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Chapitre I
5 years later
T e a s e r
Obsidia Corporation est un laboratoire scientifique qui travaille anonymement et en toute discrétion sur la modification du génome humain. Néanmoins, aux yeux du monde, OC est un laboratoire de recherches dans le génie génétique qui prétend pouvoir trouver un remède à toutes les maladies. Lorsqu'un médecin prend en charge un patient dans un hôpital en Ohio, il découvre curieusement un virus encore inconnu à ce jour. Mais très rapidement, alors que le monde est en train de changer, le Dr Hasting fait une découverte surprenante sur l'origine du virus, ainsi que sur le laboratoire OC...
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Am I seeing something real or is it smoke?

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Chris Denver
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Mar 30 Jan 2018 - 2:09
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Localisation : Indiana
Date : 03/2018
Avec : @Erwan Jones




« T'as entendu ça Chris ?
- Ouais. Prends la femme et son gosse et monte à l'étage. »

Le soldat hochait une fois la tête et ne perdait pas de temps à attraper sous son bras une petite blonde avec son fils âgé d'à peine 6 ans. La mâchoire serrée, Chris reportait son regard vers la porte blindée et s'en approchait à pas lent en descendant doucement sa main vers sa botte pour en sortir un canif. Son épaule venait se poser contre le mur et ses doigts écartaient deux planches de bois pour qu'il puisse avoir un visu sur l'extérieur. Regard plissé, il observait les alentours quelques instants mais ne remarquait rien. Il sortait la lunette d'un de ses snipers et la posait contre son œil pour mieux voir. Plusieurs silhouettes se dessinaient au loin, avançant nonchalamment dans la direction de la maison. On aurait pu imaginer que Chris hésitait à sortir mais il évaluait seulement la situation, sa décision était déjà prise, quelle que soit la menace, il l'éradiquerait.

D'une main, il attrapait son sniper, de l'autre, il ouvrait la porte et jetait un genou à terre afin de se mettre en position de tir. Chacun des bruits sourds qui retentissaient étaient suivis d'un cadavre de zombie qui s'écrasait au sol. Mais avant qu'il n'appuie une nouvelle fois sur la gachette, il eut un moment d'hésitation qui le déconcerta assez longtemps pour qu'il ne voit pas la main assassine qui venait frapper sa joue et repousser son sniper au loin. Cette hésitation aurait pu lui coûter la mort mais il était persuadé d'avoir aperçu un humain non infecté.

Chris s'était écrasé au sol sous le coup, d'une telle force qu'il en était un peu sonné; pourtant par réflexe, sa main avait tâté le sol pour tenter d'attraper son sniper qu'il utilisa pour repousser le zombie et lui apporter le coup fatal d'une balle entre les deux yeux. Quand il reprenait totalement conscience de la situation, il se tournait pour voir où en étaient les autres zombies mais il ne vit rien. Le plus affolant était le silence pesant qui rendait l'atmosphère lourde et suspecte.

La silhouette qu'il avait cru apercevoir se dessinait lentement dans la nuit, mais il ne crut pas reconnaître l'allure d'un zombie. Malgré tout, il se remit en position de tir et verrouilla la cible.

- Un pas de plus et j'te fais sauter la cervelle.  s'écriait-il en positionnant son doigt sur la gâchette, prêt à tirer.  



@Denver

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Erwan Jones
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Mar 30 Jan 2018 - 22:55

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Sa silhouette se dessinait sous les rayons ardents et brûlants du soleil. Le souffle court et pourtant toujours droit, il s’avançait en première ligne pour ouvrir la voie à ses quelques compagnons de route. Ils n’étaient que quatre pour le moment, il laissait peu de possibilités aux quelques survivants de le suivre. Il prônait l’efficacité avant le nombre, il n’avait pas besoin d’un nouveau maillon à la chaîne qui traînait son boulet. Simple question de bon sens.

Ses sens étaient en alerte, il range son silencieux pour s’occuper des quelques zombies l’entourant à l’aide de son tomahawk. Feignant une tâche ardue, mais glanant les quelques informations alentours susceptibles de lui causer bien des soucis. S’il avait bien compris une chose ces cinq dernières années, c’est que l’homme vivant était plus fourbe et plus dangereux que l’homme mort et déambulant.

Son regard se redresse alors à la hauteur de ta personne. De sa position il ne pouvait discerner qui tu étais ni même ce que tu faisais. Il porta l’une de ses mains en écran pour protéger ses iris des reflets de ton arme. Il fit un signe dans son dos pour donner la halte tout en gardant le silence. L’air nonchalant, il s’assura qu’aucun rôdeur n’était susceptible de le prendre en traitre avant de te répondre. Sa voix tonitruante et marquée par l’âge et la guerre te répondit avec assurance :

« - Et tu justifieras ton acte par la maladresse ? Tu m’as pris pour un zombie ? Ton hésitation prouve que tu n’as pas spécialement envie de me tuer, alors descends de ton perchoir que je puisse voir ta tête de con. »

Il humecte ses lèvres et par réflexe passe sa main sur sa barbe pour masser sa mâchoire asséchée et totalement crispée. Son regard noir se porta sur la porte et les rues adjacentes. Il s’autorisait une telle insolence parce que tu avais fait preuve de plus d’humanité que les âmes qu’il avait rencontré jusqu’à présent. Tu n’avais pas tiré, c’était déjà un bon début, mais te supplier ne fera qu’augmenter la crainte et créera probablement un climat de suspicion. Il n’était pas prêt à se rabaisser aux quelques boniments des lâches qui polluent la terre.

Il pose alors ses mains sur ses hanches de manière presque décontractée. Mordillant sa lèvre inférieure par habitude, son esprit analysait déjà les échappatoires et les solutions qui s’offraient à lui. Soit tu allais descendre et faire feu juste pour te foutre de lui, soit tu le tuerais de ta cachette. Au meilleur cas tu descendrais et lui offrirais une bière. Il avait peu d’espérance pour la dernière option.





Hell Rider
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Chris Denver
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Jeu 1 Fév 2018 - 3:24
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Localisation : Indiana
Date : 03/2018
Avec : @Erwan Jones




Cette voix aurait dû le mettre sur la piste, mais en dépit de sa mémoire habituellement infaillible, les  événements récents avaient poussé son inconscient à négliger certains souvenirs pour supporter le poids de l'apocalypse. Un sourire fin venait aiguiser son air sadique, et si un zombie ne s'était pas présenté dans ton dos, il aurait surement fait le feu inutilement ne serait-ce que pour répondre à ton impertinence. Mais très vite, le vide était remplacé par cette créature déambulante qui devenait sa cible. Le vent sifflait sous sa balle qui venait se loger dans la bouche du zombie, qui bouche ouverte, s'apprêtait à faire de toi son festin. Il n'avait pas la prétention d'imaginer qu'il venait de te sauver la vie, surtout au vu de la petite démonstration que tu venais de lui faire malgré toi, mais c'était une réponse adroite à la maladresse que tu lui accordais. Il baissait ensuite son arme en redressant son menton, ses yeux se plissant pour mieux apercevoir la personne qui se profilait devant lui. Chris se redressait, arme le long du corps, avant d'avancer, calmement et sûr de lui, vers la personne qui s'était manifesté à lui tantôt.

- La tête de con se fait appeler plus couramment Chris, au cas où ton insolence ne serait qu'ignorance.

Alors qu'il avançait de plusieurs pas vers toi et qu'il pouvait mieux t'apercevoir, ses sourcils se fronçaient assez fragilement, quand il aperçut le visage d'un comme qu'il ne connaissait que trop bien.

- Tu t'fous de ma gueule, trouvait-il seulement à dire, complètement abasourdis.

Le soldat qui avait servi dans le même bataillon que vous sortait rapidement de la maison, après avoir entendu plusieurs coups de feu. Il se précipitait vers Chris pour s'assurer que tout allait bien mais s'arrêta net quand il croyait apercevoir un homme en face. Il allait réagir quand Chris dressait son bras devant lui pour l'empêcher tout geste brusque. L'ancien militaire te regardait longuement avant de secouer une simple fois la tête, un sourire en coin manifestant l'agréable surprise qui l'envahissait.

- Fais ton salut, Blake.

Le Blake en question fronçait les sourcils en regardant Chris puis jonglait entre toi et lui des yeux. Un souffle s'échappa de ses lèvres, accompagné d'un « c'est pas vrai » à peine audible. Le sniper donnait son arme à son collègue avant de s'approcher de toi, sa main venant donner une tape amicale, bien que sèche, contre ton épaule.  



@Denver

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Erwan Jones
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Mar 6 Fév 2018 - 22:33

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Le fin sifflement de la balle lui effleura l’oreille pour s’évanouir aussitôt dans son ombre. Il ne prit pas la peine de se retourner pour découvrir le cadavre pestilentiel et en pleine décomposition à ses pieds. Au contraire, son regard espiègle et cinglant ne cessait d’observer, si ce n’est fixer, la fine silhouette qui te représentait. Cela fait des années qu’on ôtait les identités des uns et des autres, qu’on remplaçait les visages par une cible et qu’on matérialisait un corps comme de la chair à canon. Il s’était soumis à ce terrible constat sans jamais s’en révolter, le jour où on lui avait dérobé son identité, il avait reçu un matricule. Une série de chiffres qui représenteraient dorénavant tout ce qu’il avait toujours été : l’arme d’un gouvernement qui s’illusionnait en pensant être immortel. La guerre avait ravagé plus d’âmes que l’apocalypse, et il mentirait s’il disait qu’un brin de nostalgie le tourmentait en contemplant le sol de désolation face à lui.

Malgré le calme apparent de son faciès, l’homme semblait bouillir intérieurement. Ses doigts se serraient lentement autour du manche de son arme, à tel point que sa force seule réussissait à engourdir sa main entière. Il n’avait pas de temps à perdre avec un petit plaisantin sans foi ni loi, ni même avec un homme, de toute façon voué à dépérir. Malgré l’expérience, les années d’entrainement ou l’éducation que l’on reçoit, nous ne restons au fond que des amateurs. Des novices qui souvent détiennent la prétention de se penser pro, alors qu’ils n’auront jamais assez d’une seule vie pour apprendre le stricte nécessaire pour survivre.

La chaleur semblait être un agresseur plus redoutable que la mort elle-même. L’odeur était supportable, mais le manque de provision se faisait ressentir. Nous étions soumis à nos besoins primaires, et c’est probablement ce qui allait causer notre perte. Il humecte ses lèvres, et haussant les sourcils tout en passant son bras sur son front dégoulinant de sueur, tenta de discerner l’ombre floutée que tu étais.

« - Chris… » Murmura-t-il comme si l’écho de ce prénom allait l’aider à se souvenir d’un temps révolu et qu’il avait décidé d’anéantir au même titre que ses émotions. Il tiqua néanmoins, lorsqu’il fut forcé de constater ta ressemblance particulière avec l’âme charitable de ses souvenirs.

« - Ouai, tu sais je me suis dit « si j’allais me balader dans cette ville pourrie et me foutre de la gueule de ce bon vieux Chris pour changer ? » ». Lança-t-il avec une ironie minutieusement calculée. Il incline son regard et secoue la tête de dépit avant d’hausser les épaules et de finalement s’avancer.

Il y avait des moments dans notre vie qu’on préférerait taire. Mais la mémoire ne fonctionne pas comme ça, les images demeurent intactes et parfois, on percutait de plein fouet le souvenir de quelqu’un d’autre. Parfois, une seule personne pouvait garder en tenaille tous ce que vous vouliez oublier. Tu représentais à la fois une infime joie de retrouver un visage connu, et l’infâme fardeau du témoignage de votre vie commune sur la glaise.

Par réflexe il pose alors soudainement ses doigts sur l’anse de son arme à feu à sa ceinture. Fixant le soldat qui semblait courir à tes côtés. Si la situation le permettait, il aurait décoché un sourire et vous aurait charrié. La discipline que vous préserviez malgré la décomposition du monde était soit admirable, soit pathétique. Il ne préférait pas trancher, de peur de briser l’illusion doucereuse de cet instant.

Il te lance un léger regard inquisiteur en sentant ta frappe et humidifie ses lèvres avant d’imiter ton geste et de souffler :

« - Il faut croire qu’on se débarrasse difficilement de la mauvaise graine à ce que je vois. »

Son regard alterne alors furtivement entre vous deux, et il siffla deux coups pour donner à son petit groupe improvisé, le signe qu’ils attendaient. Deux femmes s’avançaient très lentement, accompagnées d’une véritable armoire à glace.

« - J’ai trouvé des chiens errants sur le chemin, j’imagine que tu n’as pas deux ou trois laisses en rabes ? » Evidemment, il plaisantait. Mais le manque de sourire ou d’accompagnement sonore, coutumier de ce genre de camaraderie laissait planer un certain doute sur sa véritable personnalité.




Hell Rider
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Chris Denver
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Ven 9 Fév 2018 - 9:04
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Localisation : Indiana
Date : 03/2018
Avec : @Erwan Jones




Les nombreux éclats de verre faisaient miroiter des souvenirs qui témoignaient davantage de l'existence humaine que ne le feraient ses survivants. L'espèce avait été anéantie, ravagée par sa propre stupidité, et s'il s'était un jour penché sur la question, il aurait noté une certaine ironie : ils s'étaient hissés au sommet en vantant leur intelligence et voilà qu'ils s'écroulent sous le poids de leur idiotie. Mais ce constat lui échappait, comme toute réflexion philosophique : il laissait la réflexion aux passifs, aux hésitants, à ces têtes qui se sont crû un jour invincibles; lui, était plutôt dans l'action, là où les plus grands intellects ne sauraient survivre, là où les balles fusent plus vite que les mots.  

Le soldat rompt son salut et se retient de sauter au cou de son compagnon retrouvé. Quant à Chris, son visage recule dans un bref rire qui étire les commissures de ses lèvres dans un sourire amusé.

- Il y a des hommes que même l'apocalypse ne peut changer.

Si la subtilité posait le doute : compliment ou une insulte, en réalité la question ne se posait pas, il s'agissait évidemment d'un peu des deux.
Le tireur haussait un sourcil et penchait légèrement sa tête vers la droite pour mieux distinguer les quelques survivants que tu traînais à tes pieds comme un boulet. Il retirait presque sa réflexion.

- 'as décidé de faire dans la charité maintenant ?

Un sourire en coin apparaissait sur ses lèvres sournoises alors que son arme s'alignait le long de son torse, comme dans un signe de confiance. Il jetait un regard à son camarade et lui indiquait d'un mouvement de tête les quelques personnes derrière toi pour l'assigner à la tâche d'escort dont il voulait vous débarrasser. Chris ouvrait la marche, sûr qu'il était suivi de près,  alors qu'il regardait le chemin face à lui.

- C'est le seul qui a survécu. Tout nos hommes sont tombés sur le champ de bataille.

Sa voix était assez grave, même s'il s'efforçait de rester détaché et qu'il t'accusait de cette nouvelle comme d'une simple formalité nécessaire pour éviter toutes questions. À peine arrivés devant la maison que vous pouviez apercevoir deux têtes craintives dépasser de la porte, celle d'une femme et de son gosse qu'il avait accepté de protéger. Ils ouvraient doucement la porte et reculaient par précaution, dans une parfaite contradiction digne de civils décidément très futés. La femme tenait d'une main tremblante un 9 mm que lui avait donné Chris tantôt, sans espérer pour autant qu'elle saurait s'en servir en cas d'attaque.

- Comme tu peux l'constater, les miens gardent la maison. J'évite de trop les sortir.  



@Denver

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Erwan Jones
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Ven 16 Fév 2018 - 22:45

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Ils avaient tous péris. Ces visages souriants dont il ne distinguait plus précisément les traits. Famille, amis, compatriotes. Erwan se perdait souvent dans cette vision d'horreur et pour échapper à la folie du deuil et de l’atrocité du monde, il avait gravé dans sa mémoire l’image de ces quelques terrains de terre, ces quelques ruelles qui, des années après, respiraient encore la souffrance et la mort. Son regard distant, l’absence d’un rictus ou d’une expression familière à la condition humaine n’était que le reflet d’un passé dont il ne pouvait s’émanciper. Éternellement hanté par des souvenirs trop lourds à porter, tellement indicibles qu’il ne lui était pas permis d’y accoler quelques mots sans crier au blasphème et à la calomnie de ses propres sentiments. Il s’était simplement éteint le jour où l’humanité aurait dû naitre. Et tes quelques interjections le long de son périple, n’avait été que maigre consolation lorsque vous vous étiez finalement perdu de vue. La vérité c’est que l’homme est voué à s’éteindre, et ce qui vous différenciait de tous les apprentis cadavres que vous croisiez et les futurs décharnés, c’est que vous en étiez conscients. La mort allait vous happer, un jour ou l’autre, l’important était de survivre assez de temps et de mourir en combattant.

Il humecte légèrement ses lèvres et hausse un sourcil, ses mains se posant à sa ceinture lorsqu’il se tourne légèrement en biais pour dévisager la petite troupe qui s’avançait avec prudence. La démarche mal assurée et pourtant arrogante. Il murmure alors dans un sarcasme naissant :

« - Appelle cela comme tu veux, camarade. Charité, pitié, ou simple nécessité. Le résultat est le même. »

Il renifle légèrement et racle sa gorge avant de retourner un regard cinglant vers le tien. Probablement nonchalant et sans une émotion apparente. Pourtant, tu étais peut-être l’un des seuls à bénéficier de certains regards, et de certaines approches. Le seul pour qui il usait sa salive plus que nécessaire. Il se mit donc à te suivre silencieusement, sa main toujours prête à saisir une arme à peine attachée à sa ceinture.

« - Je te conseille de ne pas établir tes quartiers pour cette nuit, une horde s’avance de l’est et arrive ici. » Bref et succinct. Il se demandait s’il aurait fait l’effort de prévenir une autre personne, si cela n’avait pas été toi et son ancien camarade. Il fallait croire que la guerre forgeait des liens plus solides que la famille elle-même. Il relève son regard et dévisage l’immeuble, omettant avec habileté de répondre à ton affirmation et n’affichant pas la moindre marque de tristesse. N’étiez vous pas habitué à recevoir ce genre de nouvelle ?

Il hausse finalement les sourcils et lève les yeux au ciel tout en lançant :

« - Et c’est moi qui fait dans la charité ? »

Il s’abstient alors de tout commentaire déplacé, descendant son regard dans celui du gosse. Vous aviez beau être de beaux connards à certains égards, vous ne supportiez pas la lâcheté et encore moins la faiblesse. Laisser une femme et son gosse se dépêtrer dans un tel monde sans espoir aucun d’y survivre, ce n’était pas vous.




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Chris Denver
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Mer 21 Fév 2018 - 18:58
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Localisation : Indiana
Date : 03/2018
Avec : @Erwan Jones




La nouvelle que tu lui annonçais ne semblait l’accabler d’aucune part, et pourtant, son esprit réfléchissait à la situation et la jugeait rapidement critique. Il se racla la gorge avant de passer sa main sur sa nuque et attendit seulement que la femme et son enfant daignent se décaler, sans faire de commentaire. Une fois que vous étiez à l’intérieur, il t’indiquait d’un signe de tête le couloir et ordonnait d’un geste de main à votre frère d’armes de verrouiller les entrées. Quand vous étiez isolés, il vérifiait tout de même que personne ne pouvait distinguer un seul son avant d’entamer la conversation en parlant à voix basse :

- Il tiendront pas, t’es au courant ? Ils ont aucune chance de survivre à une attaque, et encore moins si ces zombies sont nombreux. On pourra pas tous les protéger et tu le sais bien.  On doit trouver un plan ou on crève ici.


Chris était obligé de couper l'eye contact pour s’intéresser à la femme qui s’approchait de vous. Elle lui demandait timidement où étaient les toilettes et le soldat lui indiquait le chemin avant de reporter son attention sur toi.


- Tu sais que j’ai fait la paix avec l’idée de crever, mais j’peux pas laisser ce gosse regarder sa mère se faire déchirer par un zombie avant de finir lui aussi en pâture pour ces merdes.

Le soldat qui accompagnait le tireur d’élite depuis le début de cette apocalypse venait vous rejoindre, comme pour attendre les ordres. Chris ne s’était pas réellement demandé pourquoi le jeune homme tenait à rester aussi formel, il savait que les hommes se sentaient en sécurité quand ils étaient dirigés. Et même si votre camarade était un soldat valeureux, il n’en restait pas moins un homme, avec des craintes, des insécurités et un besoin d’être guidé. C’est donc en posant une main sur l’épaule du soldat que Chris se tournait vers lui pour lui intimer quoi faire :

- Vérifie l’état de la voiture, et fais en sorte de ne pas être vu. On a que 5 places, tu comprends ce que ça signifie ?

Le soldat hochait une simple fois la tête, un peu abattu avant d’aller faire ce que son commandant venait de lui dicter. Chris te jetait un regard en biais avant de rejoindre le salon pour se saisir de sa flasque d’alcool, qu’il gardait pour des occasions comme celles-ci.  



@Denver

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Erwan Jones
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Ven 23 Fév 2018 - 20:20

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Le temps semblait s’être soudainement arrêté pour vous conférer une intimité grotesque et éphémère. Le regard du noiraud te sondait avec insistance, écoutant tes paroles sans jamais baisser les yeux, ses onyx ne semblaient pas assez conciliantes pour te faire la grâce de leur jugement. Il relève très lentement le menton, ses traits se durcissant, et se rembrunit finalement lorsqu’il comprend où tu veux en venir. Il n’avait pas ouvert la bouche une seule fois, la femme s’était immiscée pour un besoin naturel et totalement stupide dans ce genre de situation, quant au soldat, témoin d’un passé peu louable, il n’avait eu droit qu’à un bref hochement de tête. Il prit alors son mal en patience et passa très lentement sa main le long de son menton, massant sa barbe naissante.

« - S’ils ne sont pas prêts à se battre, ils mourront. Et ils t’entraineront dans leur chute, Chris. Tu ne fais que repousser l’inévitable. »

Tonna-t-il de sa voix tonitruante et pourtant calme. Il inspire grandement, sa cage thoracique se soulevant comme si cela lui demandait un effort considérable. Il humecte ses lèvres et détourne enfin son regard de tes orbes pour le poser sur les quelques civils. Deux d’entre les siens étaient fiables et savaient se battre. Il devait en préserver un, pour la jeune femme dont il ne connaissait encore rien, il lui était impensable de lui offrir un tel présent.

« - Je comprends tes motivations, je ne peux pas dire que je les partage inconditionnellement. Cependant, je ne serais pas un frein quant à tes décisions. Alors protège le gosse et sa mère, et prend Rosie et Joshua dans la voiture, ce sont des guerriers aguerris. » Soufflait-il.

Il appuyait avec une subtilité incroyable, sur le terme de "guerrier". D’un calme olympien, même ses gestes les plus insignifiants semblaient calculés. Il passa sa main dans sa poche et en retira un paquet de cigarettes avant d’hausser les sourcils dans ta direction, portant une clope entre ses lippes. Il énonça alors les lèvres pincées :

« - J’imagine que nous n’avons pas spécialement besoin de s’encombrer pour mener à bien cette mission. Qu’ils partent au plus vite. »

Il restait juste à se donner rendez-vous. Il bat très lentement des paupières et tapote son pantalon et sa blouse pour trouver son briquet. Joshua apparait alors dans l’embrasure de la porte, le regard probablement trop affecté et lésé dans son orgueil :

« - Je ne peux pas partir en vous laissant seul face à une horde de cette envergure ! »

Les mains du noiraud s’arrêtent et il les fait glisser lentement le long de son corps. Son regard cinglant et ardent se tourna vers celui de son compagnon de route sans pour autant prendre la peine de répondre.




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Chris Denver
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Mar 27 Fév 2018 - 14:54
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Date : 03/2018
Avec : @Erwan Jones




Si Chris renvoyait l'image d'un soldat confiant dans ses décisions, il n'en avait que l'allure. Une allure qu'il s'était forcé à avoir et à garder pour assurer ses fonctions de commandant. Il était un leader qui s'était construit par la force des choses et les pouvoirs qu'on lui avait donnés. Il avait appris à être le soldat qu'on attendait de voir sur le front, celui qui pouvait prendre des décisions importantes et qui gardait toujours la tête froide. Mais si cette image en trompait plus d'un, elle ne t'avait jamais dupé. Il s'était toujours reposé sur toi, après des décisions difficiles, après une série de fusillades qu'il avait orchestrée pour protéger les siens, après avoir explosé la cervelle d'innocents par le simple risque qu'il pouvait éventuellement représenter. Tu étais celui sur lequel il pouvait compter, et l'épaule sur laquelle il pouvait se reposer. Mais il avait un autre compagnon pour ça, sa flasque, qui l'accompagnait depuis quelques années. Il ne buvait pas à outrance, jamais jusqu'à être alcoolisé, il préférait garder tous ses esprits, mais une gorgée de temps en temps, ça l'aidait; elle était si difficile à passer qu'il avait la sensation qu'il s'agissait en réalité de ses agissements et ses mots qui libéraient de sa gorge nouée, qu'il faisait passer à travers sa tranchée et qu'il renvoyait dans un endroit de son corps qu'il ignorait souvent. Cette métaphore était une aide pour sa stabilité émotionnelle, comme un rituel après chaque moment difficile.

L'arrivée de Joshua perturba le fil de ses pensées et il relevait la tête en tâchant de bien refermer sa flasque et de la ranger dans un tiroir. Il croisait les bras sur son torse et appuyait son coccyx contre le meuble qu'il venait de fermer, jaugeant l'homme qu'il venait à peine de rencontrer avec des allures de commandant.

- C'était pas une question. Tu penses peut-être que des gars entrainés comme nous ont besoin de ton aide, davantage que ces femmes et enfants ?

Chris s'avançait vers lui et tapotait son épaule en lui jetant un regard du coin de l'oeil.

- On a affronté les vivants; c'est pas deux-trois marcheurs sans cervelle qui vont nous effrayer. On se retrouvera après ça.

Alors qu'il comptait rejoindre Blake, ce dernier le devançait et regardait Chris avant de hocher une fois la tête. Il semblait un peu essoufflé et ses mains sentaient l'essence. Tout était prêt. Mais il n'y avait pas que ça, Blake semblait perturbé. Dans un premier temps le soldat s'imaginait qu'il ne voulait juste pas laisser ses commandants se battre seul ici, mais il s'approchait de l'oreille de Chris pour lui murmurer quelques mots qui firent grimacer le militaire. Il se tournait alors vers toi et communiquait davantage avec les yeux que les lèvres.

- Ils doivent partir. Maintenant, soufflait-il en insistant sur le dernier mot, ses yeux te fixant pour te faire comprendre l'urgence de la situation.  



@Denver

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Erwan Jones
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Mar 27 Fév 2018 - 21:34

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Le regard de l’ébène n’accordait aucun crédit à l’impertinent qui tentait de discuter ses ordres. Sa recherche méticuleuse pour trouver du feu fut vaine et désastreuse. Il extirpa alors le mégot d’entre ses lèvres en soufflant et le crachant au sol. Relevant un regard noir vers celui de son camarade avant de le poser sur toi. Tu avais probablement plus de tact dans ce genre de situation, ou serait-ce la patience ? Il ne pouvait comprendre cet instinct héroïque et stupide de certains soldats, qui au lieu de privilégier la stratégie, fonçaient dans le tas. Les morts parlaient d’eux-mêmes, à croire qu’ils allaient à la guerre dans l’espoir de mourir avec honneur sans réellement se battre, c’était toujours plus gratifiant qu’un suicide apparent.

Il s’avance alors et Joshua mordilla sa lèvre inférieure, serrant son arme et lançant une œillade succincte à la femme et à son enfant. Tu avais eu les bons arguments, Erwan n’aurait pas eu l’idée de justifier sa décision, il la trouvait bien trop limpide pour se faire chier à en expliquer les détails à de la chair à canon comme cette putain d’armoire à glace.  Il serre la mâchoire, ne comprenait pas réellement d’où lui venait cet élan de colère qu’il réprimait en serrant les poings discrètement. C’est ton regard qui le sortit de sa torpeur. Il agrandit les yeux et siffle alors :

« - Joshua porte le gosse et sa mère en lieu sûr. »

Il s’avance et s’arrête à ses côtés sans lui adresser une œillade : « - Si tu faillis à cette mission, c’est que tu ne mérites même pas de vivre. »

Il était probablement dur dans ses propos. Et bien qu’il puisse dans un futur proche s’attacher à cette brute sans cervelle, il ne pouvait laisser un quelconque sentiment diriger ses décisions. Il appelle Rosie d’un geste de la main et lui fait signe de s’en aller, sans discuter elle s’avance en prenant quelques bouteilles d’eau au cas où et sort de la bâtisse assez rapidement. Erwan pose son regard sur Jennie qui étrangement semblait suivre le mouvement de Rosie, il relève son bras en lui barrant la route.

« - Non, toi tu restes. »

Paralysée par la peur, la jeune femme relève alors un regard suppliant dans ta direction.

« - Mais… mais… Er… Erw… »

Il tourne son regard intransigeant vers elle et attrape son haut pour la repousser contre le mur. Son dos frappe fortement la surface et elle s’écroule au sol, tremblotante à l’idée d’être anéantie par les monstres qui se rapprochaient. La voix tonitruante d’Erwan s’élève, et pour la première fois, il hausse le ton sans pour autant crier. La dévisageant de toute sa hauteur.

« - Nous sommes tous venus au monde en tant qu’hommes libres. Peu importe qui tente de nous entraver : terroristes, bêtes sauvages, cadavres puants, des connards sans cervelle. Ça ne fait pas la moindre différence. Alors bats-toi ! »

Il fronce les sourcils et se rapproche, l’attrapant et la soulevant pour la remettre sur ses deux jambes. Il souffle d’une voix plus colérique et pourtant plus soutenue et moins forte que la précédente :

« - Pour sa vie, rien ne sert de craindre… Peu importe si le monde qui nous entoure est terrifiant… Aussi impitoyable soit-il, il faut faire face. Ce n’est pas si différent de ce que l’on a connu auparavant. La seule différence réside dans la culpabilité de tuer. Ils sont déjà mort, fais-toi plaisir. »

Et il la relâche. Attrapant alors son arme et se rapprochant de la fenêtre pour constater le temps perdu à cause d’une chouineuse de première catégorie.




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Chris Denver
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Ven 2 Mar 2018 - 23:04
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Date : 03/2018
Avec : @Erwan Jones




Le regard de Chris se détournait un bref instant de la demoiselle pour inspirer profondément par les narines. Il ne pouvait que t'accorder le point, juger de la nécessité du ton que tu empruntais, mais peut-être que la rassurer aurait été plus adroit. Il ne fallait pas qu'elle soit un frein et qu'elle se laisse dominer par la peur ; une erreur de sa part pouvait vous être fatal à tous et Dieu sait dont sa soi-disant création est capable. Cette pensée lui arrachait un rictus, il avait toujours été athée et pourtant, parfois, il s'amusait à imaginer que Dieu pouvait exister et que tout ceci n'était que le châtiment qu'il avait décidé d'infliger à la race humaine pour ses méfaits. S'il existait, Chris lui offrirait sans doute une bière, une fois rattrapé par la mort.

Mais trêve de rêvasserie, le soldat se décollait du mur contre lequel il s'était appuyé pour regarder la scène et sortait une boîte d'allumettes de sa poche pour te la confier, sans pour autant te faire face. Il était tourné face à la jeune femme qu'il jaugeait d'un air impassible.

- Si tu tentes quoi que ce soit, j'hésiterai pas à dégainer. Maintenant tirez-vous, ordonnait-il à la partie du groupe qui devait s'en aller. On se rejoint à la frontière entre l'Indiana et l'Illinois, vous siégerez à Terre Haute. Tu sais où aller Blake.

Il hochait lentement la tête et faisait un salut militaire avant d'embarquer avec lui femmes et enfant. Chris détachait rapidement son regard de la bande qui partait pour s'approcher de toi, son épaule rejoignant la tienne alors qu'il réduisait le ton de sa voix pour être certain qu'aucun autre que toi n'entende ce qu'il avait à dire.

- Je garde un oeil sur elle. Si elle manque de tout faire foirer, la question ne se posera pas.

Le soldat se tournait à nouveau vers la jeune femme qui semblait difficilement accuser le coup et il s'approchait d'elle en paraissant menaçant malgré lui.

- Tu sais te servir d'une arme ?

Avant même qu'elle n'aie le temps de répondre, un bruit suspect se fit entendre à l'arrière de la maison. Si les zombies s'étaient approchés, vous n'aviez pas pu les entendre à cause du moteur de la voiture qui semblait déjà loin maintenant. Chris posait sa main sur la bouche de Jennie avant qu'elle ne parle et il jetait un regard dans ta direction pour voir si tu avais toi aussi entendu. 



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Erwan Jones
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Sam 3 Mar 2018 - 1:33

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La mission, la mission, la mission. Se répétait-il en boucle, alors que son regard noir ne cessait de sonder l’âme de la jeune femme, encore tremblante des propos acerbes et vindicatif du vétéran improvisé. Il était porteur d’une rhétorique incisive, et il en avait conscience. La mâchoire serrée, et les poings ne cessant de jouer en harmonie avec les battements de son cœur, c’est la boite d’allumettes, dans un écho salvateur, qui le réveille de sa torpeur. Agrandissant les yeux, il lève la main par réflexe et l’attrape, entrouvrant les lèvres et écoutant subtilement ton murmure. Un sourire aurait pu déformer le visage de marbre qu’il s’était sculpté au fil des années, il n’en n’était pourtant rien. Il se doutait que son allure pouvait probablement agacer plus de l’un de ses compatriotes, mais toi plus que quiconque pouvait voir par-delà la chair et les quelques artifices que l’Homme conçoit pour se forger une image respectable et une personnalité illusoire. Tu n’avais pas besoin des bas résilles et du maquillage pour apprécier une personne. La guerre vous avait habitué à plus d’une horreur, plus de rudesse.

Il hoche silencieusement de la tête et tourne un regard acéré vers la jeune jouvencelle. Qui soudainement écarquille les yeux et hoche à son tour la tête pour répondre à ta question. L’ouïe fine qui avait été taillée pour être à l’affut du moindre bruit semblait avoir été alertée par un bruit quelconque. Son regard se pose sur la porte de derrière, il n’avait pas besoin de te rendre ton œillade pour comprendre que tu avais été tout aussi interpellé par la synchronicité du départ de Blake et de l’arrivée des zombies. Avec un peu de chance, la horde était encore à quelques kilomètres. Le cœur battant contre ses tempes, gonflant ses veines sous la tension qu’il accumulait rendaient son instinct meurtrier plus précis. Il humecte ses lèvres et sort l’arme de son étui, tout en s’avançant à pas discrets de la salle adjacente à celle dans laquelle vous vous trouviez.

« - J’imagine qu’on aura tout le loisir de découvrir quelles sont tes capacités. » Tonna-t-il à l’attention de Jennie. Cette dernière, respirant à peine.

Le regard du soldat s’arrête alors aux ombres sous la porte qui ne cessaient de s’accumuler et de se frotter au bois rugueux et pas assez solide pour tenir contre un poids aussi conséquent. Vous n’aviez que quelques minutes tout au plus pour sortir de cet endroit et vous frayer un passage. Car une fois l’endroit cerné, il vous serait impossible de vous en sortir vivant, ou tout du moins entier. Il se cambre et se rapproche de la porte, un geste de la main pour signifier qu’il y en avait au minimum 5. Les onyx de l’ébène te toisent quelques instants, il te fait deux signes de la main, t’expliquant qu’il allait ouvrir progressivement la porte et la refermer à chaque fois qu’un zombie allait pénétrer l’antre. Dégageant ainsi la sortie et vous permettant de vous débarrasser de quelques-uns de ces connards sans cervelle.

Sans illusion. Ces fantômes-là iront rejoindre les autres, tous ceux de son passé, ce territoire perdu qui restreint chaque jour un peu plus les limites de son existence.





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Chris Denver
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Jeu 8 Mar 2018 - 18:40
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Date : 03/2018
Avec : @Erwan Jones




La communication pourtant silencieuse passait extrêmement bien entre vous. Vous aviez servi dans la même troupe et contre les mêmes ennemis, il n'était plus difficile de comprendre l'autre sans demander une quelconque répétition. Ces échanges rapides et compris de l'autre permettaient de réagir rapidement dans des situations comme celles-ci qui demandaient d'agir avant de parler. C'est d'ailleurs ce qui plaisait le plus à Chris dans votre relation : Vous entendiez par-delà les simples mots.

Un genou à terre et l'autre redressé afin qu'il pose son sniper sur ce dernier, il se mettait en position face à l'offensive que tu relâcherais sur lui. Il était prêt, comme toujours, prêt à triompher sur la mort pour éviter la sienne.

Un zombi. Puis deux, trois, quatre... Et un nombre de balles identiques. Mais quand tu relâchais le dernier zombi présent devant la porte, son sniper déraillait. Jamais de toute son existence, son sniper n'avait déraillé; il l'avait toujours entretenu de sorte à ce que ça n'arrive pas. Mais l'apocalypse étant l'apocalypse, il ne lui était plus possible d'en prendre autant soin qu'avant. Fort heureusement, Jennie qui avait vite compris de quoi il en retournait tendit son arme fébrilement devant le zombi et logea une balle dans sa tête. Chris arquait un sourcil et tournait lentement son regard vers la jeune femme, assez impressionné, mais ne fit aucun commentaire. Le regard du tireur se posait sur toi et il haussait doucement les épaules.

- Quoi ? Les pièces de remplacements s'font plus rares tu sais. Un peu comme tes sourires.

Lui en revanche t'en adressait un, comme s'il ne venait pas de merder. Puis, sans perdre de temps, il se redressait et rangeait son sniper dans son dos pour choisir une arme à feu qu'il gardait à sa ceinture.

- On ferait mieux d'y aller avant qu'..

Chris s'arrêtait net de parler quand une horde de zombies beaucoup plus imposante que la précédente s'avançait vers vous en poussant de gros et longs râles. Il peinait à savoir combien de zombies étaient à vos trousses mais en discernait une vingtaine voire une trentaine, peut-être plus.  



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Erwan Jones
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Sam 10 Mar 2018 - 0:14

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La tension était à son comble, et pourtant rien ne transparaissait. Vous aviez été forgé dans la glaise et le sang de vos camarades morts au combat. Et c’est avec un calme olympien que vous analysiez chaque situation pour lui apporter une solution. Qu’importe si cette dernière était teinte d’iniquité ou de justice, cela faisait bien longtemps que la barrière entre les deux étaient floues et servait au gouvernement d’attirail et de bouclier contre les rébellions. Il ouvrait alors avec habileté la porte, la refermait, pour ensuite l’ouvrir à nouveau et laisser passer un zombie à la fois. L’odeur pestilentielle s’accordait parfaitement avec le spectacle macabre que vous jouiez, les éclats de cervelles tapissant malencontreusement son haut et les murs. Il ne se laissait pourtant pas étourdir par l’atrocité et l’abomination. Vous la connaissiez déjà, pas vrai ?

« - Chris ! » Tonna-t-il d’une voix pleine de courroux. Claquant la porte assez bruyamment pour qu’elle se bloque afin d’arriver plus vite pour t’épargner une agonie qui n’était pas digne de toi. Mais son regard teinté de surprise croisa le tien lorsque le cadavre s’écroula. Il relève ses onyx dans ceux de la jeune femme, encore tremblante de son acte pour le moins « héroïque » si on pouvait qualifier un meurtre d’un tel adjectif. Il humecte alors ses lèvres et soupire, un soulagement qu’il ravala assez rapidement à ta réplique.

Il te lance un regard noir, et pourtant tes propos étaient empreints d’une véracité indéniable. Il lèche du bout de sa langue sa lèvre supérieure et tourne de son pouce la bague de son annulaire. Répétant mentalement une série de chiffre pour se recentrer sur son but.

« - Je pourrai te demander pourquoi tu persistes à sourire dans toutes les situations. » Rétorqua-t-il. Cette réponse semblait importune, et inhabituelle. Prouvant bien que l’infime peur que tu lui avais causé à l’idée de devoir enterrer un autre frère d’armes, l’avait déstabilisé. C’était probablement son talon d’Achilles, malgré sa carapace. Il passe sa main sur sa nuque et attrape de l’autre son arme, le libérant de sa sangle. La porte s’était ouverte, peut-être avait il cassé l’un ou l’autre chambranle. Il ne perd pas plus de temps et te dépasse avant d’attraper le bras de la demoiselle et de sortir de la cabane.

« - Plus de temps à perdre. » La jeune femme tentait de suivre le mouvement, mais il savait pertinemment que si elle trébuchait, il n’aurait d’autre choix que de la laisser choir.

Ne meurt pas. Tu ne peux pas mourir, pas maintenant. Elle t’attend.

Pendant la guerre, le seul moyen qu’il a trouvé pour survivre, c’est de ne pas se laisser tuer. Il ne se pensait pas assassin, il ne tuait pas pour le plaisir ou pour un idéal qui n’était pas le sien. Mais si prendre la vie d’un autre pouvait sauver la sienne et celle de ses camarades, il le fait sans hésiter. Les faibles finissent dévorés, c’est la dure loi de la nature, il ne l’avait pas inventé. Aujourd’hui, l’homme était en haut de la chaîne alimentaire, et pourtant il se faisait bouffer par des espèces de décharnés sans réelle motivation. L’humiliation était à son comble, il n’y avait plus de suprématie, plus d’équité : seulement la survie, avec toute l’anarchie qui en découle.






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Chris Denver
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Mer 14 Mar 2018 - 21:48
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Date : 03/2018
Avec : @Erwan Jones





C'était avec un sourire idiot qu'il répondait à la pique que tu venais de lui lancer, comme s'il n'était qu'un enfant dans un corps d'adulte. La jeune femme qui était jusqu'alors restée silencieuse vous regardait comme deux spécimens et secouait la tête en orientant ses mains vers le ciel, comme si elle s'adressait à Dieu.

- C'est pas vrai? On peut pas se contenter de juste courir là au lieu de s'échanger des répliques comme au cinéma? s'énerva la jeune fille.

Chris la regardait en plissant ses lèvres vers le bas, se contentant d'hausser les épaules et de redresser son sac sur son dos pour mieux suivre. Mais alors que vous étiez déjà bien éloigné de la maison, il s'arrêtait net et entrouvrait la bouche; son regard jonglait entre vous et derrière son épaule à plusieurs reprises.
On entendait et voyait les zombies de plus en plus proches, ces êtres qu'on avait arraché à la vie, qui se battait sans âme, bêtement, sauvagement, détruisant sur leur passage ce qui restait du monde que vous aviez connu; et pourtant le voilà qui hésitait. Il te voyait férocement défendre cette femme, l'entrainer avec toi pour la sauver, mais elle était si lente qu'elle manquait de s'écraser à chaque fois que tu la tirais plus vers toi. Les zombies se rapprochaient si vite qu'il eut la sensation qu'il n'avait pas énormément de possibilités; son regard se déplaçait vers sa ceinture, là où il aperçut la grenade qu'il avait gardée depuis tout ce temps, en cas d'urgence. Le silence pesant qui s'installait dans son esprit sembla durer une éternité, alors que dans la réalité, seules quelques secondes s'étaient écoulées.

L'hésitation fut remplacée par l'adrénaline. Celle qui accompagne le soldat toute sa vie sur le champ de bataille. Il fit demi-tour, persuadé que tu serais trop concentré sur ta course pour te rendre compte qu'il ne te suivait plus et il courait en direction de la maison pour y retourner. Quelques balles fusèrent et il put se frayer un chemin jusqu'à la maison en écartant le plus de zombies possible. Les nombreuses créatures qui commençaient à comprendre que la chaire fraiche était dans le bâtiment, s'orientaient vers lui plutôt que vers vous. Dans un dernier geste il attrapait la grenade à sa ceinture pour la dégoupiller, comptait les secondes avant l'explosion et la faisait glisser sur le sol du salon, après avoir ouvert une trappe qui menait à une espèce de sous-sol. Une fois la grenade jetée, il sautait au niveau inférieur et refermait la trappe derrière lui.

C'est à peine s'il avait pu entendre le bruit de l'explosion, ses oreilles s'étaient immédiatement bouchées et il ne percevait plus aucun son si ce n'est qu'un doux crépitement. Une odeur de fumée désagréable, celle de la chair morte qu'on incinérait, venait chatouiller ses narines et les déranger. Sans comprendre comment tout ça c'était déroulé, il était au sol, mains sur les oreilles, dos contre la pierre et genoux resserrés. Ses yeux apercevaient une lumière éblouissante... Avant le noir complet.  



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Erwan Jones
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Sam 17 Mar 2018 - 0:21

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Ce monde est cruel



On parle de la souffrance comme d’un châtiment coriace. Atroce. La guerre balaye les vies comme si elles n’étaient rien, parfois il revenait sur sa terre natale, munit de quelques bribes de souvenirs et d’un vêtement crasseux à rendre à la famille du défunt. On dit que la souffrance du deuil était horrible, insoutenable. Pour lui, le pire était d’avoir survécu au massacre qu’il avait pourtant ordonné. Supporter le poids de lourdes décisions, et de s’en sortir, voyant ses hommes, un à un, s’écrouler. Tenter de donner un sens à leur vie, à leur combat, à leur existence. Et découvrir que la mission n’avait pas de but décisif si ce n’est évaluer la partie.

Je ne te laisserai pas faire.

Ses pieds dérapent et il relâche sa prise sur la femme qui le suivait avec peine. Au moment où il fait demi-tour, face à une horde où aucun espoir n’était perceptible, la déflagration de l’explosion le propulsa contre un arbre. Son dos frappe violemment l’écorce et son souffle est coupé, il retombe à plat ventre sur le sol boueux et crasseux, n’ayant pour visibilité que l’amas de fumée et de reste de cadavres puants.

Le monde est cruel.

Il tousse douloureusement, évacuant la poussière de ses poumons. Il serre les doigts sur la terre, agrippant quelques lopins de terre lorsqu’il se relève difficilement. Sonné, le bruit lui avait enlevé le sens de l’équilibre et il peinait vraiment à entendre ce qui se déroulait. La tête embourbée entre souvenirs et réalité, il serre la mâchoire.

Tu n’as pas le droit.

Il se relève. Les jambes vacillantes et le cœur lourd. Il s’avance avec difficulté ignorant les cris presque terrifiés de la demoiselle derrière lui. Il murmure ton prénom, mais ne sent pas ses lèvres bouger. La détonation l’avait plongé dans une sorte de transe exécrable. Quelques décharnés étaient encore présents. Il en fixa un sans réellement bouger. Son regard s’assombrit alors qu’il hurle cette fois-ci ton prénom :

« - CHRIS. » Il ne pouvait discerner si c’était une plainte, ou un véritable cri. Mais la douleur lancinante qui en découlait, semblait porteuse d’une amertume décisive. Le regard déterminé, il serre les poings, les dents et tout ce qu’il peut pour récupérer la force de se battre, et muer sa rage en puissance.



Je vais les éliminer de ce monde. Je vais les exterminer ! Tous jusqu'au dernier !

Il enfonce son couteau dans l’un des crânes et se met à courir. Il ne sentait plus ses jambes, et pourtant, il courait. Passant les quelques débris de la cabane, les quelques corps décomposés et déchiquetés, les torses qui tentaient de l’agripper. Les rétines irritées par la fumée corrosive et la tête explosée par la détonation. Il ne pouvait plus réfléchir, ses gestes étaient purement instinctif. Il devait le faire, il devait te retrouver, te sortir de ce merdier, tu ne pouvais pas mourir pour lui, pas encore une fois, pas cette fois. Il écarquille les yeux en apercevant la trappe et l’ouvre, laissant deux morts tomber à l’intérieur, tués par ses soins. Il referme difficile la trappe et siffle avec colère :

« - Chris si t’es mort, je te jure que je te tue. »

Il se dirige rapidement vers toi et s’accroupit, sa tête bourdonnait encore. Il savait pertinemment que le fil de sa réalité menaçait de rompre assez rapidement. Une vie pour une vie, il avait eu l’audace de te rejoindre, il allait devoir en payer le prix.






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Chris Denver
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Lun 19 Mar 2018 - 22:32
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Date : 03/2018
Avec : @Erwan Jones





Un son strident venait remplacer les plaintes des zombies dont les membres s'embrasaient jusqu'à ce que les flammes se propagent et n'englobent tout leur corps. Les yeux mi-clos, il fouillait le sous-sol d'un faible regard, cherchant à savoir s'il était toujours parmi les vivants. Une sensation d'étouffement s'éprit de sa gorge et pour l'évacuer, il provoqua plusieurs toussotements dont s'extirpait de la poussière. Chris roula sur le côté et posa ses poings au sol, s'aidant de ce dernier pour tenter de se relever, mais l'effort lui paraissait presque impossible, c'était à peine s'il arrivait à se soulever de quelques centimètres. Il ne força plus et retombait lourdement sur le sol, son esprit semblant le quitter avant qu'une lumière désagréable ne vienne lui brûler les yeux ; tu venais d'ouvrir la trappe mais il ne pensait pas un seul instant que tu étais là, à ses côtés.

Chris...

Cette voix... Elle venait d'un ailleurs, d'un autre monde, d'une autre vie. Elle était si lointaine qu'il n'en apercevait que l'écho. Elle était féminine et douce, lui rappelant la femme qui le berçait. Quand il fermait les yeux dans la réalité, il les rouvrait dans cette dimension parallèle, celle dont on avait accès que si la mort nous guettait.

Il repoussa son envie de se laisser aller à cette rencontre et luttait intérieurement pour ne pas se laisser porter par cette voix, par cette sensation pourtant si apaisante et attractive. Pour s'aider à ne pas partir, il nourrissait une rage dans sa poitrine, cette rage de vaincre que seul un vivant pouvait posséder. Et quand elle fut assez puissante, elle devint l'explosion de rappel.

Puis il ouvrait les yeux;
Légèrement, mais assez pour apercevoir un homme devant lui.
La réplique de ce dernier, sa voix, ne lui rappelait qu'un seul homme.
Son frère.
Il n'avait pas eu grand mal à distinguer tes paroles, et quand il ouvrait totalement les yeux, il te regardait avec cet air presque amusé et provocateur, celui qu'il arborait quand il était confiant. Un sourire en coin était déformé par ses quelques toux alors qu'il regardait les zombies à tes pieds.

J'suis désolé... J'vais devoir refuser la proposition, murmurait-il d'une voix grave avant d'essayer de se lever, cette fois-ci avec quelques résultats, bien qu'il n'y arrivait pas sans mal. Elle est où... L'autre? 



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Erwan Jones
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Ven 23 Mar 2018 - 23:11

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« - La vie m'a montré que l'homme a plus d'ardeur pour acquérir que pour conserver. » Siffla-t-il à ton attention, une fois debout. Ses prunelles ne t’accordaient plus l’once d’une attention, il te faisait dos et fixait les deux morts sur le sol. Les poings serrés, tentant vainement de récupérer ses esprits et réduire l’adrénaline qui rendait ses réflexions incohérentes et décousues. Il crispe sa mâchoire et les fins muscles de son dos se tendent soudainement sous l’effort. Maugréant alors dans une voix étouffée par le paradoxe du silence et la cacophonie des morts au dehors : « - On a gagné le droit de vivre dans le sang, dans la douleur et dans les combats. Alors je t’interdis… »

Il se retourne, ses onyx empreintes d’une nouvelle lueur, te jaugent avec une détermination insoupçonnée, mêlée de différentes teintes et d’émotions qu’il ignorait porter. Il se rapproche et d’un coup sec sur le haut de ton torse, te frappe pour te plaquer contre le mur et te désigner de son index. La veine de sa gorge se dessinant alors qu’il crachait d’une voix rauque et tonitruante :

« - JE T’INTERDIS, de l’utiliser pour ce genre de connerie ! C’est clair ? Je t'interdis de te sacrifier pour une cause perdue d'avance. » Il fronce les sourcils et frappe du poing sur le mur et hurle alors plus fort : « - EST-CE QUE C’EST CLAIR ?! »

Il trouvait la douleur dérisoire face au tumulte qui l’inondait. Ses phalanges étaient écorchées, et l’adrénaline de la colère ne lui permettait pas de ressentir l’engourdissement du choc. Il trouvait ce détail lamentable. Il se recule alors en soupirant, secouant sa main vulgairement et te désigne les corps d’un geste vif de la tête.

« - On va les éviscérer avant que je ne perde patience et que j’utilise tes tripes à la place. Et se couvrir, après on verra si la bleue est toujours en vie au-dessus. Si oui, tant mieux. Si non… Bon débarras. »

La lueur s’éteignit brutalement. On ne pouvait jamais savoir s’il pensait ce qu’il disait, ou si ce n’était qu’une technique de plus pour encaisser la dure réalité qui vous faisait face. Il se contentait d’être franc et d’utiliser la parole pour secouer, blesser, parfois même détruire si cela était nécessaire. Il se rapproche des corps et sort son couteau de chasse. Son geste fut fluide, presque chirurgicale lorsqu’il transperça le torse pourri du macchabé pour en sortir les tripes.  





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Chris Denver
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Jeu 29 Mar 2018 - 21:44
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Si Chris jouait de son sourire comme d'une roulade pour éviter un coup, il te connaissait assez pour savoir que ce serait inefficace sur toi. Et pourtant, si ta réaction était à prévoir, elle le déstabilisa. Ses yeux se couvraient d'un film noirâtre, éteignant toute lumière dans son regard, et son dos qui claquait contre le mur ne suffisait pas à leur redonner une certaine lueur. Le silence remplaça ta colère et le soldat ne bougeait plus. Il n'avait rien à redire sur son comportement, aucune défense tangible, pas d'argumentaire. Rien.  

C'est après de longues minutes interminables que Chris revenait à lui, hochant une simple fois la tête en guise de seule réponse à ton courroux. Il comprenait ta rage et respectait assez ton avis pour ne pas revenir dessus. Une main venait vérifier qu'il n'avait pas perdu son arme à sa ceinture et il marchait vers l'escalier bousillé qui menait à la sortie. Une douleur se fit sentir au niveau de ses côtes, mais il ne lui gratifia qu'une grimace en guise d'attention. Il reconnaissait assez cette douleur pour imaginer la blessure et préférait ne pas constater de ses yeux l'ampleur des dégâts. Quand il remontait à la surface, il zyeutait les environs avant de devoir fermer à mi-clos ses paupières pour ne pas être dérangé par la fumée qui agressait ses prunelles. S'assurant que tu le suivais, il jetait un regard derrière lui en évitant de croiser le tien.

Une profonde inspiration, presque douloureuse, et il brisait enfin le silence :
- Si Blake a suivi mes consignes, on peut les rattraper avant la fin de la nuit.

Chris surveillait rapidement les environs pour s'assurer qu'une bonne partie des zombies avaient sauté dans l'explosion et que les autres avaient fui, avant de te montrer d'un signe de tête la voie à suivre.

- La voie est libre.

S'il semblait aussi formel, c'était sans doute pour ne pas réveiller ta colère. Non pas qu'il la craignait, bien qu'il sût à quel point ton impulsivité pouvait être dangereuse, mais parce qu'il ne jugeait pas nécessaire de te confronter. Vous aviez un passé, et il osait imaginer ce que l'explosion avait pu provoquer chez toi, alors peut-être que le meilleur des comportements à adopter était celui-ci.



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Erwan Jones
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Jeu 12 Avr 2018 - 20:54

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« - Tu ne t’es jamais demandé pourquoi j’ai obtenu cette promotion et non toi ? »

Sa voix rauque et éraillée par sa puissance naturelle, transcendait le silence avec une élégance sauvage. Il te dévisageait sans plus prêter attention à ce qui vous entourait. Les bras ballants, son poing endolori se serre et commence à trembler, des images fictives et simultanées ne cessant de corrompre son esprit et lui enlever un quelconque espoir de lucidité. Le simple choc de la détonation avait éveillé en lui des souvenirs douloureux. Une douleur qu’il se refusait, il n’était pas faible au point de céder à une quelconque souffrance, ses maigres motivations et toute sa détermination.

Il passe lentement son pouce ensanglanté sur le bout de son nez en reniflant. Prenant garde à enjamber les corps qui rendaient votre marche moins naturelle. Il incline son regard et racle sa gorge avant de siffler, humectant ses lèvres :

« - C’est parce que le système veut que toute promotion soit due à l’inhumanité, dans ce monde-là. Un peu comme les nazis. Tu sais. »

Il te dépasse et attrape simplement son couteau de chasse pour achever les quelques zombies dont les jambes avaient été arrachées par la déflagration précédente. Il se redresse et son regard ébène croise le tien. Tes céruléennes pleine de vie, pourtant éteinte suite aux massacres que vous aviez commis jadis. Il hausse les épaules et lance alors comme si cela relevait d’une vérité limpide :

« - Ouai. Plus la cruauté est élevée, plus le rang l’est aussi. » Il n’avait pas été choisi par hasard. Dirigé des troupes vers l’abattoir, il fallait être un sacré salopard. Fronçant les sourcils, il pourrait s’autoriser un sourire emplit de dérision et d’amertume. Mais même cela, il n’en n’était pas capable. Il se rapproche violemment de toi et soulève ton haut assez rapidement pour voir l’étendue des dégâts. Au loin, la jeune femme court vers vous, couvrant l’insouciance dont Erwan faisait preuve.

« - C’est moche. »

Il était conscient que depuis sa plus tendre enfance, quelque chose manquait à son être. Humanité ou non, il comprenait peu à peu que le sort des personnes qu'il jugeait faible, l'indifférait. Et que toute expression digne d'un minable, ne pouvait qu'attiser un comportement d'une même équivalence.
 





Hell Rider
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Chris Denver
Nomade
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Mar 17 Avr 2018 - 15:58
All would get left behind





Localisation : Indiana
Date : 03/2018
Avec : @Erwan Jones




Chris se retournait pour te jauger avec les sourcils arqués, alors qu'un sourire à la fois amusé et piqué à vif, venait adroitement étirer ses lèvres. Le visage du soldat se redressait en diagonale et il l'inclinait légèrement sur le côté pour te regarder longuement avant de répondre à ta réplique :

- Tu t'es tapé le chef ?

Cette fois-ci, son sourire se faisait plus piquant et taquin alors qu'il jetait un regard vers le chemin que vous deviez emprunter. Il hoche alors très lentement la tête à la réponse que tu donnais toi-même à la rhétorique, et un rire s'étouffait dans ses narines alors qu'il rabaissait son visage vers le sol, sourire en coin.

- C'est donc ça. J'étais sûr que j'aurai dû jouer plus souvent à Call of duty.

Mais ton geste suivant venait ôter tout sourire sur le visage du sniper, il repoussait sèchement ta main et rabaissait aussi vite son haut, te fusillant presque du regard. Il aurait sans doute réagi s'il n'avait pas entendu la jeune femme que tu avais abandonnée plus tôt, courir vers vous en criant vos prénoms.
Sauvé par le gong ; mais qui avait-il sauvé ? Toi, pour avoir vu ce qu'il ne voulait pas montrer, ou lui, pour avoir tout simplement joué au con. Un rire sans joie à l'intention de la jeune qui courait vers vous s'écrasait au fond de sa gorge et il la regardait.

- Faut croire que ces choses-là, ça a la mort coriace, disait-il à voix basse avant qu'elle n'arrive à votre hauteur : J'suis étonné que tu te sois pas perdu. J'vais de surprise en surprise avec toi, d'abord tu me sauves la vie, ensuite tu retrouves ton chemin. Bravo ?

L'ironie dont il faisait preuve était flagrante. Et pourtant, dans le fond il n'était même pas amusé. Il se tournait vers toi pour te jauger un instant et souriait toujours de cet air débile, alors que pourtant il n'était plus très prompt à la plaisanterie. C'était comme s'il ne pouvait s'en empêcher, comme si résidait dans son humour, sa résilience.

- Maintenant qu'on a retrouvé notre puppy, on peut y aller ? Ou tu veux achever tous les zombies estropiés qui se déplacent aussi vite que mamie en déambulateur ? Si ça te tient à coeur...



@Denver

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