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Obsidia Corporation est un laboratoire scientifique qui travaille anonymement et en toute discrétion sur la modification du génome humain.
Néanmoins, aux yeux du monde, OC est un laboratoire de recherches dans le génie génétique qui prétend pouvoir trouver un remède à toutes les maladies. Lorsqu'un médecin prend en charge un patient dans un hôpital en Ohio, il découvre curieusement un virus encore inconnu à ce jour. Mais très rapidement, alors que le monde est en train de changer, le Dr Hasting fait une découverte surprenante sur l'origine du virus, ainsi que sur le laboratoire OC...

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Lorias Carden
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Lorias Carden
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Mar 13 Mar 2018 - 22:45



Aléa
« Il y a des êtres qui nous touchent plus que d'autres, sans doute parce que, sans que nous le sachions nous-mêmes, ils portent en eux une partie de ce qui nous manque. » - Wajdi Mouawad
A n'en pas douter, la réponse était positive. Je n'imaginais pas Rae avec une vie malheureuse. Au contraire, je l'avais vue plutôt rangée avant qu'elle ne commence à me décrire sa vie. Une famille aimante, un animal de compagnie adoré, un compagnon... une compagne. Mon coeur rata un battement à cette annonce et je retins toute réaction descriptible. Je déglutis, les légumes dégoulinants dans ma gorge. Je déposai ma main sur le bord de mon assiette, la fourchette creusant la petite montagne de petits pois. Sa vie lui manquait... sa copine aussi... elle me parlait de sa famille, de son chien... mais je ne pensais qu'à ce elle qui avait vécu des moments heureux et intimes avec Rae. Comment était-elle ? Quel genre de personne avait su conquérir le coeur de l'infirmière ? Cela m'intriguait. M'intéressait. Cette information confirmait mes soupçons : j'attirais Rae. Mais était-ce seulement mon corps aux courbes finement dessinées qui l'attiraient ou l'intéressais-je aussi en tant que personne ? Avais-je cette aura qui tenait Rae près de moi ?
Mes pensées me parurent ridicules. Elle m'ouvrait son coeur en me racontant son passé et je ne pensais qu'à la possibilité d'une relation avec elle. Il fallait dire que Rae avait tout de la femme parfaite. Elle vous aidait, vous écoutait, prenait soin de vous, et ce tout en restant forte et autonome. Elle était magnifique, ses boucles blondes se mariant parfaitement aux courbes porcelaines de son visage, ses yeux plus purs que le premier ciel bleu que j'eus aperçu de ma vie, sa silhouette généreuse mais athlétique. Je me demandai si je n'hallucinais pas. Etais-je morte ce matin ?

- C'est peut-être mieux ainsi, répondis-je doucement en posant mon assiette à mon tour. Tu peux garder les souvenirs des années passées avec les tiens. Un au revoir n'efface pas la douleur, il la frustre. Dire adieu, c'est mettre un terme à l'histoire pour se forcer à l'oublier. Je n'ai jamais voulu oublier.
Je sentis alors que je lui devais des réponses. Elle s'était tue, probablement peinée par ses souvenirs, mais je sentais que si j'essayais de la distraire alors sa tristesse s'approfondirait. Au lieu de ça, je voulais lui donner un peu d'espoir. Le passé était peut-être loin maintenant, mais le futur n'avait pas à être sombre. Du moins, le présent nous appartenait.
- Je n'ai jamais dit adieu à ma famille, expliquai-je à mon tour. Je me dis que lui donner des informations sur moi l'aiderait à me faire confiance et que, peut-être, cela nous rapprocherait. Ils ne me manquent pas plus que ça. J'ai appris à rester détachée. En tant qu'enfant adoptée, j'ai mis longtemps à réaliser que j'avais de l'importance. Au vu de mon comportement d'aujourd'hui, je l'avais oublié. Je ne t'ai pas fait confiance car je ne me pensais pas capable de fréquenter qui que ce soit à nouveau. En tant qu'humains.
Une autre remarque me vint aussitôt, mais j'hésitai avant de l'ajouter. Je ne voulais pas qu'elle soit mal comprise, encore moins mal placée.
- Le premier mort à m'avoir attaquée était une fille avec qui j'avais passé la nuit. Comment faire confiance à qui que ce soit quand une personne avec qui vous avez été aussi proche essaie de vous assassiner ?
Je pensais alors à mon père. Lui-même n'avait pas vraiment voulu de moi. En fait, ma vie se résumait à être proche de gens qui ne voulaient pas de moi, certains même manquant de me prendre la vie. Alors quand le monde avait tourné au cauchemar, j'étais tombée dans l'incapacité de voir de l'humanité en qui que ce soit. Rae me prouvait à quel point j'avais tort. J'aurais pu la blesser grièvement et l'abandonner à la mort. Cette pensée me monta au nez et je baissai le regard, honteuse. J'avais l'impression d'avoir tout dit de moi alors que je n'avais donné que très peu d'informations. Je relevai le regard et le déposai sur le visage de Rae. Elle me semblait surréaliste.
- Je regretterais de ne pas te dire au revoir à toi, affirmai-je, laissant mes pensées fuir de mes lèvres comme si jamais plus je ne parviendrais à les laisser entendre. Non par souhait de t'oublier, mais plutôt car je n'arriverais plus à me convaincre de ton existence si tu disparaissais comme une illusion fantasmatique.
Je ne regrettais pas non plus ces mots. Si Rae était un rêve, elle disparaîtrait. Si elle était réelle, elle saurait alors que je voyais notre rencontre comme un miracle.
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Mar 13 Mar 2018 - 23:37
Frontière de la Dakota du Nord et du Montana, 13 septembre 2017



aléa
Rae & Lorias

« C'est une aveugle témérité que de se laisser conduire au hasard. »
Mes doigts serraient la cannette de Coca qui crissait sous l'aluminum s'écrasant sous ma force. J'étais contente de parler de cela à Lorias. Dans notre petit havre de paix à toutes les deux. Aucune de nos paroles ne ressortiraient de là. Elles y seraient enfermées à double-tour dans notre mémoire, dans nos coeurs, dans ce petit chalet de bois où il faisait bon vivre. Parler des êtres chers de ma vie me rappela un instant à quel point j'étais seule aujourd'hui. Oui, je faisais parti des Lignums et j'avais trouvé en eux comme une seconde famille. J'étais bien en leur compagnie, vivant pleinement dans leur communauté. Mais je n'étais pas aussi proche d'eux que j'aurais pu l'être avec ma famille, ou Aria... Je me demandais ce qu'ils étaient devenus. Peut-être étaient-ils toujours vivants, à ma recherche ? Ou alors pensaient-ils comme moi, que j'étais morte. Peut-être qu'Aria était repartie faire sa vie ailleurs, avec quelqu'un d'autre, ne sachant pas que j'étais encore de la partie. J'aurais aimé savoir. Savoir si ils étaient morts ou pas. Savoir si le destin, dans un élan de générosité, pourrait nous faire rencontrer à nouveau. Cesser d'attendre, d'espérer, être fixée et pouvoir avancer, tout simplement.
Quand Lorias prit la parole, je redressai timidement mon regard affecté par les souvenirs vers elle. Je l'écoutai attentivement. Je sentais dans ses mots une réelle force. La force de Lorias allait bien au-delà du physique, elle l'était en son être également. Je le compris d'autant plus lorsqu'elle me dévoila qu'elle était une enfant adoptée. Contrairement à moi, sa vie avait été semée d'embûches. C'est ce qui l'avait forgée et rendue si forte. J'avais toujours été bien lotie et je n'avais jamais eu de problème majeur. Je ne savais pas comment appréhender les grands soucis de la vie. Je les reprenais en plein dans la tête et j'attendais que ça passe au lieu d'agir... Les paroles qui suivirent me firent décrocher de son regard. Je continuais toujours de l'écouter bien sûr, mais je sentis un brin de confusion me chauffer les joues. Elle aussi, elle aimait les filles ? Ceci semblait expliquer nos longs échanges de regards silencieux... Je n'étais pas sûre de savoir si je lui plaisais, mais j'étais bien avec elle. Je me sentais en sécurité, protégée des malheurs de ce monde. J'avais vu la misère, mais c'était encore plus difficile de l'affronter de face quand elle nous concernait.

Le récit de la brune me fit frissonner. Je venais de lui raconter ma petite vie parfaite et elle, elle me parlait de son enfance compliquée, de la place et de l'amour qu'elle n'a jamais pu trouver. Cependant, malgré nos passés différents, nous étions tous dans le même panier aujourd'hui... Nous devions tous affronter les mêmes catastrophes. Je devais tout de même avouer que son récit me mit du baume au coeur. Elle n'avait pas eu une vie très jolie, mais elle continuait de voir l'espoir. Ca témoignait une nouvelle fois de la force qui habitait ce coeur meurtri par les années de solitude.
Nos regards se croisèrent, une énième fois, et il me faisait toujours le même effet. Malgré l'épuisement, ce vert naturel et paisible m'éblouissait. Encore plus lorsqu'elle m'avoua, " Je regretterais de ne pas te dire au revoir à toi". Je n'en crus d'abord pas mes oreilles. Lorias, toute à l'heure si amorphe, qui venait de me relater une partie de son passé très intime, prononça des mots qui me firent avoir une certitude sur un point, au cas où j'hésitais toujours: je lui plaisais. Elle m'expliqua que pour elle, j'étais comme une illusion... Mais une illusion de quoi au juste ? De bonheur ? De sauveuse ? Mieux valait garder ce suspens pour plus tard.
-Je ne vois pas pourquoi on devrait se dire au revoir, fis-je en haussant les épaules et en arborant un fin sourire. C'est là que commence la confiance après tout. En décrétant que l'on se reverra ou tout simplement qu'on ne se séparera plus. Je ne lui proposais pas par là de nous marier et de vivre éternellement ensemble, simplement de ne pas nous perdre de vue et que je me ferais un malin plaisir de la ramener chez les Lignum. Là-bas, elle pourra compter pour quelqu'un, se rendre utile et apprendre à avoir confiance avec les autres. Si par un miracle elle déciderait de me suivre, ce serait une manière de ne plus se séparer. Et d'avoir toujours cette superbe brune à proximité, avec qui je pourrais discuter de tout et de rien comme nous étions en train de faire à l'instant. Tu as raison. Il faut apprendre à vivre avec le passé. Quand j'aurai fini par accepter cela, je me rendrai sûrement compte que le présent et le futur ne sont pas si sombres qu'ils en ont l'air. Surtout pas avec une Lorias aussi belle assise à côté de moi sur un sofa, me retins-je d'ajouter.
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Mer 14 Mar 2018 - 20:29



Aléa
« Il y a des êtres qui nous touchent plus que d'autres, sans doute parce que, sans que nous le sachions nous-mêmes, ils portent en eux une partie de ce qui nous manque. » - Wajdi Mouawad
On ne se séparera plus. Cette phrase résonna dans ma tête. Etait-ce ce que voulait Rae ? Que nous restions ensemble ? M'appréciait-elle déjà suffisamment pour le vouloir ? Nous nous connaissions depuis quelques heures seulement. Nous n'avions pas beaucoup discuté, mais le peu que Rae m'avait dit suffisait pour que je lui fasse confiance. C'était le genre de personne avec qui on s'entendait immédiatement. Le courant passait, pas de question à se poser. Je m'en étais déjà beaucoup posées à son sujet mais cela me semblait à présent inutile. J'avais la sensation de connaître Rae depuis toujours. Au fond, je sentais que Rae était la personne que j'aurais pu devenir si la petite fille au grand coeur que j'avais été avait pu grandir dans un foyer aimant et sauf. Mon père en avait décidé autrement. Rae était cette personne qu'Emily avait rejetée. La personne qui me manquait. La personne que j'aurais souhaité devenir, le type de personne que j'admirais pour leur force et détermination à faire le bien. Pendant longtemps j'avais délaissé les notions de bien et de mal, décrétant qu'elles étaient tombées au début de l'épidémie, mais j'avais tort : Rae en était la preuve. J'avais tenté de lui faire du mal et elle m'avait aidée. Le calme et la bonté dont elle avait fait preuve me rendaient dingue. Cette fille était un ovni. J'avais eu la chance de tomber sur elle.

Rae évoqua le présent et le futur. Elle semblait beaucoup y penser. Si elle repensait sans cesse à sa famille et à sa copine disparues, la douleur ne devait jamais s'atténuer. Pas étonnant qu'elle en parlait avec autant d'émotions, elle n'avait pas su tourner la page. Elle se torturait sûrement à deviner ce qui leur était arrivé. Ce n'était pas la chose à faire. C'était difficile d'oublier, de tout laisser de côté, mais le passé était une distraction douloureuse. Je n'aurais pas survécu si j'avais conservé les bons souvenirs. Les mauvais souvenirs quant à eux resurgissaient parfois mais cela ne faisait que nourrir ma jauge de furie qui m'aidait à combattre. Quand je me battais, je laissais le passé s'échapper. Je pouvais faire le vide. Puis tout allait mieux. Plus aucune douleur. Juste le vide. Au début, je trouvais ça confortable. Mais avec le temps, je m'étais rendue compte que le vide était plus douloureux que tout. Je le sentais d'autant plus alors avec Rae. Je n'avais pas envie de repartir seule. Sa compagnie m'apaisait, me rassurait, me faisait partiellement oublier l'existence de l'apocalypse. Cette dernière ne me semblait plus aussi sombre. J'appréciais enfin le présent dans lequel je m'étais enfermée.
Souhaitant démontrer ce dernier point, je tendis la main pour attraper doucement le poignet de Rae et tourner sa main paume vers le haut. Sans le lâcher, je portai mon autre bras à côté pour montrer mon propre poignet sur lequel était tatoué un petit symbole qui ressemblait à un écrou.
- Voici mon horloge, expliquai-je. Elle n'a pas de chiffres, elle n'a pas d'aiguilles, car si elle indiquait le temps qui passe, il y aurait un passé et un futur.
Je fis glisser mon index sur la peau douce et chaude de Rae jusqu'à le déposer à l'endroit exact où serait le tatouage si elle avait le même que moi. Je sentis alors son pouls sous mon doigt. J'attrapai l'autre main de Rae avec ma main libre et lui indiquai d'un mouvement de tête mon tatouage. Pour comprendre, elle devait m'imiter.
- Tu peux le sentir, ajoutai-je, me référant aux battements de coeur. Le présent. C'est tout ce dont nous avons besoin. Si tu ne veux plus souffrir à cause du passé et de l'improbabilité du futur, fais en sorte que ton présent ne porte pas de regrets. Vis maintenant sans te poser de question.
Je souris alors que la peau de Rae pulsait vivement sous mon index. Mon coeur battait aussi vite que le sien. Le corps humain était bien foutu quand même !
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Mer 14 Mar 2018 - 21:31
Frontière de la Dakota du Nord et du Montana, 13 septembre 2017



aléa
Rae & Lorias

« C'est une aveugle témérité que de se laisser conduire au hasard. »
En cherchant le regard de Lorias, je cherchais à chasser mes idées noires, je cherchais à chasser ce passé qui ne cessait de revenir à la charge. Je me concentrais sur ces yeux verts et purs, comme extrait de la plus belle forêt printanière, et je me sentais plus calme. Les battements de mon coeur ralentissaient et je pouvais prendre de grandes inspirations. Aux côtés de la brune, je me sentais plus confiante envers l'avenir. Comme si par sa simple présence, elle m'assurait que le passé était derrière moi et qu'il fallait vivre pour aujourd'hui. Ne se soucier ni d'avant ni d'après et de cueillir les choses comme elles viennent, comme les plus belles fleurs d'un champ, et de les rassembler dans un joli vase que l'on pourrait contempler.
Tout à coup, je sentis une main chaude de Lorias prendre doucement mon bras. Ne l'ayant toujours pas perdue du regard, je l'observais, attendant de voir ce qu'elle allait me montrer. Elle tourna mon bras, mettant contre le haut sa partie la plus fragile. Celle que les éreintés de la vie s'abîmaient pour se faire encore plus souffrir, car ils pensaient le mériter. Lorias me désigna le même endroit, mais sur son propre corps. Je découvris alors un tatouage fin et précis, à la hauteur du poignet, représentant une horloge sans cadran ou peut-être un écrou. L'explication de ce dessin sans aiguille me fit sourire. Lorias avait appris à vivre dans le présent uniquement. Ce n'était certainement pas une mauvaise chose après tout, vu le chemin qu'elle avait parcouru jusqu'ici, jusqu'à ce petit cabanon au bord de l'étang. Le doigt de la jeune femme glissa le long de mon bras, m'arrachant un frisson sur cette partie sensible à la peau fine, s'arrêtant là où se trouverait le tatouage si je possédais le même. A cet endroit exact, on pouvait clairement bien sentir le pouls des gens. On pouvait sentir la vie battre sans ses artères, dans ses veines.
Les mots de Lorias m'inspirèrent, me transportèrent. Ma main libre quitta l'emprise chaleureuse qu'avait pris la brune et je posai mon pouce dans le cercle, prenant son poignet entre mes doigts. Le pouls de Lorias battait comme les secondes qui s'écoulaient et ne revenaient jamais. On ne rattrapait pas le pouls, pas plus que le temps qui passe. Il n'y avait pas meilleur symbole afin de représenter l'instant présent. Les rouages de notre corps continuant leur route, inlassablement. Le coeur battant, vivant, sous nos doigts. J'avais l'impression de ne faire qu'un avec elle en cet instant. Je me sentais paisible. Plus forte.

Lorias avait raison. Je ne devais pas vivre pour hier, encore moins pour demain. Uniquement pour aujourd'hui. C'était déjà bien assez. Mais seule, j'avais toujours eu peur de ne pas y arriver. Je n'avais jamais été seule dans ma vie. J'avais toujours eu des personnes proches, voire très proches, vers qui m'épauler et qui me guidaient. Aujourd'hui, j'avais l'impression d'être une barque à la dérive sur l'océan, incapable de retrouver la berge.
Je relevai mon regard et croisai celui de la brune. Je me rendis alors compte de la proximité et mes joues s'enflammèrent, tandis que je constatais une chose importante: j'avais besoin d'un phare, d'une personne comme l'avaient été mes parents ou ma petite amie. Aujourd'hui, je devais retrouver cette personne qui comblerait ma solitude. Peut-être était-ce elle, cette personne dont j'avais tant besoin ? Elle était peut-être juste sous mes yeux... Elle disait que je ne devais pas me poser des questions, alors tout simplement, je souris. Sincèrement et de bon coeur cette fois-ci, comme je ne l'avais plus fait depuis longtemps. J'avais l'impression que Lorias me donnait des ailes. Avec elle, tout semblait aller mieux, plus facilement, sans se bloquer. C'était le doux écoulement d'un fleuve paisible. Elle me disait toute à l'heure qu'elle avait eu de la peine à se rendre compte de son importance durant son enfance... Eh bien si elle doutait encore, je pouvais lui assurer qu'en quelques heures elle était devenue plus importante dans ma vie que n'importe qui d'autre. Elle m'avait comprise. Elle m'avait fait voir la vie autrement. Que pouvais-je demander de plus ? Rien.

Mon doigt quitta son poignet, il se joignit aux autres et glissèrent le long de la paume ouverte de Lorias et s'engouffrèrent entre les siens, les serrant doucement. Mon coeur était reparti de plus belle. Je vais suivre ce conseil dès maintenant. Je m'étais toujours préoccupée du passé, de l'avenir, sans me rendre compte que le présent était devant mes yeux et qu'il méritait d'être vécu. Briser les chaînes et se laisser porter par le courant... Ca n'avait jamais été aussi parlant qu'avec Lorias à côté de moi. C'est pourtant si simple. Il faut croire que l'on finit par oublier la simplicité de nos jours. Il fait bon se le faire rappeler parfois. Nouveau sourire, ma main serra un peu plus la sienne afin de me rappeler que je ne rêvais pas.

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Ven 16 Mar 2018 - 22:11



Aléa
« Il y a des êtres qui nous touchent plus que d'autres, sans doute parce que, sans que nous le sachions nous-mêmes, ils portent en eux une partie de ce qui nous manque. » - Wajdi Mouawad
Ses doigts entrelacèrent les miens et rien ne me sembla plus logique que ce geste. Elle avait compris mon argument et semblait partager le même sentiment de plénitude que moi en sa compagnie. Nous avions désormais cette certitude que ni elle ni moi ne ferions de mal à l'autre, du moins jamais intentionnellement. En quelques heures seulement, une certaine confiance s'était installée entre nous, dressée par la lassitude de la solitude. Je me demandai encore si nous nous serions aussi bien entendues dans le monde d'avant, mais cette question n'aurait jamais de réponse, alors je décidai de l'abandonner. Comme je venais de l'expliquer à Rae, il n'y avait ni passé, ni futur, il n'y avait que ce moment. Cela fonctionnait aussi pour les si. Le conditionnel n'avait plus lieu d'être non plus. Plus aucun autre temps que le présent.

Rae me fait face. Nous étions assises côte à côte, nous sommes désormais tournées l'une vers l'autre. Nos mains entrelacées nous avaient rapprochées. La main de Rae serre la mienne et cette étreinte me fait apercevoir un tout autre monde où les créatures ne sont pas, où l'horreur n'existe pas, où la vie et la mort n'ont pas besoin d'avoir de sens. C'est simple, comme le rappelle Rae. Il n'y a pas plus simple que ce moment et ce que nous ressentons. Cette vive attraction que je ressens envers elle me ramène à l'humanité que je croyais avoir perdu. Une humanité féminine, celle d'une femme désirant une autre femme. Il n'y a plus personne non plus pour nous dire que nous avions tort de ressentir ce désir. Il n'y a personne pour nous dire que tout va trop vite, que nous devrions attendre un second rendez-vous, faire les choses bien. Heureusement, Emily s'en foutait de ces moeurs. Elle m'avait protégée du jugement des autres.
Je ne sais pas ce que j'attends. Si Rae et moi succombions à nos émotions, cela ne serait pas que pour un temps. Je pense au présent, mais ce présent-ci cache un futur auquel je souhaite cesser de penser. Je ne veux pas que le futur me vole ce moment. C'est notre moment bien à nous, le moment de deux femmes complices qui se confortent dans un monde déchiré par la cruauté et la mort. Nos mains liées sont la preuve que l'humanité n'a pas encore totalement sombré. Une lueur d'espoir.
Mon sourire s'agrandit. Mes yeux se mettent à briller, je sens la lueur tourner autour de mes iris. Jamais aucun moment n'avait été aussi important que celui-ci, car avant on se disait toujours qu'il y aurait mieux, alors qu'aujourd'hui on est obligé de prendre les choses comme elles viennent. Chaque petit moment de plaisir heureux est primordial. On s'y accroche, on se bat. Pour vivre à nouveau.

Un moment de présent dans une longue histoire. Je voulais que ce soir-là soit un conte en lui-même. De ma main libre, je repoussai une boucle blonde derrière l'oreille de Rae. Un conte avec ses clichés et ses particularités.
- Tu es une personne magnifique Rae, affirmai-je avec conviction, émerveillée par la nuance bleu marine que ses yeux laissaient apercevoir dans cette semi-obscurité. Ne laisse jamais ce monde te changer.
Rae était une perle rare. Un être incorrompu par le mal. Un arc-en-ciel dans la nuit.
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Sam 17 Mar 2018 - 0:24
Frontière de la Dakota du Nord et du Montana, 13 septembre 2017



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Rae & Lorias

« C'est une aveugle témérité que de se laisser conduire au hasard. »
Doucement, le soleil déclinait à l'horizon. Il était rare de voir des couchers de soleil comme on en observait lors de l'Avant. Comme si l'astre lui même n'en pouvait plus, ne voulait plus briller, résolu à devenir noir. De ce fait, ce soir-là, le ciel était couvert de nuages et l'on voyait une boule lumineuse descendre lentement dans la voûte céleste. L'atmosphère s'assombrissait au fur et à mesure que la lumière disparaissait. Et alors que j'aurais dû avoir peur, que j'aurais dû m'inquiéter de ces ténèbres, de savoir ce qu'elles recelaient, je n'avais pas peur.

Le sourire de Lorias étincelait dans les ténèbres naissantes, aussi rassurant que la lune au milieu du ciel en pleine nuit et ses yeux brillaient comme les étoiles de celui-ci. Je me sentais niaise en cet instant mais, le coeur palpitant, c'était ainsi que je ressentais cet instant. Elle et moi. Loin de tout et de tout le monde, dans un monde dévasté, nous retrouvions ici dans ce petit chalet au bord de l'étang. Nous étions bien, comme dans notre jardin secret, là où jamais personne n'osera le fouler.
Je ne sais pas combien de temps nous passons à nous observer, yeux dans les yeux. J'étais simplement bien et hors du temps, je n'avais pas honte, je n'avais pas peur, et la chaleur de sa main serrée dans la mienne me réchauffait le bras entier, traçant un chemin ardent jusqu'à mon coeur. Je ne me reconnaissais pas. Je ne m'étais plus jamais attardée sur une femme, ou un homme, depuis l'Apocalypse. J'avais jugé cela trop dangereux, trop compliqué, trop douloureux. J'avais toujours tracé dans que l'on me demande ma route, avec des oeillères m'empêchant de regarder autour de moi. J'avais un objectif, celui de survivre, et je fonçais. Devant Lorias, je n'avais plus d'oeillères et je m'étais arrêtée un peu trop longtemps sur son regard transcendant et sa beauté qui ne me laissait pas indifférente.

La jeune femme leva sa main de libre vers moi, s'approchant un peu plus, frôla ma joue qui se réchauffa instantanément à son contact, passa une mèche blonde derrière mon oreille. Les mots qu'elle aligna m'allèrent droit au coeur, je le sentis se serrer dans ma poitrine. Ca n'était pas douloureux, au contraire. J'aurais aimé que cet instant ne cesse jamais. Cette nouvelle proximité bouleversa mon estomac et je sentis ces fameux papillons tourbillonner à l'intérieur de moi. C'était toute une alchimie ce qui se construisait entre nous. Deux corps qui s'attirent, deux caractères qui s'accordent, une vision du monde qui se conjugue à deux. Il était bien trop tôt pour oser dire que je ressentais réellement des sentiments envers Lorias, mais mon être tout entier ne pouvait lui rester indifférente. Tout allait si bien, je me laissais emporter par les flots de ce rêve éveillé.
C'est ainsi que mes lèvres tièdes rencontrèrent les siennes, appréciant, savourant, le goût sucré qu'elles possédaient. Portée par cet élan irréel, je ne pensais plus à rien et je laissais ces papillons s'envoler, embellissant toute la maisonnée de couleurs chaleureuses.

Reprenant doucement pied dans la réalité, je me séparai de Lorias et j'ai eu envie de m'excuser pour cet élan certainement indésiré par la belle brune. Mais ce serait revenir à ce que nous disions toute à l'heure... Regretter les gestes du passé. Il fallait simplement apprécier le présent. Je me répétai cette phrase dans mon esprit et au lieu de m'excuser, je laissai un immense sourire embellir mon visage. Tu es certainement la personne la plus forte et la plus censée qu'il m'ait été donné de rencontrer à ce jour Lorias. Ma main n'avait toujours pas quitté la sienne. Je ne voulais pas perdre son contact. A vrai dire, je voudrais l'embrasser encore une fois. Peut-être deux. Peut-être à n'en plus compter. Et c'est sans compter cette aura s'émanant de toi qui me fascine et... M'envoûte, terminai-je avec un sourire plutôt confus au coin des lèvres.

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Dim 18 Mar 2018 - 22:39



Aléa
« Il y a des êtres qui nous touchent plus que d'autres, sans doute parce que, sans que nous le sachions nous-mêmes, ils portent en eux une partie de ce qui nous manque. » - Wajdi Mouawad
J'aurais pu le pressentir. Je m'étais moi-même rapprochée, j'avais agi de sorte à ce que ce moment arrive. Et pourtant, je tressaillis tout de même de surprise lorsque ses lèvres se posèrent sur les miennes. La chaleur de ses lèvres irradia mon visage mais je ne répondis pas de suite au baiser, laissant d'abord ses lèvres prendre possession des miennes. Le temps s'arrêta un instant, le présent disparaissant à son tour pour nous laisser dans l'intimité du void temporel. Les yeux clos, la respiration coupée pendant ce qui restera une précieuse seconde dans l'infinité de ma vie, mon coeur rata un battement. Cette seconde disparut. Le temps reprit son cours. C'était déjà terminé, mais en rencontrant le regard brillant de Rae, je sus que ce n'était que le début de notre erre. Il y avait plus pour nous qu'un simple baiser. Ce que nous avions là était rare. Se trouver dans un endroit propre en sécurité avec une personne qui nous attirait en tous points était plus rare que de trouver une personne immunisée aux morsures de zombies.

La personne la plus forte et la plus censée. Rae me voyait ainsi. Je manquai de froncer les sourcils. Je ne m'étais jamais vue forte, encore moins censée. Emily avait été forte, Emily avait été censée. Emily n'existait pas. Emily, c'était moi. La personne pour qui j'avais lutté dans mon voyage solitaire, la personne que je voulais repousser en ce moment même pour pouvoir faire appel à la bonté qu'elle m'avait arrachée.
- J'aimerais être aussi soucieuse que toi, Rae. Tu as là la plus grande force qui soit.
Se préoccuper ainsi des autres, sauver des vies au dépens de la sienne... n'était-ce pas là la plus grande force ? Avant aujourd'hui, je ne me serais jamais sacrifiée pour quelqu'un d'autre dans ce désert apocalyptique. J'aurais continué ma route. Sans fatiguer. Sans faillir. On ne fatigue pas à force de survivre. On continue, c'est tout. Cela n'avait plus vraiment de sens maintenant. Je savais déjà ce que je ferais si Rae était en danger de mort imminente. Je l'aiderais, quitte à sacrifier ma propre vie pour la sauver. Elle méritait de vivre plus que quiconque. La vie avait bel et bien un mérite que je n'avais pas. Rae me l'avait fait réaliser.
Je souris alors qu'elle admettait ses sentiments actuels. Ainsi donc je la fascinais... eh bien, c'était réciproque. Nous étions toutes deux accrochées l'une à l'autre, et s'il restait encore un doute, je décidai de l'effacer tout de suite. Je me penchai vers elle, enroulant doucement sa taille de mon bras, et glissai mon visage jusque son oreille.
- Tu peux faire ce que tu veux du présent, chuchotai-je, et si jamais nous faisions une chose qui déplaisait à l'autre... l'autre n'aurait qu'à le dire.
Je redressai la tête, nos joues se frôlant doucement, et je croisai tout juste son regard que, un sourire malicieux aux lèvres, je vins déposer ces dernières sur les siennes. L'odeur extasiante de sa peau contrastait avec la crasse morbide que les combats d'aujourd'hui nous avaient collée à la peau. Changer de vêtements n'avait pas suffi. Je me reculai alors, mettant un terme à notre baiser avec douceur. Joignant mes deux mains à celles de Rae, je la tirai calmement sur ses pieds, envoûtée par son regard.
Entrelaçant nos doigts ensemble, je la tirai vers la salle de bain non sans un sourire aguicheur adouci par un regard tendre. Elle pouvait encore refuser si cela la dérangeait. Dans tous les cas, une douche chaude nous ferait le plus grand bien. J'étais seulement plus exaltée à l'idée de m'enfermer dans cette petite pièce avec elle que seule avec le reflet de mon âme brisée.
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Dim 18 Mar 2018 - 23:26
Frontière de la Dakota du Nord et du Montana, 13 septembre 2017



aléa
Rae & Lorias

« C'est une aveugle témérité que de se laisser conduire au hasard. »
J'avais encore l'impression d'avoir ses lèvres sur les miennes. Leur douce chaleur ne m'avait pas quitté, encore moins leur goût si particulier qui me donnait envie d'y retourner. Ses lèvres avaient le goût du hasard, de la chance, de l'envie, du désir. J'avais voulu y goûter une fois et désormais j'en redemandais. Je croyais lire dans son regard qu'il en était de même pour elle, mais je restais tout de même en suspension. Comme si le temps s'était ralenti, il en allait de même pour les battements de mon coeur qui s'étaient calqués sur le rythme lent des secondes. Mes yeux bleus scrutaient les siens, un sourire hésitant au bord des lèvres. J'avais peur de m'être trop précipitée. Ca n'allait peut-être pas lui plaire, nous ne nous connaissions que depuis si peu de temps...
Lorias passa son bras à ma taille, me rapprochant un peu plus d'elle et se pencha vers moi. Ses lèvres frôlèrent mon oreille et à son murmure, je sentis des frissons travers mon corps tout entier. Je prenais cela comme une réelle approbation ou même comme une invitation, ce qui à nouveau, me rendis tout chose. Ca n'avait jamais été mon genre avant l'Apocalypse: trouver quelqu'un, l'embrasser puis coucher tout cela en un soir. Je préférais les relations sérieuses, à long terme, celles qui te font te sentir bien non pas une nuit, mais plusieurs jours, semaines, mois, années. Cependant aujourd'hui, avec la belle brune, j'étais prête à accepter cela. J'étais maître de mon présent et jamais je ne voudrais regretter ce qui était sur le point de se passer. Pour l'instant, c'est toi mon présent, lui répondis-je d'une voix mielleuse. Lorias se recula et m'embrassa à son tour, ce qui me laissa comprendre clairement que nous étions prêtes toutes les deux. De désir je répondis à son baiser sans attendre.

Puis, se séparant de moi d'abord sans que je n'en comprenne la raison, elle entrelaça nos doigts et doucement se leva, me suggérant de faire de même, me guidant doucement dans ses gestes. Je pensai d'abord qu'elle allait nous guider jusqu'au lit, mais il en fut tout autre: c'est à la salle de bain qu'elle m'amena. J'en avais oublié la crasse sur nos peaux et certainement les mauvaises odeurs qui allaient avec. Changer nos habits ne les avait pas enlevées en effet. Satisfaite, un malin sourire en coin naquit sur mon visage, répondant à celui de la brune qui me faisait littéralement craquer.
C'était peut-être bête, mais une fois dans la salle d'eau, je fermai la porte dans notre dos. Nous étions seules dans la maison au milieu d'un monde apocalyptique. Personne ne risquait de nous déranger, mais c'était un simple réflexe.  Je lâchai les mains de Lorias, partant ouvrir le robinet de la douche et le tournant vers le chaud. L'eau se mit à tomber du pommeau. Ainsi, le temps que l'on retire nos vêtements, nous pourrons tout de suite profiter de l'eau tiède. Je me rendis compte à l'excitation grandissante dans mon bas ventre que je n'avais plus eu de relation avec quiconque depuis bien trop longtemps. Tout cela parce que j'étais restée enfermée dans le passé, continuant d'espérer pour la survie d'Aria. Mais je n'avais pour espérer, aucune preuve de vie, aucune piste. Alors grâce aux paroles de Lorias, je décidai qu'il était temps pour moi de me laisser aller au hasard du destin, au hasard du présent.

Alors je retournai vers la brune, l'embrassant d'une douceur mal contenue par ce désir grandissant. Mes doigts se posèrent sur ses bras et je les caressai doucement du bout des ongles, relevant les manches de son pull. Je transitai ensuite à son torse, songeant que si elle m'avait elle-même amenée dans cette salle de bain, elle était prête à ce que je découvre son corps. Alors je glissai mes mains sous son pull en maille parcourant et redessinant les courbes des abdos que j'avais constaté auparavant. Je ne cessais toujours pas mon baiser, prenant plus d'aisance et d'assurance au mesure que les secondes s'égrainaient. En explorant son buste, j'accompagnais mes gestes en relevant lentement son haut bien trop épais. Les effluves de l'eau chaude de la douche conquérant petit à petit la salle de bain, faisant grimper les degrés de la pièce. Je commençais moi aussi d'avoir bien assez chaud et je n'attendais plus qu'une chose, c'était que l'on fasse tomber mon pull. Cessant mon baiser un instant, j'ouvris les yeux, rencontrant les perles de verdure de la brune, comme cherchant à lui demander une confirmation afin que je lui retire son haut. Je n'attendis pas une seconde de plus et lui fis passer la tête au travers, la décoiffant au passage. Mes iris quittèrent les siennes un bref instant, cherchant la confirmation face à ce que j'avais cru sentir sur son buste: elle était vraiment particulièrement musclée, ce qui rendait les caresses particulièrement agréables. A nouveau, mes lèvres rencontrèrent les siennes, dans des baisers qui se faisaient plus ardents au fil que les degrés dans la pièce grimpaient.

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Rae semblait encore hésitante. Elle ne voulait pas brusquer les choses, ce que je pouvais comprendre, mais la vapeur d'eau chaude qui avait empli la petite pièce détendait tous mes muscles sauf celui qui me faisait le plus souffrir. Elle se montrait lente et attentive, volant un baiser entre chaque tentative de m'ôter mon haut. Je n'en pus plus et, alors qu'elle venait tout juste de retirer mon haut, je me hâtai de lui ôter le sien et, après un baiser volé, je dégraffai mon soutien-gorge et le laissai tomber sans y porter grande attention. J'enveloppai Rae dans mes bras pour l'approcher de moi et l'embrasser avec une douceur précipitée. Le contact fut de bref durée, car mes mains joueuses débarrassèrent Rae de son sous-vêtement torsale. Me reculant lentement d'un pas, je faillis perdre mon sourire malicieux à la vue de sa poitrine. Ses yeux. Regarde ses yeux. Déjà que ses yeux étaient magnifiques, mais ses attributs féminins clairement développés me remuèrent l'estomac et j'eus l'impression de me prendre un violent coup dans le bas-ventre. Je n'avais pas ressenti autant de désir auparavant, pas même la première fois que j'avais découvert mon attirance pour la gente féminine. Je me mordis la lèvre pour m'empêcher de rester figée à la regarder. Cela ne me dérangerait absolument pas de l'observer ainsi pendant des heures durant...

Mais nous avions mieux à faire. Je pris l'initiative de déboutonner mon propre pantalon, ce qui me redonna toute la contenance dont j'avais besoin pour être présente et attentive. Je me dévoilai à Rae, laissant même tomber mon dernier sous-vêtement. Je voulais qu'elle voit qui j'étais avant d'aller plus loin. Moi. Mes cicatrices. Mes tatouages sur mon poignet, dans mon dos, dans mon cou. Je voulais qu'elle voit tout, car mon corps avait été fortement marqué par mon passé et qu'il ne serait pas ce qu'il était en ce présent-ci si j'étais née dans un autre cadre. De fines cicatrices éparpillées sur mon corps. Elles ne se voyaient quasi plus. Non, ce qu'il fallait que Rae voit, ce que je craignais au fond, sa réaction face à ça, ces deux cicatrices, celle sur mon ventre, sous mon nombril, précédemment cachée par la ceinture de mon pantalon ; l'autre débutant au milieu de ma cuisse droite et plongeant en son intérieur. Ces cicatrices dataient de mon enfance, pourtant elles n'avaient jamais complètement guéries. Ma peau enfantine n'avait pas été assez vive pour effacer de telles marques. Je n'avais pas besoin d'expliquer à Rae. J'espérais ne pas avoir à le faire, car je n'avais jamais été capable d'expliquer l'origine de ces cicatrices. Seule Emily avait su tout conter au docteur.
Je comblai ce pas qui me séparait de Rae et saisis doucement sa main, amenant ses doigts à frôler la cicatrice sur mon ventre. Il fallait qu'elle sache que ce passé n'influait pas le présent actuel, que je n'allais pas fuir ou me renfermer à cause de ces marques. Ma seule crainte était le rejet, mais j'en avais appris suffisamment sur Rae pour savoir qu'elle n'était pas le genre de personne à fuir aisément. Je cherchai dans son regard un consentement. Je ne comptais pas laisser nos peaux se toucher si la mienne la répugnait, bien que l'envie de l'embrasser à nouveau cognait ma poitrine.
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Lun 19 Mar 2018 - 23:32
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Rae & Lorias

« C'est une aveugle témérité que de se laisser conduire au hasard. »
A mon plus grand bonheur, une fois que j'eus retiré le pull de Lorias, elle ne tarda pas à faire de même avec le mien, me libérant cette chaleur beaucoup trop intense qui me faisait tourner la tête. Ou alors était-ce la belle brune qui me faisait cet effet ? Après réflexion, c'était sûrement la deuxième solution.
Lorias avait l'air beaucoup plus confiante et agissais dans des gestes plus assurés et précis. Tandis que je contenais mon envie afin de ne pas brusquer, je me rendis compte qu'elle ne s'en gênait pas vraiment puisqu'elle dégrafa son soutien-gorge en un bref coup de doigts, sans aucune gêne. Je compris qu'entre nous deux, nous pouvions nous lâcher, montrer qui nous étions vraiment et nous laisser aller au désir charnel qui nous consumait de l'intérieur... Le geste de Lorias me dévoila sa poitrine mais je n'eus que quelques brefs instants afin de l'observer que déjà elle me serrait contre elle, m'embrassant vivement. Je passai mes bras dans le creux de son dos pour la coller elle aussi un peu plus contre moi, elle laissa ses doigts curieux parcourir le mien avant de s'arrêter à mon propre sous-vêtement aussi habilement qu'un homme n'aurait jamais pu le faire ainsi.  Mon soutien gorge tomba à mes pieds, libérant mes seins à la taille généreuse et je ne pus empêcher ce sourire malicieux de conquérir mes lèvres suite à la décontenance de Lorias. Elle se mordit la lèvre inférieur et j'eus envie d'y reconquérir son attention d'un baiser mais elle déboutonna son pantalon et retira tout vêtement qui lui couvrait son corps d'un geste. Elle resta là, immobile, je compris que c'était à mon tour de la contempler, comme elle venait de le faire avec moi il y a à peine quelques secondes. Mais un frisson me parcourut l'échine à la vue des cicatrices qui lacéraient son corps. Notamment celle sur son ventre, et celle sur sa cuisse. J'ai compris toute à l'heure que son passé ne fut pas des plus roses et voilà que cela se confirmait en gardant des preuves à jamais visible sur son corps. Je voyais qu'elle attendait de moi une approbation. Elle prit ma main, la posa sur la marque à son abdomen. Lorias était une femme superbe, aux courbes féminines, aux muscles délicieux et aux cicatrices marquantes. Tout cela était un tout qui me rendait tout chose en cet instant précis. Doucement, je caressai son ventre, à l'endroit de sa cicatrice. Mon autre main passa sur sa joue et je cueillis son regard, l'emprisonnant dans le mien, l'empêchant de s'éloigner de moi, et ce même d'un millimètre. Tu es magnifique. Ces mots étaient détachés, clairs, prononcés juste assez forts afin qu'ils couvrent le boucan provoqué par la douche. J'étais sûre de moi, j'étais prête à lui faire comprendre l'essence même de leur signification. Je restai un instant de plus suspendue à son regard si prenant, passionnant, marquant, le savourant, avant de l'embrasser plus sauvagement. Mes doigts quittèrent la peau de la belle brune un instant, s'occupant eux-même de me débarrasser de mes derniers habits qui tombèrent, rejoignant les autres au sol.

J'avais le souffle court. Mon coeur battait à tout rompre. L'excitation et le désir prenaient toute la place dans mon esprit. Mes mains se glissèrent dans le dos de Lorias et sans arrêter ce baiser prenant, je la guidai sous le pommeau de douche où l'eau me parut brûlante. Je retins mon souffle afin de poursuivre le baiser sous le filet d'eau qui trempait nos corps ardents. L'eau rendait la peau mat de Lorias plus brillante, plus attrayante, elle semblait lisser ses formes. Je partis à l'assaut de ce corps aussi curieux que sublime. J'avais envie de connaître ses courbes par coeur afin de les redessiner plus tard dans mon esprit, afin de ne jamais les oublier. Car j'avais peur que cette nuit soit unique, qu'elle allait se noyer au milieu des autres et qu'elle ne serait bientôt plus qu'un lointain souvenir... Je refusais qu'il en advienne ainsi. Ne cessant ce baiser langoureux qu'à de courts instants afin de reprendre nos souffles, je laissais ma main droite parcourir son dos, insistant particulièrement dans le creux et descendant jusqu'à ses fesses que je pris un malin plaisir à en découvrir la fermeté. Ma main gauche, elle, était occupée à caresser sa nuque, la pressant contre moi afin de rendre notre échange plus intense, ne laissant que très peu Lorias s'éloigner de moi. J'avais peur de manquer d'air si elle s'en allait, j'avais peur de manquer de son air, là, sous cette douche ardente qui nous brûlait la peau.


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Mar 20 Mar 2018 - 15:39



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Son commentaire me prouva qu'elle n'avait pas peur de ce que j'étais. Elle aurait pu penser n'importe quoi. Les marques sur mon corps auraient pu être les preuves d'actes horribles que j'aurais commis. Mais elle n'y pensa pas. Elle n'avait sûrement jamais pu imaginer une telle chose pour quiconque. Avait-elle déjà rencontré à l'hôpital des personnes blessées de sortes à ce que l'on se demande par quelles horreurs ils avaient atterri là ? Je n'étais pas certaine moi-même que ce genre de patients furent courants. Je n'avais pas eu le droit à l'hôpital à l'époque. J'avais dû me débrouiller toute seule. Je n'avais rien lâché pour autant. J'avais l'espoir d'avoir un jour une famille qui m'aime et que je pourrais aimer en retour, et je l'avais eue quelques années plus tard. Ma famille adoptive que je n'arrivais pas à pleurer. Etais-je sans coeur pour cela ? Non. Je laissais seulement le passé de côté, tout comme je refusais de penser à l'éventualité que Rae puisse mourir demain. Elle était là en face de moi, et le baiser qu'elle m'offrit ne me le prouva que plus encore. Elle s'appropriait un peu plus mes lèvres, ce qui eut le don de me faire sourire contre les siennes. Rae était douce et attentive aux premiers abords, mais avec l'excitation actuelle elle perdait déjà le contrôle de ses gestes. Elle fit tomber ce qui lui restait de vêtements et me poussa sous l'eau chaude. Ce n'était pas pour me déplaire...

Je ne pus retenir un gloussement alors que je glissai une main dans son cou pour l'embrasser pleinement. L'eau ne tarda pas à nous mouiller entièrement et les vapeurs nous entouraient pour nous englober dans une bulle intime. Seule la porte en verre ouverte de la douche nous séparait du monde extérieure. Je poussai Rae de mon propre corps pour pouvoir attraper la poignée derrière elle et nous enfermer dans cette igloo brûlant. Le loquet de la porte la coinçant, je repoussai Rae contre celle-ci, la bloquant de ma cuisse entre ses jambes. J'attrapai alors la bouteille de savon sur l'étagère métallique qui pendait depuis le robinet, et en versai une bonne quantité sur ma main. Un petit splash attira mon attention et je tournai rapidement la tête : mon pansement était tombé. Je le repoussai de mon pied libre et rendis mon attention à la sublime femme contre moi. Je portai ma main pleine de savon à sa joue et la laissai glisser dans son cou jusque sur sa cuisse, l'embrassant avec envie tandis que ma main parcourait son corps. L'eau qui tombait dans mon dos piquait ma plaie, mais ces picotements n'étaient rien comparés à ceux qui faisaient rugir mon bas-ventre.
Ma main gauche toujours dans son cou laissait libre cours à mon pouce pour caresser la joue perlée de gouttes chaudes de Rae. Je quittai ses lèvres un instant pour la dévisager. Ses pupilles étaient agrandies par la chaleur et l'excitation, ce qui était sûrement le cas des miennes aussi, le noir contrastant avec le bleu de ses iris. Un bleu ciel qui donnait une illusion d'océan à l'eau de la douche.
- Tu es plus magnifique encore, déclarai-je avec un sourire à la fois amusé et émerveillé.
On pouvait être cliché dans l'apocalypse en mourant bêtement mordu par un zombie, ou on pouvait être ce cliché coeur tendre où le désir d'une femme vous amenait.
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Mar 20 Mar 2018 - 21:06
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Rae & Lorias

« C'est une aveugle témérité que de se laisser conduire au hasard. »
Je sentais nos corps se coller, se lier, ne plus se séparer. J'avais l'impression de ne faire qu'un avec Lorias, avec cette femme que je connaissais à peine. Pourtant, j'avais bel et bien l'impression qu'elle avait toujours fait parti de ma vie. Elle était mon genre de femme, physiquement, ce qui la rendait particulièrement attirante à mon égard. Je me demandai un instant si mon regard se serait posé sur elle dans le monde d'Avant. Je ne mis pas longtemps à réfléchir: bien sûr que oui. Elle avait cette étincelle dans son regard, celle qui ne laissait pas indifférent. Celle qui vous transcendait, de part en part, ébranlant votre corps tout entier et vous fait frissonner... Mais un autre questionnement me vint: en aurait-il été de même pour elle ? Aurions-nous pu être sujettes à un véritable coup de foudre pour autant que ceux-ci existaient réellement ? Ho et puis en fait, je m'en fous. J'étais simplement en cet instant la femme la plus heureuse du monde, car dans les bras d'une sublime inconnue qui me rendait folle. A cette idée, un délicieux sourire se glissa sur mes lèvres, tandis qu'elles étaient posées contre celles de Lorias.

Lorias m'avait coincée entre la porte de la douche et son propre corps. Elle avait saisi la bouteille de savon et je devais avoué que j'en avais presque oublié notre saleté, c'était d'ailleurs ce que nous comptions faire après manger, avant que tout ne dérape et que se laisse guider par nos désirs. J'entendis moi aussi son pansement tomber dans la flaque d'eau à nos pieds et je me rappelai de cette blessure. Cela devait déjà être assez douloureux, l'eau entrant en contact avec la chair à vif, alors je devrais faire attention à ne pas lui faire plus mal encore. Je notai précisément cette information dans un coin de ma tête, espérant que je ne finisse pas par l'oublier. Cependant, je faisais confiance à ma mémoire d'infirmière.
Je récupérai un peu de savon moi aussi avant que Lorias ne se débarrasse de la bouteille. Autant se savonner mutuellement, non ? C'était bien plus plaisant, et encore plus lorsque la belle s'arrêtait dans tous ses gestes, juste pour te regarder de ses iris profondes et envoûtantes, avant de te murmurer à quel point elle te trouvait belle. Nous avions l'air si romantique. C'était comme si l'on faisait le concours de celle qui trouvait l'autre la plus jolie. Je n'avais pas envie d'être nulle part ailleurs que sous cette douche bouillante en cet instant-même.

Tendrement je lui souris, appréciant cet agréable compliment, ce genre de compliment si rare mais qui faisait si bon entendre venant des bonnes personnes. Je l'observai quelques secondes encore, cueillant son regard qui m'attirait à elle comme un aimant. J'avais l'impression que je n'arriverais plus jamais à me lasser d'elle... Car jamais je n'avais été si proche, si rapidement, si fusionnelle, avec quelqu'un. Lorias faisait battre mon coeur en cet instant-même. Elle me rendait folle.
Alors je l'embrassai, une nouvelle fois, passant une main dans son dos pour la ramener encore plus proche, toujours plus proche. La seconde, elle, s'occupait de la savonner en prenant garde à la plaie sur son flan. Sous cette douche, tout semblait plus excitant, mais j'y trouvais un seul défaut: le parfum de Lorias, son odeur, bien que souillée par du sang de monstre, avait disparu. Je n'avais droit plus qu'à une shampoing vanille des îles qui déposait un goût bien chimique sur la peau de la brune. Mes lèvres quittèrent celles de la brune et je les laissai se balader le long de sa mâchoire, remontant jusqu'à son lobe d'oreille que je pinçai doucement avant de redescendre dans son cou, là où la peau était fine et sensible. J'y déposai une série de baiser avant de m'arrêter dans le bas, un peu au-dessus de la clavicule. J'y entrepris un baiser langoureux de plusieurs longues secondes, laissant tout ce désir s'y délecter et puis je la lâchai, redressant la tête, un sourire malin naissant sur mon visage. Elle y aurait d'ici quelques minutes un joli suçon. Moi, une enfant ? Certainement un peu.

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Mar 20 Mar 2018 - 21:48



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La texture du savon sur ma peau ne m'avait jamais parue aussi douce que déposée par la main de Rae. Les saletés de l'extérieur glissaient le long de nos corps pour disparaître et ainsi nous laisser profiter de nos peaux naturelles, sans aucune matière appartenant à des inconnus, des inconnus auxquels nous n'avions jamais pensé puisqu'alors que nous les combattions seule la présence de l'une l'autre emplissait nos esprits. Depuis cet après-midi, depuis notre rencontre sur l'autoroute, il n'y avait pas plus important que d'apprendre à se connaître, à savoir qui était cette personne rencontrée au milieu des décombres qui aurait pu parfaire nos vies dans l'ancien monde. Je ne croyais pas au destin, mais notre rencontre me semblait fatale. Elle devait arriver, avant ou après l'apocalypse, car il n'y avait pas meilleure alchimie que celle qui nous liait. Je ne voulais pas seulement l'embrasser, pas seulement la tenir contre moi et me laisser aller au plaisir charnel comme je le faisais alors, il s'agissait de plus que ça, je voulais passer du temps avec elle. A ses côtés le temps semblait moins lourd, le passé plus simple à repousser, le futur plus simple à appréhender. Rae avait une légèreté de vie qui me faisait l'effet d'une bouffée d'oxygen.

Un arôme vanille pris possession de ses mèches blondes et je sus que cette odeur gardera toujours pour moi la signification d'un moment heureux. J'enfouis un peu plus mon visage dans ses cheveux tandis que ses lèvres parcouraient mon cou. Je me mordis la lèvre qu'elle avait elle-même mordu un instant plus tôt. Rae s'appropriait ma peau. Je porterai bientôt les marques de son désir sur ma peau et cela me fit me serrer d'autant plus à elle, portant mes mains à ses cuisses pour la soulever et la maintenir contre moi par mon buste. Je guidai de mes mains ses jambes pour qu'elle les referme autour de ma taille et ne manque pas de tomber. Ainsi, je remontai mes deux mains pour dégager son cou et ses épaules de ses cheveux. J'attaquai son cou à mon tour, prête à y laisser aussi mes marques. Une main dans son cou, l'autre parcourant le corps délicieusement dessiné de Rae jusqu'à trouver ce qu'elle cherchait. Je voulais lui faire oublier ce monde dans ce présent, lui offrir un moment de plénitude parfait, un moment où elle n'avait pas à se préoccuper de qui que ce soit, encore moins d'elle-même, car j'étais là pour le faire pour elle. J'entrepris, dans cette cage de vapeurs et d'eau chaude, de donner à Rae tout le plaisir dont elle avait besoin pour acquérir le bien-être. Ce dernier était rare dans ce monde dévasté.
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Mar 20 Mar 2018 - 22:23
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Rae & Lorias

« C'est une aveugle témérité que de se laisser conduire au hasard. »
Lorias ne tarda pas à répondre à ma provocation. Ces baisers attisaient pourtant tellement le désir, qui aurait cru qu'ils pourraient laisser des marques pareilles ? Ici, dans ce monde, je n'en avais rien à faire de toute manière. Nous portions tous des blessures, des bleus, des marques de la vie. Lorias avait ses cicatrices. J'aurai ses marques. Et j'étais prête à les porter car personne n'avait à me juger. Mais avant cela, elle me souleva, me bloquant contre la paroi et, suivant ses mains qui m'y invitaient, je passai mes jambes autour de sa taille. Elle colla sa poitrine à la mienne en même temps qu'elle embrassait mon cou. Je laissai échapper des soupirs d'aise, appréciant ce geste, si agréable. J'en redemanderais. J'en redemanderais de tout. Lorias était une réelle addiction. Nous avions commencé et j'aurais été incapable de m'arrêter avant que tout ne soit terminé. Je voulais profiter de tout, de la moindre seconde, du moindre instant, je gravais tout dans ma mémoire. Lorias marquait le début de ma nouvelle vie dans l'Après, cette vie que je m'autorisais enfin. Elle marquait ces chaînes qui m'entravaient au passé qui se démontaient enfin. Mes ailes se déployaient et Lorias me faisait comprendre à quel point j'avais bien fait de ne plus me laisser hanter par le passé. Pas simplement pour le désir charnel, mais aussi parce qu'elle avait énormément à m'offrir, beaucoup de réponses, beaucoup de nouveautés. Et elle notait cela dans mon cou, agréablement, aisément. L'une de ses mains restait derrière ma nuque, la pressant contre ses lèvres et l'autre parcourait mon corps, librement, jusqu'à trouver le point de tout plaisir. Elle redressa la tête et mon regard captura le sien, un instant, avant que sa main experte ne sache m'arracher un gémissement de plaisir. Mon souffle se fit plus court, mon esprit s'envola vers d'autres cieux, mon bas-ventre se trouvant enfin libérer de toute cette attente.
Incapable de contrôler ces pulsions de désir, l'une de mes mains passa dans son dos, imprégnant mes doigts dans sa peau, le marquant de ce délicieux supplice. L'autre, dans un élan de lucidité et parce que je devais bien lui rendre la pareil, se glissa entre nos deux abdomens, prit l'un de ses seins et vint en chatouiller la partie la plus sensible.
L'eau coulait au-dessus de nos têtes sans jamais s'arrêter. J'avais si chaud que je ne saurais dire si nous n'avions pas tourné involontairement le robinet vers plus froid. Car au sens propre comme au figuré, je ne touchais plus terre. Il n'y avait plus que Lorias et moi. Nos corps se mêlaient, se démêlaient. Les mèches brunes et blondes se confondaient, mes plaintes de désir se faisaient plus incontrôlables au fil des secondes, des minutes. Ma tête tournait et tout me semblait si bon, si beau, si parfait, que je n'étais même plus sûre si j'étais bel et bien dans la réalité. J'étais dans un autre monde, loin, très loin. Un monde similaire à celui-ci. Notre monde. Nous le construisions ensemble. Et ensemble, nous posions les premières fondations solides.

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Aléa
« Il y a des êtres qui nous touchent plus que d'autres, sans doute parce que, sans que nous le sachions nous-mêmes, ils portent en eux une partie de ce qui nous manque. » - Wajdi Mouawad
Son souffle saccadé et ses soupirs contentés me donnèrent un sentiment de satisfaction moral. Moral seulement, car le corps frétillant de Rae contre le mien avait fait monter le désir à un point inimaginable. La tension était à son comble, mes muscles tendus s'accrochant à Rae. Je crus que le moment où Rae me délivrait n'arriverait jamais, mais une fois sa contenance un tant soit peu retrouvée elle se lança à son tour. Pas assez bas à mon goût. Elle aimait prendre son temps. Elle jouait avec mon désir, et d'une certaine façon, j'aimais ça. Je la laissais faire comme bon lui semblait. Si j'avais toujours laissé les filles avec qui j'entretenais une courte relation me toucher comme elles le voulaient, je l'avais toujours fait par preuve de confiance en moi-même. Car en réalité, afficher mon corps marqué par mon passé était en contradiction avec mon souhait d'abandonner ce passé pour vivre dans le présent. Peut-être Rae me questionnera-t-elle sur les marques et les tatouages qui couvraient mon corps. Mais au moins elle n'avait pas gâché ce moment avec des questions inutiles. Un jour, je lui expliquerai. J'essaierai. Du mieux que je le peux, si nous décidions de survivre ensemble. Mais pas dans ce présent-ci. Il y avait des questions auxquelles on ne répondait pas aisément. Il y avait des moments du passé qu'on ne pouvait aborder. Cela dépassait la liberté d'action. Je ne pouvais pas. Pas pour l'instant. Peut-être jamais. Mais pour une personne comme Rae, je pourrais essayer. Avec le temps. Je trouverai une réponse à lui fournir.

Je soupirai contre sa peau et ressentis le besoin de l'embrasser à nouveau. Je me contredisais sur les paroles énoncées un peu plus tôt en ne pouvant m'empêcher d'entrevoir les heures à suivre aux côtés de Rae. Les jours. Les semaines. Les mois. Années. Pendant un court instant, mon baiser dévorant s'adoucit et je l'embrassai avec une tendresse que seul l'amour pouvait apporter, car pendant ce court instant, je m'imaginai l'aimer. Rae avait tout de la princesse charmante que j'avais osé imaginer secrètement étant pré-ado. Quel âge avais-je alors ? Onze ans ? Douze ans ? J'envisageais à peine la possibilité d'aimer les filles. Emily m'en avait convaincue. Elle avait remarqué depuis longtemps cette crainte des hommes qu'elle m'avait forcé à effacer, mais mon attirance pour les femmes était apparue comme une évidence. Il n'était pas question de craindre les hommes. Il n'était pas question d'un passé traumatisant qui m'éloignait d'eux. Non, loin de là. Il était question d'une puissante attirance envers tous les attributs féminins, et quand la question de la sexualité s'était imposée à moi, je m'étais rendue compte du regard appuyé que j'avais toujours porté aux femmes. Elles m'avaient toujours fascinées, et j'avais pensé enfant que c'était dû à l'absence de ma mère, femme que je n'avais jamais connue, mais en étreignant ainsi Rae dans mes bras, je savais que ça n'avait rien à voir non plus avec ma sexualité. Mon corps entier réagissait aux baisers et aux caresses de la belle blonde et l'aura de cette femme m'englobait avec une telle force que j'étais prête à lui donner mon âme et à dédier ma vie à la sienne comme on admirait et se dévouait à une déesse. Tel était l'effet que Rae me faisait. En seulement quelques heures, j'étais déjà à elle.
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Rae & Lorias

« C'est une aveugle témérité que de se laisser conduire au hasard. »
Bientôt, les lèvres de Lorias retrouvèrent les miennes, toujours remplie de désir. Car je savais qu'elle attendait elle aussi. Mais pour cette première fois ensemble, je m'étais sentie dans l'obligation de découvrir son corps, d'en découvrir les marques, ses formes. J'avais vu de mes propres yeux à quel point il était beau, j'avais pu goûter sa peau, humer son odeur, entendu sa voix chantante et il ne me restait plus que le toucher à satisfaire pour que tout soit parfait. Et son baiser me fit un déclic, je compris qu'il était temps moi aussi de passer à la vitesse supérieur jusqu'à ce que tout se ralentisse. Je crus que le temps s'était ralenti mais non, c'était le baiser de Lorias. Il était devenu soudainement plus doux, plus... Sentimental ? Je ne savais que répondre à cela et ça provoqua dans mon esprit une grand questionnement: ne ressentais-je qu'une attirance physique pour la belle brune ? C'était certainement trop tôt pour le dire. Je connaissais si peu de choses d'elle, mais nous étions déjà fusionnelles, nous nous comprenions sans peine, tout était clair et simple. Je n'avais pas peur de me confier à elle et c'était le cas pour elle aussi. De là à dire que des sentiments naissaient réellement, c'était trop tôt. Mais je pourrais facilement m'imaginer construire quelque chose avec elle. Quelque chose de fort qui nous emmènerait loin.
Portée par cette idée je lui répondis d'un baiser rempli d'audace et gardant toujours une main dans son dos afin de m'accrocher à elle, car en effet j'étais toujours à un mètre du sol, que la seconde lâcha sa poitrine pour descendre doucement. Passant sur son ventre, puis descendant toujours plus bas, laissant glisser mes ongles sur sa peau, appréciant ses frémissements sous mes gestes car j'étais en train de découvrir probablement la partie la plus sensible de son corps. L'attente avait assez duré et même si j'avais apprécié lui offrir ce supplice, j'étais désormais certaine que l'envie se faisait dévorante et qu'elle n'attendait que sa propre libération, comme moi j'avais attendu la mienne. Accompagnant mes gémissements incontrôlables, je me laissai donc le plaisir de découvrir cette partie de son anatomie qui me ravissait. J'interrompis notre baiser, passai mon bras libre autour de son cou et posai ma tête à côté de la sienne. Il faisait chaud, incroyablement chaud. Grâce à l'eau de la douche nous ne transpirions pas et au contraire, ça faisait longtemps que je ne m'étais plus octroyée de si long moment sous l'eau chaude. C'était agréable. Surtout que ça n'était pas là une douche normale, Lorias y ajoutait tout son bénéfice et son plaisir. Elle me rendait folle et je voulais lui faire comprendre en accélérant la cadence alors que nous souffles se faisaient de plus en plus courts et irréguliers.

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Mer 21 Mar 2018 - 22:06



Aléa
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Le rythme de nos gestes s'accordèrent avec celui des filets d'eau qui coulaient bruyamment depuis le pommeau de douche. Une relation sous la douche ne m'avait jamais semblée aussi bénéfique qu'aujourd'hui. La douche était devenue un luxe, un partenaire avec qui la partager d'autant plus. L'alchimie qui nous liait Rae et moi était rare. Je m'accrochais un peu plus à elle pour nous stabiliser tandis que le plaisir s'infiltrait en moi. Je l'avais si vite laissée me toucher que je me demandai si la disparition d'Emily n'était pas une mauvaise chose. La retrouverais-je un jour ? Ou étais-je vouée à m'accrocher à Rae comme je le faisais à présent ? Je la laissais m'attirer à elle, ayant abandonné toutes les questions basiques que je me posais face à une belle inconnue. J'étais ainsi étant enfant. Je voulais rendre le monde heureux, prête à tout pour provoquer des sourires, jusqu'à m'effacer moi-même au dépens des autres. Les yeux fermés, je mordillais l'épaule de Rae, ce dont je me rendis tout juste compte. Ses ongles étaient plantés dans mon dos mais la douleur me paraissait délicieuse car elle était contredite par le plaisir. Il ne fallait pas que je redevienne comme avant.

Il ne fallait pas que j'oublie les leçons d'Emily. Je devais garder cette pensée de côté. Je désirais beaucoup trop les caresses de Rae, et avait décidé de les accepter pour le moment, de me laisser aller à l'instant, mais je devais me montrer prudente si je ne voulais pas tomber dans le piège. La petite fille en moi était déjà prête à suivre Rae jusqu'au bout du monde. Elle était naïve. La part d'Emily qu'il me restait m'ordonnait de finir mes affaires au plus vite et de partir sur le champ.
Je ne savais que faire.
Dans un élan de plaisir, mes muscles se détendirent contre Rae et j'enfouis mon visage dans son cou pour apaiser ma respiration. L'eau chaude qui s'écoulait dans mon dos me revigorait et, soudainement, je tirai Rae contre moi pour la détacher du mur et l'amener au centre de la douche avec moi. Je lui volai un baiser dénoué de chasteté sous l'eau brûlante qui nous englobait. Cette douche nous avait nettoyées physiquement comme moralement.
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Rae & Lorias

« C'est une aveugle témérité que de se laisser conduire au hasard. »
Nos souffles se confondaient, parfois nos regards se croisaient, nos soupirs ne cessaient pas, le désir que nous éprouvions l'une pour l'autre était à son summum. La morsure de Lorias à mon épaule ne me faisait ressentir aucune douleur, j'en étais comme anesthésiée. Au contraire, cela ne faisait qu'attiser ce plaisir qui me rongeait, qui me tiraillait, lui rendant la pareil en griffant son dos. Je ne savais pas depuis combien de temps tout ce petit manège avait commencé. Je l'avais embrassée, sur le canapé, puis tout était allé si vite. Si vite que je me rendais à peine compte de ce qui était en train de se passer à l'instant-même. Lorias avait toujours été le genre de femme que je surveillais du coin de l'oeil, qui ne me laissait pas indifférente, et que je n'aurais jamais eu le cran d'aborder. Car trop belle, trop confiante, presque intimidante. Le genre de personne avec qui je n'aurais jamais pensé avoir une chance... Et cette chance était là. Tout s'était révélé à moi comme une évidence. Et en fait, je n'aurais pas imaginé notre relation se terminer autrement. Autrement qu'un moment intime, à deux, sous une douche ardente.

Tout à coup, Lorias vira du tout au tout. Elle me décolla du mur et nous nous retrouvâmes sous le pommeau d'eau, créant comme une cascade au-dessus de nos têtes. Mes jambes glissèrent lentement le long des siennes et à peine eus-je touché terre que déjà elle m'embrassait sauvagement. Combien de temps cela pouvait encore durer ? A vrai dire, j'aurais aimé que ça ne s'arrête jamais. Je ne voulais plus me séparer de la brune. J'étais si bien avec elle. Ca faisait longtemps que je ne m'étais plus sentie si libre et libérée. Plus rien ne comptait, à part ses baisers et ses caresses qui devenaient pour moi une réelle drogue.
Vint alors un moment de suspension. Nos visages se frôlaient, nos corps s'entrechoquaient, je sentais son souffle brûlant sur mes lèvres. Lentement je relevai les paupières et mon regard rencontra le sien. Transcendant. Vert. Ou peut-être gris. Je l'embrassai avec envie et je conclus ce baiser en attrapant sa lèvre inférieur, la mordant légèrement. Un sourire en coin naquit sur mon visage. Non. Je ne voulais pas que cela s'arrête.
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Jeu 22 Mar 2018 - 22:33



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« Il y a des êtres qui nous touchent plus que d'autres, sans doute parce que, sans que nous le sachions nous-mêmes, ils portent en eux une partie de ce qui nous manque. » - Wajdi Mouawad
Il suffisait de l'avoir entre mes bras pour que j'oublie mon besoin pressant moins classe que le désir. A chaque présent sa pause. Peu à peu, nos caresses ralentirent, nos souffles se calmèrent, et je me contentai de l'enlacer sous l'eau chaude un petit moment pour profiter de son étreinte et des filets d'eau qui détendaient mes muscles essoufflés. Il n'en était pas terminé de nous deux. Rae devait le sentir aussi, sinon elle aurait déjà quitté la douche. Cet instant était condamné à se répéter. Il me faudrait dormir séparément de Rae pour ne pas désirer la toucher à nouveau. Elle avait ce corps de rêve qui me tiendrait éveillée des heures durant à la regarder, à la caresser, à lui donner ce qu'elle méritait après m'avoir sauvée aujourd'hui. Elle était l'objet de mon désir, ce que je n'avais pas eu loisir de pourchasser depuis bien longtemps. Et pourtant, un doute persistait. Je ne savais ce que je ressentais. Je ne pouvais pas tout donner à Rae, n'est-ce pas ? Je n'allais pas craquer et revenir à la fille naïve que j'étais avant l'apparition d'Emily ? Je n'en avais aucune idée. Rae incarnait ce que j'avais toujours voulu être, qui j'avais toujours voulu aimer. Allais-je tomber dans le piège ?

Pour l'instant, j'étais à elle, c'était certain. Elle m'avait pour la nuit et je la laisserais me faire ce qu'elle voulait car je ne pouvais lui résister. C'était aussi bien, en un sens, de désirer au point de se donner à quelqu'un, de se laisser entre les mains d'une femme pour un temps, de savoir rendre la pareille à son tour. On se sentait important. Je me sentais importante. Alors que je m'étais toujours considérée comme inférieure à tous. Sans Emily, je serais morte il y a longtemps. Je n'aurais jamais connu la vie adulte. Je n'aurais jamais rencontré Rae en plein milieu d'une autoroute abandonnée. Voilà pourquoi je me permettais de reconsidérer les enseignements d'Emily. Rae avait ce pouvoir sur moi auquel je cédais et je me demandai jusqu'où devais-je céder. Pour l'instant, ce n'était que sexuel, mais ensuite ? Et si je n'arrivais pas à la quitter car le plaisir qu'elle m'offrait dépassait celui obtenu lors d'un simple coup d'un soir avec un inconnu dont on se foutait éperdument ? C'était ça qu'il me manquait à l'instant. L'indifférence. Rae ne me rendait indifférente ni en tant que femme physiquement extrêmement délicieusement sexy, ni en tant que personne. Rae était une femme attrayante en tout point.
Je déliai doucement mes bras et lui accordai un sourire satisfait pourtant encore empli de désir. Sans la lâcher de mes yeux affamés, je poussai la porte derrière elle pour nous libérer de la douche. Pourquoi maintenant ? L'eau tiédissait, et bientôt elle serait froide. Nous avions épuisé la réserve d'eau chaude. Je me mordis la lèvre inférieure à cette pensée. On était vraiment restées longtemps...
J'invitai Rae à sortir et, une fois dehors, cherchait une grande serviette dans le placard pour y enrouler Rae avant de me couvrir à mon tour d'un autre tissu. La serviette sentait bon le muguet, un arôme qui devait plaire énormément aux anciens propriétaires. Le tissu enroulé autour de moi, j'allais rejoindre Rae, la prenant par la taille. Je glissai un doigt sous son menton pour relever quelque peu sa tête et lui voler un baiser qui en promettait de nombreux autres. En reculant, mon nez frôla le sien et je souris bêtement.
- C'était intéressant, la taquinai-je.
Mon comportement seul montrait bien que j'en voulais plus d'elle. Beaucoup plus. Les heures à venir s'annonçaient pleines de rebondissements.
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Jeu 22 Mar 2018 - 22:57
Frontière de la Dakota du Nord et du Montana, 13 septembre 2017



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Rae & Lorias

« C'est une aveugle témérité que de se laisser conduire au hasard. »
Je repérai rapidement que l'eau de la douche n'était plus aussi chaude qu'avant. Doucement, elle se refroidissait, partant chercher dans le fond de ses réserves pour y trouver encore une once de chaleur. Mais ces quelques gouttes fraîches nous faisaient du bien. Tout avait été si intense au milieu des effluves de la douce, j'en étais étonnée qu'aucune de nous d'eux n'ait fait de malaise. Combien de fois j'avais entendu auparavant que des couples avaient mal terminé leur affaire sous la douche à cause de ça... Peut-être qu'avec l'Apocalypse nous étions endurcies. Il fallait plus que de l'eau chaude et quelques doigts baladeurs pour nous achever. Bien que d'une certaine manière, Lorias avait tout pour le faire.
Cette dernière se sépara de moi, au même rythme que l'eau se rafraîchissait. J'eus peur soudainement qu'elle s'en aille pour toujours. Qu'elle se retourne et ne revienne jamais. Que toute cette affaire n'avait été qu'un rêve éveillé, un simple moment de bonheur charnel qui ne lui apportait rien d'autre que de la satisfaction. J'avais perdu tout le monde, tous les êtres chers de ma vie, alors aujourd'hui j'avais peur. Que les personnes que j'aime s'en aillent elle aussi... Je me surpris de penser ce genre de chose de Lorias. Je ne devrais pas penser ça. Oublie ça Rae.
Elle m'ouvrit la porte de la douche, m'invitant à en sortir. M'imitant, elle m'emballa dans une serviette au doux parfum de fleur comme on en sentait rarement aujourd'hui. J'humai cette délicieuse odeur et me blottissant dans le linge, le corps encore chaud de la douche et de toute cette excitation. Je savais ce que je voulais. Mais elle, le voulait-elle ? Elle n'avait pas encore fuit. C'était une bonne chose déjà. Et en un instant, je compris qu'elle allait rester. Qu'elle allait rester autant de temps qu'il le faudra. Je compris cela quand elle prit elle aussi une serviette et m'attira doucement vers elle. Je dus l'avouer: son geste attentionné me fit fondre. Ce baiser était tendre, j'y sentais toujours une once de désir, me prouvant que tout n'était pas terminé pour la nuit. Elle était encore longue... Je fus heureuse de comprendre qu'elle aussi était partante. Alors aussi bêtement qu'elle, je souris.
-Intéressant ? Seulement ? demandai-je en arquant un sourcil et mon sourire banal se transformant en une malicieuse mimique. Je lui volai un baiser, savourant le goût de ses lèvres, avant de m'éclipser.

Je traversai la chambre et apparus dans la cuisine. J'y avais vu pendant que je fouillais toute à l'heure une dizaine de bougies à réchaud. Je pris un briquet qui se trouvait dans mon sac. Je retournai dans la chambre et disposai à des endroits stratégiques les petites flammes que j'allumais une à une. Plusieurs sur les tables de nuit, certaines sur la commode en face du matelas. Peut-être que ça pouvait paraître trop romantique, peut-être que Lorias allait penser ça. Moi, j'y portais un autre oeil. L'électricité, pour autant que les ampoules ne soient pas usées, offrait beaucoup plus de lumière et beaucoup plus de dangers potentiels à attirer. Qu'il s'agisse d'eux ou de vrais êtres humains, au moins avec les bougies, nous étions tranquilles. Je tirai encore les rideaux de la chambre. Tout était prêt. Ce lit confortable m'appelait... Tout autant que Lorias m'attirait. Tout ce qui venait de se passer... Ca n'était rien. J'en voulais encore. J'avais l'impression que je n'allais jamais me lasser d'elle. Elle me transportait ailleurs, loin de ce monde désastreux. Je la retrouvai, l'attrapant par la main pour l'amener plus près du lit et une fois rapprochée, je l'embrassai langoureusement, passant mes bras derrière sa nuque, l'amenant plus proche de moi. Contre ses lèvres, je souriais.

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Lun 26 Mar 2018 - 23:12



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Elle disparut en un baiser et je souris, car je savais au fond ce que Rae comptait faire ensuite. Non dans l'exactitude, mais dans la globalité. Cette douche n'était que le début d'une longue nuit. La soirée était encore jeune, le ciel continuait de s'obscurcir. Bientôt il n'y aura plus qu'elle et moi au bord de cet étang entouré par les arbres. C'était le genre de vacances dont beaucoup rêvaient avant, mais nous, nous nous contentions de nous loger ici plutôt que dehors. L'endroit semblait assez calme. Nous ne pourrions y passer des jours entiers, mais un court séjour ne devrait nous poser problème.

Je sortis de la salle de bain, la serviette strictement enroulée autour de mon buste, et suivis la première lueur qui illuminait la chambre. J'entrai dans la pièce et fermai la porte derrière moi. Rae allumait quelques bougies. Elle rendait la soirée d'autant plus intéressante, ce qui n'était pas à m'en déplaire. Au fond, peu importait ce qui allait advenir de cette soirée. Je craignais devoir laisser Emily revenir, sachant que cette dernière valait mieux que la petite fille fragile que j'étais, mais ce soir l'excitation m'envahissait et ne faisait que croître seconde après seconde. La douche ne suffisait clairement pas à apaiser les palpitations dans mon bas-ventre, et mon coeur cognait fort à cette pensée. Désireuse de ses caresses, je laissai Rae revenir vers moi et m'embrasser avec sensualité. Un éclair foudroya mon intérieur : j'avais besoin d'elle, de manière absolument pas platonique. Je la repoussai doucement jusqu'à la faire asseoir sur le lit et la poussai à s'allonger avec un baiser. Je me laissai ensuite tomber à genoux au pied du lit.
- Très intéressant, affirmai-je, glissant mes mains sur la peau quasi sèche des hanches de Rae et m'approchant au plus près.
La douche n'était pas tout à fait terminée. Rae était à mes yeux une déesse que je comptais vénérer pendant de longues heures. Je m'appliquai à le lui faire comprendre, avec autant de précision qu'il m'était possible de donner.
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Mar 27 Mar 2018 - 21:50
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Rae & Lorias

« C'est une aveugle témérité que de se laisser conduire au hasard. »
Il n’y avait plus d’eau, mes pieds étaient bien ancrés dans le sol, et pourtant je me sentais me noyer. Je m’égarais dans son regard, je m’enfuyais entre ses lèvres. Je ne pensais plus à rien, plus à l’avenir, ni au passé. Lorias venait d’accaparer mon présent comme jamais personne ne l’avait fait auparavant. Chacun de mes battements de cœur, de cils, me prouvait que la brune s’était emparée de mon esprit, de mes désirs, sans même que l’on ne s’en rende compte. Ce que je vivais avec elle était parfait, je n’y trouvais aucun défaut. Ou peut-être si, un seul : c’était unique. Jamais plus je ne pourrais revivre ces instants qui s’envolaient de grands battements d’ailes. Etait-ce pour un bien ou un mal ? J’avais l’espoir de les revivre, un jour, avec elle, et ça se serait le bien. Mais j’avais également peur que cette nuit soit la dernière, qu’elle s’en aille, et ça se serait le mal.

Je me laissais guider. Sans que je ne le remarque, Lorias me poussait doucement jusqu’à ce que mes jambes, où demeuraient quelques gouttes qui roulaient jusqu’à mes chevilles, buttèrent contre le matelas du lit. Sans qu’elle ne lâche mes lèvres, elle m’accompagna dans mes gestes, m’asseyant puis m’allongeant sur le lit. Et alors qu’elle se laissait tomber au pied du lit, nos regards se croisèrent et ses perles émeraudes éloquentes me prouvèrent que tout n’était pas terminé. Que tout, justement, était à venir. Pour le meilleur, et laisser le pire de côté.
Ses doigts glissèrent entre mes jambes, son souffle caressa ma peau, un frisson me secoua. Mon corps tout entier la désirait, mon corps tout entier répondait à ses avances. Jamais je n’aurais pu les lui refuser… Mon moi tout entier la désirait ce soir. Dans une puissante montée de chaleur, je dénouai ma serviette  et la laissai traîner au pied du lit.

Je ne sais pas combien de temps tout cela dura : mes doigts s’enfouissant dans sa chevelure humide, mon corps se courbant sous ses à-coups, mon bas-ventre foisonnant d’excitation, mes cris de désirs libérés. J’avais définitivement quitté terre, me laissant emporter par les caresses de Lorias, comme je ne m’étais plus permis faire depuis longtemps, car prisonnière de mon passé. La jeune femme avait brisé mes chaînes et grâce à elle je comprenais que sa rencontre m’avait bien plus apporté que je n’aurais jamais pu le penser.

Le temps passait toujours trop vite, ou trop lentement. Ne pouvait-il pas s’arrêter un instant ?

Je me redressai et de simples gestes, j’invitai Lorias à me rejoindre elle aussi sur le confortable matelas. D’un regard aguicheur, je défis sa serviette qui retrouva la mienne, au sol. Je redécouvrais ses formes, ses courbes, une seconde fois, sous un autre angle. Le souffle court, mes lèvres parcoururent sa peau mate, me délectant de son odeur, elles commencèrent à sa mâchoire et descendirent en passant par son cou, sa poitrine, puis son ventre et enfin ce que certains appelleraient « la fleur ». Cette fleur délicieuse que je m’en allais cueillir.

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Dim 1 Avr 2018 - 21:15



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« Il y a des êtres qui nous touchent plus que d'autres, sans doute parce que, sans que nous le sachions nous-mêmes, ils portent en eux une partie de ce qui nous manque. » - Wajdi Mouawad
C'était une nuit de passion comme je n'en avais pas connue depuis longtemps. Voire jamais. Je n'avais jamais ressenti assez de désir pour continuer ainsi pendant des heures. La plupart du temps, Emily me poussait à me montrer plus agressive, à aller plus vite, à ne pas me laisser totalement avoir, à toujours garder une part de contrôle. Emily m'avait toujours su faible et m'avait préservée de toute douceur. Ce soir, je me rendais compte qu'Emily avait eu tort. J'avais besoin de cette douceur que j'avais toujours voulu connaître. Je n'avais jamais connu aucune douceur : ni celle d'une mère, ni celle d'un homme, et cela m'avait poussée à refuser celle d'une femme. L'amour charnel n'avait jamais été pour moi. On me l'avait fait comprendre par la force. Pendant longtemps, j'avais cru que je ne méritais pas l'attention d'autrui. Je me faisais la plus petite possible. Mais le soir vint où je compris que, si je doutais encore mériter l'attention de qui que ce soit, certains méritaient qu'on leur donne cette attention. C'est ce que je pensais pour Rae. Je sentais le bien émaner d'elle, une innocence d'âme qui me retira le doute sur l'existence du bien et du mal.

Notre rythme effrené s'était ralenti pour en venir à de plus simples caresses. Allongée à ses côtés, la fine couverture nous protégeant des courants d'air, je déposai des baisers dans son cou et sur ses épaules, montant et descendant à ma guise. Ma main gauche glissait sur sa peau pour en éveiller la moindre sensation chez elle. Il ne me sembla pas utile de parler, et de toute façon, je ne savais pas quoi dire. Ni elle ni moi ne savions où cette nuit allait nous mener, et ça ne semblait pas important dans l'immédiat. Pas un grognement de mort ne s'était fait entendre ces dernières heures. Il restait encore deux ou trois heures avant l'aube. Le mieux serait de dormir, mais j'attendais de ressentir le sommeil chez Rae pour me le permettre moi-même. Je me demandai s'il fallait prendre une garde alternée, mais ayant l'habitude de dormir seule et de me réveiller au moindre bruit, je la jugeai peu utile. Ma main remonta doucement jusqu'à la joue de Rae pour tourner légèrement son visage vers moi et lui voler un tendre baiser. Il n'était pas question de repartir pour un nouveau tour, malgré mon désir évident pour Rae. Si nous voulions survivre une nouvelle journée, nous devions nous reposer. Quelque chose me disait que nos rêves à toutes les deux seraient apaisés.
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Dim 1 Avr 2018 - 22:32
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aléa
Rae & Lorias

« C'est une aveugle témérité que de se laisser conduire au hasard. »
La chambre avait retrouvé son calme. Confortablement installées sous les draps, je profitais de la douce présence de Lorias. Je frissonnais sous les baisers qu'elle parsemait dans mon cou et sous ses agréables caresses. Blottie contre elle, j'humais sa délicieuse odeur, celle qui m'avait emmenée loin il y a de ça quelques instants et qui continuait de le faire. Enfin le temps s'était ralenti et nous profitions simplement d'être ensemble, paisiblement, l'une contre l'autre. Près d'elle, j'avais des pensées plus saines, plus confiantes, plus rêveuses aussi. Je ne m'imaginais plus de futur sombre car je le voyais à ses côtés. J'aurais dû arrêter de penser ça dès le premier instant, mais après ces heures torrides et fusionnelles que nous venions de passer, je ne pouvais pas passer à côté de cela. J'étais encore sur mon petit nuage, loin du mal sur la Terre, loin des monstres, de la noirceur. Seule la flamme tranquille des bougies éclairait la pièce et lui donnait un ton reposant. Il n'y avait pas de bruit, simplement nos souffles, calqués sur celui de l'autre. Ca faisait si longtemps que je ne m'étais pas sentie si bien, si protégée, si confiante. Dans les bras de la brune, tout me semblait plus simple, plus beau. J'avais l'impression de pouvoir combattre tous les maux de ce monde à ses côtés. Je me sentais forte et inateignable. Parce que j'étais dans ma petite bulle de bonheur... Elle ne cessait de grandir, et ma plus grande peur en cet instant était qu'elle éclate. Mais j'étais loin d'y penser. Je me laissais guider.

Appréciant ses lèvres et ses doigts qui parcouraient mon corps dénudé, je faisais de même de ma main droite. Je redessinais son corps marqué trop durement par la vie. Je me posais des questions sur la provenance de ses nombreuses cicatrices. Se les était-elle infligées elle-même ? Quelqu'un avait-il voulu la briser ? Je n'avais jamais connu autant de malheur qu'il en était inscrit sur sa peau. Dans tous les cas, je trouvais cela injuste. Lorias est une personne magnifique qui ne mérite que le meilleur dans sa vie. J'avais envie de lui en offrir, autant qu'elle en aurait besoin.
Son index glissa sur mon visage, m'attirant dans un chaleureux et tendre baiser. Je sentais la fatigue prendre du terrain et je savais qu'il ferait mieux que l'on se repose. Mais je ne voulais pas gaspiller une seule seconde auprès d'elle. En dormant, le temps s'accélérera. Cependant, j'étais certaine que jamais je n'aurais passé une si belle nuit. Son souffle allait bercer mes rêves, son odeur m'embaumer vers de doux songes. Notre baiser se termina et mon regard se perdit dans le sien, ma main caressant sa douce chevelure brune. Un sourire s'étira sur mes lèvres. Merci, lâchai-je dans un soupir. Puis j'enfouis ma tête dans le creux de son cou, passai mon bras par-dessus son corps afin de la garder près de moi. Les yeux clos, ma respiration prit un rythme plus lent et je me détendis, je me laissai guider dans les bras de Morphée.
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Mar 3 Avr 2018 - 13:04



Aléa
« Il y a des êtres qui nous touchent plus que d'autres, sans doute parce que, sans que nous le sachions nous-mêmes, ils portent en eux une partie de ce qui nous manque. » - Wajdi Mouawad
La nuit passa lentement, me semblant pourtant incroyablement rapide alors qu'elle s'achevait. Le corps de Rae serré contre le mien, son visage dans le creux de mon cou, je m'étais endormie bercée par le souffle chaud de la jeune femme contre ma peau, par ses battements de coeur sur le bord de ma poitrine, enveloppée par sa chaleur naturelle. L'arôme du savon s'était laissé remplacer par celle de notre transpiration, mais ce n'était rien comparé à l'odeur âcre de mort que nous portions lorsque nous nous étions rencontrées. Je m'éveillais doucement depuis quelques minutes. Mon sommeil avait été blanc de tout cauchemar. Pas même un rêve n'était venu troubler mon repos. Je repensais au dernier souvenir de la veille. La main de Rae dans mes cheveux. Son remerciement. La logique aurait voulu que je réponde de rien, mais au lieu de ça je l'avais remerciée elle aussi. Nous nous étions offert l'une à l'autre une pause exaltante dans nos vies secouées par l'horreur.

Mes doigts glissaient sur la peau douce de l'avant-bras de Rae qui surplombait ma taille. Ce matin était frais, mais je ne ressentais pas le froid avec le corps de Rae en couverture. Je ne voulais pas bouger. Je ne voulais pas me lever. Il le faudrait bien, et la première règle de survie était de ne pas s'éterniser sur un lieu, mais j'avais l'impression que rien ne viendrait perturber ce jour avec Rae, ces vingt-quatre heures entamées au moment de notre rencontre et qui ne se termineraient qu'en courant de cette nouvelle journée. On pouvait passer encore un peu de temps ensemble, calmes, tranquilles, au bord de l'étang. Tant qu'on ne se faisait pas remarquer, tout allait bien. Je décidai d'attendre que Rae se réveille. Je doutais qu'elle regrette quoi que ce soit en se levant, car ce que nous avions fait n'avait plus aucune importance dans le monde actuelle. Nous n'existions plus aux yeux des autres.
Je refermai les yeux pour profiter encore un moment de la présence réconfortante de Rae, ce que j'espérais ne pas être le calme avant la tempête.
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Lorias Carden
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