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Chapitre I
5 years later
T e a s e r
Obsidia Corporation est un laboratoire scientifique qui travaille anonymement et en toute discrétion sur la modification du génome humain. Néanmoins, aux yeux du monde, OC est un laboratoire de recherches dans le génie génétique qui prétend pouvoir trouver un remède à toutes les maladies. Lorsqu'un médecin prend en charge un patient dans un hôpital en Ohio, il découvre curieusement un virus encore inconnu à ce jour. Mais très rapidement, alors que le monde est en train de changer, le Dr Hasting fait une découverte surprenante sur l'origine du virus, ainsi que sur le laboratoire OC...
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Une femme a laissé sur mes lèvres blessées, le papillon bleue de nuit aux ailes froissées

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Dim 25 Fév 2018 - 23:10
C'est l'heure de faire ses courses !
Aimé Lusignan & Erwan Jones

10H AM, New-Mexico Science Museum, Albuquerque, 584 km de Salome.

Ce matin là, après avoir fais l'inventaire de routine de son sac à dos, le brun c'était mit en tête de répondre à la demande d'une liste. Désinfectant, antibiotique, nourriture facilement transportable, pile pour sa lampe torche. Il se devait de trouver le maximum de chose pour rendre plus confortable la suite de son voyage qui allait prendre l'allure d'un long pèlerinage. Depuis le début de l'épidémie, tout était plus ardue. Il avait grande hâte de se trouver dans des régions moins habitées ou la population de zombie se faisait moins dense et où il risquait moins de croiser des Noctis, qui prenait à coeur joie de s'installer prêt des villes afin d'y récolter toutes les ressources pouvant les aider à conquérir le continent américain.

Le brun venait de passer la nuit dans le Musée des Sciences de la ville, il avait dû décimer non sans mal quelques zombies afin de pouvoir accéder à la salle de contrôle et de s'y barricader. Observant les écrans des caméras qui tournaient encore dans les couloirs du Musée, mort de toutes activités. C'était le poste parfait, il pouvait aisément utiliser les caméras le lendemain afin de déterminer le meilleur chemin de sorti et il ne risquerait pas de se faire surprendre par la venue de Noctis qui aurait eu l'ordre de voler quelque matériel scientifique. Après avoir bien observer l'issue de secours la plus facile à rejoindre, Aimé ne s'attardait pas plus.

Une fois à l'extérieur, l'homme arpentait les murs, l'oeil vif en quête du moindre danger. Bien heureusement, la matinée était calme et clémente. Après avoir repéré un supermarché, il décida d'y faire une première introspection. Une fois à l'intérieur, il passa d'abord par le rayon pharmaceutique, une véritable pagaille ou il réussit à dénicher tramadol et désinfectant. Il s'appropria aussi quelques anti-vomitif, n'ayant jamais été très à l'aise avec l'absorption de tramadol. Il réussit à dénicher quelques conserves, il pesta silencieusement en repensant au bon plat préparé par, feu sa grand-mère. Ça n'est qu'une fois des piles en main, distrait par la lecture du paquet qu'au détour d'un rayon, il aperçut une silhouette, trop tard, sa basket venait d'écrabouiller une chips. Il recula derrière l'étagère par réflexe, bien que l'initiative était perdu d'avance. Il se maudit intérieurement de ne pas avoir fais plus attention. Déjà, une arme était pointé en sa direction. Il eut à peine le temps d'attraper le manche de son harpon accroché à son sac à dos que la voix de l'inconnu, qu'il savait maintenant masculin, résonnait dans l'allée, lui demandant de se montrer. Aimé déglutissait, il était toujours très difficile de faire un choix dans un monde ou la mort se trouvait à chaque recoins. Il préférait avoir confirmation que l'inconnu n'ouvrirait pas le feu sur lui avant de faire quoi que ce soit.

- J'aimerais ne plus avoir une arme braqué sur moi avant cela.
Demandait-il, se voulant conciliant.




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Erwan Jones
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Lun 26 Fév 2018 - 20:13





« - Tu penses être en position de marchander ducon ? » argua l’inconnu qui te tenait en joug à l’aveuglette, accompagné de deux hommes. Le rire amer de ce dernier résonnait désagréablement dans la pièce insalubre, où les quelques rayons dépecés semblaient être ton seul et unique refuge. La vie ne t’apportait aucune grâce quant à l’affrontement qui allait suivre, deux hommes s’avançaient, l’un prenant la droite, et l’autre la gauche ne te laissant aucune issue. Le petit maigrelet à la voix cynique et l’arrogance exaspérante campait sur ses positions, dans l’entrée, afin d’en assurer la pseudo-sécurité.

Erwan analysait assez rapidement la situation. Il glanait les informations à une rapidité que seul un soldat pouvait prétendre acquérir suite à un service performant. Il passe lentement sa langue sur ses lèvres, accroupi derrière une voiture, l’arme au poing dans la main. Il plisse les yeux et hésite à réagir face à l’injustice qui allait se jouer face à lui. Pourquoi devrait-il risquer sa peau pour un inconscient solitaire et totalement stupide au point de quémander une quelconque clémence face à son adversaire ? Un coup de feu assourdissant le sortit de sa rêverie momentanée et sembla le décider. Ses yeux s’écarquillent légèrement, il ne savait pas qui avait tiré, ni même qui avait été touché, la seule certitude qu’il avait, c’est que ses jambes avaient pris le contrôle de son corps et s’étaient élancées vers la source du problème. Il frappa de sa crosse l’arrière du crâne de l’inconnu et se rapprocha de l’endroit où tu devais te situer.

Ses gestes étaient devenus mécaniques, totalement dépourvu d’humanité, lorsqu’il perçu l’ombre de l’un des colosses, il souleva son bras, son doigt sur la gâchette se pressa à la seconde près, dans une précision fulgurante. La balle traversa le front de son adversaire dont le sang recouvrait poétiquement le mur derrière lui. L’ébène fronce alors les sourcils et tourne son visage vers son prochain adversaire, passant son pouce contre sa lèvre inférieure.

« - Rends-toi sans histoire ! » Semblait crier la voix apeurée de l’homme désormais seul. Comme quoi le nombre donnait de l’assurance. Le noiraud arque un sourcil et à la vue du sang qui s’écoulait au pied de son interlocuteur, son esprit divagua. La respiration se coupa et rendait ses mouvements thoraciques douloureux, serait-il arrivé trop tard ? La mâchoire serrée, il s’avance rapidement, laissant l’autre s’enfuir en courant. Le regard du soldat se baissa sur ta personne, tu semblais encore en vie, et bien qu’un soulagement aurait pu s’extirper d’entre ses lèvres, rien ne semblait les franchir. Il pesta alors, tout en rangeant son arme dans sa ceinture :

« - Je hais les faibles. Ils meurent trop vite. »

Hell Rider




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Jeu 1 Mar 2018 - 16:26
C'est l'heure de faire ses courses !
Aimé Lusignan & Erwan Jones

11H AM, New-Mexico SuperMarket, Albuquerque, 580 km de Salome.


Le garçon se vit refuser sa requête, un soupire s'extirpa de ses lèvres, il n'était cependant pas surpris. Il avait deux chance sur trois de tomber sur un groupe de malfrats, la tragédie qui avait touché la terre avait fait germer en sont sein l'expression des pires vices humains. Déjà qu'avant le virus, les États-Unis n'avait pas gagné leurs place de premier choix grâce à des représentants intègres et morals, sur son sol régnaient désormais la pire racaille.

Silencieux, essayant de dominer son fort intérieur et garder son sang froid, Aimé entendait distinctement des bruits de pas, non coordonnées mais plutôt lents. Il devinait qu'ils étaient deux et qu'ils s'apprêtaient à l'encercler pour ainsi mieux le débusquer et, sans nul doute, le tuer. Il inspirait profondément, il pouvait attraper son arme et se défaire d'un des deux hommes mais quand bien même, l'autre ne tarderait pas à le tuer par la suite. Fort d'un esprit ingénieux, il remarqua un miroir de surveillance entreposé en hauteur, utilisé précédemment par ceux qui devaient être les propriétaires de ce super-marché, celui-ci lui indiquait l'avancé de l'homme à sa gauche. Pressé par le temps, Aimé agit à pleine vitesse et à l'aide de son harpon modifié il tira sur la lampe à led au dessus de son adversaire gauche, qui, lui-même surprit par le bruit et les éclats de verres qui lui tombaient dessus tirait sans prendre la peine de viser en direction du garçon. Aimé c'était rapidement baissé au sol derrière un des chariots laissé à l'abandon, dans le but d'éviter un futur tir.

Le bras tendue en direction de la droite, serrant fortement la poignet de son harpon il visait désormais l'inconnu de droite qui c'était élancé vers lui, s'apprêtant à le tuer. Celui-ci même se stoppa, observant avec stupeur face à lui, un coup avait retentit. Aimé reconnut le bruit sourd que fait un corps quand il n'est plus capable de supporter son propre poids, délaissé par son âme. La situation avait changé et c'est rapidement que l'inconnu avait prit ses jambes à son coup, rien de rassurant pour le garçon qui, se demandait si face à lui n'apparaîtrait pas bientôt un futur adversaire mais il venait d'être secouru par tes soins. Il soupira, délaissant toute précédente tension.

C'est rapidement qu'il put mettre un visage sur ta personne, à ton teint on voyait que tu avais cru arriver trop tard. Baissant les yeux au sol, il observait une marre rouge, de la sauce tomate à l'odeur, elle s'était aussi éparpillée sur son épaule, la conserve avait été troué par la balle perdu qu'il avait provoqué plus tôt. Il fit une grimace, l'odeur laissait à désirer. Ta voix venait stopper son observation, rapidement il se redressait sur ses deux jambes, jaugeant ta personne. Il savait reconnaître un militaire quand il en voyait un, souvent lors de ses recherches il avait dût être accompagné dans les eaux dominé par les pirates.

- Drôle de façon d'inviter un inconnu à dire merci.  
Répondait-il, un sourire aux lèvres.

Malgré ton tempérament qui avait l'air plutôt difficile et bougon, rien ne pouvait lui enlever le plaisir d'être face à une personne qui ne voulait pas le tuer et avec qui il pouvait avoir un semblant d'interaction social. Le brun attrapait son sac, rechargeant au passage son arme improvisé.

- J'imagine qu'il est parti chercher du renfort, on devrait peut-être partir. Le bruit a sans doute attiré pas mal de nos défunts.
Suggérait le garçon, souhaitant éviter une énièmes situation à risques.



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Erwan Jones
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Jeu 1 Mar 2018 - 22:01





Nous vivons à une époque trop incertaine pour compter sur une fortune qui peut s’évanouir en quelques heures. Il ne pouvait se permettre de poser ses plus importantes fondations sur quelques espérances vaines et utopistes. Et chacun de ses pas étaient décisifs non seulement pour l’avenir qu’il scellait de son plein gré, mais aussi pour celui de son petit groupe éphémère. Son regard ébène se pose délicatement sur ta personne, ses premières impressions avaient été faussées par l’image et la réalité modifiée de ses iris. Il pousse alors un soupir, tu n’avais rien, cela lui épargnait un poids mort et une possible alternative bien moins glorieuse que son acte précédent. Il passe sa main sur sa nuque et craque ses cervicales avant de tourner son regard vers la petite pharmacie présente. Son but n’avait pas été de sortir pour jouer les bons samaritains, il avait une quête précise. Un objectif : c’est ce qui les faisaient tous tenir. Pouvoir se fixer un point vers l’horizon pour s’éviter de regarder le spectacle macabre qui s’érigeait dans l’ombre de leurs pas.

« - Je n’attends aucune reconnaissance de ta part. » Murmurait-il d’une voix rocailleuse.

Il te fait dos et se dirige alors vers la petite pharmacie, prenant garde à écouter tes quelques avertissements non dénués de bon sens. Il devait se presser, faisant tomber le tout dans son sac d’un simple mouvement de bras, il retourne son attention vers toi en arquant un sourcil :

« - Tu sais te battre ? »

Ses onyx se baissent progressivement jusqu’au harpon que tu tenais. Cette situation était coquasse, et il devait avouer que tes ressources étaient loin d’être dérisoires. Après tout tu étais seul, et encore en vie. Mais surtout, ton humanité résonnait encore dans ton esprit, mué de raison, et dictait tes gestes. Elle allait probablement causer ta perte, mais aujourd’hui, il allait être celui qui t’accorderait un temps de répit et la grâce de quelques instants de survie. Il balance son sac à bandoulières sur son épaule et te dépasse alors d’une démarche assurée. Un cri strident retentit et précipite ses gestes, malgré le calme apparent de son faciès.

C’est les lèvres entrouvertes et le regard presque hagard qu’il constate l’affligeant spectacle. L’homme qu’il avait précédemment assommé venait de se réveiller, les tripes à l’air, deux zombies le chevauchant comme des bêtes dont la soif inextinguible n’était pas tournée vers la faim, mais vers l’anéantissement. C’est ce qui les rendait dangereux. Ils ne chassaient pas pour se nourrir, juste pour tuer.

« - Fais chier. » Pestait-il les dents serrées, il relève son regard vers le petit attroupement sans vie et à l’odeur nauséabonde qui se rassemblait dans l’entrée de la supérette, alertés par les cris agonisants de l’homme au sol. Si l’on se rapprochait d’assez prêt, on pourrait déceler des larmes de fer à travers le sang qui maculait l’entièreté de son visage. Les yeux exorbités, il vous fixait, n’ayant pour moyen de communication, que de faibles geignements et des spasmes musculaires involontaires.

« - Vers l’arrière. »

Bien que son sang froid ne lui fasse pas défaut, son cœur battait douloureusement dans sa cage thoracique, en parfaite harmonie avec celui qui s’éteignait face à lui. Il humecte ses lèvres et se retourne vers toi, attrapant une barre de fer au passage pour éviter d’utiliser son couteau et son arme à feu. Ses pas le conduisant instinctivement jusqu’à l’arrière, près d’une porte blindée.


Hell Rider




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Lun 5 Mar 2018 - 17:10
C'est l'heure de faire ses courses !
Aimé Lusignan & Erwan Jones

11H28 AM, New-Mexico SuperMarket, Albuquerque, 580 km de Salome.


D'après le ton très agréable que tu employais, il pensait qu'il avait face à lui une personne solitaire ou en tout cas, une personne qui avait fait le choix de l'être, contrairement à lui. Il avait toujours été d'un naturel bavard et il se contrôlait pour ne pas délier sa langue, ne voulant pas t'agacer. Aimé t'observait renverser le contenu de la pharmacie dans ton sac, ça remettait en question son jugement, seul, tu n'aurais aucun intérêt à dévaliser la pharmacie. Tu faisais donc parti d'un groupe, un sourire se dessinait sur son visage, depuis la perte de ses grands-parents il n'avait croisé personne mis à part des rampants où des Noctis avec qui les confrontations furent brèves bien heureusement. Ton interrogation le fit sortir de ses pensés, il avait la mauvaise habitude de quitter terre par moment, depuis son plus jeune âge on le disait dans la lune. C'est ce qui renforçait son amour de la plongée, sous l'eau, qui pouvait le lui reprocher ?

- Je sais boxer et j'ai quelques ressources.
Argumentait le garçon, désignant sa lance à harpon d'un geste de main.

Il n'était pas peu fier de son arme, il avait conservé le propulseur afin qu'il soit aussi maniable qu'une arbalète, il visitait souvent les armureries pour récupérer les harpons et les lames délaissées par la population. Quand il était à court de projectile, tout lui passait sous la main, cela pouvait être une fourchette, pourvu que ce soit pointu est plutôt solide.

Le brun t'emboîtait le pas dans l'allée, ce stoppant net derrière toi après avoir entendu la première plainte, il avait vu des tonnes de gens mourir dévorés et pourtant il préférait éviter d'infliger ceci à ses yeux une énième fois, c'était une chose à laquelle il était impossible de s'habituer. Déjà, l'odeur pestilentiel du corps déchiqueté avait atteint ses narines, il plaquait soudainement sa main sur ses lèvres, ne voulant rejeter le contenu de son estomac. Peut-être aurait-il dût intégré l'armée lui aussi ? Les horreurs autrefois vu à la guerre vous aidait sûrement à ne pas vous faire gagner par vos émotions.

La sonnette d'alarme retentissait dans son esprit, la journée avait pourtant bien commencé, quel genre de malédiction s'était donc abattue sur lui ? Il fallait être rapide mais discret, ses mains à nouveau crispées sur sa lance à harpon, il te suivait d'un pas décidé en direction de la sortie de secours. Il évitait de justesse la marre de sauce tomate au sol, glisser et rameuter les morts-vivants serait une fin beaucoup trop bête pour lui. Aimé avait un objectif bien précis, rejoindre OC, étudier les échantillons et trouver un remède. Son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine, tellement que le brun avait peur que les zombies ne l'entendent. Il appuie sa main libre sur la porte blindée, la poussant délicatement malgré son empressement visible de quitter cet endroit, mieux valait-il éviter un quelconque grincement. Tout à coup, un coup de feu retentit derrière la porte, ricochant sur la ferraille, Aimé observait la bosse dans la porte, prit de stupeur. Une voix qui lui semblait familière retentit de la ruelle arrière.

- Vous pensiez vraiment que j'allais m'barrer ? J'ai ramené du renfort. Eh, Jayson on est là !
Hurlait l'abruti.

L'inconnu était donc revenu, leurs point de ralliement ne devait pas être bien loin. Vous étiez dans une merde cosmique, déjà, les zombies étaient au bout de l'allée, attiré par le bruit de la balle et la voix de ce con. Leurs gueules béantes, toutes prêtent à vous dévorer, ils se précipitaient vers vous, leurs grognements et râles accompagnaient leurs mouvements. En un regard échangé dans ta direction, il comprit qu'il était temps de courir et d'être chanceux.

Il s'élançait derrière la porte malgré le comité d'accueil à l'extérieur, il sentit le sillon de deux balles le frôler de près. L'inconnu était accompagné de trois autres adversaires, leurs yeux écarquillées ils comprirent très vite la gravité de la situation, ils se mirent à détaler à pleines jambes. Aimé n'était pas quelqu'un de mauvais mais l'inconnu avait voulu lui ôter la vie, ça n'était que parti remise s'il s'en débarrassait ? Après tout, s'il s'en sortait il pouvait bien s'attaquer à d'autres innocents dans le futur. Il essayait déjà de se dédouaner de son geste à venir, visant avec sa lance à harpon le mollet de l'inconnu dos à vous, il tirait, l'inconnu trébuchait et un cri de douleur déchirait l'atmosphère. Aimé bondit au dessus de l'homme afin de ne pas tomber à son tour, le laissant à la merci des zombies. Il n'en était plus que quelque uns à vos trousses, vous n'étiez pourtant pas sorti d'affaire pour autant.

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Erwan Jones
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Sam 10 Mar 2018 - 0:19



Il fallait plaindre ceux qui sont forts. Car les forts ne cessent de se battre pour les autres. Lorsque vous développiez des capacités extraordinaires, vous étiez pris en arme de guerre. Quand vous n’étiez que le larbin au lycée, vous deveniez la chair à canon visant à purifier la société et amoindrir son taux de natalité. Il n’y avait pas assez de vivres pour tous, et le monde a toujours été cruel. Il fallait s’y faire, il fallait se résoudre à son fonctionnement sous peine de céder à l’hérésie.

Garde la tête froide.

Son regard se pose sur la porte blindée et il humecte ses lèvres, relevant son menton avant de réfléchir à une issue plus sécurisée. Le bruit des morts qui pénétraient dans l’enceinte de la bâtisse et s’abreuvaient de la chair d’un pauvre camarade de galère, lui parvenait comme le glas d’une infortune. Il était calme, son regard aiguisant ses sens et ses réflexions pour développer une stratégie assez cohérente pour vous sortir de ce putain de merdier. Tu pouvais te battre, la boxe ne te servirait pas contre les zombies, sauf s’il trouvait de quoi protéger tes mains.

« - Ne l’utilise qu’à bon escient. Tu n’auras probablement plus l’opportunité de le recharger. »

Simple conseil « d’ami » concernant le harpon, ses doigts serrent alors la barre de fer qu’il maintenait. Il se dirige vers toi et ferme la porte derrière toi, vous enfermant momentanément dans la petite arrière-boutique face à cette porte blindée qu’il hésitait à franchir. Il avait un mauvais pressentiment. Il écarquille légèrement les yeux lorsque tu prends cette initiative et se rapproche de toi pour tenter vainement de t’en empêcher. Mais il était trop tard, la lumière intègre la petite pièce, et vous étiez à présent à vue. Il attrape ton col et te recule légèrement. Restant dans le point mort entre la porte et l’extérieur pour tenter d’analyser la situation.

« - Ton pote est mort. Si tu ne veux pas finir comme lui, dégage. »

Cingla-t-il à l’attention de l’homme. Son regard ébène se pose dans le tien, arquant un sourcil. Il était d’un calme olympien et provoquait vraisemblablement avec astuce son ennemi. Une personne en colère réfléchissait bien peu aux conséquences de ses actes, et s’il attirait cette petite troupe à vous, il pourrait les utiliser comme diversion pour les rôdeurs. C’était cruel, probablement abominable, mais quand il était question de survie, il n’y avait plus d’éthique, plus de règle : c’était l’anarchie.

Mais sa tentative fut avortée par ton intrépidité. Il ne savait pas si tu étais idiot ou simplement couillon, il pencherait plutôt pour la seconde option. Il se met donc à courir avec toi, fixant les silhouettes s’en aller et mémorisant autant de gueule que possible. Il saute au-dessus du corps sans vraiment y prêter attention. Ton acte n’était pas surprenant, quoi qu’il te prît pour quelqu’un de plus altruiste. Certains zombies s’étaient arrêtés pour éviscérer l’abruti, Erwan fixa un coin reculé et vint attraper ton col pour te détourner de ta trajectoire initiale vous dirigeant d’emblée vers un autre bâtiment. Un escalier de secours était encore perceptible, vous menant au toit, il vous suffisait de replier l’échelle une fois en haut et les zombies n’allaient plus être une véritable menace. Il monte ce dernier rapidement et respire avec difficulté, reprenant son souffle suite à cette course effrénée. Son regard d’aigle jaugea l’endroit, personne, vous deviez vous dépêcher, si la bande de monsieur l’abruti était dans les environs, ils allaient très facilement vous prendre pour cible.


Hell Rider




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