. Elle avait vraiment été bien amochée. Et la pauvre était vraiment perdue. Dès qu'elle m'aperçut, elle m'assaillit de toutes sortes de questions. L'endroit, ma personne, les évènements. Elle continua d'hurler, de me supplier de la laisser s'en aller. Mon premier réflexe fut de jeter un coup d'oeil aux alentours. Si elle avait été attaquée par des Noctis, peut-être que d'autres traînaient dans le coin. Enfin, je ne savais pas qui serait le plus dangereux entre une poignée de Noctis ou une armée de monstres... J'espérais intimement que nous étions en sûreté dans ses bois car les cris de la brune rameuteraient certainement tout un beau petit monde. C'était une chose que j'avais appris depuis l'Apocalypse. Toujours vivre dans le silence.
Mon but premier était passé de soigner sa plaie au ventre au fait de la calmer. Alors doucement, je posai mes mains sur ses épaules, me disposant légèrement au-dessus d'elle pour ne pas trop l'impressionner ou la mettre dans une situation de faiblesse, et pris une mine détendue. C'est bon, ça va aller, lui intimai-je à voix basse. Tu as été blessée. Ne bouge pas trop ou tu vas aggraver ton cas. Je faisais des phrases claires avec des mots correctement détachés. En étant penchée légèrement au-dessus d'elle, je la forçais à me regarder dans les yeux afin de lui montrer que je ne mentais pas. Je voulais simplement la soigner. J'ai pensé que tu avais besoin d'aide. Je ne te veux aucun mal. Je m'appelle Rae, et toi ? Au point où nous en étions, nous pouvions passer au tutoiement. En réalité, j'avais rapidement oublié les formules de politesse... Nous étions tous dans le même panier aujourd'hui, avec pour tous un seul et même objectif: survivre.
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