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Chapitre I
5 years later
T e a s e r
Obsidia Corporation est un laboratoire scientifique qui travaille anonymement et en toute discrétion sur la modification du génome humain. Néanmoins, aux yeux du monde, OC est un laboratoire de recherches dans le génie génétique qui prétend pouvoir trouver un remède à toutes les maladies. Lorsqu'un médecin prend en charge un patient dans un hôpital en Ohio, il découvre curieusement un virus encore inconnu à ce jour. Mais très rapidement, alors que le monde est en train de changer, le Dr Hasting fait une découverte surprenante sur l'origine du virus, ainsi que sur le laboratoire OC...
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L'épopée miraculeuse

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Stanley Sian
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Mar 27 Fév 2018 - 16:08
Ohio // 09:18__________________________________


L'épopée miraculeuse
Léonie Figis Ft Stanley Sian

J'ouvrais mes paupières et me frottais machinalement les yeux. Une habitude enfantine que je n'avais jamais perdu et que je ne perdrais sans doute jamais. Après m'être étiré et relever, je regardais à travers la petite fenêtre de mon camp improvisé. J'avais trouvé une petite cabane de chasseur, escarpé, loin des villes. J'avais balancé l'échelle histoire d'éviter de me faire emmerder trop facilement par les rôdeurs pendant que je dormais. Évidemment, je n'étais pas assez con pour me contenter que d'une protection. J'avais donc éparpillé un peu partout des pièges. Si je n'attrapais pas de zombies, peut être, au moins je pourrais me faire un bon déjeuner. On pouvait oublier la viande de zombie, si au moins ils avaient une autre utilité qu'effrayer le monde et le rendre triste.. On le saurais. J'attrapais ma gourde dans mon sac et avala quelques gorgées, faisant ainsi disparaître le goût âpre de ma bouche après une nuit de sommeil bien mérité. Je continuais ma toilette rinçant mon visage et en utilisant un minimum pour un brossage de dent. Certes le monde n'était plus le même mais je comptais garder quelques principes. Et si mon odeur corporelle laissait parfois à désiré je mettais un point d'honneur à garder une hygiène dentaire adapté. Je faisais donc le point dans les pharmacies ou les maisons abandonnées lorsque je traînais dans les villes. Il serait d'ailleurs bientôt temps de trouver un point d'eau et de faire le plein. Dans le Wyoming et avec mes connaissances de scout, l'eau n'était pas un problème, ni une denrée rare. Heureusement, j'évitais les endroits désertique. On avait déjà la chance d'être poursuivie par des cadavres, alors je ne voulais pas non plus mourir assoiffé dans le désert.

Je descendais enfin de mon abris de fortune, prêt à faire le tour du campement. Je n'étais pas bien réveillé et j'en oubliais mes armes dans le cabanon au dessus de ma tête. Une envie pressante me pris et je titubais jusqu'à un arbre pour y faire mes petites affaires. Quand soudain des grognements bien distincts se fit entendre. Je fermais rapidement ma braguette et me retournais violemment, en posant une main sur l'habituelle endroit ou je détenais mon couteau de chasse. Et merde ! Quel con ! Quel con j'avais été ! Je regardais les bêtes assoiffées de sang et l’abri. Ils étaient une dizaine, quatre se débattaient pris dans mes pièges les six autres avançaient vers moi, bouches ouvertes, béante. Et j'avais presque l'impression de discerner un sourire de satisfaction sur leurs lèvres. Si je ne bougeais pas tout de suite, je serais leur repas ! J'étais tétanisé, une crise de panique pointa le bout de son nez, mes mains étaient moites.. Je me mis une claque mental puis une réel pour me faire réagir. Il n'était pas question de mourir ici ! Je me détournais près a courir, peut être que si je faisais le tour je pourrais escalader en vitesse le cabanon et ainsi attraper mes armes.

J'avais toujours été rapide, je faisais de grande enjambés et en quelques secondes je les avaient déjà distancer de quelques mètres. Il fallait savoir faire deux choses à la fois pour survivre dans un tel chaos, mais apparemment ce matin la je n'étais pas réveillé du bon pied et ma chance m'avait également quitté. Je sentais les cadavres puants me suivre, prêt à me mettre en lambeau. Et si je devenais l'un deux ? Non, je ne voulais pas me transformer en une des ces saloperies. Tout à coup, je sentis une prise sur ma cheville, qui me souleva d'un coup, d'un seul. Comme si je m'apparentais à une brindille et je me retrouvais la tête en bas, observant le spectacle affreux de zombies s'approchant avec délectation. BORDEL DE MERDE ! J'avais l'air malin ! Pris dans mon propre piège ! Je me mettais à me balancer dans l'espoir de faire céder la corde. Tout paraissait perdu mais je refusais de perdre espoir. Je ne pouvais pas accepter mon sort ! Je ne pouvais pas finir comme ça. La crise de panique ressurgit et je me sentais trembler de tout mon corps. Je voulais crier, mais j'en était incapable. Et puis qui viendrait me sauver ? Dieu ? Je n'étais plus sûr qu'il existait avec ce foutu virus.. Bientôt il ne restait plus que quelques pas à faire pour les zombies et je sentais déjà leur odeur putride. Je repensais à mon père, putain il avait donc donné sa vie pour rien ? Quel fils minable je faisais.. Coincé dans mon propre piège tout portais à croire que, ce matin je serais le petit déjeuner des zombies.
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Mar 27 Fév 2018 - 19:27
L'épopée miraculeuse

#Fragile
Cela faisait maintenant quelques temps que nous nous étions séparés de notre compagnon de fortune. Ce mec qui nous avait fait perdre un temps précieux, rien qu'en y repensant, il avait certes été utile par la suite, mais... il avait fait naître de nouveau une rancune incurable entre lui et moi. Il marchait d'un pas des plus lents derrière moi, alors que je tentais d'accélérer l'allure. Mes pas semblaient se perdre de plus en plus dans une destination incertaine. A notre dernière dispute, il s'était emparé de la seule carte que nous possédions afin de la brûler comme une vulgaire brindille destinée à nous réchauffer. Quelque part, je savais que notre histoire était finie, que nous n'étions plus le duo de youtubeurs comiques que nous étions autrefois, que nous n'étions même plus, des amis, probablement.

Nous nous aimions toujours, mais, cette part d'amertume... elle grandissait tellement vite qu'elle évinçait tout autre chose. "Écoute, vaut mieux qu'on reste en comité restreint." Il souffle, comme si même le son de ma voix était devenu insupportable. Je ferme les yeux. Je ne peux plus rien y faire. "Si on va vivre avec une communauté, on va s'ramollir, j'pourrais plus te protéger. Et... on va certainement y passer toi et moi si on commence à s'attacher à d'autres." Il passe ses mains crasseuses sur son visage, étouffe un cri. "Je sais, je sais, je sais tout ça ! Tu m'le dis toujours ! A chaque putain de fois ! Il n'empêche que communiquer avec d'autres c'est pas du luxe !" Je grogne, il ne comprend rien à rien. C'est fou. Je ne sais pas quoi lui dire, je ne sais plus, quoi lui dire. Et alors qu'on était repartis pour notre x eme dispute de la journée, j'entendis des gémissements. Des zombies, beaucoup trop nombreux pour qu'il n'y ait aucun danger. Lentement, je me suis avancée, découvrant une dizaine de ces bâtards qui rejoignaient le même point. Un pauvre type d'une vingtaine d'années suspendu par un piège. Coincé à la merci de tout ces salopard de mangeurs de queues. "PAS L'TEMPS POUR CES CONNERIES !" Ni une, ni deux, mon acolyte et moi débarquèrent devant l'attroupement des morts afin de protéger l'imbécile suspendu. L'un le poussait pendant que l'autre frappait l'ennemi, parfois, nous nous servions de ce pauvre imbécile pour repousser ceux qui venaient trop près, comme s'il n'avait été qu'un simple bouclier humain, la scène durant quelques minutes, bien trop longues à mon goût. Puis, lorsqu'il n'en resta plus que quelques uns, je sortis mon canif afin de découper la corde qui retenait la jouvencelle en détresse, qui tomba sur le sol. "Allez on s'barre !" J'attrapais le gars par le col tout en déguerpissant aussi vite que possible. Le bruit de la bagarre ayant dû attirer d'autres morts, mieux valait ne pas rester dans le coin. La chance serait avec nous, je n'étais que bien trop prévoyante. En revanche, ce que je n'avais pas prévu, c'était le nombre de morts que nous avions attirés. Dans ces coins reculés, je m'étais attendue à en voir peu,
mais, erreur, il y en avait bien trop. Probablement une ancienne colonie de survivants qui s'étaient laissés avoir comme des bleus. Ramollissement. "Dépêchez-vous !" Se battre serait inutile face à ça. Autant détaler comme des lapins. Toujours agrippée au garçon, je courais, ne faisant attention qu'à mon futur échappatoire. Deuxième erreur, je n'avais pas vu la racine au sol qui me fit basculer en avant. Le nez en sang, je reprenais mes esprits, tandis qu'il tenta de me relever, soudain assailli par les autres. Je me remis sur mes pieds, juste à temps pour le voir se faire dépecer peu à peu. Ma batte de baseball en main, je donnais des coups sur les arrivants, puis observa mon ami à bout, c'était la fin. D'un coup sec, j'abattais ma batte sur le crâne de celui-ci, puis continua sur les quelques morts qui étaient arrivés jusque là, tandis que le reste se démenaient pour arriver à notre hauteur. Une fois ceux accessibles éliminés, balayant les larmes qui commençaient à brouiller ma vision d'un revers de manche, je repris la course avec le garçon. Ne plus m'arrêter jusqu'à tomber de fatigue.
Ce qui arriva quelques temps plus tard, alors que, dans une ferme, je trouvais refuge dans une grange.
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Stanley Sian
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Mar 27 Fév 2018 - 20:25

L'épopée miraculeuse
Léonie Figis Ft Stanley Sian

Je croyais tout perdu, je regardais le sol.. Je voulais éviter à tout prit de sentir le souffle dégoûtant de ces monstres. Ou bien même leurs visages qui devaient autrefois appartenir à de gentils personnes.. Et la ils allaient me lacérés de leurs crocs jaunes et pourris. C'était peut être ce que je méritais.. Je n'eus pas plus de temps pour m’apitoyerm sur mon sort, tout à coup, j'entendis une foulée au loin, c'était trop rapide pour être des zombies. Je redressais la tête et avant de m'en prendre plein la tronche, utilisé tel un bouclier, un misérable punching ball, je vis leurs visages. Deux jeunes, un garçon et une fille ! Ils tombaient à pique c'est deux la ! J'étais tellement heureux de voir d'autres personnes bien en vie que j'en oubliais presque la situation de détresse dans laquelle je me trouvais. Un sourire d'idiot était apparu un millième de seconde sur mon visage avant ma chute. Cette fois, il était temps d'arrêter de faire des bourdes. Après une éternité à courir dans la forêt et après la perte qui devait sûrement être douloureuse de ton ami, nous étions enfin.. En quelques sorte, à l'abri. Les mains posées sur mes genoux, je reprenais durement mon souffle. J'avais toujours été fort en athlétisme au lycée, il fallait croire que j'étais fait pour la fuite mais après une course pareil, pas même l'horrible Hulk ne serait en mesure de prendre la parole. Tout à coup je repensais à mon sac, mes armes.. Et surtout, surtout le couteau. Le couteau de mon père.. Je ne pouvais pas le laisser là-bas. Je devais y retourner. Une plainte s'échappa d'entre mes lèvres et je serrais le poings avant de marteler d'un seul et unique coup sec ma cuisse.

- Et merde, bordel de merde !

J'étais déjà en train d’échafauder un plan, un plan pour tout récupérer. Il y avait encore des pièges, peut être que le reste de ces cadavres s'étaient en grande partie prit dedans.. En tout cas j'osais l'espérer.. Pour l'instant je ne pouvais y retourner. Je devais attendre, attendre le bon moment. Quand ils détermineraient avec leurs cerveaux dégoulinant de crasses qu'il n'y avait plus rien à manger.. Ou alors, si je chassais.. Je pourrais peut être éparpiller du sang dans les bois et les attirer a l'opposé du cabanon.. Comment faire sans armes ?! Tout à coup, je secouais ma tête. Je n'étais pas seul ! Toi, toi, tu étais la. Tu étais la, tu étais venue m'aider et par ma faute, tu avais perdue un ami. Je me tournais vers toi, une expression désolé sur le visage. Quel con je faisais. J'ouvris la bouche , en prenant une inspiration prêt à dire quelque chose mais ma bouche se referma aussitôt. Que dire ? Je n'avais pas vu d'humain depuis si longtemps. Certes j'étais heureux d'avoir enfin un peu de compagnie mais la.. Dans ce genre de situation.. J'avais perdu ma mère très jeune alors je pouvais gérer, mais je n'avais jamais été le type le plus doué du lycée avec les sentiments des filles... Et puis, je ne savais rien sur toi. Tu étais armées, moi non. Peut être faisais-tu partis des Noctis ? Je fronçais les sourcils, Non ! Une Noctis m'aurait laissée crever et en aurait profité pour se frayer un passage dans la forêt. Je m'approchais de toi, sans grande confiance. La boule au ventre, j'attrapais tes épaules et j'enfonçais mon regard dans le tien avant de répliquer d'une voix franche.

- Je suis désolé...

Je continuais d'une voix hésitante.

- Et merci.. J'aurais vraiment mal fini sans toi..

Tout ça me paraissait inapproprié, il était évident que je te remerciais d'être venu à ma rescousse. Néanmoins j'avais l'impression de te remercier d'avoir perdu un être chère pour te retrouver avec moi, à la place. Pendant un instant mes pensées flottais dans ma tête, c'est vrai que ça faisait un long moment que je n'avais pas vu d'humain.. Enfin, de femme quoi. Et je me surpris à te contempler un instant, le rouge me monta rapidement au joue et je te lâchais avant de reculer de quelques pas. Je ne voulais pas que tu me prennes pour mun fou ni pour un obsédé. Je ne voulais pas non plus rester dans ton espace vitale comme ça. Après tout, toi aussi, peut être devait tu te méfier, ou.. Ou même avoir peur de moi ? Je pouffais, comment pourrais tu avoir peur de moi ? Tu m'avais surpris emmailloté la tête en bas comme un saucisson géant. Je passais une main sur mon visage pour reprendre contenance. La vérité c'est que j'avais un peu honte.  
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Mar 27 Fév 2018 - 20:59
L'épopée miraculeuse

#Fragile
Assise sur le sol, les bras le long du corps, la tête reposée contre un mur, je retenais mes larmes. Je l'avais perdu. Je l'avais perdu à jamais. J'ai pensé, longuement, à ce que j'aurai dû faire, à ce que j'aurai pu faire. Peut-être que si nous n'étions pas été là à ce moment, il aurait échappé au trépas. Si je l'avais laissé là bas, alors... alors peut-être... peut-être qu'il aurait finalement eu une chance de s'en sortir. C'était ma faute. C'était moi qui n'arrêtait pas d'hurler, de jouer les sauvages à chaque fois que j'en avais l'occasion. Mais c'était également à cause de cet espèce de décérébré. S'il n'avait pas été là, s'il n'avait pas été aussi con, s'il n'avait pas marché sans regarder où il foutait les pieds... eh bien... eh bien il serait en vie. Je frappais mon crâne contre le mur tandis que l'autre jurait dans son coin. Pour qui, pour quoi, quelle importance. Je ne le connaissais pas. J'en avais rien à foutre. Par sa faute, il n'était plus là. Une larme perla de nouveau sur ma joue, puis une autre, et encore une, je tentais de retenir mon chagrin, mais en vain. Perte bien trop importante, tout mais pas lui. Il avait été tout. Il sera toujours tout. Et par la faute de ce mec... ce mec me l'avait enlevé.

Il m'attrapa par les épaules et planta son regard dans le mien. Je sentais son souffle chaud caresser mon visage endolori par les larmes, puis, lorsqu'il ouvrit la bouche, mon coeur s'arrêta de battre. Je suis désolé. Désolé de quoi au juste ? D'être un gros con même pas capable de pas marcher dans un piège ? Désolé parce que par sa faute, j'avais perdu un être cher ? Désolé parce que désormais j'étais seule, désabusée ? Désolé parce qu'il n'avait pas les mots ? Désolé parce qu'un inconnu était le seul à pouvoir me passer de la pommade ? J'ai inspiré longuement. Tandis qu'il reprenait. Il me remercia. Mais il me remercia de quoi ? D'avoir agi humainement ? C'était vraiment... tellement révélateur de notre condition... C'était si... quel gâchis de se dire que maintenant on remerciait autrui parce qu'on le sauvait d'une mort certaine, alors qu'avant, on remerciait quelqu'un pour avoir maintenu les portes ouvertes de l'ascenseur. Je reniflais, puis me leva, un peu douloureusement. "On y retourne avant qu'il fasse nuit." Je lui balançais un couteau, un couteau de chasseur que j'avais choppé une fois, dans un magasin de montagne. le genre de couteau à dent plutôt lourds, voire, exagérément lourd. Je pris les devants, repartant au pas de courses. Je ne pouvais pas me ramollir. Je ne le devais pas. Mon camarade d'infortune, il semblait complétement paumé. Comme s'il n'avait plus vu personne depuis un temps. J'ai mordillé ma lèvre inférieure. La marche serait plus longue, inutile de se fatiguer à courir, on en avait déjà assez faits. Depuis quand était-il seul ? Avait-il seulement croisé quelqu'un depuis le jour Z. Saloperie de jour Z. Soudain, je me retournais. "Tu peux marcher plus vite ? Ou t'es fragile au point de pas être fichu de porter ton gabarits de fillette ?" Et soudain, la pluie. Je laissais échapper un long râle empli de lassitude. "Comme si c'était pas déjà assez cliché putain." Je venais de perdre mon meilleur ami de façon minable, pour me retrouver avec un fragile à peine sorti de l'adolescence, et maintenant, il pleuvait, comme pour apporter une ambiance mélo dramatique à la scène. Je tournais les talons, recommençant à marcher. "Dépêche. Une fois avoir retrouver le corps de Mickey, faut qu'on trouve un abri." Une heure passa dans le silence des plus total. Seul le clapotis de l'eau sur le sol boueux venait couvrir celui-ci. Je reniflais de temps à autre. Attrapais-je froid ? C'était bien le moment... Mes vêtements me collaient à la peau, et je détestais ça. Je détestais tout de toute façon. La pluie, la marche, tout ça me rappelait cette stupide randonnée dans la montagne pour des grillades qui n'avaient jamais eu lieu. Mickey... Je me retournais de nouveau. "Il s'appelait Mickey !" J'ai ri. "Il avait un nom d'merde pas vrai ?! Un nom d'merde tout aussi merdique que lui. Il... il transpirait jamais c't'enfoiré. Toujours le sourire collé à la tronche, il voyait toujours le bien partout." Mes rires, dissimulant ma douleur certaine. L'après coup. L'après coup c'était maintenant. Lorsque l'on se rend compte des choses. Lorsque l'on se rend compte que c'est vraiment le cas. Que la personne est vraiment morte. Que... que tout est fini. "Je... j'ai toujours été avec lui. Depuis l'apocalypse, et même avant. Putain c'que j'le hais." Je reniflais. "J'le déteste de m'avoir aidée... Il veut toujours bien faire et il merde à chaque fois." Mon regard plongea dans celui du fragile. Et toi... toi... est-ce que t'es comme lui ? Est-ce que tu vaux un quart de ce qu'il était ? Hein ? Mais je n'en dis pas mot. Dire ça, aurait été si injuste. Une vie était une vie, et aucune ne valait mieux qu'une autre. Aussi, me détestais-je d'avoir pensé ça, même si... je le pensais réellement. Je me tournais, puis continuais de nouveau à marcher. Voyant bientôt l'endroit où j'avais perdu ma vie.
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Stanley Sian
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Mar 27 Fév 2018 - 22:21

L'épopée miraculeuse
Léonie Figis Ft Stanley Sian

J'étais complètement con, j'en revenais pas d'être con à ce point. J'avais fait passer mes émotions en premier, j'étais près à me saigner et à chialer pour un couteau... C'était celui de mon père et je savais que j'allais le récupérer mais la.. Le plus important c'était TA détresse, le corps de ton ami.. Surement pas mes petits problèmes. Tes larmes et la lueurs dans tes yeux m'avais rappelé mon enfance.. Ou plutôt le reflet dans le miroir après la mort de maman. Je ne pouvais qu'imaginer ta souffrance, ce que tu endurais et ce que tu te disais. Un compagnon de voyage durant ces temps si dure, c'était.. Sacré. Par ma faute, l'irréparable avait été commis. J'attrapais le couteau que tu me balançais. Je me faisais une promesse a moi même, tu m'avais vu dans une mauvaise posture mais je n'étais pas un faible. J'avais jusque la tenu bon et je m'étais déjà battu à mainte reprise. J'essayerais, NON, je te protégerais durant un temps. Si tu me le permettrai, peut être pourrions-nous même rejoindre les Lignums ensemble.. Le moment était mal choisi pour faire des projets.. J'observais ton dos, je marchais derrière toi, d'un pas rapide mais tout de même assez lent pour me tenir juste derrière toi. J'aurais pu aller plus vite mais la fureur d'une femme n'étais jamais beau à voir.. Ni a entendre. Néanmoins je restais bouche bée. Je devais te laisser évacuer tout ça, même si tu voulais m'insulter ou me coller ton point dans la tronche tu devais le faire et j'accepterais. Je n'avais pas le regard vide, j'écoutais avec compassion.. La culpabilité était la bien évidemment, mais je n'écoutais pas uniquement par culpabilité. J'étais quelqu'un de compréhensif, et je l'étais devenu encore plus depuis que ma mère était partie. J'essayais toujours de trouver le bon dans une personne. Et j'avais la fâcheuse tendance à trouver des excuses aux personnes les plus méchantes, pour expliquer leurs comportements. Jusqu'au moment ou ça allait trop loin. La, je pouvais me montrer plus stricte que jamais. Tu me faisais de la peine, ton rire devait être cent fois plus beau quand il n'étais pas faux. Quand, il n'était pas causé par la perte de quelqu'un. Mickey, c'est vrai qu'il avait du en vouloir à ses parents à l'école.. Je savais qu'à cet instant, tu aurais souhaité mille fois que je sois mort à sa place. Ça aurait put être blessant, mais encore une fois pour moi c'était normal. Je venais de bousillé une bonne partie de ton cœur. L'endroit approchait et je me décidait enfin à marcher à tes côtés. Je ne savais pas si tu aller t'effondrer, mais peut être pourrais-je te rattraper ? Te donner un peu de réconfort ? Je n'en savais rien ! A notre âge nous n'étions pas censé devoir réfléchir à de tel choses ! Je regardais, impuissant, le corps de ton défunt ami qui était à présent à nos pieds puis je posais mes yeux sur ton visage. Pendant un moment, j'hésitais à attraper ta main, pour un semblant d'acte réconfortant. Pour essayer de te dire, que tu n'étais pas seule. Mais j'abandonnais cette pensé et arrêta net le mouvement de mon bras. La pluie nous avait trempé jusqu'au os et avait chassé les cadavres, la pluie avait du faire disparaître notre odeur.. Bien évidemment il restait ceux que j'avais attrapé dans mes pièges. Ils étaient cinq à tendre les bras vers nous, nous suppliant presque de les rejoindre pour obtenir un morceau de notre chaire. La cabane était derrière eux, et derrière eux il y avait mes affaires. Mon couteau, ma matraque, mon pistolet et mon sac. Dans lequel je possédais quelques instruments de survie ainsi qu'un imperméable. Je continuais mon avancer, sans un regard pour toi. Je voulais te laisser seule, faire tes adieux. Je tuais sur mon passage quatre des zombies, d'un coup précis dans la boite crânienne. L'autre, je le laissais pour toi. De quoi te défouler. J'atteignis bientôt la cabane, j'agrippais la base du planché pour ensuite me hisser à l'aide de mes bras à l'intérieur. Je récupérais mes affaires avant de revenir et dans un silence religieux, je te couvrais avec l'imperméable que je possédais. Avant que tu n’ai pu me dire quoi que ce soit, je murmurais simplement.

- Ça n'est pas de la pitié. Est-ce que tu veux qu'on l'enterre ? Avec la pluie le trou sera plus simple à creuser.

Je voulais lui accordé une sépulture descente, même si ma tentative, et ma façon de m'exprimer était maladroite.  
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Mar 27 Fév 2018 - 22:52
L'épopée miraculeuse

#Fragile
"Mickey..." J'observe le corps inerte de mon ami tandis que l'autre se barre. Je prend un instant pour récupérer ses armes. Il n'avait même pas dégainer son couteau. "Pauvre tâche." Je m'écroule, s'il savait combien il comptait pour moi. Mon coeur se serre. Pourquoi avait-il fallut qu'il se retrouve obligé de m'aider. Quelque part, je suis responsable du désastre. Moi et mes habitudes de geek alarmantes, à vouloir sauver quiconque, comme si un jour le ciel allait se montrer clément avec moi. Je fond en larmes. Qu'est-ce que je peux faire d'autre. Je me redresse lorsque l'autre arrive pour se poser à mes côtés. Il parle, et je l'écoute à moitié. Comme si tout était devenu flou, un son lointain. Comme si j'avais été un putain de poisson dans un aquarium. Il m'a proposé de l'enterré. "Ok... Faisons ça." Je commence à trainer Mickey vers une clairière, puis m'agenouille pour commencer à creuser la terre meuble. C'est vrai. C'est moins difficile avec le passage de la pluie. Tout ça a un côté dramatique, creuser une tombe sous la flotte. Je ris. Je sais pas pourquoi, les nerfs sans doute.

Une fois que le trou fut fini, j'ai déposé le corps, qui semblait peser une tonne dans le trou, puis je suis restée là, assise à côté du cadavre qui sentait déjà la mort. J'ai réfléchi. Allais-je dire un mot ? Comme si c'était nécessaire ? J'ai reniflé. Puis j'ai ri de nouveau, sortant du trou avec lourdeur. Une fois redressée complètement, j'inspirai. "J'aurai bien voulu dire quelque chose de productif. Mais comme je le dis toujours... Toi même tu sais... J'suis pas un vagin alors, j'vais pas chialer et tout les ans, je viendrais pisser sur ta tombe." Mon coeur se serra de nouveau alors que de ma botte, je poussais la terre afin de recouvrir son corps. "Au moins... c'est pas les zombis qui boufferont sa chair, mais les vers qui feront de lui on par de jeu en chair humaine." J'ai soufflé, longuement. Puis me tourna vers mon nouveau compagnon. "J'ai un truc à faire." Je me suis alors élancée vers le dernier mort coincé dans un piège, l'observant, me laissant toucher du bout des doigts putrides de celui qui rêvait de me bouffer, puis, d'un coup d'un seul, je lui assénais des coups de pieds, dans les testicules, dans le ventre, puis dans les genoux, entendant ses os craquer sous la pression. Tombant à terre, il tentait de ramper jusqu'à moi, et je le martelais de coups de battes, comme si ma vie en dépendait. Bientôt, il ne restait de lui qu'un amas de chair putréfiée, des os brisés. Je reprenais mon souffle. "Se défouler comme ça, ça casse pas trois pattes à un poisson." Levant les yeux vers le ciel sombre, je soupirais. "On est pas sortis." Je regardais alors le garçon. "On va dormir dans ta cabane. Il va faire nuit." Aussi, je montais à l'abri, histoire de me réchauffer. Manque de bol, la pluie ayant mouillés mes vêtements, je me retrouvais bien bête, à tel point que je n'osais plus bouger. Je soupirais, ouvrant mon sac à dos, des fringues de rechange, ceux que je m'amusais à trimballer depuis des lustres, que je lavais parfois, lorsque j'avais le temps. Ils puaient la crasse de la rivière, mais c'était mieux que rien pas vrai ? Mieux que le sang déjà pourri tout du moins. J'ôtai mes fringues uns à uns afin de les déposer à plat dans un coin, puis attrapa le teeshirt sec que je passais en vitesse. De là, je me suis assise, les jambes en coton. Il était temps que je me repose. Il était temps... il était enfin temps de parler, avec le saucisson. "Je m'appelle Léo."
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Stanley Sian
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Mer 28 Fév 2018 - 0:24

L'épopée miraculeuse
Léonie Figis Ft Stanley Sian

Je ne parlais pas plus après ma proposition, c'était important pour moi de respecter ton deuil, ta souffrance. Je te suivais et je me mettais au travail, avec habilité et motivation. Ça n'avait peut être pas été mon ami mais il m'avait sauvé et il méritait donc tout mes efforts. J'écoutais attentivement tes adieux, un sourire triste sur le visage. Tu avais l'air d'avoir beaucoup d'humour et un franc parlé qui me plaisait.  Je ne pipa non plus mot lorsque tu t'acharnas sur le cadavre.. J'avais regardé au début, mais la suite m'avais paru insupportable. Je comprenais cet acharnement, je l'avais laissé.. Vivant, si je pouvais dire ça, bien pour cette raison. Que tu puisses te défouler, évacuer la haine, le dégoût. Malgré tout, le spectacle que tu offrais à cet instant me rappelais que les affreuses conditions de l'humanité. Enfin y en avait il encore ? Une humanité ? Enfuis en nous ? Ou alors étions-nous tous devenus des animaux sauvages ? Chasseurs ou proies ? C'était la pire journée que j'avais vécu depuis celle ou j'avais perdu papa. Voir un homme mourir n'étais pas chose aisée et encore moi le voir mourir sous des corps en décomposition assoiffé de sang. J'avais vu des scènes horribles, mais s'en tenir éloigner et être en plein feu de l'action était de chose différente. Et puis voir un homme mourir était une chose, voir et ressentir le vide qu'il avait laissé chez quelqu'un en était une autre. Je te suivais silencieusement quand tu décidais de prendre les commandes, d'aller dans ma cabane. Je ne réagis pas tout de suite mais d'un coup, je pensais.. J'allais partager ma cabane.. Avec une fille. Il allait falloir se comporter en gentleman. Peut être que l'époque ne nous permettait pas d'être aussi convenable qu'avant mais je tenais à être respectueux. Je me détournais donc lorsque tu te déshabillais et je faisais de même avant d'enfiler d'autres vêtements. Puis je sortais de mon sac un fil, que j'accrochais ou je pouvais dans la cabane avant d'y placer mes vêtements et les tiens. Je les avais attrapé sans attendre ton consentement, après tout si j'avais voulu te voler ou te faire du mal et bien tu m'aurais mit un coup de batte depuis longtemps . Pour être bien au chaud, il ne fallait jamais garder les mêmes vêtements de jour et de nuit. J'avais également isolé au mieux le cabanon à l'aide de branche de sapin et de feuillage. Les restes de ma nuit précédente allait peut être nous sauver un minimum de l'humidité et du froid. Je sortais de mon sac deux bouteilles en verre, contenant chacune la moitié d'une bougie que j'allumais a l'aide d'allumette trouver dans les anciennes habitations que j'avais piller. Je les éparpillais chacune d'un côté de l’abri miteux. Le verre allait nous protéger d'un éventuel incendie et les bougies nous réchauffer un peu. Je dépliais enfin mon sac de couchage pour m'installer un peu plus confortablement. Le meilleur moyen de se protéger du froid était encore la chaleur humaine... Mais il était évident que je n'allais pas te proposer de.. de se coller. Ta question me sortie de mes pensées et je posais mon regard sur toi. C'était la première fois que tu t'adressais à moi, à moi réellement. Pas à ton ami défunt. Ni même sous le coup de la douleur, ou de la colère. Je souriais en coin, ça faisait longtemps qu'on ne m'avais pas posé cette question. Pourtant si singulière a l'époque.. Je m'en voulais un peu mais j'étais ravie de pouvoir avoir une conversation. Je répondais comme à mon habitude, d'un ton franc et toujours jovial. Même si les récents événement n'était pas gai, j'essayais de toujours l'être. Je trouvais ça rassurant, de parler à quelqu'un de positif.. Plutôt qu'à quelqu'un toujours au plus bas.


- Moi c'est Stanley, mais tout le monde m'appelle …


Je me taisais d'un coup net.. Qui ça tout le monde ? Ils étaient probablement tous mort. C'était ce que j'avais répondu la dernière fois à cette question. Mais la dernière fois, je le pouvais encore. Je me raclais la gorge.


- Mais tu peux m'appeler Stan.


 
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Mer 28 Fév 2018 - 0:58
L'épopée miraculeuse

#Fragile
"Stan... c'est bien Stan. Ca fait penser à un dessin animé." Je pose mon regard sur le garçon emmitouflé dans son cocon. Immédiatement, je pense à chez moi. Le chez moi d'avant tout ça. Avant que nulle part ne le devienne. Je pense à ma chambre sombre, éclairée par mes multiples guirlandes lumineuses, mon lit, confortable, ma couette, chaude, mon chat allongé négligemment sur mes pieds. Réchauffant mon être. Tout ça me manque. Le chocolat chaud au réveil, l'effervescence de la ville éveillée. Un sourire se place au dessus de ma mine boudeuse. En fait, en l'observant bien, ce Stanley est un bien heureux. Comme Mickey. Mon Mickey. Je me redresse, l'observant de plus belle. Non. Il est différent, il n'égalera jamais Mickey, mais, suis-je vraiment en position de faire la difficile. Après tout, il est probablement sympa. Non, il l'est. Sinon... Sinon on en serait pas là, lui et moi. Je m'avance à quatre pattes vers lui. "Pousse toi." Je m'incruste dans son couchage. "J'ai froid, n'y vois pas quelconque avances douteuse. J'ai autre chose à faire que d'me faire sauter par un pervers des alpes." Je me blottis sous le sac, soudain réchauffée par celui-ci, ainsi que la chaleur corporelle de mon ami d'infortune. Je lui tourne le dos, comme pour créer une sorte d'intimité, pour lui, pour moi. Après tout, nous ne nous connaissons guère. Être ainsi, était comme... enfin... pas besoin d'explications pas vrai ? Du coin de l'oeil, j'observe longuement l'habitacle. Depuis quand il se cachait là celui là ? Je n'avais jamais eu le luxe de trouver un endroit tel que celui-ci auparavant, peut-être aurais-je dû me forcer à construire un tel endroit, Mickey et moi, on aurait pu s'y installer, y vivre, certainement. Jusqu'à la fin. Lorsque l'on serait trop vieux pour se battre. Je soufflais. Maintenant, il n'était plus là. Maintenant, j'étais seule. Mais peut-être... non... Ce Stan... il n'irait jamais avec moi, comme tous, il souhaitait certainement rejoindre d'autres gens. Pas comme moi. Personne n'est comme moi. "Et tu vas où Stan ? Tu comptais rester ici ? C'est bien ici." Et puis je réfléchis, à tout ce qu'il se passe autour de moi. Je ris, j'ai l'impression d'être dans Rust RP. C'est bizarre, un jeu vidéo devenu réalité. Ma vie est un jeu vidéo. Quelque part, ça ne change pas trop de ma vie d'avant, jouer à l'aventurière, éviter de crever pour telle ou telle raison. Seulement, la seule chose qui diffère, c'est que là, si on meurt... on meurt pour de bon. Je soupire. "Parfois j'aimerais mourir de décès." Puis je me tourne, mon regard rencontre le sien, je l'observe pour de bon cette fois. Je l'observe lui, et non pas les regrets qu'il m'inspire. Non, en fait, il n'a pas vraiment l'air d'un connard à peine sorti de la puberté, les atrocités du monde avaient durcies ses traits. Je ne sais pas si les évènements avaient faits de même pour moi. Sans doute, même si j'espérais le contraire. J'espérais, que mon regard avait gardé son charme juvénile, sa candeur, et sa malice. Qu'il n'était pas éteint, comme tout le reste. "C'est une blague... Je veux pas réellement mourir de décès... c'est juste... C'est juste un truc que je disais souvent, avant tout ça." Ouais, mourir de décès, cette expression que j'aimais tant dire lorsque dans un jeu, les choses ne tournaient pas en ma faveur, ou que rien de ce que j'avais prévu ne se passait. Je soupirais. "On disait avant que la vie c'était dur, et qu'elle était souvent merdique... si seulement on avait su..." J'ai ri. Un rire simple, sincère, en fait... "On aurait arrêté d'être des sales cons à se plaindre pour rien." Mon regard longea alors son corps pour finir par se fixer sur le plafond. Il était temps de réellement faire connaissance, un nom ne suffisait pas. Il fallait devenir sociable, il fallait, préserver le peu d'humanité qu'on avait. Créer de nouveaux liens maintenant que je n'avais plus rien. "T'étais quel genre de gars." J'ai pouffé. "Le genre de mec trop hype qui plaisait à la terre entière, ou le gros naze dont personne ne se souvenait qu'il était assis à sa paillasse durant toute l'année en cours de bio." Je me suis tournée vers lui. "Je paris sur le gros naze."
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Stanley Sian
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Mer 28 Fév 2018 - 19:46

L'épopée miraculeuse
Léonie Figis Ft Stanley Sian


Je t'observais silencieusement, je réfléchissais encore à te proposer de rejoindre ma couche. Mais, je ne savais pas comment m'y prendre sans passer pour un violeur. J'haussais les sourcils quand je te vis t'approcher, tu prenais cette décision de toi même. Ça m'enlevait une épine du pied et ça prouvait que je ne t'inspirais peut être pas que de la méfiance ou du dégoût après tout ce qui était arriver. Néanmoins, je ne me sentais pas à l'aise. Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas eu une tel proximité. Que ce soit avec n'importe quel être vivant. Je préférais regarder le plafond. C'était moins gênant pour moi, surtout que cette chaleur ne me déplaisait pas. C'était pas de l'excitation.. C'était juste, aucun être humain ne devrait être seul. Avant le virus, le but de presque tout les hommes c'était de se trouver une jolie femme, de trouver une jolie maison et de faire de jolies enfants. Je ne m'étais jamais vu dans ce schéma précis mais peu importe le schéma les hommes finissaient toujours par vouloir se rapprocher.. Les uns des autres. Tout à coup, tu te mis à me parler, sans violence, sans regret. Je baissais mes yeux sur toi, pendu à tes lèvres. Un sourire se traça même sur mes lèvres en entendant ton rire et tes petites anecdotes. Parfois ça faisait du bien de se parler d'avant, dans se plonger dans des souvenirs. Ça faisait du bien de savoir que tout n'avais pas toujours été comme ça et que certains cherchaient encore à faire comme si de rien était. Je m'autorisais se soir à oublier les zombies, les morts, la souffrance. Ce soir je me faisais une nouvelle amie et j'allais lui parler comme je l'aurais fait à l'époque du lycée. Préserver un peu d'humanité, voir un peu de joie dans cette sombre époque, il fallait le faire. Si on ne le faisait pas, autant se tirer une balle tout de suite ou s'offrir aux monstres qui traînaient dehors. Pour ainsi devenir comme eux et arrêter de ressentir. Mais ressentir c'était trop important. Tu te transformais du tout au tout sous mes yeux presque ahuri. Je voyais véritablement la personne que tu étais ou que tu avais été, à présent, alors qu'avant tu étais une sorcière déchaînée ou bien un petit chat blessé. J'appréciais que tu veuilles partager avec moi ta personnalité, ton histoire. On ne m'avait plus rien raconté de drôle depuis trop longtemps. Ta question terminais le travail et un éclat de rire fort et franc sortait d'entre mes lèvres. J'avais toujours ris beaucoup trop fort. On me disait souvent que mon rire n'étais pas normal mais il avait toujours été communicatif et personne ne l'aurait nié.

- Aucune de tes deux propositions. J'avais des amis, pas énormément mais je faisais pas non plus partie du clan des trois boutonneux chimistes. J'faisais partie des scouts, et de l'équipe de natation de mon lycée. J'étais bon en cours. J'étais pas le dernier des ringards ni à la mode. Je pouvais passer des weekend crado à jouer a des jeux vidéos ou bien à sortir en fête avec quelques potes. En fait, je crois que j'étais juste un gars qui s'en fout de se qu'on peut bien penser de lui parce qu'il est ni trop nul ni trop célèbre. Je veux dire la plupart des gens obsédés par le regards des autres font soit parti de la catégorie des gens à succès, qui ne veulent pas perdre leurs pouvoirs. Ou les autres les rébus qui feraient tout pour être à la place des plus beaux... J'voulais juste rendre les autres heureux et rendre hommage à ma mère.

Je souriais en y repensant, j'avais grandi un peu trop vite après le départ de ma mère.. Néanmoins mon âme d'enfant n'étais pas morte après tout cela, j'avais réussi à la garder.

- Et toi ? Raconte moi. Qu'est-ce que tu faisais avant ?

Je ne préférais pas dire le mot zombie ou virus ou quoi que ce soit du genre.. Comme ça ça aurait pu être avant tout mais pas avant cette attaque zombie.

- Peut être que je pourrais jouer au devinette aussi. Alors, tu étais... Dans une école supérieur d'art ou tu excellais et te foutais des projets des autres ? Ou la bibliothécaire stricte et sexy d'un lycée peut être ?

 
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Mer 28 Fév 2018 - 23:10
L'épopée miraculeuse

#Fragile
Stanley se lança alors dans la narration d'une épopée plus ou moins glorieuse. Je ne dis mot, comme lorsqu'enfant, l'on écoute une histoire racontée par un proche.  "Ton rire... Il est étrangement agréable..." C'était agréable, d'entendre quelqu'un parler de la vie d'avant, de celle qu'on semblait oublier peu à peu, comme si... comme si nous étions atteint d'Alzheimer. Peut-être que les gens préférés oublier qu'il y avait eu une existence plus belle, comme pour ne pas se rendre complètement barge, pour ne pas sombrer en dépression... Je comprenais tout ça, mais pour moi, parler de l'avant, ce n'était pas sombre, c'était comme une lueur d'espoir, histoire de dire, je suis en vie, et alors que je l'écoutais, je repensais à mon adolescence. Mon lycée. Petite conne que j'étais. Je me rappelais très bien, aimer arborer un uniforme de pom pom girl pour cacher mes réels centre d'intérêts. J'étais déjà peau de vache à l'époque, sans pourtant être aussi directe. Les joies de l'âge bête. Je n'étais pas la super star, car je parlais peu, je m'attachais à rien, ni personne, à part l'image que je donnais. Youtube, ce n'était pas encore totalement ça, c'était plus un délire entre potes, et jamais nous n'aurions pensé, être connu de manière nationale. J'ai souri, un sourire franc. Celui que je n'avais pas montré depuis bien longtemps. Son regard, posé sur le plafond, me montrait que j'avais probablement été trop directe, trop proche de lui, aussi, je tentais de me décaler quelques peu, en vain. Un sac de couchage n'étant pas fait pour deux, je ne faisais que le faire basculer un peu plus vers moi. Aussi, j'arrêtai mes efforts inutiles.

C'est alors qu'il décida lui aussi, de tenter de deviner le qui est-tu d'autrefois. J'ai ri. Je n'étais ni l'un ni l'autre. "Tu sais... je n'ai que vingt cinq ans." Je m'humectai les lèvres, observant l'extérieur de la cabane, plongée dans l'obscurité à présent. J'entendais la pluie s'abattre sur le bois vernis. Tambouriner contre les vitres. Le clapotis de l'eau sur l'herbe et les feuillages verts. Un soupir, long, cette fois. Je me retournais de nouveau vers Stanley. "T'as tout faux." J'ai ri. Ma vie d'avant me manquait tellement. S'il savait à quel point le jeu vidéo avait régit toute ma vie jusque là. "En réalité, j'étais presque comme toi." Je me rappelais alors comment nous avions commencé à créer notre groupe. Nous ne trouvions pas de nom, pas de truc qui tape assez pour que l'on puisse en faire quelque chose de bien. Plan B. On avait pas de plan B. Alors ce fut ça, notre nom. Le plan B, celui qu'on a quand le plan A n'est pas possible. Au début, ça nous avait fait rire, ce nom signifiait que nous ne serions jamais assez bon pour percer vraiment, que les gens nous regarderaient que si Pewdipie ne livait pas en même temps que nous, ou s'il avait terminé son show. et puis finalement, s'était allé très vite, notre duo avait marché. Plutôt bien. Plan B, c'était le truc comique par excellence. Après, Mickey s'était ajouté, et nous étions devenus un trio, un trio fou, mais un trio quand même. Et puis... le jour Z, l'un de nous avait disparu. Et aujourd'hui, un autre... résultat, du trio n'en resta plus qu'une. J'ai souri. "Au lycée, j'étais perturbée... j'étais une grosse geek qui se cachait derrière des pompoms et des jupettes... comme pour me cacher..." Je me suis entièrement retournée, afin de le contempler. Le regard, dans un récit, était fort important. "Et puis finalement, après mon diplôme, j'ai décidé qu'il était temps pour moi de suivre mon rêve. Avec des potes, Mickey et un autre, on avait fait une chaîne youtube où on passait le plus clair de notre temps... mais... c'est pas facile youtube... alors, moi et l'un des deux, on a commencé à bosser dans un cyber. Et, c'était plutôt chouette. J'étais entourée des choses que j'aimais, des PCs et des jeux."
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